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Nihiluce

 
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Jidanol
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Masculin Sagittaire (22nov-21déc) 兔 Lapin

MessagePosté le: Mer 26 Juil 2017 - 21:38    Sujet du message: Nihiluce Répondre en citant

Alors, venir sur ce forum m'a rappelé une dissertation qu'on avait eu à faire en quatrième (je raconte ma vie tavu), et on devait écrire une nouvelle fantastique. Je voulais la recopier et la mettre à jour mais je l'ai pas retrouvée . Du coup j'ai réécrit un truc dans le même style. Je sais pas si tout sera aussi clair que dans ma tête. J'attends vos avis Bonne lecture. 
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En me lavant les mains, j’en profitais pour jeter un coup d’œil à ma montre. Déjà 15h35. Le train devait atteindre mon arrêt dans les prochaines minutes. Je sortis des toilettes pour rejoindre mon siège. Tandis que je traversais les wagons me séparant de celui-ci, je me fis la réflexion qu’ils n’étaient pas très peuplés. Surtout pour un dimanche de veille de rentrée scolaire. Peut-être la ligne n’était-elle pas habituellement fréquentée ? Après tout c’était la première fois que je l’empruntais.  
 
 
 
 
 
Une fois arrivé, je m’affalai dans mon siège. Le seul autre passager de la voiture était un vieil homme. Evidemment il s’était mis en face de moi...  Je n’aurais pas su lui donner d’âge. Il avait passé la cinquantaine, c’est certain, mais impossible de donner une fourchette de valeurs précise. Le plus étrange chez lui était sa position. Il était affalé dans son fauteuil comme s’il avait été assommé ou endormi par quelqu’un. Pourtant ses yeux étaient grands ouverts et me fixaient. Enfin, il serait plus juste de dire qu’il regardait droit devant lui, et que mes yeux étaient par hasard au niveau des siens.  Il avait un regard vraiment déroutant. Ses pupilles foncées étaient voilées par une cataracte naissante, leur donnant une allure brumeuse. Il avait l’air… absent. Je le croyais profondément perdu dans ses pensées, et je me demandais s’il ressassait des souvenirs de sa jeunesse, ou s’il était plongé dans des réflexions métaphysiques hors de ma portée. C’est alors qu’un vrombissement digne d’un moteur de tracteur me tira de ma réflexion. Il ronflait, le vieux ! J’hallucinais de le voir dormir les yeux ouverts. « Eh bah Thomas, me dis-je, il y a dans ce monde des choses que tu ne pourras sans doute jamais expliquer ! » 
 
 
 
 
 
La douce mélodie de la compagnie des transports m’annonça l’arrivée prochaine à mon arrêt : « Nihiluce »; et par la même, sortit mon compagnon de route de sa torpeur. Apparemment l’annonce eut plus d’effet sur lui qu’un simple réveil. Hébété, il me vit debout avec mes affaires en main, il blêmit et se jeta sur moi, m’agrippa le bras très fermement, avant de s’exclamer : « Non ! N’y va pas ! Tu ne dois pas descendre maintenant ! Pas ici ! ». Surpris par une telle réaction, je le repoussai violemment. Sa tête heurta le sol, et il baragouina quelque chose avant de perdre connaissance. Hagard devant ma propre violence, je jetai au pauvre homme un « désolé », avant de franchir les portes qui se fermèrent derrière moi.  Le train repartit, me laissant seul sur la voie. 
 
 
 
 
 
Je rentrai dans la gare. Déserte. Décidément, cette ville n’était pas une destination privilégiée. Je me posai sur un banc, le temps de reprendre mes esprits sur la situation qu’il venait de m’arriver. Quel était le problème de cet homme ? On n’agresse pas les gens sans raison. Il devait avoir bu, ou fumé quelque chose de pas net. Toujours est-il que je me retrouvais dans cette ville pour un certain temps, et que je n’avais pas réservé quoi que ce soit pour loger. Je devais me bouger les fesses, et vite, car en cette période hivernale, les journées étaient courtes. Evidemment tous les guichets étaient fermés, pas moyen de se renseigner sans sortir de la gare. Soit, j’interrogerai les passants. 
 
 
 
 
 
La gare n’était pas dans la ville. Située en haut d’une colline à deux kilomètres de Nihiluce, elle la surplombait. Je m’arrêtai devant ce spectacle, et en profitais pour repérer le centre-ville.  Le temps que j’y arrive, le soleil commençait déjà à se coucher. Déjà que je n’avais pas croisé grand monde, les rues se faisaient désertes. J’apercevais parfois des habitants claquer leurs volets, d’autres traversaient la rue en trombe et ne me calculaient même pas. Bonjour l’accueil. Heureusement que quelques chats continuaient d’errer, sinon je me serais senti bien seul. Et avec la tombée de la nuit, ce n’était pas rassurant. Faut dire que je ne suis pas des plus courageux. Heureusement j’apercevais un hôtel. La Chèvre Blanche.  
 
