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Concours Creepypastique, neuvième édition
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Qalliman (invité)
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PostPosted: Thu 12 Sep 2013 - 19:54    Post subject: Concours Creepypastique, neuvième édition Reply with quote

Bienvenue
 
 
Une nouvelle édition des concours creepypastiques, qui durèrent 2 mois avant de tomber dans l'oubli.
 
 
Mais nous allons tenter de recommencer. Voici la liste des concurrents:
 
 
-Neko
-Alexuchiwa
-Magnosa
Et moi même
 
 
Les libellés sont: Cartoon, disparitions
 
 
Le concours commencera ce vendredi soir et se terminera le vendredi prochain, les votes seront ensuite ouverts avant de prendre fin le dimanche.
 
 
Sur ce, je souhaite une bonne chance à tous les auteurs.


Last edited by Qalliman (invité) on Fri 20 Sep 2013 - 18:43; edited 3 times in total
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PostPosted: Thu 12 Sep 2013 - 19:54    Post subject: Publicité

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Tripoda
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PostPosted: Fri 13 Sep 2013 - 09:28    Post subject: Concours Creepypastique, neuvième édition Reply with quote

 J'ai une précision importante à donner.


Les auteurs doivent envoyer leurs écrits par MP à Qalliman, qui les publiera lui-même.

Les noms des auteurs ne seront ainsi connus qu'une fois le vote clos, ce qui évitera que ce dernier soit influencé par les réputations des auteurs.
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SoulHokib
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Masculin Scorpion (23oct-21nov)

PostPosted: Sat 14 Sep 2013 - 11:23    Post subject: Concours Creepypastique, neuvième édition Reply with quote

Je m'étais inscris pour participer à ce concours sur le topic officiel, mais visiblement c'est tombé dans l'oubli ...
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Joueur CS:GO et LoL.
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Qalliman
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PostPosted: Fri 20 Sep 2013 - 18:40    Post subject: Concours Creepypastique, neuvième édition Reply with quote

                                                                            TEXTE 1
 
 
 
 
 
 
 
 
"Enfin les vacances!"
 
 
Martin scandait cette phrase depuis le début de la matinée, rendant fous ses parents. Ces derniers avaient d'ailleurs décidés de l'envoyer chez son oncle et sa tante, le bon Murv le Glissant et la sympathique Gérontortrude. Ils n'avaient peut être pas les noms les plus habituels, ni les plus conventionnels, mais ils n'en demeuraient pas moins des gens formidables.
 
 
Pour agrémenter le tout, Martin ne serait pas seul chez eux. Son oncle et sa tante, adorateurs des noms étranges, avaient appelé leur unique fils Bob, couramment surnommé Bob l'éponge pour couvrir amuser la galerie. 
 
 
Le voici donc qui arrive devant la maison de son oncle, une masure fort accueillante et récente, en briques rouge rappelant les petits maisons typiques anglaises. La petite porte de chêne donnerait presque l'impression d'avoir en face de soit un manoir. Devant l'entrée, se trouve un arbre. A la saison des belles feuilles, le bruit du vent passant dans les feuilles faisait souvent trembler de peur Martin, mais ces terreurs nocturnes étaient bien loin derrière lui! Il avait désormais 11 ans bien comptés, et tentait bien de dominer chaque peur et de trouver une explication "scientifique" comme disait tata Gérontortrude.
 
 
Il frappe à la porte, et attend quelques secondes avant que son oncle Murv n'apparaisse devant lui. L'homme à la grande barbe lui rappelle étrangement le père noël, la dernière fois qu'il l'avait vu, il était bien rasé. Son oncle s'empressa de monter ses valises dans ma chambre d'ami. Martin constata avec plaisir que son cousin partagerait sa chambre avec lui, et après une brève poignée de main, ces derniers entreprirent de se coucher. Entre les discussions faramineuses et les blagues enfantines que les deux se faisaient, autant dire qu'ils ne dormirent que très peu.
 
 
Le lendemain matin, un fin rayon de soleil filtrait a travers les rideaux, se posant délicatement sur la tête de Martin. Doucement réveillé, puis agacé par se rayon qui semblait de pas vouloir bouger, il se leva et réveilla en trombe son cousin. En jetant un bref coup d'oeil au réveil sur la commode de nuit, il s'aperçut qu'il n'était que 6h45. "Drôle de matinée pour une première journée de vacances!", s'esclaffa son cousin. Ignorant la remarque, martin, suivi de près par son cousin, descendit les escaliers, et alla se loger devant la télévision. Par chance, TFou venait tout juste de commencer, et une belle matinée s'offrait à eux.
 
 
Vers 7h30, les dessins animés terminés, ils passèrent leur journée à jouer dehors, à l'ombre des grand chênes qui bordaient la haie autour de la petite habitation. Après un repas frugal, les enfants, épuisés, retournèrent se coucher, sans toutefois trouver le sommeil, ils eurent alors une bonne idée, et si ils écrivaient leur histoire de rêve? Sans même hésiter, Martin décida de s'inventer une vie, où il changerait de forme chaque matin, et où il vivrait de fabuleuses aventures! Bob quand à lui, décida d'écrire qu'il vivrait sous la mer, dans une ville peuplée de tous les animaux marins, qu'il chérissaient particulièrement.
 
 
Après une nuit où chacun racontait son histoire à l'autre, ils décidèrent de se lever tôt et  de se jeter sur la télévision. Allumée, et diffusant leurs dessins animés favoris, elle remplissait pleinement son rôle. Mais, comme pour détruire le cadre parfait, l'image se figea, puis, d'un coup, seulement du blanc. Plus de son, plus d'image, rien que du blanc. Etant donné que Murv et Gérontortrude étaient sortis, Martin décida de tenter de régler le problème, en frappant fortement sur le poste. Bob ferma les yeux une seconde.
 
