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Passager clandestin (The Little boy in the car)

 
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Chucky
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MessagePosté le: Dim 23 Juil 2017 - 16:07    Sujet du message: Passager clandestin (The Little boy in the car) Répondre en citant

 http://www.reddit.com/r/creepypasta/comments/6l9jsk/the_little_boy_in_the_car/ 


 


La version originale de ce texte fait plus nouvelle que creepypasta, c'est pour ça que vous pouvez trouver pas mal de différences dans la structure du texte. Par exemple, dans la version originale il y a beaucoup plus de dialogues, j'ai essayé de les enlever, même si je trouve qu'on perd un peu en dynamisme de lecture. J'ai aussi modifié la fin pour en faire un seul et unique dialogue qui renforce l'esprit shock ending, tout en gardant le contenu du texte. C'est plus un essai à la traduction qu'autre chose, je suis conscient que le texte de base n'est pas terrible.



Ce qui suit est le récit d'une histoire vraiment étrange et plutôt dingue qui m'est arrivé il y a quelques années, à l'époque où j'ai eu ma première voiture. Je venais d'avoir vingt ans, l'idée de passer mon permis ne m'enchantait vraiment pas au début, mais j'ai finalement cédé. 


 J'ai toujours plus ou moins été un "partisan" du vélo, et il me semble que peu importe où je voulais aller, je pouvais toujours m'y rendre à vélo. J'étais un peu naïf. J'ai réalisé qu'avoir le permis était d'une importance considérable uniquement lorsque j'ai été recalé à un entretien d'embauche pour un travail que je voulais vraiment avoir. C'était un de ces jobs où il fallait absolument posséder un véhicule pour pouvoir être pris. En y repensant, ça me fait plutôt rire vu que si j'avais été pris j'aurais travaillé dans un bureau, ce qui fait que j'aurais pu m'y rendre à vélo. Mais bon, je ne pouvais rien y faire.


 Peu de temps après voir passé mon permis de conduire, mon père m'a fait un cadeau plutôt surprenant : il m'a donné sa propre voiture, une Ford Mondeo. J'étais d'autant plus surpris par ce geste, car d'aussi loin que je me souvienne, mon père avait toujours pris rigoureusement soin de cette voiture. Il n'arrêtait pas de me répéter que c'est ce modèle de voiture que James Bond conduisait dans "Casino Royale". 


 La joie de recevoir cette voiture s'est cependant très vite estompée pour laisser place à l'inquiétude que représentait mes capacités à payer l'assurance, car c'était vraiment une très grosse voiture. J'ai donc posé la question à mon père, en faisant attention à ne pas sous-entendre que je n'étais pas si ravi que ce qu'il espérait. Il m'a tout simplement dit qu'il s'occuperait de payer l'assurance à une seule condition : que je devienne son chauffeur attitré après ses sorties au bar du coin, s'il est trop bourré pour conduire. Inutile de préciser que quand il m'a dit ça, j'étais fou de joie.


 Les premiers temps je prenais la voiture pour aller n'importe où, même à des endroits où je pouvais aller à vélo ou tout simplement à pieds. Je faisais souvent de petits allers-retours à l'épicerie du coin et bien sûr j'allais chercher mon vieux, comme convenu. Je découvrais même ce que mes parents faisaient de leurs journées, lorsqu'ils me demandaient de les déposer au club de fitness, à la brocante du coin etc...


 Quelque temps plus tard, je me suis motivé à l'idée de trouver un job, et j'ai réussi à être embauché dans une boîte, pour bosser dans tout ce qui est administratif etc. Pour me rendre au travail, je conduisais chaque matin sur des routes de campagne, ça me plaisait beaucoup. Il n'y a rien de tel que de conduire sur ces routes là, la vitre baissée en écoutant un bon petit John Denver au petit matin. En parlant de musique, ce que j'écoutais venait en partie des CDs que mon père avait laissé dans la boîte à gants, et aussi de quelques trucs que j'avais.


