Creepypasta from the Crypt Forum Index
 
 
 
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Une odeur de désinfectant

 
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Vixon
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PostPosted: Sun 17 Aug 2014 - 22:55    Post subject: Une odeur de désinfectant Reply with quote

Une odeur de désinfectant

 Ce soir de Juillet, Evan était assis sur sa chaise peu confortable, le dos courbé face à son bureau où trônait son ordinateur portable. C'était une nuit fraîche pour la saison, derrière un torrent de pluie s'abattait sur la petite ville où il habitait. Evan avait froid, très froid. Il se balançait d'avant en arrière, serrant ses jambes nues entre elles, le regard fixé sur son écran. Sur ce dernier s'affichait en lettres capitales sur une page "Meet the love of your life".


Le jeune homme tout juste âgé d'une vingtaine d'années cliqué sur les lettres roses, qui le mena à une autre page. Mais aucun nom n'apparaissait, personne n'avait visité son profil. Personne. Une violente solitude s'abattit sur lit, tel un couteau qu'on remuait à un rythme soutenu dans son dos. Des larmes brouillèrent sa vue, comme chaque soir qu'il vérifiait que quelqu'un lui avait envoyé un message. Personne n'avait jamais voulu de lui. Enfant, sa mère avait du s'occuper seule de cet enfant perturbé après avoir vu son père se pendre devant ses propres yeux de gamins de 7 ans. Depuis, sa mère se doutait que quelque chose avant changé chez lui. Elle non plus n'était plus la même. Le petit Evan ne la voyait que rarement quand elle rentrait le soir vers des heures bien trop tardives pour une mère devant s'occuper de son enfant en échec scolaire. Et quand elle revenait, c'était accompagnée d'un homme différent chaque semaine ou d'une tenace odeur de désinfectant. Une haleine de désinfectant qui envahissait tout l'appartement et se glisser sous sa peau, s'infiltrait en lui en refaisant surgir ses souvenirs les plus sombres. Toujours cette odeur.


Evan frissonna à cette idée. Les larmes continuaient de rouler sur ses joues émaciées dont l'intérieur était mordu et sanglant des coups frénétiques de ses dents. Il ne distinguait presque plus son écran. Tout à coup, un son inhabituel parvint de son ordinateur. Une nouvelle fenêtre de discussion s'ouvrit. Evan arrêta de respirer, pris alors de violents tremblements. On venait de lui parler, oui, il n'était pas fou. S'essuyant les yeux d'un revers de main, il se pencha vers l'écran pour mieux voir. Sur celui-ci s'affichait en petites lettres noires "Hey, Evan. Ravie de faire ta connaissance". Au dessus apparut la photo de son interlocutrice, une fille brune, du même âge que lui, aux longs cheveux noirs qui barraient son front. Un sourire presque nerveux tordit le visage d'Evan. Le nom de Jessie Sweetie s'affichait en dessous de la photo. Jessie voulait lui parler. Oui ! Lui parler à lui, à Evan, et à personne d'autre. Le jeune homme jubila presque, rompant le silence de mort de sa petite chambre vétuste. Il sentait le regard de Jessie sonder son regard à travers l'écran, lui enlever le poids de son enfance de ses épaules et le couver du regard. Encore tremblant, il commença à taper sur son clavier d'un geste mal assuré...


"Bonsoir Jessie. Comment vas-tu ?
-Très bien, merci. Tu sais, je t'ai cherché depuis longtemps."
Le coeur d'Evan s'affola brutalement, trop même, et manqua un battement. Un autre son jubilatoire sortit nerveusement de sa gorge. Sans se poser des question, il continua à écrire.
"Comment ça ?
-Tu es celui qui me fallait. Depuis toujours."


Lui, oui, rien que lui. Obnubilé par sa photo, il demeura immobile, troublé par la beauté de Jessie. Ses traits fins et ciselés, son nez droit, ses yeux en formes d'amande. Noirs comme la nuit. Et surtout, cette bouche finement dessinée qui n'en finissait plus de le faire gémir d'excitation. Une excitation presque morbide qui martelait ses tempes et résonnait dans tout son corps. Affamé. Il n'avait jamais connu de femme, jamais touché ou sondé le regard d'une fille. Il savait que son jour viendrait, qu'une fille se rendrait compte de sa beauté et de sa détresses intérieures et viendrait lui offrir l'amour dont il avait besoin. Non, ce n'était pas un besoin, c'était quelque chose de vital qui lui manquait, et empoisonnait son être entier. Comme cette odeur de désinfectant. Cette foutue odeur de désinfectant. Tout à coup, un autre message apparut sur l'écran :


"Je ne peux plus attendre, rencontrons-nous ce soir, dans 1h au parc de la ville."
Fébrile, Evan se planta ses ongles dans le bras pour se persuader qu'il ne rêvait pas. La morsure de la douleur lui affirma qu'il était bien là, et qu'il allait rencontrer Jessie.
"Je t'attendrai à l'entrée." fut le dernier message de Jessie avant qu'elle ne se déconnecte.


