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Ubloo partie 6

 
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Mhyn
Ancien
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Masculin Capricorne (22déc-19jan)

MessagePosté le: Ven 3 Nov 2017 - 02:45    Sujet du message: Ubloo partie 6 Répondre en citant

J'ai avancé le plus possible dans le texte, mais je pense pas traduire bcp pendant la semaine à cause des cours. Je le finirai le week-end à moins que quelqu'un se désigne à le faire pendant la semaine.

Il y a des gros mots dans le texte que je n'ai pas traduis par des gros mots, plus pour des raisons sylistiques (je trouve ça + joli sans) que par bienséance. Si vous préférez, je peux adopter un style + vulgaire quand le policier parle.

Aussi, je suis assez timide dans l'utilisation du passé simple, donc je le remplace quelques fois par de l'imparfait (par défaut). Sinon je me risque à l'utiliser mais sans être certain de mon coup. Du coup hésitez pas à me faire remarquer si c'est incorrect ou si ça sonne bizarre.

Une dernière chose quant à l'espacement des paragraphes dans le texte. Le texte original espace chaque paragraphe/dialogue d'une seule ligne, pour l'instant j'ai fais pareil mais je crois que ça serait + appréciable à la lecture si on réarrangeait légèrement ça. Je me suis pas permis de le faire avant d'avoir votre avis sur la question.

C'est tout ce dont je me rappelle avoir relevé, je vous fais confiance pour repérer mes éventuels autres fautes.

Texte original




Quand je faisais partie des forces de police, j'ai escorté pas mal de criminel. Du petit voleur à l'ivrogne, jusqu'au suspect de tentative de meurtre. J'y ai appris qu'il a deux sortes de personnes: ceux qui restent silencieux à l'arrière de la voiture de police, et ceux qui sont bruyants.

Si vous faites partie de ces gens bruyants, vous pouvez tout aussi bien directement avouer votre crime. On a un dicton dans la police; "C'est la poule qui chante qui a pondu l’œuf". Et cela s'avère plus vrai que ce que vous pouvez penser. Par contre, ceux qui demeurent silencieux, eux sont pour la plupart du temps innocent. Cependant, parfois, si ce n'est rarement, ce sont les personnes les plus dangereuses.

Je jetais un coup d'œil dans le rétroviseur, le vieil homme était là, les mains sur ses genoux, il regardait par la fenêtre les maisons qui passaient pendant que nous nous approchions du poste de police. Il était venu sereinement, presque de son plein gré, bien que je n'attendais pas spécialement de résistance. Pourtant, je ne pouvais m'empêcher de penser que cette première interaction était étrange.

Après un moment de silence embarrassant, il me demanda si j'étais la personne en charge de l'enquête sur la mort de Thomas Abian. Je lui dis que c'était le cas, puis lui demandait s'il le connaissait. Il me dit qu'il l'avait rencontré brièvement et qu'ils étaient restés en contact depuis. Après ça, je lui ai demandé s'il voulait bien venir au poste pour répondre à quelques questions, ce à quoi il acquiesça.

Mais la manière dont il regardait le journal, et la manière dont ses yeux se sont écarquillés quand il vit mon nom sur la plaque ... Je secouais ma tête. Je dois me faire des idées. J'ai l'impression que mon instinct n'est pas aussi vif que d'habitude, c'est sûrement à cause de mon manque de sommeil.

Une fois arrivés au poste de police, nous traversons l'accueil, puis les bureaux qui sentaient le café bas de gamme de Bill, pour finalement arrivé dans la salle d'interrogatoire où nous pourrions enfin discuter en privé.

"Vous pouvez vous asseoir ici." Dis-je tout en tirant une chaise d'un bout à l'autre de la table.

"Avec plaisir, Monsieur." Dit-il en s'asseyant, lâchant un court soupir pendant qu'il se laissait glisser sur sa chaise. Il doit être plus vieux qu'il n'en a l'air.

Je m'asseyais de l'autre coté de la table et y posais à ma droite le journal. Puis, je sortis un stylo et un bloc-note, et pris une page vide.

"Très bien, commencez par me donner votre nom, et un papier d'identité en attestant la véracité, comme votre permis de conduire si vous l'avez."

"Bien sûr." Dit-il en cherchant son portefeuille dans la poche arrière de son pantalon. "Je m'appelle Eli Jacobs."