 Comme pour beaucoup de choses dans la vie, j'ai commencé à me désintéresser progressivement de la voiture. Au début on passe son temps à s'y intéresser, à l'utiliser puis petit à petit on comprend que l'essence coûte quand même cher et on commence à prendre ses responsabilités. Cependant, je prenais toujours du plaisir à conduire, mais c'était principalement des allers-retours entre chez moi et le travail, car comme j'habite en ville, les petites sorties comme faire les courses ou rejoindre des amis, je pouvais y aller à pieds.


 Après cette introduction qui me paraissait nécessaire, nous arrivons à la raison pour laquelle j'ai décidé de vous partager cette histoire. Je sais d'avance que certain d'entre vous trouver ça cliché, mais ce n'est aucunement mon intention. Tout a donc commencé un matin ordinaire. Je me suis levé à six heures du matin, comme d'habitude réveillé par le chant des oiseaux. Après une douche rapide et petit-déjeuner qui l'était tout autant, je me retrouvai dans ma voiture à six heures quarante-cinq, en train de bidouiller les réglages Bluetooth de mon téléphone. En effet la nuit passée un ami m'avait donné un de ces kits qui est censé pouvoir jouer la musique qui se trouve dans votre téléphone sans utiliser d'adaptateur, mais je n'arrivais pas à l'utiliser. Après plusieurs essais infructueux, je décidai d'abandonner et de lancer un des CDs de mon père.


 Je suis ensuite parti, puis après quelques (longues) minutes j'ai quitté la quatre-voies sur laquelle je roulais pour prendre une sortie qui menait sur une de ces routes de campagne dont je parlais tout à l'heure. Je pouvais maintenant respirer un air plus pur que celui dans lequel je baignais, à savoir celui des embouteillages matinaux. Néanmoins j'avais encore 20 minutes de route à faire avant d'arriver au boulot, alors comme d'habitude j'ai monté le volume de la musique. 


 J'étais confortablement installé sur mon siège, écoutant "Annie's Song", observant ces longues lignes blanches disparaissant au fur et à mesure que ma voiture s'approchait d'elles quand tout à coup, j'aperçu quelque chose du coin de l'oeil, en regardant dans le rétroviseur intérieur.


 Juste derrière le siège passager se trouvait un petit garçon, une casquette rouge vissée sur la tête. Il était assis là, observant le paysage par la fenêtre, d'un air absent. Il avait l'air de s'ennuyer. On aurait vraiment dit qu'il avait toujours été là. 
 
 Je sais que ça peut paraître étrange au premier abord mais c'est ce que je me suis dis dès que je l'ai vu. Il avait l'air tellement... normal. Après l'avoir regardé quelque secondes, mes yeux se sont tout naturellement reportés sur la route. Ce n'est que quelques instants plus tard que je me suis dit "Mais putain, j'ai pas d'enfant !"


 Je dois avouer avoir fait quelque chose que personne ne devrait jamais faire lorsqu'il est en train de conduire, heureusement, je conduisais en ligne droite. J'ai fixé le siège arrière, ne prêtant plus aucune attention à la route. Le gamin se trouvait toujours sur la banquette, la seule différence était qu'il avait détourné ses yeux du paysage. Il venait sûrement de se rendre compte de ma présence. 


 Il paraissait maintenant surpris et confus. Je pense que nous partagions tous deux le même regard. Comme je le disais, il portait une casquette rouge qui surmontait ses cheveux bruns et bouclés. La casquette donnaient une forme étrange à ses cheveux, comme s'ils étaient compressés sur le côté. Il avait les yeux bleus et des taches de rousseur. Il était habillé comme s'il allait ou rentrait d'un match de football. 


 Nous nous sommes regardés pendant un moment, assez pour voir qu'il était manifestement plutôt effrayé. Un moment de lucidité me rappela à la raison : j'étais en train de conduire une voiture ! Mes yeux se reconcentrèrent sur la route, j'allais bientôt apercevoir la sortie que je devais prendre. Je jetai alors un coup d'oeil rapide au rétroviseur, et alors que j'allais lui demander d'où il venait, je vis que le siège sur lequel il était assis quelques secondes auparavant était désormais complètement vide. 


