Creepypasta from the Crypt Index du Forum
 
 
 
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Lâches !

 
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Wasite
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MessagePosté le: Mar 30 Mai 2017 - 23:42    Sujet du message: Lâches ! Répondre en citant

 
La guerre a de multiples visages. Nous connaissons tous le front et ses horreurs, de Verdun à Sarajevo, la mort et la désolation. Nous connaissons tous ces récits de soldats, ceux des grandes batailles et des survivants, tous ces héros et ces salauds qui font l’Histoire. Ce que nous connaissons moins, ce sont les témoignages de trouillards, de vermines, de ces gens médiocres cédant à la peur panique causée par le conflit. Et c’est que je vous propose aujourd’hui. 

Ils sont trois à courir comme des damnés dans des champs dévastés par les obus. Ils sont crevés et leurs poitrines sont en feu, mais aucun ne songe à faire une pause. Ce sont des déserteurs, et seule la potence attend les déserteurs qui sont attrapés. Oh, ils ne sont pas fiers de fuir le front, d’abandonner les camarades et de trahir le pays ainsi. Tous ont un goût amer à la bouche et pleurent d’être aussi faible. Peut-être que plus que les sanctions, c’est la honte à qui ils tentent de se soustraire. Fabrice est différent de ses compères, lui est satisfait de son choix et pour rien au monde il ne reviendrait en arrière. Trop de tranchées, de cadavres, de rats et d’absurdes offensives meurtrières. « Que l’état-major monte créneau et nous en reparlerons ! » s’est il dit avant de prendre sa décision.
 
La course dura toute la nuit, du crépuscule à l’aube, et ils prirent finalement une pause dans une petite clairière à l’orée d’une forêt. S’adossant à un arbre, Henri s’exclama fébrilement :
« On ne peut pas s’arrêter longtemps, on va se faire choper sinon ».
Fabrice répondit par un hochement de tête, les paumes appuyées sur ses genoux. Auguste, tout autant en nage que les autres mais tentant vainement de faire croire le contraire en bombant le torse, leur rétorqua :
 
« Il est inutile de gambader au hasard dans la nature, on va s’épuiser et en plus, on est facilement pistable. Non, faut qu’on trouve une planque ou des chevaux. Sans ça, dans trois jours, on se balancera au bout d’une corde ».  
Les autres avaient l’air convaincu par les arguments de l’homme, enfin, ils n’avaient pas la force ou l’envie de rentrer dans un débat. Fabrice renchérit en demandant :
« Et où allons nous trouver une planque et des chevaux ? Ce coin à l’air complètement mort et, en plus, on ne sait même pas où on est. ».
 
« On suit la route, il y a des chances pour tomber sur un patelin... ». Compléta Henri avant d’être coupé par Auguste : 
« Et là, on se sert du fusil pour braquer les habitants du bled. On récupère ce dont on a besoin, tout en se débarrassant de ces uniformes. Et arrêtez de me fixer avec vos yeux puant la couardise, je vais m’en charger. ». 
Bien sûr, cette dernière interprétation est avant tout un moyen pour lui de s’affirmer comme le chef de groupe. Il a toujours aimé diriger et être obéi, cela ne change pas en cavale.  

 
Tous se mirent donc en route en longeant le sentier de terre. Les trois soldats ne prononcèrent pas un mot durant de longues heures, jusqu’à qu’un vieil homme en charrette croise leur chemin. Auguste se mit en travers de la route et le vieillard tira sur les cordes de son attelage pour stopper ses animaux de traits. L’obstruant leva la main en signe de paix, et demanda d’une voix exagérément forte à son interlocuteur :
« Bonjour monsieur, pouvons nous savoir où allez-vous et avec quelles marchandises ? ». Le vieux sembla troublé par la question.
« Et bien, soldat, je livre ces vivres et cet alcool au front. Mais, qui êtes-vous, qu’est-ce que vous faites aussi loin du front et sur ce chemin perdu ? ».
Les larrons essayèrent de contrôler leurs anxiétés, mais la tâche se révéla particulièrement ardue. Auguste s’approcha d’un tonneau, suivit du regard par le propriétaire. Il fit couler un peu de vin, le bu et le recracha.
« Cela ne te concerne pas. Tu as l’air suspect, nous allons donc réquisitionner ta charrette jusqu’à ton point de départ où nous inspecterons ton stock ».
 