Il sortit son permis de conduire de son porte-monnaie et me le fit parvenir en le faisant glisser sur la table. Je commençais à noter les informations sur mon bloc-note.
"Très bien, merci. L'adresse marquée est à jour ?"

"Oui monsieur, elle l'est."

Mon regard se redirigea vers lui pendant que j'écrivais son adresse.

"Vous habitez donc à Natchez dans le Mississippi ? Vous êtes bien loin de chez vous."

"Oui monsieur, j'y ai acheté une belle petite maison de campagne là-bas. Je suis à la retraite désormais, mais il fut un temps où j'étais professeur d'histoire africaine à Northwestern. Après tous ces longs hiver glaciaux et ces étés bruyants propre aux grandes villes, j'ai décidé de m'installer dans un endroit chaud et calme et ... Natchez semblait correspondre à ce que je cherchais."

"Bon." Dis-je en tapant le dos de mon stylo sur le bloc de papier tout en lui rendant son permis. "On ne va pas tourner autour du pot comme ça pour toujours, n'est ce pas ?"

"Bien sûr que non." Dit-il en gigotant afin de pouvoir ranger son portefeuille, le visage apathique.

Je sentis un frisson me traverser la nuque.

"Commençons par le commencement. Comment avez-vous connus Thomas Abian ?"

Le vieil homme posa son chapeau sur la table et passa sa main dans son bouc. Il poussa ensuite ses lunettes sur l'arête de son nez, croisa ses bras sur la table, puis se pencha. J'en fis de même.

"Un jour, j'ai reçu un e-mail qui semblait sortir de nul part. Dans son message, il disait avoir un livre ancien écrit dans une langue presque morte, et qu'il avait besoin qu'on le lui traduise. Étant plutôt curieux de nature, je lui ai répondu et demandé de m'envoyer un échantillon du texte."

"Vous avez été capable de le traduire ?" Demandais-je.

"Ha ! C'est une chance pour lui d'être tombé sur moi. Il ne reste que quatre ou cinq personne sur terre à pouvoir traduire ce texte, et j'en fais partie. Vous voyez, l'alphabet africain ancien ressemble beaucoup aux hiéroglyphes égyptien. Il n'y est pas en tout point similaire, mais il y ressemble tout de même. En fait, ils utilisaient des symboles pour les noms, mais des lettres pour les dialogues et plus ou moins tout le reste. Pour une personne inexpérimentée, il est presque impossible de distinguer un symbole nominal d'un caractère normal, ce qui rend très compliquée l'écriture d'un dictionnaire. Les quatre ou cinq personnes capables de le faire, dont je suis d'ailleurs le second plus jeune si je peux me permettre, n'ont ni le temps, ni les ressources de le finir."

"C'est très impressionnant." Affirmais-je enfin après cette réponse interminable. "J'ai appris l'espagnol au lycée, mais j'ai quasiment tout oublié désormais. J'ai aussi un peu appris l'arabe quand j'étais outre-mer, mais même pour ça, je commence déjà à rouiller."

"Le temps et l'entrainement sont les clés pour parler une langue couramment." Dit-il. "Et je vous ai très largement surpassé pour ce qui est question du temps."

Je rigolais un peu, puis me redressa et tapa mon stylo à nouveau.

"Bon, continuons un peu plus rapidement. Vous dites donc à ce cher Abian que vous pouvez traduire son bouquin, et ensuite ?"

Eli me racontait qu'Abian avait roulé du Massachussets jusqu'à Tawson, en s'arrêtant par le Mississippi, et qu'il avait très mauvaise allure en arrivant chez Eli. Il me dit que le livre qu'il avait rapporté était incroyablement ancien et précieux, mais qu'Abian ne lui avait pas expliqué comment il se l'était procuré. Apparemment, il n'avait besoin de traduire qu'un court passage du livre, et qu'une fois cela fait, il partit abruptement en laissant le bouquin à Eli. Ma prochaine question était donc évidente.

"Que disait le texte, dans le passage qu'il voulait traduire ?"

Eli me regardait, un profond soupir lui échappa pendant qu'il se redressait sur sa chaise. Il empoigna son chapeau posé sur la table et le fit tourner doucement sur la lisse surface en aluminium de la table.

"Avant que je ne vous en dise plus, vous devez me promettre de ne pas retourner ce que je vais vous dire contre moi."

Je levai mes sourcils.