 Je sentais l'infarctus arriver, alors je me suis rangé sur le bas-côté et suis sorti de la voiture. J'ai respiré profondément plusieurs fois, pour me calmer. Quand j'ai senti que ça allait mieux, j'ai commencé à marcher tout le long du véhicule, puis j'ai inspecté les sièges arrières. Personne n'aurait pu dire si un enfant était monté un jour ou non dans cette voiture. 


 J'étais là, sur la bande d'arrêt d'urgence. Le vent frais de Février et le bruit des voitures qui passaient à côté ne m'aidait pas, mais j'essayais tant bien que mal de rationaliser. A y réfléchir, je ne sais pas quelle conclusion était la plus terrifiante : qu'un enfant était réellement monté dans ma voiture ou alors que j'avais méchamment halluciné ? Le fait d'avoir halluciné était, pour moi, vraiment quelque chose d'effroyable. Ça ne m'était jamais arrivé avant et j'étais persuadé de ne pas avoir pris quoique ce soit qui aurait pu provoquer ce que je venais de voir. J'ai toujours été sceptique envers toutes les expériences de phénomènes paranormaux qu'on a pu me raconter, alors j'étais sûr que ce que j'avais vu, dans cette voiture, n'était qu'une création de mon esprit. Ce qui n'était pas plus rassurant, je dois bien l'avouer. 
 


 Quand je suis arrivé au travail, j'ai essayé de faire comme si rien ne s'était passé, mais j'étais clairement sonné, j'avais la tête ailleurs. Je n'arrêtais pas de repenser à ce garçon. J'essayais pourtant de me concentrer, mais rien à faire. Si c'était bien une hallucination, pourquoi est-ce qu'elle était si détaillée ? 


 Mon comportement n'a pas échappé à mon patron, qui, au détour d'un couloir, m'a demandé si tout allait bien. Il me trouvait un peu secoué et différent de d'habitude. Je ne lui ai pas raconté ce qui s'était passé, je lui ai simplement demandé si je pouvais rentrer chez moi car je ne me sentais vraiment pas bien. Il a acquiescé, j'ai pris mes affaires et je suis parti.  


 Dehors, l'air était frais. C'était agréable de respirer, le froid me maintenait les pieds sur terre, alors que mon esprit était encore très agité. J'ai alors lentement traversé le parking pour atteindre ma Mondeo. J'ai refait quelques tours autour de la voiture pour être sûr qu'il n'y avait bien personne. Lorsque mon inspection s'est révélée négative, j'étais déjà un peu soulagé. Mon cerveau essayait tant bien que mal de rendre tout ce qui s'était passé logique. Du genre : "Peut-être qu'il s'est introduit dans la voiture ce matin, sans que tu t'en rendes compte ?" Mais non, ça ne pouvait pas expliquer sa disparition soudaine. 


 J'ai finalement réussi à monter dans la voiture, certes avec un peu d'appréhension. J'ai ensuite bouclé ma ceinture et sorti mon téléphone pour appeler ma mère.  Depuis mon plus jeune âge, ma mère a toujours eu la faculté de ressentir quand quelque chose n'allait pas, même quand je faisais de mon mieux pour le dissimuler. Ainsi, j'ai juste eu le temps de lui dire bonjour qu'elle m'a aussitôt demandé ce qui clochait. J'ai senti les larmes me monter aux yeux.


 Je lui ai demandé comment elle savait que quelque chose n'allait pas. Bien sûr j'étais au courant, mais c'était pour détendre l'atmosphère et donner l'illusion que je maîtrisais un tant soit peu la situation. Elle m'a répondu la même chose qu'à chaque fois, à savoir que tout le matin elle a eu l'impression que quelque chose allait se produire, et que ce qu'elle pensait se confirmait car j'avais l'air un peu contrarié. 


 Inutile de chercher à cacher la vérité, je lui ai donc dit que je ne me sentais pas bien, que j'avais vu quelque chose que je ne pouvais expliquer, ce matin en conduisant. Je lui ai bien précisé que j'avais eu une hallucination. C'est fou ce qu'on ressent lorsqu'on arrive à mettre des mots sur ce qui nous arrive, je me suis instantanément senti mieux lorsque j'ai raconté tout ça à ma mère. 