Henri braqua son arme sur le conducteur, tremblotant.
« Je ne vous suivrais pas, j’ai ici une lettre, du capitaine Ernest, certifiant de mon honneur. Vous n’avez pas l’autorité pour me mettre aux arrêts ! ». Henri trembla de plus en plus « Maintenant, cessez cette comédie et laissez moi passer où vous aurez des problèmes avec lui ! ».
À ce moment, Henri tira un coup percutant directement la poitrine du bonhomme, interrompant brusquement son discours. Contrairement aux apparences, ce coup ne fut pas tiré par erreur ou accident, certainement pas, Henri a consciemment pressé la détente par crainte que ses compagnons ne se dégonflent et ne laissent la charrette filer. Les deux complices le regardèrent, interloqués, mais aucun ne formula de reproches. Ils étaient tous trop heureux de pouvoir reposer leurs pieds et sauver leurs peaux en même temps. Fabrice enfila les frusques du cadavre et ils cachèrent le corps dans la forêt avant de reprendre la route. Les deux autres se dissimulèrent sous une bâche au cas où ils croiseraient un autre passant.
 

 
Le groupe continua sa route, mais préféra s’éloigner de l’itinéraire déjà emprunté par le vieux afin d’éviter de croiser d’éventuelles connaissances qui pourraient reconnaître la charrette. Alors, ils s’éloignèrent de la voie principale pour prendre une route tortueuse s’enfonçant dans la forêt. Cette dernière était accueillante et il s’en dégageait une petite odeur de noisette, les feuillages étaient d’un vert éclatant et le soleil éclairait magnifiquement bien les lieux. Ces petits détails jouèrent beaucoup dans le choix du trio. Quelques heures plus tard, le jour déclinant, un village apparu au détour d’un croisement. Une petite bourgade rustique assez typique du nord-est de la France et, coup du destin, il avait l’air intact. Les rares habitants dehors, à la vue de l’arrivée de Fabrice, restèrent coi puis rentrèrent chez eux. « Une bande de péquenots » pensa celui-ci. Une jeune femme s’approcha de lui, il remarqua alors qu’elle ne devait pas avoir plus de 14 ans. De longs cheveux noirs cachaient une partie de son visage, plutôt jolie ce visage se dit le cocher, avec ses yeux vert pâle et ses lèvres pulpeuse. Il lui fit un grand sourire puis la salua.
« Bonjour monsieur, je peux vous demander ce que vous venez faire dans notre paroisse ? ». Dit-elle d’un ton le plus respectueux possible.
« Tu peux, ma jolie. Nou… Je cherche un endroit où passer quelque jours, histoire de me reposer avant de reprendre la route. Tu en connais un, par hasard ? ».
« Nous n’avons pas d’auberge, mais si vous avez un peu d’argent, ma grange vous est ouverte ».
« Pas vraiment, mais je peux te laisser un tonneau de vin en échange. T’es d’accord, ma puce ? »
. Avec les restrictions et les réquisitions engendrées par la guerre, il savait que la fille allait sauter sur cette occasion en or.
« C’est une super idée ! Je vous conduis tout de suite chez moi ».
Durant le voyage, Madeleine confessa qu’elle vivait seul depuis 14, son père étant conscrit et sa mère engagée en tant qu’infirmière dans un hôpital de campagne. Elle était très inquiète, car voilà plusieurs mois qu’elle n’avait plus de nouvelles d’eux. Et souhaitait alors savoir si il avait quelques informations à ce propos. Ce qui n’était pas le cas.
 