"Hé bien, c'est dur à dire" Lui répliquais-je. "Je ne peux pas promettre que je ne vais pas utiliser ce que vous allez dire contre vous, mais, une fois encore, je vous rappelle que nous n'avons pas enregistré notre petite discussion."

Eli esquissa un sourire en coin.

"Croyez moi monsieur l'agent, personne ne vous croira de toute façon."

Je déteste cette expression, mais c'est, je crois la meilleure manière de décrire comment je me sentais à cet instant ; ce qu'il dit me glaça le sang. Je posai mon stylo et repris mon sang-froid.

"Crache le morceau." Dis-je.

"Thomas Abian voulait des informations sur un sorcier très ancien et puissant, qui vivait il y a des milliers d'années de ça."

Dit-il sans jamais décrocher son regard, ni même cligner des yeux. "Ce sorcier avait effectué un rituel pour invoquer un esprit extrêmement colérique et vengeur, cet esprit s'attaque aux rêves de la victime, le rendant incapable de dormir et éventuellement, l'amenant à s'ôter sa propre vie.

Je fronçai les sourcils.

"Abian croyait en tout ça ?"

Eli me regardait droit dans les yeux. "Oui."

"Et vous aussi ?"

Il s'arrêta, ferma ses yeux et soupira doucement.

"Oui."

Je m'inclinai sur le dossier de ma chaise.

"Et laissez moi deviner, si Abian avait l'air si moche, c'est parce qu'il ne dormait pas, à cause de ce monstre du sommeil qui attaquait ses rêves."

Eli acquiesça.

"Fais chier." Dis-je en fermant mon bloc-note. "J'aurais pu aller à la police scientifique pour étudier les objets de ce mec, mais à la place je suis là à perdre mon temps avec un taré."
Je reculai de la table et me levai. Je tournai la tête pour regarder l'heure sur la pendule accrochée au mur. Quatre heures et demi. Génial, je n'aurai jamais le temps de voir toutes les affaires de ce type avant que ça ne soit l'heure de—

"Ubloo."

Mes pensées se heurtèrent à un mur.

Je me tournais vers Eli et le vis, toujours sur sa chaise, les bras croisés sur la table.

"Qu'avez-vous dit ?"

Eli poussa ses lunettes sur son nez.

"Vous êtes le premier à l'avoir trouvé, non ? Vous êtes la personne à qui j'ai parlé au téléphone ?"

Je déglutis fortement et acquiesçai.

"Vous avez déjà entendu ce mot, n'est ce pas ?"

J'en ai perdu ma voix. Le simple mur auquel s'étaient heurtées mes pensées s'était transformé en une véritable muraille de Chine… La boîte, Danny, les interrogateurs, ce mot.

"C'est de l'arabe, non ? Je me rappelle l'avoir entendu dans mon rêve la dernière fois, mais je ne me souviens pas de ce que ça veut dire." Arrivais-je finalement à répliquer. "Mais comment savez vous que–"

"Ce n'est pas de l'arabe." Dit-il en se levant. "C'est de l'Africain, et plus précisément du Khoï."

Il marchait lentement autour de la table et se dirigea là où je me tenais. Je savais que je devais lui demander d'arrêter, mais j'étais tétanisé de peur.

"C'est un diminutif pour "Ubua Loo", une phrase assez courante dans cette langue. On peut la traduire grossièrement par 'Réveille toi.'"

Je secouais ma tête.

"Arrête de te foutre de ma gueule."

"Désolé de vous apprendre ça comme ça monsieur l'agent."

"Recule !"

"Le monstre saute de personne en personne, en infectant le premier à trouver le cadavre de la victime précédente."

"Tu ferais mieux d'arrêter."

"Le patient du docteur Abian était infecté, il l'a trouvé mort dans son appartement ; qui lui-même avait vu son défunt père peu après sa mort ; qui lui-même avait trouvé le locataire qui ne payait plus son loyer de son appartement, mort chez lui."

Je me rendis compte que j'étais en train de reculer quand mes talons touchèrent le mur de la salle d'interrogations.

"Vous avez trouvé Doctor Abian dans cette vieille maison. Et c'est dans cette même maison qu'il était venu pour vérifier ce qu'il avait appris d'une des précédentes victimes. Vous n'avez entendu ce mot que dans vos rêves, il n'y avait aucun moyen que je puisse savoir que vous le comprendriez. Je suis vraiment désolé pour ça, Jeff, mais le monstre .. Il vous dit de vous réveiller."