 Après un blanc de quelques secondes, elle m'a demandé ce que j'avais cru voir. Je n'avais pas trop envie de tout lui dire maintenant, je préférais attendre de la voir pour en parler. Je lui ai dit que je lui raconterai tout une fois arrivé chez elle. Après tout, elle pouvait bien attendre 20 minutes. Elle m'a répondu qu'elle en profiterait pour faire chauffer la théière. 


 Cet appel m'avait beaucoup réconforté, sur le moment. J'ai essuyé les larmes qui commençaient à s'accumuler sans m'en rendre compte, puis j'ai mis les clés sur le contact. Je commençais à me sortir vraiment mieux au bout de cinq minutes passées à conduire, surtout que je venais de passer sur le même tronçon de route où j'avais eu cette "hallucination" et que rien ne s'était passé. J'étais à moins de cinq minutes de chez mes parents. Tout se passait bien.


 "Qui êtes-vous ?" 


 Je n'ai jamais eu aussi peur de toute ma vie. A y réfléchir c'était même plus que ça, c'était de la crainte. Le genre de crainte qui vous fait trembler de tout votre être. Je me suis retrouvé soudainement complètement paralysé. Mon regard s'est détaché de la route, je ne fixais plus que le tableau de bord et mon rétroviseur. 


 L'enfant était assis sur le même siège que tout à l'heure, la ceinture de sécurité bouclée. Il tenait sa casquette sur ses genoux, cette fois-ci. Je ne l'avais pas remarqué, mais c'était une casquette Coca-Cola. Il avait l'air extrêmement confus et apeuré. Il me regardait à travers le rétroviseur. J'étais vraiment paniqué, je me suis donc dit qu'il était préférable de s'arrêter plutôt que de continuer à rouler et peut-être faire une connerie. J'ai continué jusqu'à trouver une petite aire de repos. Il n'y avait rien à part un abribus, qui, fort heureusement pour moi, était complètement désert. En effet, la dernière chose que je désirais à ce moment là était la présence de spectateurs qui assisteraient à la descente aux Enfers que je traversais. 


 Je me suis tourné pour voir si l'enfant était toujours là. Je connaissais déjà la réponse, pour être honnête. Il fallait que je lui dise quelque chose, juste pour savoir si j'étais bel et bien en train d'halluciner. Je ne savais vraiment pas quoi dire, je me suis contenté de lui demander d'où il venait, d'une voix tremblante. Je ne suis décidément pas doué quand il s'agit de dissimuler mes émotions. 


 Il fronçait les sourcils, il ne comprenait visiblement rien à ce qu'il se passait. Moi non plus, je dois dire. Il m'a retourné la question, en demandant où était son père. Si j'avais été à sa place, c'est probablement ce que j'aurais demandé aussi, mais vous vous doutez bien que je n'étais pas capable de lui répondre. Il a commencé à pleurer. Vous en conviendrez, le fait que mon hallucination se mette à pleurer sur la banquette arrière était quelque chose d'assez déroutant. 


 J'étais tellement troublé par ce qui se passait que je ne me rendais pas compte de ce qu'il se passait autour de moi. Le klaxon d'un bus qui approchait me fit revenir à la réalité. Le regard que m'a lancé le conducteur à travers le rétroviseur, je ne l'aurais même pas fait à mon pire ennemi. Après m'être un peu décalé pour permettre au bus de se garer, j'ai jeté un coup d'œil au siège.


 Il n'y avait plus personne. J'en étais persuadé, cette fois-ci ; j'avais complètement perdu la tête. Cette prise de conscience si soudaine me déprimait, si bien que pendant le trajet qui reliait cette aire à la maison de mes parents, je n'ai pas réussi à penser à autre chose.  


 Je suis finalement arrivé chez eux, après ce qui fut le trajet le plus pesant et terrifiant de ma vie. Tout ça pour dire que j'étais extrêmement soulagé de pouvoir enfin les voir. Ils étaient assis à la table de la cuisine, ma tasse de thé reposant sur cette dernière, prête à être bue. Mais j'étais complètement bouleversé par tout ce qui venait de se passer, si bien qu'avant de pouvoir faire le moindre geste, j'ai fondu en larmes. 