 
La ferme de la jeune dame était en périphérie du bourg, une petite exploitation d’orge et de blé. Quelques bêtes étonnamment grasses dormaient dans un champ voisin. Le véhicule s’arrêta dans la petite grange gorgée à foison de foin. La gamine quitta son invité en lui promettant de lui apporter un repas chaud le lendemain matin. Les deux passagers clandestins sortirent vite de sous la bâche en s’étirant longuement.
« Et bien, nous voilà au moins en sécurité ». Commenta Auguste
« On va vraiment dormir dans cette grange pendant plusieurs jours ? Il fait un froid de canard, on va crever gelés ». Repris le second.
« Qu’est-ce que tu veux de plus, on ne va pas braquer la gosse. On dort là pendant un ou deux jours, on ira dans autre patelin refourguer toute cette merde. Ensuite, on passe la frontière suisse ou Espagnol voir, on va en Amérique. ». Le ton du chef de fortune était très autoritaire, il ne souhaitait pas un dérapage avec les habitants du coin et craignait une éventuelle foule en colère sortante fourches et torches.
Les deux types étaient trop fatigués pour remarquer le silence du troisième. Ils se mirent donc d’accord pour éviter les vagues et se faire discret en attendant de partir. Puis, ils dormirent emmitouflés dans le foin et la chaude bâche de laine. Fabrice, lui, dû dormir avec la couverture que lui confia Madeleine. Cependant, il ne parvint pas à trouver le sommeil. L’odeur de la fille empreignait le tissu, il adorait cette odeur. Voilà des années qu’il n’avait pas vu sa femme ou même connu la chaleur d’une autre. Il se tournait, se retournait pour essayer de s’assoupir, en vain. Moult images et divers scénarios filaient dans sa tête, impliquant Madeleine et lui. Il ne pourrait dire combien de temps s’est écoulé, mais la nuit était noire.
 

 
Entendant ses camarades ronfler, il se leva et prit la direction de la maisonnée. Les alentours étaient particulièrement brumeux, impossibles de voir à plus de trois mètres. Seule la lointaine lumière filtrant des vitres de la chaumière permettait au soldat de se repérer. Le temps était glacial, cela lui importait peu, il ne le sentait même pas. Tel un possédé, il arriva à la fenêtre où il vit l’objet de son fantasme. Madeleine était couchée, son lit près du feu de cheminée éclairant toute la pièce. Bien qu’elle portât une nuisette laissant une large place à l’imagination, il aimait regarder ses formes et sa poitrine qui n’était pas recouverte par la couverture. Il baissa son pantalon, empoigna son membre et commença un va-et-vient. Cela ne lui suffisait pas, il lui fallait plus. Il fonça vers la porte d’entrée. Et dans son excitation, il ne nota pas que la brume s’était doucement approchée de lui, qu’à présent, elle pouvait lui lécher le visage. L’accès verrouillé, il tourna la poignée dans tous les sens puis donna un violent coup d’épaule dans le bois solide. Ce qui réveilla en sursaut la jeune fille. C’est à ce moment que Fabrice entendit un bruit assourdissant, une éructation inhumaine qui le perturba profondément, émanant de la brume. Il ne pouvait dire d’où provenait exactement le son. Terrorisé, l’ancien soldat remonta son pantalon et couru à toute jambe vers ses compagnons. Il pu voir, par la lucarne, l’adolescente réfugiée sous ses draps. Le brouillard s’épaissit à vue d’œil, impossible de retrouver son chemin. Fabrice se retourna dans tous les sens, essayant de repérer l’adversaire. Pour seule réponse, une multitude de rires enfantins, mais pas d’enfants humains, ce n’était pas des sons que pouvait faire quelque chose de terrestre. C’est à ce moment qu’il vit ce qui le menaçait. Il hurla, comme il n’avait jamais hurlé.  