"Mais …" Bégayais-je, submergé par toutes ces informations. "Mais pourquoi voudrait il que je me réveille ?

"Je suis désolé, je n'en sais rien." Dit-il en regardant ses pieds. "Thomas avait une théorie à ce propos. Vous voyez, en Afrique antique, on assignait quelqu'un à la personne affectée, pour la réveiller si elle s'agitait dans son sommeil. Ils secouaient la victime en leur criant "Ubloo" pour les réveiller et leur faire savoir que ce n'est qu'un rêve. De là, Thomas pensait que l'esprit avait repris l'expression et l'utiliserait encore à ce jour."

"Mais pourquoi ? S'il n'a de pouvoir que dans nos rêves, pour nous réveiller ?"

"Ça, il n'a jamais pu le comprendre." Soupira Eli.

Il y eut un grand silence, Eli me laissa me remettre de mes émotions.

"Et maintenant ?" Dis-je enfin.

"Hé bien, j'ai pris le livre avec moi. Si vous le permettez, j'aimerais renter pour pouvoir l'étudier encore un peu. Peut-être y reste-t-il quelque chose que j'ai loupé. Pendant ce temps-là, vous devriez feuilleter le journal d'Abian, sûrement qu'il y a détaillé son périple et–"

"Non." L'interrompais-je. Eli s'arrêta de parler brusquement. "Que va-t-il m'arriver ?"

Eli ramassa son chapeau, le posa sur sa tête, et remit ses lunettes en place.

"Essayez de ne pas vous endormir."

Il était désormais presque huit heures du soir, ou peut-être neuf, je ne sais plus, j'étais déboussolé.

Je laissai donc, à contrecœur, Eli retourner à son hôtel. Après tout, je n'avais rien à lui reprocher, je ne pouvais pas le garder ici, même si je le voulais. Je pris donc son numéro de téléphone et il me dit qu'il m’appellerait s'il apprenait quoi que ce soit et inversement, et que je pouvais l'appeler si j'avais des questions.

Les pages du journal de Thomas étaient rigides à cause de l'encre. Je tournais une à une les pages avec attention, lisant lentement pour être certain de bien tout comprendre. Le bougre avait peut-être perdu à la fin, mais je dois avouer qu'il était minutieux.

Son carnet rapportait tout ce qu'Eli m'avait dit, mais en détail. Il notait même ses horaires de sommeil, combien de temps il avait dormi et combien de temps il pensait avoir rêvé, en essayant de trouver un lien entre les deux pour pouvoir optimiser son temps de sommeil pour rêver le moins possible. C'était très impressionnant, mais il semblait avoir des problèmes avec le "micro-sommeil", des phases de sommeil durant lesquels il ne pouvait pas savoir qu'il dormait avant de se réveiller.

"Ubloo a appris à confondre indiciblement mes rêves dans ma vie, de manière à ne pas éveiller mes soupçons. Il a compris que j'avais bien plus peur quand je ne sais pas que je dors. L'adderall me permet peut-être de rester éveillé pendant de longues périodes, mais sans sommeil paradoxal, je continuerai de subir le micro-sommeil. Je me sens comme un serpent qui se mort la queue. Soit je craque et vais dormir pendant bien vingt-quatre heure, étant donné de mon état actuel, soit je persévère et dors le peu que je puisse dormir sans danger.

C'était extrêmement déprimant. Il y avait de longs paragraphes sur des théories qui s'entrecroisaient et des notes dans la marge expliquant pourquoi il les désapprouvait.

J'arrivais enfin à la fin du journal et eut de gros frissons en la lisant.

"Je suis arrivé à l'école. 2H31. Aucun signe d'activité dehors. Je ne me donne pas plus de trente minutes pour faire mes recherches, je rapporterai mes trouvailles plus tard.

Je fermai le carnet, le posai sur mon bureau et pris une gorgée de café, comme pour digérer tout ça.

"Jeff !"

Mon cœur manqua d'exploser.

"Putain Bill. J'ai presque craché mon café sur ma chemise. Tu devrais pas prendre les gens par surprise comme ça."


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►Dicks out for Frenchcore

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MessagePosté le: Ven 3 Nov 2017 - 02:45    Sujet du message: Publicité

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