 
 
 
 
Je toquais à la porte. Une femme d’âge mûr m’ouvrit. Elle me demanda si j’étais suivi. Je ris et lui fis remarquer que j’étais on-ne-peut-plus seul dehors. Ça ne l’a pas amusé du tout. Elle me demanda de me retourner. Un peu étrange comme demande, mais je ne voulais pas prendre le risque de me faire virer et devoir rechercher un toit. À peine m’étais-je retourné que mon hôte m’aspergea d’eau glacée. Je ne pus retenir un cri de surprise. Pensant qu’elle me faisait une mauvaise blague, je me retournai pour la fâcher. Je me pris un autre jet dans la figure. Trempé et humilié, je lui criai « Mais ça va pas non ?! Vous êtes malade ! ». Elle ne me répondit pas, mais son expression était toujours aussi fermée. Je lui jetai un regard furieux, attrapai les clefs de ma chambre sur le comptoir et y montai en prenant soin de taper du pied dans les escaliers. Après m’être entièrement déshabillé et avoir mis mes vêtements à sécher sur le radiateur, je me jetai sous mes draps pour dormir. Ma douche improvisée m’avait coupé l’appétit (de toute façon je m'étais empiffré au wagon restaurant). 
 
 
 
 
 
Je me réveillai au milieu de la nuit, je ne saurais dire vers quelle heure. J’entendais parler au rez-de-chaussée. Je me levai pour enfiler mes vêtements qui avaient dû sécher pendant mon sommeil. Cependant un détail clochait. Encore sous l’effet du baiser de Morphée, je ne réalisai pas immédiatement la situation. Mes vêtements n’étaient plus disposés comme je les avais laissés. Un regard vers ma valise m’appris qu’elle avait également été fouillée. Je comprenais mieux le coup de l’eau. C’était quoi son problème à l’autre vieille peau ? Je sortis en furie de ma chambre et me dirigeais vers les voix. Quelle ne fut pas ma surprise quand je découvris ma tortionnaire et d’autres personnes (sans doute des locataires comme moi) à genoux au sol, psalmodiant des prières. C’en était trop pour moi. Je fonçai vers la sortie et m’y engouffrai prestement. Il pleuvait. Je courus pendant de longues minutes sans savoir où j’allais. Je m’arrêtai finalement, haletant, et tentais de me calmer.  
 
 
 
 
 
L’odeur si familière du pétrichor m’emplissait les poumons, et me rassurait. J’aurais pu m’allonger là et regarder la pluie tomber, si l’on n’avait pas été en hiver. Dans ma précipitation, j’étais sorti en chemise, et l‘adrénaline retombant petit à petit, je sentais le froid traverser les mailles du tissu et me mordre la peau. Je me remis en route dans l’espoir de retrouver le chemin de la Chèvre Blanche. La température dangereusement basse m’inquiétait plus que l’état de santé mentale des habitants de la ville. C’est donc grelottant que j’avançais au hasard des rues, essayant de repérer un élément familier qui saurait me guider. Rapidement, la pluie laissa place à la grêle, et j’accélérai le rythme. Je commençais à paniquer quand j’entendis au loin une sorte de brouhaha. Sauvé ! Tandis qu’une brume épaisse se levait, je me dirigeais vers la source du bruit. Ce qui n’était au départ qu’un léger bruit de foule se transforma rapidement en un vacarme assourdissant. Je ne comprenais plus rien à ma situation. N’arrivant plus à identifier la direction de la source du boucan tant il résonnait dans ma tête, je décidai de suivre une trajectoire linéaire, espérant sortir du brouillard dense. 
 
 
 
 
 