 
Lorsqu'il les rouvrit, quelle ne fut pas sa stupeur de voir que la télévision avait repris des couleurs, et qu'elle diffusait un dessin animé apparemment inédit. Cette série s'appelait "Martin Matin", et ressemblait beaucoup au texte écrit par son cousin. Bob hurla donc à travers toute la maisonnée "Martin, Martin! Ils ont volé ton idée!". Son cri resta sans réponses. Il s'approcha alors prudemment de la télé, et frappa dessus, comme l'avait fait Martin un peu plus tôt.
 
 
 
 
Me croirez vous si je vous disais qu'a compter de ce jour, a part Martin matin, un nouveau dessin animé apparu, ce dernier s'appelait Bob l'éponge, que nous connaissons tous. Vous savez sûrement que la vie n'est pas éternelle, même dans un univers de fiction? Je vous laisse donc imaginer pourquoi Martin Matin n'est plus programmé...
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Qalliman
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PostPosted: Fri 20 Sep 2013 - 18:41    Post subject: Concours Creepypastique, neuvième édition Reply with quote

                                                                                      TEXTE 2


Apprenant la nouvelle, je montai, sautai à moitié dans ma voiture, mais, les mains tremblantes, j'eus du mal à mettre le contact. Soit la clé glissait de mes mains moites, ou je ratais le contact d'un bon centimètre. 
Inutile d'essayer. Faut que je me calme. 
Mes bras sur le volant, j'y appuyai ma tête. Quelques respirations, à la limite d'être haletantes, une déglutination difficile à cause de l'énorme boule dans ma gorge, presque comme si ma pomme d’Adam s'était enfoncée dans ma trachée. La situation était grave, indescriptible par des mots. Pourtant, dans mes pensées se répétait une injure, presque inappropriée, mais qui reflétait très bien mon état d'esprit. 
Merde. Merde. Merde. 
Je ne pleurais pas ; je détestais pleurer. Si j'aurais été moins imbu de ma personne, si ma façon de ma pensée n'aurait pas été affectée par les clichés de la masculinité, toutefois, je serais en larmes à ce moment-là. Un grand cliché dans les séries policières consistent à voir les proches se répéter, attristés, qu'«on ne s'imagine jamais que ça peut frapper si proche». En regardant ces séries, j'esquissais un sourire, lançant des « Mais bien sûr ! » dans le vide ; une façon bien futile d'éloigner toutes ces pensées, toutes ces horreurs. Je surpris une larme à rouler sur ma joue. En me tirant de mes songes, de mes ruminations, elle me rendit un grand service en m'évitant de me morfondre plus longtemps. Je redoublai d'efforts pour mettre le contact, y parvint malgré les tremblements. Le ron-ron régulier de la petite Peugeot que je prenais tous les jours pour me rendre au travail s'efforça de me ramener à la vie quotidienne, avant que ça arrive. Je trouvais ça réellement étrange, comme des petites choses me faisaient ainsi oublier pour un dixième de seconde les événements récents. C'était presque inutile : mais je n'étais pas contre. J’accélérai. 


Devant le domicile de ma sœur, pas excessivement loin de ma propre habitation, je relevai quelque chose d'inhabituel. Une Mercedes noire était garée dans l'allée de l'humble maison de campagne... Ma sœur conduisait un monospace, et détestait le noir. Ma curiosité me poussa à m'avancer vers la porte d'entrée, mais, d'un côté... Avais-je vraiment envie d'aller la voir? Son état était sûrement bien pire que le mien. Cette visite ne mènerait sûrement à rien. Des sanglots, ou pire encore, un silence total. Mais, c'était mon devoir d'être avec elle, d'être auprès d'elle. Elle avait toujours été renfermée sur elle-même, indéchiffrable, mais malgré cette barrière, nous étions tellement proches l'un de l'autre. J'étais son grand frère, celui qui la protégeait, qui la rassurait. Pourtant, à quelques mètres du pas de la porte, j'hésitais. Brièvement, je repensai à dix ans auparavant, je la revois, enfermée dans sa chambre, sans dire un mot... Morte, mais vivante, vivante, mais mentalement morte. La mort de nos parents est pour elle la pire chose qui pourrait lui arriver... Enfin, était. Un bruit me tira de mes songes. Faisant volte-face, quelqu'un me faisait face, dans l'embrasure de la porte. Un homme en costume noir, petit, la cinquantaine, les cheveux noirs et gras, le blanc des yeux jaunâtres, tout comme le reste de sa peau. Il ne m'inspirait pas confiance : au final, je cherche toujours à savoir si j'eus raison de me méfier de lui. Il fut le premier à parler. 
« Qui êtes vous ? » 
Je mis une seconde à répondre. A répondre ce que j'avais sur le cœur. 
« C'est le domicile de ma sœur. Je vous retourne la question. » 
Le ton avait été dur, mauvais. Mais j'avais ma petite idée quant à son identité, et ça ne présentait rien de bon pour ma sœur. 
« Vous êtes donc son frère ? Votre visite est inattendue, mais, je pense que je peux vous laisser entrer. » 
J'eus du mal à me retenir de lui envoyer une remarque cinglante au visage. Je me contentai de lui lancer un regard noir tout en marchant vers l'entrée. Il se mit entre moi et le palier au dernier moment. 
« Christian Eckhart, enquêteur de police. Ravi de vous rencontrer. » 
Il tendit sa main droite devant lui, attendant sûrement que je la serre. Ce que j'évitai précautionneusement de faire, le poussant sur le côté avec une phrase que j'espère lui a fait de l'effet. 
« Laissez ma sœur tranquille. » 


Quand je l'ai vue, elle était sur son lit, les genoux ramenés à elle, la tête cachée derrière. Comme il y a dix ans. C'était trop pour moi. C'était trop pour elle. Elle ne prononça qu'un mot, le nom de son fils, enlevé, puis retrouvé mort, démembré, éventré, quelques jours après. 
« Ethan. » 
Ce qu'elle m'a tendu, c'était la boîte DVD de son dessin-animé préféré.. Je l'avais regardé des tonnes de fois avec lui. Depuis qu'il était tout petit. Deux semaines avant sa disparition. 