 
Henri et Auguste se levèrent brusquement lorsqu’ils entendirent le beuglement de leur ami. Se précipitant à l’extérieur fusil en main, les deux hommes ne purent le rejoindre à cause de l’opacité de la brume. Mais, en courant vers le hurlement, ils tombèrent seulement sur les vêtements décharnés et ensanglantés de Fabrice. L’innommable éructation recommença et d’un accord tacite instantané, ils coururent vers la maison. Les rires se firent de plus en plus oppressant, de plus en plus près. Une main attrapa la jambe d’Auguste, une petite main blanche crème, cependant les doigts étaient extrêmement long et griffus. En forçant brutalement, il réussi à se défaire de l’emprise mais les griffes laissèrent une blessure profonde. La porte en chêne ne tint pas face aux assauts multiples. Les fuyards investirent en vitesse l’abri et barricadèrent la porte avec les meubles les plus massifs possible. On pouvait entendre les murs être grattés de toutes part et des chuchotements incompréhensibles. Le blessé s’assit sur le premier siège à sa portée et pressa ses blessures en poussant de petits gémissements. Effectuant un garrot, son camarade remarqua que la plaie noircissait et se rependait au reste des membres. Auguste était fiévreux, convulsait par à-coups. Henri sortit donc violemment Madeleine, tétanisée, de son lit pour y installer le malade en semi-coma. C’est alors qu’il la saisit par les deux épaules et lui gueula :
« C’est quoi ça !? Qu’est-ce qui se passe !? » , il eut pour seul réponse quelques pleurs.
« Répond, Bordel de merde ! » , même réaction.
Il gifla sans retenu la pauvre fille qui s’effondra au sol, il saisit son arme et pointa le canon sur elle.
« Parle, ou je te fusille comme un chien ! ». Madeleine essuya le sang et la morve coulant de son nez, et bafouilla :
« Ça arrive, pour vous… ». Devant le regard circonspect et haineux de l’homme, elle reprit « Nous lui offrons les voyageurs attirés par… Ne me tuez, Pitié ».
« Qu’est-ce qui arrive ! » , s’époumona Henri
« Ça », pleura la gamine. Une seule question venait à son esprit, simple et sans fioriture.
« Pourquoi ? ».
« Ça nous protège de la guerre et de la faim. ».
« Comment on l’arrête ? ». Demanda-t-il, la voix tressaillante
« Je ne sais pas ». L’adolescente reculait tout en répondant, comme pour échapper à une éventuelle balle.
 
 
Henri baissa son arme, et fouilla de fond en comble la demeure avec l’espoir de trouver une solution miracle. Les grattements se transformèrent en raclement puis en coups. Les chuchotements devinrent de plus en plus forts jusqu’à devenir un véritable cœur anarchique psalmodier dans une langue gutturale inconnu. Madeleine rampa sous son lit et se mit en position fœtale en espérant échapper au sort des étrangers. Auguste convulsa, comme lors d’une crise d’épilepsie, la souillure noire se rependant sur tout son être dans un maelström de douleurs indescriptible. Henri accéléra sa fouille, détruisant le mobilier et cherchant dans les endroits les plus incongrus. C’était sa manière de ne pas céder à la panique. Puis, les murs commençaient à se craqueler, comme de la peinture trop ancienne. La brume se répandit dans la pièce, submergeant le lit puis toute la maison. Henri pouvait seulement discerner un son d’os broyé dans le vacarme sortant de la brume. Il tira un coup de feu, essayant de viser en direction du bruit. Cela n’eut aucun effet. Pendant qu’il rechargeait son arme, une silhouette énorme, asymétrique avec une multitude d’appendices approcha. Secondée par un cortège de figures humanoïdes de petites tailles. Mais, leurs corps étaient totalement disproportionnés. Certains avaient une tête colossale, d’autre une jambe et un bras plus long que le corps et les traînaient en marchant. Lorsqu’ils s’approchèrent suffisamment pour que le malheureux puisse les voir distinctement il ne poussa ni hurlement ou gémissement, son cerveau étant paralysé par cette vision. Ses yeux ne purent admettre une tel horreur et s’éteignirent puis se fut son cœur qui ne put supporter autant de terreur.