 Un adulte qui pleure devant ses parents... C'est absurde, mais je ressentais tellement de honte à être devant eux comme ça, dans cet état là. Mon père s'est dirigé vers moi et m'a enlacé, d'une manière assez amicale. J'appréciais ce geste, ça me réconfortait un tant soit peu. Il m'a dit que ma mère lui avait raconté tout ce qui m'était arrivé. Nous nous sommes assis autour de la table, j'en ai profité pour essuyer mes larmes. 


 Je leur ai dit que ça s'était encore produit, juste avant que j'arrive. J'essayais d'oublier ma peur et de parler d'un air le plus sérieux possible, pour qu'ils ne me prennent pas pour un fou. 


 J'étais assis là, à cette table, en train de boire mon thé, racontant la pire matinée qu'il m'ait été donné de vivre. Mes parents étaient très attentifs à ce que je disais, j'étais soulagé, je savais qu'ils me croyaient. Cependant, ma mère n'arrêtait pas de lancer de petits regards à destination de mon père, qui s'intensifièrent lorsque j'évoquai la casquette rouge. Une fois mon récit terminé, je me sentais beaucoup plus apaisé, comme si je m'étais débarrassé d'un poids. Je ne sais pas si la tasse de thé que je venais de boire y avait contribué, mais étant donné que je suis anglais, je peux vous le dire, les bénéfices qu'apportent le thé sont vraiment incroyables, pour le corps comme pour l'esprit. 


 Après un silence de quelques secondes, ma mère pris la parole. Elle m'a dit qu'elle pensait que ce n'était pas une hallucination. Ce qui m'a le plus marqué, c'est le ton qu'elle a employé pour me dire ça. Elle parlait d'une voix calme, elle se voulait rassurante, comme quand on a peur du noir étant petit, vous voyez ? Elle m'a toutefois dit que si ça venait à se reproduire, disons deux ou trois fois, nous irions chez le médecin. 


 Elle a ensuite regardé mon père, avant de rajouter qu'il avait quelque chose à me raconter qui pouvait m'intéresser. Il échangea un énième regard à ma mère, je ne comprenais rien à ce qu'il se passait. Excédé, je leur ai demandé de tout m'expliquer, au lieu de tourner autour du pot. Je vais essayer de détailler le plus possible ce que mon père m'a raconté : 


 "Quand j'étais plus jeune, je jouais régulièrement au football. Sans me vanter, j'étais plutôt bon d'ailleurs, mais j'ai dû arrêter quand j'ai rencontré ta mère. Bref, tous les dimanches, mon père, ton grand-père du coup, m'emmenait à l'entraînement. Un jour, je me suis endormi dans la voiture. Je m'étais couché plutôt tard la veille donc j'étais crevé. Quand je me suis réveillé, j'étais dans la voiture de quelqu'un d'autre. Je sais, ça peut paraître improbable voire impossible mais je t'assure que c'est la vérité. Même si aujourd'hui encore je ne peux pas l'expliquer. Mets-toi à ma place, tu es dans la voiture de ton père, tu sens que tu es sur le point de t'endormir, tu cèdes, et à ton réveil la première chose que tu vois c'est un homme que tu n'as jamais vu auparavant, qui conduit sur une route qui t'es tout autant inconnue. C'est arrivé trois fois. J'en ai parlé à tes grands-parents, bien sûr, mais ils étaient persuadés que j'avais tout simplement rêvé. En se mettant à leur place, leur réaction était plutôt normale. Qui croirait un enfant de huit ans lorsqu'il dit qu'il s'est retrouvé comme par magie dans la voiture d'un inconnu ? On met ça sur le compte de l'imagination et hop."


 Je lui ai demandé à quoi l'homme ressemblait. 


 "Je te l'ai dit, j'avais huit ans, j'étais plus occupé à me demander comment j'avais pu atterrir ici qu'à regarder un inconnu qui avait l'air aussi apeuré que moi."


 J'avais déjà la réponse.


 "A vrai dire, sa veste ressemblait quand même beaucoup à la tienne."
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Cette signature sera plus grande que le post qui le précède.