Ethan avait disparu environ une semaine auparavant, et retrouvé mort aujourd'hui. La police pense que c'est l’œuvre d'un tueur en série. Ethan est le douzième sur la liste. Il a été établi que c'était pendant le trajet entre l'école et l'arrêt de bus qu'il a été enlevé... Il n'y avait eu aucun témoin, rien. Aucune piste. Je ne sais moi-même pas pourquoi je me retrouvai sur le-dit trajet, quelques minutes avant la fin des cours. Je n'avais pas peur d'inquiéter les parents, ou autre. Il fallait que je trouve le meurtrier de mon neveu. Que je lui fasse payer. C'était, futile, immature. Je n'avais aucune excuse. Mais je devais le faire. Je savais très bien que c'en était fini de la santé mentale de ma sœur. Catatonique- c'est bien ça, quand je l'ai trouvée, elle était catatonique. Il lui a fallu une dizaine d'années pour se remettre complètement après la mort de nos parents. Il était presque tout ce qui lui restait. Et il était mort. Elle ne pouvait même pas se dire que sa mort a été douce, ou rapide. Il était mort d'hémorragie. Une mort lente. Les mutilations avaient été ante mortem. Je fus tiré de mes songes par la sonnerie de l'école. M'adossant contre un mur adjacent à une ruelle, je regardai à peine les enfants passer. Alors que Bugs Bunny s'approchait lentement de Daffy Duck, une note de xylophone marquant chaque pas, un petit groupe de garçons et de filles blaguaient sur le nom ou la tête de tel professeur. Un grand coup de marteau retentit, probablement sur Daffy. Ethan adorait ce moment, de sa petite enfance jusqu'à il y a deux semaines. Un duo de filles passa, discutant de leurs notes aux dernières interros de maths. Daffy se disputa avec Bugs. Un garçon, seul, s'arrêta devant la ruelle. Il ne bougeait plus, fixant la ruelle. C'est alors qu'il se mit à marcher dans la-dite ruelle, en même temps que je réalisai que les bruits du dessin-animé préféré d'Ethan provenait de là, et non pas de mon esprit fébrile. 


Le suivre avait été comme une obligation pour moi. J'éprouvai quelques hésitations quand il poussa une porte, que je n'avais pas remarquée, mais je me faufilai dans l'entrebâillement. Puis le noir total. Le black-out- je pense que c'en est un- a duré très peu de temps. Je ne savais pas si c'était l'obscurité soudaine de l'endroit où j'étais, après que la porte se referme derrière moi, ou non. Je plissai les yeux, et vis l'enfant, avec cinq mètres d'avances. Je me lançai après lui, ouvris la bouche pour lui crier de m'attendre, mais mon pied fut retenu. La douleur me vint seulement après avoir regardé ce qui me retenait- un piège à loup, refermé sur mon tibia. Immédiatement, je produis un rugissement de douleur terrible. Mais l'enfant, maintenant loin, ne se retourna même pas. Les yeux fixés sur mon tibia que je pouvais voir aux endroits où la chair avait été déchirée, je gémissais de douleur. L'adrénaline fit effet assez longtemps pour que j'ouvre le piège avec les mains, non sans mal. Tombant en arrière, je n'étais pas loin de l'évanouissement. A côté de ma tête, un autre piège à loup, poisseux du sang de quelqu'un d'autre. Un enfant ? Un adulte curieux, comme moi ? La douleur, cette vision dans ma tête d'Ethan qui se trouve coincé par un piège à loup, pleure, c'est insupportable pour moi. Je vomis tout ce que j'avais mangé avant de venir, la bile se joignant aux sucs gastriques quand tout était déjà sorti de mon estomac. Je voulais aller à l'hôpital, je voulais sortir d'ici, je voulais sortir d'ici, je voulais sortir d'ici. Relevant la tête faiblement vers l'endroit d'où je venais... Je ne vis que la pénombre. Aucune porte. Et toujours le dessin-animé d'Ethan en arrière plan. Encouragé par je ne sais quel instinct, je me levai, m'appuyant contre le mur. L'enfant était maintenant bien loin, comparé à moi. Je lui criai de ne plus bouger, que cet endroit était dangereux. Il ne réagit même pas, avançant toujours dans le couloir interminable, et sa lumière changeante, tout au fond. Quelque chose clochait. Le couloir était plus long que le pâté de maison où il était sensé tenir. Ce n'était pourtant pas un sous-sol. Je retirai ma main du mur- poisseuse de sang. Tout ici était recouvert de sang, plus ou moins récent. Et de photos. Des dizaines de photos de petits garçons, souriants. Et sous ma main droite, celle d'Ethan. Elle me rappela pourquoi j'étais là- pourquoi je m'étais aventuré ici. A cloche-pied, j'avançai dans le couloir, regardant le sol pour ne pas me retrouver avec deux jambes invalides. La douleur était terrible- mon entêtement encore plus. Le cri retentit environ deux minutes après m'être remis à avancer. Je n'osais pas lever les yeux. Je savais ce qui était arrivé au petit garçon. Il était en agonie. Comme hypnotisé, il avait avancé vers la lumière lointaine, avait eu la chance de ne pas tomber sur un piège à loup, qui parsemaient encore le sol à mon niveau. 


Je mis bien une heure, ou du moins ce qui me semblait être une heure, avant d'arriver au bout du couloir. Je n'avais pas trouvé le cadavre du petit garçon. La lumière provenait d'une télévision. Avec le dessin-animé favori d'Ethan. Et rien d'autre à part le cul-de-sac. La lance me transperçant la poitrine fut une libération. 