La dernière chose qu’entendit Madeleine cette nuit-là fut un coup de feu et un bruit d’os broyé. Elle ne sortit de sa cachette que bien plus tard, suite aux appels de riverains. Elle courut se blottir dans les bras de Léopoldine, sa chère voisine. Alphonse, son mari, la rassura :
« Ne t’en fais pas ma petite, nous allons tous t’aider à reconstruire ta maison. ».
« Est-ce que ça fonctionne, est-ce que nous sommes à l’abri de la guerre ? »
Répondit-elle, la voix étouffée par la poitrine de Léopoldine.
« Oui, ma chérie, nous payons pour cela ». Assura, doucement, la voisine en lui caressant paisiblement les cheveux. 
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MessagePosté le: Mar 30 Mai 2017 - 23:42    Sujet du message: Publicité

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Lillythe
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MessagePosté le: Mer 5 Juil 2017 - 16:35    Sujet du message: Lâches ! Répondre en citant

Et bah ! Tu m'as sacrément tenue en haleine, bien joué.

Cohérence de l'action et des personnages : Je pense que tu aurais pu accorder un peu plus d'importance au vieillard à la charrette. Je pense que tu n'as pas suffisamment exploité cette idée.

Sentiments éveillés : Enormément de curiosité au départ, j'ai été gênée et amusée par la scène de "voyeurisme" du personnage (c'est vrai qu'on ne parle pas trop des pulsions sexuelles des soldats). En soit, même la fin était pas mal. J'ai beaucoup aimé le retournement de situation, "tel est pris qui croyait prendre" comme on dit.

Lisibilité : Rien à dire, très agréable. Si ce n'est peut être un peu trop long, trop de détails quelques fois pas très utile.

Style d'écriture : Pour le coup, l'emploi du passé simple concorde avec l'aspect général de l'histoire donc c'était très bon.
Cependant, je tiens à signaler deux, trois petites erreurs : "suivit du regard" -> *suivi (participe passé) ou encore "se fut" -> *ce
(Je devais faire grammarnazi dans une ancienne vie, bordel... )

Intérêt : J'ai adoré.
La thématique de la guerre, des fuyards, ce genre de choses... ne m'intéressait pas forcément au départ. Pourtant, le rythme de l'histoire s'apparente à une avalanche de sensations, not bad l'auteur.
De fait, j'ai une petite remarque concernant la fin. Tu pourrais éventuellement donner plus de détails, ou au moins une piste concernant ce "rituel" un peu bizarre. Un lien avec les parents de la fillette ? Le vieillard ? Essaie de retravailler cet aspect-là, qu'on puisse comprendre le dénouement de l'intrigue à travers des indices disséminés un peu partout dans le texte.
Pour ma part, il s'agit d'un POUR !
________________
I discovered that what most people call creepy, scary, and spooky, I call comfy, cozy, and home.

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Lalya
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Féminin

MessagePosté le: Mar 11 Juil 2017 - 17:15    Sujet du message: Lâches ! Répondre en citant

Cohérence de l'histoire et des personnages : c'est tout bon

Sentiments éveillés : de la curiosité, de l'intérêt, j'ai accroché du début à la fin

Style/lisibilité : c'est bon aussi, c'est fluide et agréable à lire

Intérêt : ça ne peut qu'être un pour, j'ai tout simplement adoré.
________________
"J'aime les filles cinglées parce qu'elles n'ont pas de limites, elles passent leurs temps à provoquer. Parce qu'elles vont vite, sans s'arrêter, respirent juste le temps de reprendre leur souffle entre deux embardées. Parce que, par instant de grâce, elles sont belles comme un matin de fin du monde. Parce qu'elles font mal à regarder, et qu'elles n'aiment personne."
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Jidanol
Critique
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Masculin Sagittaire (22nov-21déc) 兔 Lapin

MessagePosté le: Mar 25 Juil 2017 - 12:57    Sujet du message: Lâches ! Répondre en citant

-Cohérence/vraisemblance de l'histoire : Ça tient debout.