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Là normalement y'avait un truc mais je l'ai viré, donc maintenant y'a plus rien. Bonne journée.



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Garou, Août 2017.


Dernière édition par Chucky le Lun 24 Juil 2017 - 20:48; édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 23 Juil 2017 - 16:07    Sujet du message: Publicité

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Jidanol
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MessagePosté le: Lun 24 Juil 2017 - 14:20    Sujet du message: Passager clandestin (The Little boy in the car) Répondre en citant

-Cohérence/vraisemblance de l'histoire : ça fonctionne.


-Cohérence des actions/personnages : la réaction du protagoniste dans la voiture parait très humaine, et celle du passager clandestin aussi, donc là dessus pas de problème. De même que les parents qui agissent comme on peut en attendre d'eux.


-Sentiments éveillés : Du suspense sans doute, mais rien d'inquiétant, de dérangeant ou de stressant.


-Vraisemblance du moyen de transmission de l'histoire : Bah il ne lui est arrivé, donc il nous raconte son histoire tranquillement, avec l'introduction au début sur le vélo ça renforce le réalisme, même si cette partie est un peu longue au vu de sa pertinence par rapport à la suite du récit.


-Style d'écriture : rien à dire dessus.


-Lisibilité du texte : un peu compact, peut être raccourcir un peu l'intro, mais rien de vraiment dérangeant.


-Intérêt de l'histoire : Elle est originale, rien d'exceptionnel, cependant elle observe une certaine fraîcheur de par la réaction en miroir de petit garçon.


Je suis pour.


Edit : je maintiens mon pour dans la section Nécro.
 
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MessagePosté le: Mer 26 Juil 2017 - 16:13    Sujet du message: Passager clandestin (The Little boy in the car) Répondre en citant

Cohérence de l'histoire


Globalement ça va, aucun détail qui ne serait pas à sa place.


Cohérence du(es) personnage(s)


De même, il n'y a globalement pas grand-chose qui choque. Seul détail qui m'a paru étrange, que la mère et le père aient l'air de savoir parfaitement ce qui se passait, mais que sur la toute fin on a un peu l'impression que le père ne sait pas qu'il a vu son fils et qu'il fait juste le rapprochement avec la veste comme ça.


Moyen de transmission


Bah... D'un côté, ça peut être posté sur internet, et au début on laisse des indices comme quoi c'est ce qui s'est passé, sauf que la fin c'est une shock ending, donc ça colle pas, ça fait un mélange un peu malhabile de deux moyens de transmission.


Sentiment éveillé


De l'intérêt, de la curiosité. Et puis "Trois fois ? Mais dans ce cas ça devrait arriver encore une fois !"


Style


Un peu trop littéraire, même si l'auteur met quelques phrases comme quoi il raconte cette histoire à quelqu'un, c'est rédigé de manière trop romancée, notamment les dialogues restitués à la parole près alors que l'histoire date. Je verrais plus ce texte sur le Nécronomorial.


Lisibilité


Bonne.


Intérêt


Pas grand-chose à ajouter par rapport à ce que j'ai mis dans les critères au-dessus, si ce n'est que l'histoire reste très sympa à lire. Toutefois, je maintiens que ça devrait plutôt être proposé pour le Nécronomorial. Contre le passage sur CFTC.

________________
Celui qui trouvera en lui-même assez de patience et de courage pour scruter toute sa vie les ténèbres sera le premier à y apercevoir un éclat de lumière.

Si tu trouves du travail, avise le bureau des objets trouvés.





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Chucky
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MessagePosté le: Mer 26 Juil 2017 - 17:37    Sujet du message: Passager clandestin (The Little boy in the car) Répondre en citant

 Ouaip, je me doutais bien que ça passerait pas sur CFTC, le texte de base faisait hyper nouvelle, j'ai fait de mon mieux pour le retranscrire façon creepypasta, mais visiblement j'ai pas réussi.


 
Magnosa le mot-code a écrit:
Seul détail qui m'a paru étrange, que la mère et le père aient l'air de savoir parfaitement ce qui se passait, mais que sur la toute fin on a un peu l'impression que le père ne sait pas qu'il a vu son fils et qu'il fait juste le rapprochement avec la veste comme ça.