Tout était blanc. Je flottais parmi les nuages. Pourtant, des voix, des mains, me ramenèrent à la réalité. Ils me parlaient, je n'écoutais pas. Sur mon lit d'hôpital, nourri par une sonde nasale, le regard dans le vide toute la journée. Je crois qu'un psychologue venait me voir, souvent. Mais je n'ai retenu qu'une phrase de ses visites. 
« Votre sœur... S'est suicidée, à cause de la disparition de son fils. Je préfère vous le dire ainsi, j'espère une réaction. Le tueur en série a sévi, le jour de votre disparition... C'était le petit Anthony Federspiel. Vous le connaissez ? » 
Il n'a jamais eu de réaction, mais m'a quand même laissé sortir de l'hôpital, me jugeant « non dangereux ». Mon enquête ne s'est pas terminée. J'ai demandé à la police du coin, me suis renseigné longuement, Il n'existe pas de Chrisitan Eckhart. Nulle part. Ni même dans les registres. Quand je suis venu vérifier la ruelle, il y avait une boulangerie à la place. J'ai demandé à un vieil homme si il y déjà eu une ruelle à cet endroit. Sa réponse a été négative. La blessure à ma poitrine n'a jamais existé, même pas une cicatrice. Rien. Juste la douleur fantôme du métal transperçant mon cœur. 


Ceci n'est pas une note de suicide. Elle sert juste à donner mes raisons, mes raisons de partir, et ne jamais revenir. J'irais jusqu'en Enfer pour trouver celui qui a causé tout ça.

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Qalliman
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PostPosted: Fri 20 Sep 2013 - 18:41    Post subject: Concours Creepypastique, neuvième édition Reply with quote

                                                                                  TEXTE 3








L'autre épisode perdu de "Nu, Pogodi!"


Avant de débuter ce récit, il convient de préciser quelques détails nécessaires à la compréhension de toutes les références. L’histoire s’est déroulée en Pologne, dans les environs d’Olsztyn, il n’y a pas si longtemps. Comme dans tous les pays anciennement sous la domination du Kominform, la culture n’est pas la même que dans les pays occidentaux, et cela vaut aussi pour les dessins animés.



Il y a eu notamment un cartoon créé en 1969, sur le même principe que Tom et Jerry, qui s’appelait Nu, pogodi! et avait un tel succès qu’il a été appelé la « réponse aux dessins animés made in US ». Dedans, un loup, nommé Volk, se démène afin d’attraper Zayats, un lapin, pour un but plus qu’évident. En tout, 20 épisodes ont été tournés, en plus de 3 séquences de 10 minutes appelées les « épisodes perdus », ces dernières étant trouvables seulement en cassette ou sur internet. Mais bien sûr, comme pour bon nombre de choses venant de l’ancien régime soviétique, certains détails ne sont connus que par certaines personnes.






La soirée se déroulait calmement. Les plus petits étaient devant la télévision, les plus grands autour d’une table à se raconter des histoires, dans une pièce à côté, et les adultes étaient de sortie. La petite pièce n’était éclairée que par des bougies, afin de rendre l’atmosphère volontairement plus glauque, bien que la porte restait ouverte afin de pouvoir surveiller les enfants. L’un des adolescents avait pris la parole, chuchotant et parlant d’une voix plus grave qu’à l’accoutumée, et tentait visiblement d’impressionner l’auditoire par son récit sur les morts d’un village voisin.

« - … ça n’avait aucun sens, le vieux Kraviec était mort depuis longtemps, Ludwik était allé à son enterrement, et pourtant il avait l’impression de reconnaître sa silhouette de dos, penché au-dessus de quelque chose qu’il n’arrivait pas à distinguer et produisant d’infâmes bruits de mastications… Et soudain, il marcha sur une branche qui craqua. La chose qu’il avait en face de lui était maintenant avisée de sa présence, elle se retourna vers lui et…

-BAAAAAAAAAAAAAH !!! »


Son voisin avait brusquement saisi la fille se trouvant à sa droite par les épaules en hurlant, ce qui l’avait fait hurler à son tour, de peur et de surprise. Elle se reprit et colla une gifle au farceur, tandis que le reste de l’assistance riait à gorge déployée. Lorsque tous se furent calmés, un autre garçon se manifesta. Il était le seul à avoir très peu réagi durant l’histoire précédente, qui n’avait pas l’air à son goût, ce qu’il indiqua d’ailleurs de manière précise :

« Si on oublie les incohérences du genre une branche qui se trouve comme par hasard dans le couloir du manoir hanté pour craquer sous le pied du héros, raconter tout ça pour finir par crier dans les oreilles du voisin, ça n’a franchement pas grand intérêt… »

Tous le regardèrent, le précédent conteur avec un air vexé, mais il ne changea pas d’expression. Il poursuivit :


« Maintenant, si vous le permettez, je vais aussi vous raconter une petite histoire, peut être certains d’entre vous la connaissent déjà. Vous vous rappelez tous de Nu, pogodi! ? »

Les autres acquiescèrent.

« - Vous vous rappelez aussi que dans les derniers épisodes, la voix de Volk avait changé ? Il se trouve que son doubleur, Anatoli Papanov, est mort d’une crise cardiaque…


- Les histoires de fantômes ou de mort-vivants, on a déjà fait ce soir, râla le précédent conteur, si tu démontes mon histoire juste pour…


- J’ai à peine commencé, imbécile, écoute au lieu de nous faire une scène ! Je disais donc, il est mort à cause d’une crise cardiaque en prenant une douche froide, l’eau chaude avait été coupée ce soir-là. Ça s’est produit entre l’épisode 16 et l’épisode 17, du coup ils on été plutôt embêtés, d’autant qu’ils avaient commencé à tourner le quatrième épisode perdu, vu que les trois premiers avaient été un succès. Mais changer la voix d’un personnage, c’est compliqué, encore plus en plein milieu d’un épisode, donc la décision a été prise deux jours après, ils ont préféré laisser tomber et réfléchir à une solution pour terminer la série régulière.


Sauf que le lendemain de cette décision, le producteur a reçu une lettre anonyme lui disant que cet épisode devait être terminé, et que Volk devait attraper Zayats, pour une fois. Pas de bol, l’écriture a très vite été reconnue, c’était un autre acteur et ami de Papanov, Andrei Mironov. On lui a envoyé quelqu’un pour vérifier sa santé mentale et découvrir comment il avait fait pour être au courant d’un truc qui ne le regardait pas aussi vite, les résultats ont pas du plaire parce qu’ils s’en sont occupé très vite, ni vu ni connu. La version officielle c’est qu’il est mort d’une rupture d’anévrisme, à peine 9 jours après la mort de son pote. Quelle coïncidence, devait-on se dire !