Mes pas me menèrent jusqu’à une place. Au centre de celle-ci siégeait une fontaine, entourée de quelques bancs. La vue ne s’étant pas dégagée, je m’assis sur l’un des bancs en attendant un éclaircissement. Heureusement pour mes oreilles, je n’entendais plus de bruit. Mais j’étais toujours en chemise, et toujours mouillé. J’imaginais déjà les journaux locaux du lendemain « Faits divers, un homme retrouvé mort de froid dans la nuit ». Pas très glorieux comme fin. Soudain j’aperçus une silhouette dans la brume. Je m’apprêtais à l'interpeller quand j’en vis une autre, puis une troisième, une quatrième, et beaucoup d’autres. Un rapide coup d’œil autour de moi m’informa que j’étais encerclé. Tétanisé par la peur, je ne pouvais qu’attendre sur mon banc que les corps se rapprochent. Il s’agissait d’humains, mais leur allure était étrange. Ils avançaient comme si certains de leurs membres n’étaient plus fonctionnels. On aurait dit des poupées désarticulées. Parmi elles, je reconnus mon hôtesse. Tandis qu’ils approchaient, ils poussaient des grognements gutturaux. Ils étaient des animaux, et j’étais leur proie. Je me mis à pleurer, appelant au secours ma pauvre mère, à des lieues du drame qui m’arrivait. Ils n’étaient plus qu’à un mètre de moi. L’humanoïde qui me faisait face s’approcha lentement de moi, pauvre petite chose sanglotante. Je levai la tête vers lui. « Pitié ». Je reçus un coup à l’arrière du crâne, et m’évanouis. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Une mélodie familière me tira de mon sommeil. J’étais dans mon train. Tout ça n’était qu’un cauchemar ! La voix automatique annonça notre arrêt : « Nihiluce ». Je levai les yeux vers l’homme en face de moi qui se levait, bagages en main, prêt à descendre. Je devais le protéger de cette ville ! Je me jetai sur lui pour le retenir et lui criai « Non ! N’y vas pas ! Tu ne dois pas descendre maintenant ! Pas ici ! ». Il me repoussa avec force, et ma tête heurta le sol. Tandis que ma vue s’évanouissait, j’essayais de le mettre en garde « Thomas… nuit… pas … réveiller … ». 
 

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MessagePosté le: Mer 26 Juil 2017 - 21:38    Sujet du message: Publicité

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Lalya
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MessagePosté le: Dim 6 Aoû 2017 - 13:40    Sujet du message: Nihiluce Répondre en citant

Cohérence de l'histoire et des personnages : " attrapai les clefs de ma chambre" Il est à peine rentré qu'il récupère déjà ses clés ? Je ne crois pas qu'il y ait de wagon bar ailleurs que dans les tgv, donc ça colle moyen puisque le bled à l'air un peu perdu. La femme de l'hotel fait tout ce qu'il faut pour se protéger mais se retrouve dans la brume ?

Sentiments éveillés : Un peu de curiosité

Style/lisibilité : Quelques tournures un peu lourdes mais ça passe

Intérêt : C'est pas mauvais, je ne m'attendais pas spécialement à cette chute là, mais le comportement des habitants est trop déroutant pour que je puisse mettre un pour, en rajoutant quelques informations pour rentre le texte un peu moins bancal ça pourrait passer mais en l'état c'est un contre, désolée.
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Jidanol
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MessagePosté le: Dim 6 Aoû 2017 - 14:01    Sujet du message: Nihiluce Répondre en citant

Merci pour ton commmentaire Love Ouais je suis d'accord, les villageois ils sont cheums je comprends pas ce que j'ai voulu leur faire faire Laughing
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MessagePosté le: Dim 6 Aoû 2017 - 21:04    Sujet du message: Nihiluce Répondre en citant

 Je t'avais dit que j'allais critiquer




 Cohérence de l'intrigue et de l'univers : Le gros problème c'est les habitants de la ville, on sent que tu veux en faire un truc pour les rendre vraiment intrigants et mystérieux mais là c'est vraiment trop gros, ça fait mauvais film d'horreur un peu. Et sinon une incohérence vraiment énorme : le protagoniste assomme un autre mec et tout ce qu'il fait c'est dire pardon ? 


 Sentiments éveillés : La chute est cool, je m'y attendais pas du tout. Même si je me doute que ça a déjà été fait. La lecture était très agréable, c'est franchement bien écrit.


 Style : Bon ben là y'a pas de doute possible c'est clairement typique d'une nouvelle, mais c'est pas trop pompeux non plus, c'est adapté.


 Plaisir de lecture : Oui c'était bien j'ai passé un bon moment tav


 Intérêt : Moi j'aime bien, change juste les habitants de la ville qui sont clichés au possible. Pour.
 
________________


Cette signature sera plus grande que le post qui le précède.



#StarCrew★ 4ever

Là normalement y'avait un truc mais je l'ai viré, donc maintenant y'a plus rien. Bonne journée.



The purest forms of life,
Our days are never coming back,
The cannons of our time,
Our days are never coming back.

Garou, Août 2017.
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MessagePosté le: Dim 6 Aoû 2017 - 22:17    Sujet du message: Nihiluce Répondre en citant

Cohérence de l'histoire et des personnages : les villageois sont un peu trop bizarre, ça fait trop. il assomme le vieux, "désolé" puis il s'en va tranquillement. Il n'a pas de cœur. Very Happy

Sentiments éveillés: de la surprise, je ne m'y attendais pas du tout.

Lisibilité: c'est bon

Intérêt: j'ai beaucoup aimé cette nouvelle, ça ressemble plus à une nouvelle, la fin de celle ci m'a surprise. C'est agréable à lire, bravo. Je suis pour.
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La croyance en une origine surnaturelle du mal n'est pas nécessaire les hommes sont à eux seul capables des pires atrocités.
_Joseph Conrad.
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