 J'y ai pensé, sauf que je voulais tellement faire une shock-ending que je me suis dit "bon au pire osef personne le remarquera" A la limite je peux faire en sorte que le père ait le déclic uniquement à la fin, ça devrait pas être compliqué à faire.


 Je déplace donc dans la section appropriée, pour le publier sur le Nécronomorial. Very Happy
________________


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MessagePosté le: Jeu 27 Juil 2017 - 13:19    Sujet du message: Passager clandestin (The Little boy in the car) Répondre en citant

  • "je venais d'avoir vingt ans" dans le texte il dit juste qu'il a vingt ans.
  • "moron" ne se traduit pas par "naïf", c'est plutôt "idiot", mais c'est un insulte, donc ça veut dire "con" en gros (et oui, c'est pas grave de mettre des gros mots dans son texte s'ils y sont dans l'original).
  • "j'aurais pu m'y rendre à vélo", non l'auteur dit ici qu'il n'aurait pas eu besoin d'une voiture dans le cadre de son job, il ne parle pas du moyen de s'y rendre.
  • Tu traduis "I don't make up the rules I guess" par "mais bon, je ne pouvais rien y faire". L'idée est la même dans le fond, mais tu l'exprimes complètement différemment. Pour ici ça passe, je vais pas pinailler, mais fais gaffe dans des cadres plus exigeants à ne pas trop reformuler non plus.
  • Pareil, "how much he loved his car" -> "il en prenait rigoureusement soin". Le rigoureusement est en trop, ça exprime une idée précise qui n'est pas dans le texte.
  • Et puis juste au cas où, "passing my test" peut se traduire ici par "passer mon permis", parce que c'est comme ça qu'on dit quand on a son permis, mais autrement il ne faut pas oublier que "to pass" un examen signifie le réussir, et non simplement le passer. 

Bon et puis après tu fais n'importe quoi avec le texte donc je m'arrête là. De ce que j'ai lu c'est pas mal ceci-dit. Mais fais gaffe à l'excès de reformulation. C'est bien parce que ça montre que t'essaies vraiment de t'approprier le texte, mais ça peut mener à des faux-sens, voire même des contre-sens. Ça a été mon plus gros défaut aussi pendant un temps, donc mon conseil : il faut parfois accepter d'être un peu littéral. On a toujours tendance à vouloir s'amuser avec la langue, à faire de jolies reformulations qui sonnent bien en français, mais il faut savoir discerner quand cela est nécessaire. 


Et puis gaffe aussi à ne pas trop mettre de points au milieu des phrases. C'est autorisé, et c'est bien de savoir couper une grosse phrase reloue en deux, mais pareil faut pas en abuser. 
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Lalya
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MessagePosté le: Mar 7 Nov 2017 - 12:00    Sujet du message: Passager clandestin (The Little boy in the car) Répondre en citant

Chucky a écrit:


La version originale de ce texte fait plus nouvelle que creepypasta, c'est pour ça que vous pouvez trouver pas mal de différences dans la structure du texte. Par exemple, dans la version originale il y a beaucoup plus de dialogues, j'ai essayé de les enlever, même si je trouve qu'on perd un peu en dynamisme de lecture. J'ai aussi modifié la fin pour en faire un seul et unique dialogue qui renforce l'esprit shock ending, tout en gardant le contenu du texte. C'est plus un essai à la traduction qu'autre chose, je suis conscient que le texte de base n'est pas terrible.



(Oui il fallait le lire après je sais.) Bon, j'ai pas lu le texte, mais au vu de ça et en sachant que le texte est à destination du Necro, ça ne serait pas mieux d'en faire une traduction fidèle et complète ?
________________
"J'aime les filles cinglées parce qu'elles n'ont pas de limites, elles passent leurs temps à provoquer. Parce qu'elles vont vite, sans s'arrêter, respirent juste le temps de reprendre leur souffle entre deux embardées. Parce que, par instant de grâce, elles sont belles comme un matin de fin du monde. Parce qu'elles font mal à regarder, et qu'elles n'aiment personne."
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:23    Sujet du message: Passager clandestin (The Little boy in the car)

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