Dans les studios, on a vite oublié cette histoire, mais on a retrouvé une des caméramans pendue avec le script de cet épisode perdu à la main. Les infos sur la série ont été modifiées de sorte à ce que son nom n’apparaisse pas, cependant en interne on s’est posé des questions, la personne n’avait aucun antécédent, et la veille elle avait même l’air de bonne humeur. Le surlendemain, c’est un des directeurs artistiques qu’on a retrouvé vidé de son sang dans son bureau, un classeur à propos de la série était ouvert devant lui et il avait dessiné Volk avec la tête de Zayats dans la gueule avec son propre sang. C’est là que chez Soyuzmultifilm, il y a eu quelques dérapages. »


Il s’interrompit. Un des enfants se tenait à la porte et les regardait. Dés que le silence se fit, il dit que ce qu’il y avait à la télé était nul parce que les dessins animés étaient finis, faisant au passage sursauter ceux qui étaient dos à la porte et n’avaient pas remarqué sa présence. Le conteur lui sourit, ouvrit son sac et lui tendit une cassette, lui disant que s’il voulait, il y avait d’autres dessins animés dessus. Le petit lui fit un grand sourire et repartit vers les autres avec sa nouvelle cassette. L’histoire reprit ensuite, captivant de nouveau l’auditoire comme s’il n’y avait pas eu d’interruption :


« Certains disaient que Papanov n’était pas satisfait parce qu’il n’avait pas pu terminer sa série, et qu’il voulait qu’un terme y soit mis. Les supérieurs trouvaient ça totalement délirant, au début, mais quand un autre caméraman s’est filmé en train de se flinguer devant un épisode de la série et qu’un scénariste s’est déguisé en lapin pour sauter par une fenêtre, ça a leur fait penser que cela ne coûtait rien d’essayer, de toute manière ce n’était qu’un épisode perdu, il n’avait pas de lien chronologique avec le reste de la série, il pourrait très bien la clore. On a mis une autre équipe que celle habituelle pour terminer l’épisode, afin de laisser l’originale s’occuper de la série régulière, et dés que le tournage a repris, les morts étranges ont cessé.


Cependant, l’équipe devint de plus en plus sombre à mesure que leur travail avançait. Certains déprimaient, d’autres arrêtaient tout contact avec les autres, on ne les voyait plus que pour entrer ou sortir de leurs bureaux. Les autres employés ont pensé que c’était probablement parce qu’ils ne trouvaient pas comment avancer, et par quel miracle ils pourraient faire aboutir un épisode inachevé sans même l’aide des voix originales, qui avaient refusé d’y participer et n’avaient laissé que des enregistrements déjà existant en guise de sons exploitables, mais en même temps des rumeurs ont commencé à se répandre comme quoi leur travail renfermait quelque chose de malsain et que leur œuvre n’apporterait rien de bon.

De plus, certains d’entre eux commençaient à avoir des comportements inhabituels, à faire des choses qu’ils n’auraient jamais fait en temps normal. Ce qui transparaissait le plus, c’était leur susceptibilité dés qu’on évoquait l’avancement de leur tâche, il n’était pas rare qu’une discussion sur ce thème parte rapidement en éclats de voix. Et ça, ce n’était que pour ceux qui semblaient le moins touchés, car d’autres perdaient complètement les pédales, après quelques temps, plusieurs ont été déclarés inaptes au travail. Même sur leur corps ça se voyait que quelque chose ne tournait pas rond, ils perdaient du poids et les cernes s’agrandissaient sous leurs yeux.


Malgré ces difficultés, l’enregistrement a pu être mené à son terme, d’une manière ou d’une autre. Et comme les plus superstitieux pouvaient s’y attendre, il semblait cacher de lourds secrets. Après l’avoir terminé, les employés assignés à cette tâche ont continué à n’être que des fantômes au sein de l’entreprise, et les rares fois où on pouvait les croiser et les questionner à propos de l’épisode perdu, ils répondaient que cela ne valait pas la peine de le regarder et qu’on ferait mieux de s’occuper d’autre chose. Ils ont fini par tous rentrer un à un en dépression, et certains ont même complètement perdu la tête. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’un de leur supérieur, persuadé qu’ils jouaient tous la comédie et voulant prouver aux autres que les rumeurs qui couraient n’étaient que des racontars infondés, a pris l’enregistrement et est allé le regarder dans son bureau. »


Depuis l’autre pièce filtrait le son du générique de dessin animé que les enfants avaient lancé. Bien que sans raison apparente, des frissons parcoururent l’échine de ceux qui écoutaient l’histoire.

« Quand il a fini et est ressorti de son bureau, il n’a pas dit un mot. Il est rentré chez lui avec l’enregistrement après la fermeture des locaux, et il n’est pas revenu le lendemain. Après deux jours, on a envoyé des gens vérifier chez lui, et ils n’ont trouvé personne, lui et sa famille s’étaient simplement volatilisés. L’enregistrement aussi d’ailleurs. Imaginez les réactions quand la nouvelle est arrivée à Soyuzmultifilm, eux qui pensaient en avoir terminé avec ça, cela a provoqué de vives émotions. Certains ont été furieux d’apprendre cela, ils avaient l’impression que la pression morale dont ils avaient été victime n’avait plus aucune raison valable si l’enregistrement était volé au final.