-Cohérence des actions : Je comprends que des déserteurs soient prêts à tout pour survivre, cependant ils quittent l'horreur de la guerre, et le fait qu'ils laissent des cadavres derrière eux ne me semble pas très logiques pour des personnages présentés comme lâches et couards.


-Sentiments éveillés : Bravo pour le cadre du récit, l'ambiance est très bien transmise au lecteur, et l'immersion est totale. L'anxiété monte parallèlement à celle des soldats, on sent même un brin de folie sur la fin.


-Style d'écriture : C'est très bien écrit (il faudra cependant envisager une relecture, quelques fautes de-ci de-là).


-Lisibilité du texte : C'est un peu long et dense, mais c'est ce qui fait partie du style d'écriture, donc pas dérangeant. En sus la mise en page est suffisamment aérée pour apprécier le récit.


-Intérêt de l'histoire : Je ne suis pas du tout friand des récits de guerre, mais j'ai quand même adhéré à l'histoire, alors je pense que ça plaira à pas mal de gens. Par contre la chute n'est pas assez "choc".


Dans l'ensemble c'est un très bon écrit. C'est bien rédigé, et l'immersion se fait rapidement tant l'ambiance est palpable. Cependant je regrette que la chute ne soit pas assez vertigineuse. Mais au vu de la qualité de la nouvelle, je ne puis que voter pour.
________________
"We are such stuff as dreams are made on, and our little life is rounded with a sleep" _ Shakespeare, La Tempête


Dernière édition par Jidanol le Jeu 10 Aoû 2017 - 20:40; édité 1 fois
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Rempoon
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MessagePosté le: Jeu 10 Aoû 2017 - 17:52    Sujet du message: Lâches ! Répondre en citant

⤐ Cohérence/Vraisemblance de l'histoire : Ça me semble correct !

⤐ Cohérence des actions : Je ne m'attendais pas à ce qu'ils tuent le vieux, plutôt à ce qu'ils le laissent filer (sachant qu'ils n'allaient pas dans la même direction) mais bon, quand on panique, on panique je suppose alors ça colle plutôt bien à leur état d'esprit désespéré.

⤐ Sentiments éveillés : De la colère au début à l'encontre des protagonistes qui sont à mes yeux loin d'être charismatiques, puis une grande curiosité quant à la chute de la nouvelle. J'ai été intéressé du début à la fin.

⤐ Style d'écriture : Agréable, un belle plume. Quelques fautes sont à corriger mais elles ne gênent en rien la compréhension du texte.

⤐ Lisibilité du texte : Rien à redire, ça se lit bien. C'est aéré et on distingue bien les dialogues de la narration, c'est tout bon.

⤐ Intérêt de l'histoire : C'est une histoire qui m'a plu sur un sujet pas surexploité. Je ne me souviens pas avoir lu une histoire qui s'en rapproche récemment, alors du contenu original ça fait jamais de mal !

Pour conclure, c'est une nouvelle efficace qui ne me laisse pas sur ma faim. J'aime cette chute qui laisse tout à l'imagination, et qui ne donne pas toutes les réponses : c'est à mes yeux un peu plus réalistes. On se pose des questions comme "Qui/que sont ces créatures difformes ? Comment le pacte a été conclu ? En quoi elles les protègent de la guerre ?", et je pense que c'est bien de l garder comme ça. Pour moi, ce sera POUR.
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Chucky
Second couteau
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Masculin Balance (23sep-22oct) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Jeu 17 Aoû 2017 - 10:22    Sujet du message: Lâches ! Répondre en citant

 Acceptée. 
________________


Cette signature sera plus grande que le post qui le précède.



#StarCrew★ 4ever

Là normalement y'avait un truc mais je l'ai viré, donc maintenant y'a plus rien. Bonne journée.



The purest forms of life,
Our days are never coming back,
The cannons of our time,
Our days are never coming back.

Garou, Août 2017.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:08    Sujet du message: Lâches !

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