Le pire, ça a été chez l’équipe de tournage, ceux qui n’étaient pas déjà devenu complètement fous. La nouvelle était trop dure à supporter pour leurs nerfs. Ils ont purement et simplement quitté les locaux sans rien dire et sans réagir à ce qu’on leur disait, et le lendemain ils sont revenus, l’air complètement hagard, et se sont fait exploser, dieu sait comment. Bien que personne n’en ait entendu parler à cause de la censure, la société a presque fait faillite à ce moment, le nombre de mort ajouté aux dégâts qu’avaient causé les derniers en date étaient une véritable catastrophe. C’est pour ça que la série a été mise en pause pendant plusieurs années. »


Il se tut. Les bruitages du dessin animé filtraient doucement derrière et empêchaient le silence de s’installer totalement. Une voix féminine s’éleva alors.


« Et l’enregistrement ? On sait ce qu’il est devenu ? »


Le narrateur lui adressa un étrange sourire.


« Plusieurs théories courent à ce sujet. La première dit que ce sont les services secrets russes qui ont eu vent de l’histoire et ont décidé de s’en emparer pour le tester, et peut être s’en servir, qui sait. Une autre raconte que la maison a tout simplement été cambriolée par quelqu’un qui savait qu’une séquence inédite de la série s’y trouvait et voulait la revendre au plus offrant, ce qui voudrait dire qu’il existe toujours, quelque part. Certains disent même que c’est le spectre du vieux Anatoli qui l’a récupéré, bien que ses supposées raisons soient diverses et variées. Une dernière théorie veut que l’enregistrement soit toujours en circulation, et qu’il ait même été copié pour être davantage vu, « comme l’aurait souhaité Papanov ». Quoiqu’il en soit, et c’est là que toutes ces théories convergent, on dit aussi que tous ne peuvent pas regarder cet épisode, et que ceux qui n’auraient pas du le regarder sont pris par quelque chose. Quand on y réfléchit, peut être bien que c’est comme ça qu’a fini la famille disparue… »


Il laissa la fin de sa phrase flotter, comme si elle appelait à une autre intervention. C’est le garçon qui habitait dans la maison où ils se trouvaient qui rompit le silence.

« Est-ce qu’on sait ce qu’il y a sur l’enregistrement ? Ce qui aurait pu causer tout ça ? »


Le narrateur le regarda dans les yeux silencieusement, sans rien dire. Il était plutôt flippant comme mec, en fin de compte. Certain d’entre eux commençaient à penser qu’ils n’auraient peut être pas du l’inviter, mais ils n’arrivaient plus à se souvenir qui l’avait fait venir, à la base. En fait, ils commençaient même à se demander d’où ils le connaissaient. Tandis que ces pensées envahissaient lentement l’auditoire, il se leva et répondit enfin :


« Le début serait absolument normal, c’est la séquence qu’ils ont tourné du vivant de Papanov, ça se passe dans le désert. Ensuite, ils empruntent un escalier sorti de nulle part et montent jusque dans les nuages, où la poursuite continue. Le plan s’assombrit à mesure qu’ils avancent parce que le temps devient orageux, et le loup crie « Je vais t’avoir, Zayats » au moment où un éclair traverse un nuage et le réduit en cendre. Là, la musique s’arrête, mais le lapin continue à avancer car il ne sait plus où il est, et on voit les nuages noirs autour de lui qui ont des formes distordues, certains prenant la forme de Volk. Au final, les nuages se mettent à rire, c’est toujours la voix de Papanov qu’on entend pour le loup, et un effet d’écho est utilisé pour donner l’impression qu’il vient de partout, le plan dure une minute entière, et ensuite il sort d’un des nuages et attrape le lapin. Il y a un gros plan sur son visage, et parmi les rires on entend la voix de Papanov qui dit « Je t’ai eu, Zayats » avant qu’il ne le dévore. Après la vidéo est censée devenir blanche, afficher les visages de ceux qui ont disparu après l’avoir regardé, puis couper. »


Il sourit de nouveau largement et ajouta :


« Du moins, c’est ce que l’on raconte. »


Les bougies s’éteignirent soudain, la mèche était arrivée au bout. Il était temps de rallumer la lumière. Les quelques instants nécessaires à l’accommodation suffirent pour se rendre compte que le narrateur n’était plus là. Dans la salle d’à côté, un des petits se mit à pleurer en disant que Volk avait mangé Zayats. Tous se regardèrent, affolés, et ils se précipitèrent dans l’autre pièce. Les enfants n’étaient plus là. Lorsque leurs yeux se posèrent sur le téléviseur qui affichait encore l’image de Volk, les babines ensanglantées et un sourire malveillant sur ses lèvres, ils entendirent tous cette même voix, celle qui leur avait conté cette maudite histoire : « Je t’ai eu, Zayats ! »


Last edited by Qalliman on Sun 22 Sep 2013 - 19:03; edited 2 times in total
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Qalliman
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PostPosted: Fri 20 Sep 2013 - 18:42    Post subject: Concours Creepypastique, neuvième édition Reply with quote

                                                                                        TEXTE 4


Beaucoup d'histoires traitant de dessins animé hantés ou je ne sais quoi sont généralement de gros canulars, et les vidéos sont seulement des montages abominables, mais ce dont je vais vous parler, ça n'a rien d'une vulgaire blague. 




      Ça a débuté il y a plusieurs semaines déjà, avec un ami, Jules, on s'amusait à regarder toutes sortes de vidéos bizarres, de dessins animés supposés déclencher un suicide à celui qui la regarde, et toute sorte de conneries qui nous faisaient marrer, et puis un jour, il m'avait envoyé un message sur skype, la dernière discussion.. 




[20:55.41] Julou : Hey Max ! 
[20:55:48] Maxer : Hum ? 
[20:55:57] Julou: J'ai trouvé une vidéo creepy de malade ! 
[20:56:11] Maxer : Envoie le lien oO ! 
[20:56:28] Julou : J'aimerais bien.. Mais j'y arrive pas.. 
[20:56:36] Maxer : Comment ça ? 
[20:56:57] Julou: Bah... C'est bizarre, ça me l'a téléchargée quand j'étais sur un site de Vidéos horrifiques.. 
[21:00:25] Maxer : Ah.. Bah, tu peux pas essayer de l'héberger sur Mediafire ? Ou au pire sur Youtube en privée ? 
[21:00:49] Julou : J'ai essayé.. Mais Youtube ne veut tout simplement pas l'héberger =/ 
[21:01:14] Maxer : C'est-à-dire ? 
[21:01:42] Julou : Après avoir terminé l'upload, la vidéo a été toute de suite supprimée avec comme motif : « Vidéo ne respectant pas les conditions d'utilisation de Youtube :  « contenu choquant ou abusif »». 
[21:01:58] Maxer : Putain... Bah, teste Mediafire, on verra bien. 
[21:02:13] Julfou : Okay.. Je te dis dès que c'est fini. 
[21:02:20] Maxer : D'acc ! 




     C'est à partir de là que c'est devenu étrange, il ne m'a pas renvoyé de messages pendant des jours, et il n'était pas au lycée, il ne répondait ni aux SMS, ni aux appels, et son Skype était toujours déconnecté. 
Je ne pouvais pas aller voir chez lui pour vérifier s'il était toujours là, il habitait à plus de 30 km. 
Au bout de 6 jours d'absences, j'avais presque arrêté d'y penser, je m'inquiétais, mais il savait se prendre en charge tout seul. Son Skype était toujours déconnecté, mais j'avais reçu un message, un message de Jules. 




[20:55.41] Julou : Je n'ai pas réussi, mais de toute façon j'arrête tout, si tu veux prendre le risque tant pis, la vidéo du cartoon s'appelle « Strange.mp4 », bonne chance pour la trouver. 




      J'ai été déçu de ne pas avoir pu lui parler, et je me demandais pourquoi il voulait « tout arrêter ».. 
Je voulais à tout prix savoir ce qu'était « Strange.mp4 », alors j'ai bêtement cherché sur Google toute information la concernant. 




      Après des heures et des heures de recherche, je n'avais rien trouvé. C'est alors que je reçus un message, mais d'une personne que je connaissais pas, qui m'avait envoyé une demande de contact, elle s'appelait « Anonyme », un nom de troll peut-être... M'enfin, elle m'avait juste donné un lien menant à une page internet des plus basiques, sans présentation, avec un fond blanc. 

Juste du texte : 

     « C'est à toi maintenant. » 



     Puis, il entama une discussion sur Skype. 



[18:06:24] Anonyme : Il en avait trop fait, il ne cherchera plus maintenant, tu dois prendre le relais. 
[18:06:35] Maxer : Euh.. Vous êtes qui, au juste ? 
[18:06:48] Anonyme : Un ami, je cherche également ce Cartoon que Jules avait trouvé. 
[18:06:57] Maxer : C'est vous qui avez fait cette page ? 
[18:07:15] Anonyme : C'est exact. Si je l'ai créée c'est car le lien t'as envoyé un spyware, maintenant, tu devras chercher, et rien d'autre, tu ne devras plus partir de chez toi, ou tu en subiras les conséquences. 
[18:07 :36 ] Maxer : Espèce de Fils de... T'as quoi en tête ? Tu veux ta merde de cartoon maudit, cherche-le toi même ! 


      Malgré les menaces de cet enfoiré, je suis allé en cours le lendemain, en lançant un scan anti-virus intégral de mon Pc le matin-même. J'en ai parlé à personne, de toute façon je n'ai pas réellement d'ami à part Jules, ou peut-être « Je n'avais »... Je ne savais plus.. 
Après avoir terminé les cours, je me suis rendu compte que tous mes bus avaient été supprimés en pleine journée, pour cause de dégradations.. Il ne restait qu'un vieux bus que les gens ne prenaient que rarement, il datait de plusieurs années, les sièges étaient inconfortables, et le chauffeur ne me donnait guère confiance, il ne m'a même pas répondu quand je lui ai dis « Bonjour » en entrant, il ne doit pas être du genre bavard.. 




      Après avoir fait un grand détour pour une raison qui m'échappe encore, le bus s'arrêta enfin, en sortant, je jurai avoir eu l'impression que le chauffeur me fixait intensément, mais d'une manière très dérangeante. 
À l'arrêt de bus, un homme distribuait des papiers de campagne de pub d'une manière tellement enthousiaste que je me demandais si il n'avait pas bu trop de Redbull.. 




      Sur le chemin, je voyais les gens faire ce que principalement tout le monde fait, lire un dixième du prospectus et le ranger tout froissé dans une poche, je regardai quand même par curiosité, ce n'était pas une pub, c'était une lettre écrite à la va-vite, par un certains « Anonyme », ça me faisait un peu peur.. 
« Je t'avais dis de ne pas sortir de chez toi.. » 
Je déchirai la feuille et couru jusque chez moi, je fonçai vers mon PC, Le scan avait été interrompu, et il était contrôlé à distance, il écrivait sur Word pour me parler : 
« Maintenant, regarde. » 




      Il ouvrit une page de navigateur, et rentra un lien assez compliqué à retenir, cela menait sur une page vide, avec un lien sur une vidéo apparemment hébergée sur un lecteur russe. 
C'était une dessin animé qui n'avait l'air pas trop ancien, il était en couleur et le son d'assez bonne qualité, il avait un air assez niais, l'ambiance me faisait étrangement penser à celle d'Happy tree friends, une ambiance que je détestais, le cartoon commençait de façon basique, mais c'était bizarre, il était à la première personne, ça donnait une vague impression de réalisme, mais ça donnait aussi le vertige. 




      Au début, cela se passait dans une cuisine où on voyait quelqu'un, enfin, celui dont on avait la vue, se cuisant un steak haché. Il le mit dans une assiette et la lança sur le mur, elle se brisa en mille morceaux, puis il commençait à rire, comme si il venait de faire la blague du siècle. 



      Quelqu'un toqua à la porte de sa maison, c'était un facteur qui avait l'air.. Dépressif, tout en étant normal, et je venais de le remarquer, mais à partir de ce moment, le style graphique se rapprochait de plus en plus à un style réaliste, les personnages étaient grands, et avait l'air d'être des croquis de personnes réels, il lui donna une lettre, puis tira une ficelle qui pendait, il se fis attrapé de suite par une corde et était suspendu par le cou pendu, avant de mourir. Le personnage recommença à rigoler comme tout à l'heure, mais de façon encore plus dérangeante. 




      J'étais vraiment mal à l'aise. C'est alors que le personnage cessa de rire immédiatement, ouvrit la lettre, c'était écrit : « Good bye. ». 
Il cria « My god ! » avec une voix que je croyais reconnaître, il couru en haut des escalier, il cassa une porte en l'ouvrant de force, on voyait une femme pendu ainsi qu'une fille, la vue était abominable, il se rendit au toilette en traînant des pieds et en laissant ses bras tomber, il se regarda devant le miroir, je voulais pas vraiment y croire, ça me ressemblait, enfin, le visage changeait, se métamorphosait.. Il pleurait, ou peut-être « Je pleurais », je ne savais pas quoi penser, il pris un ciseau dans le tiroir et se le planta dans l'oeil sans broncher, il me « regardait » fixement, sans bouger, puis la vidéo se coupa.. 




      Ce qui est étrange, c'est que depuis je suis tombé en dépression, mon ami ne m'a plus donné signe de vie, l'Anonyme n'était plus réapparu.. 



     Je n'ai plus goût à rien, je ne sais pas si c'est tous ces événements récent qui en sont la cause, ou si cette vidéo est vraiment « maudite », mais de toute façon ça ne m'importe plus, un conseil, ne cherchez pas à comprendre cette vidéo, n'en parlez pas à des amis trop curieux, faites-le pour eux, et pour vous.

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Alexray
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PostPosted: Fri 20 Sep 2013 - 18:55    Post subject: Concours Creepypastique, neuvième édition Reply with quote

Ah enfin le moment décisif Very Happy
Je vais quand même lire les pastas, bien qu'étant interdit de vote.
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Neko
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PostPosted: Fri 20 Sep 2013 - 19:01    Post subject: Concours Creepypastique, neuvième édition Reply with quote

Je vais sûrement lire les pasta, quand j'aurais arrêté de geindre parce que je n'aime pas ce que j'ai fait.
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Obsidian
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PostPosted: Sat 21 Sep 2013 - 10:48    Post subject: Concours Creepypastique, neuvième édition Reply with quote

Bon et bien j'ai tout lu, ça a pris un petit moment, mais je ne suis pas déçu. (SPOIL)

 Texte 1 : Très bonne idée, j'ai bien aimé la fin, avec l'hypothèse de l'arrêt de la programmation de Martin Matin.
 Texte 2 : Pas mal, même si j'avoue ne pas avoir saisi quelques passages, j'ai bien aimé.
 Texte 3 : Vraiment bon ! J'aime ce format d'écriture, l'histoire racontée par une personne, puis l'action qui arrive à la fin, les questions qui se posent sur le narrateur etc.

 Texte 4 : Pas mal, mais elle tombe dans le cliché. Dès que je l'ai lue, je savais à quoi m'attendre. Je n'ai eu aucune surprise. Elle est cependant bien racontée, ce qui relève légèrement le niveau.


En conclusion, je vote pour le Texte 3, très bien raconté, histoire bien trouvée etc..., c'est celle qui m'a le plus plu.
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heureux..."
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Tripoda
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PostPosted: Sat 21 Sep 2013 - 11:06    Post subject: Concours Creepypastique, neuvième édition Reply with quote

 Wow... On voit que le thème était difficile. Heureusement, vous avez à peu près tous évité les clichés habituels.
 
 
Le premier: l'idée est très originale et l'écriture d'assez bonne qualité (malgré quelques fautes et répétitions assez énormes). La conclusion est excellente, mais le ton sans doute trop léger... Voyons les autres.
 
Le second: massif, très bien écrit (magré quelques fautes encore... "si j'aurais su j'aurais pas venu!") mais un peu difficile à comprendre. La transition cartoon/réalité est extrêmement floue -ça lui va assez bien, mais elle l'est peut-être un peu trop.
 
Le troisième: très bien référencé, ce qui donne de la vraisemblance. La forme adoptée (récit d'un récit) est relativement loin de l'esprit des pastas, mais pour le reste, c'est fidèle aux piliers du genre, tout en ayant son originalité. Et il n'y a presque pas de fautes!
 
Le quatrième: c'est un cartoon en vue subjective, mais on voit le visage du personnage dont on a la vue? J'aurai sans doute mal compris... N'empêche que ce détail me chiffonne.
 
 
 
Du coup, j'hésite entre l'humour du premier texte et l'aspect plus fouillé du troisième.
Après mûre réflexion, je donne mon vote à celui qui a le moins de fautes! Mes félicitations à Volk.
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Obsidian
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PostPosted: Sat 21 Sep 2013 - 11:08    Post subject: Concours Creepypastique, neuvième édition Reply with quote

Tripo, pour la 4, on voit comme si on était le personnage, et il se regarde dans le miroir "il se regarda devant le miroir". C'est pour ça qu'on voit son visage.
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Tripoda
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PostPosted: Sat 21 Sep 2013 - 11:26    Post subject: Concours Creepypastique, neuvième édition Reply with quote

 Ok! J'avais les yeux qui brûlent en même temps...
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Alexray
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PostPosted: Sat 21 Sep 2013 - 11:47    Post subject: Concours Creepypastique, neuvième édition Reply with quote

La belle affaire Very Happy
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Nigiel
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PostPosted: Sat 21 Sep 2013 - 16:24    Post subject: Concours Creepypastique, neuvième édition Reply with quote

LA 1
ou la 2
ou bien la 3
et y a aussi la 4
PUTAIN 


EDIT : 


Bon je penche plus pour la 3 car c'est PAS dans un pays comme l’Amérique ou l’Europe et c'est le seul détail qui a fait que j'ai voter pour ça




(ET J'EMMERDE LES RAGEUX QUI DISENT QUE C'EST DÉBILE ) 
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