Le jeune homme plongeait en un état d'euphorie délicieusement dangereux. En mois de trois minutes, son humeur avait basculé de la dépression à une jubilation perverse qu'il ne pouvait freiner. Son corps continuait de se balancer d'avant en arrière. Sans plus tarder, il enfila le seul t-shirt à peu près décent gisant sur le sol sale de sa chambre et son seul pantalon. Il passa devant le miroir de l'entrée et se fixa une dernière fois avant de partir. Petit déjà, il devinait la répulsion que sa mère ressentait à l'égard de son petit garçon laid, qui n'avait jamais eu d'ami, avait vu son père s'attacher le cou à une corde, et cassait les miroirs qu'il rencontrait. Il ne supportait pas les miroirs, il les détestait, ils étaient tous son ennemi. Ce reflet. Le dégoût à peine caché dans le regard de sa mère. Cette culpabilité insoutenable mêlé à la tristesse et à l'ivresse de son regard. Et toujours, cette putain d'odeur de désinfectant. Il rompit le contact visuel avec son reflet et sortit en claquant la porte.


La pluie s'infiltrait dans son t-shirt et plaquait ses cheveux sales sur son trop grand front. L'averse ne faisait que commencer, ni la lune ni aucun astre n'était visible dans le ciel. Le silence régnait en maître en cette nuit pluvieuse. Il courut presque, haletant d'excitation, essayant en vain de calmer les battements trop rapides et précipités de son coeur surexcité. Enfin, il arrive devant la pancarte annonçant le parc. Dans la nuit à peine percé de la lumière de quelques lampadaires solitaires, les arbres se dressaient tels d'énormes géants immobiles menaçant de happer Evan. Il sentait une présence derrière lui, lourde et dérangeante. Étouffant un cri hystérique, il se retourna précipitamment. Pour rencontrer le vide. Il s'avança devant l'entrée du parc et attendit l'arrivée de sa Jessie. Oui, Sa Jessie. A lui. Il frottait ses mains l'une contre l'autre, tapait du pied, et ne pouvait s'empêcher de se balancer d'avant en arrière. Il attendit. Longtemps. Des heures peut-être, il ne se souvenait plus. Soudain, il sentit le ciel commençait à s'éclaircir, virant dans des teintes violettes et d'un bleu moins profond. Ses mains étaient douloureuses à force de se frotter. Il allait devenir fou, craquer, et mourir en empestant de cette odeur de désinfectant. Son cri résonna dans le petit matin, échoué dans sa solitude. Il hurla sa rage, son incompréhension, et toute sa solitude. Il arracha les branches des arbres, se fouetta les jambes jusqu'au sang, oubliant sa douleur. Il se cogna, encore et encore, la tête contre le poteau soutenant la pancarte du parc. Il sentait un liquide chaud et dense couler de sa tête, sur son nez, jusqu'à rencontrer ses lèvres. Il se cogna, encore et encore, déversant sa rage dans ce fichu poteau. Sentait-il lui aussi l'odeur du désinfectant ?


Tout à coup, quelque chose de léger effleura son épaule. Toute sa rage apaisa en un instant. Il se retourna, le visage maculé de sang, un sourire d'aliéné aux lèvres. Et là, il la vit. Sa Jessie. Splendide, calme, rayonnante, comme sorti du soleil pointant ses rayons dans le crépuscule. Son visage était livide, presque translucide à faire paraître ses réseaux veineux. Il n'avait jamais vu de yeux aussi sombre, comme s'il allait se noyer dedans. Elle s'avança, telle une figure idyllique qu'il ne saurait toucher de ses mains poisseuses de sang et brisées. Et pourtant, contre toute attente, elle l'embrassa. Il n'oublia jamais ce goût de sang.




Une nouvelle vie commença, Jessie à ses côtés. Durant l'instant de leur premier baiser et de leur retour à pied chez Evan, ce dernier imaginait une longue et paisible vie à deux, coupés du monde, où ils s'aimeraient comme à leur première rencontre, encore et encore. Où il n'aurait plus peur des miroirs et de l'odeur du désinfectant. Or, il se trompait. Tout bascula la nuit suivante, aux côtés de Jessie. Il la sentait, contre elle, collée, son souffle étrangement froid contre sa nuque lui renvoyant des frissons à chaque terminaison nerveuse. Il la rendait fou, fou d'hystérie. Ce soir là, il ferma les yeux en imaginant mille possibilités sur leur vie prochaine.


Quelques heures plus tard, Evan se réveilla en sursaut, le front ruisselant du sueur. Son coeur battait à tout rompre, son souffle saccadé était incontrôlable. Il était en proie à une crise de panique insoutenable. Il tâtonna furieusement la place du lit à côté de lui et n'y trouva personne. Cela le rendit fou. Il se leva brusquement et commença à hurler, oppressé par ce foutu miroir qui l'observait et cette permanente odeur...Toujours, collée, là, sous le tapis...Il perdit connaissance et tomba sur celui-ci.


Il se réveilla en sursaut à cause du froid glacial qui l'étreignait tel un étau. Devant lui, le ciel était noir, d'un noir profond où aucune étoile ne pouvait encore percer le ciel...Il se releva prestement et retomba immédiatement. Son genou l'élançait comme si on y avait plongé un couteau furieusement. Son hurlement déchira la nuit noire d'encre. Retroussant son pantalon, il découvrit une profonde entaille à l'endroit précis où s'emboîtaient ses deux os. Il faillit vomir devant un tel spectacle. La peau était retroussée en une plaie béante montrant un bout blanc...D'os. Il suffoqua presque devant un tel spectacle, sentant le liquide chaud couler sur sa cuisse jusqu'à sa cheville. La douleur était insoutenable, il aurait préféré se regarder dans des milliers de miroirs plutôt que de ressentir cela. Soudain, une silhouette furtive bougea devant lui. Levant ses yeux peu à peu accoutumés à la pénombre ambiante, il se figea devant le visage qu'il rencontra. Jessie. Sa belle Jessie. Un sourire morbide barrait son beau visage, lui donnant une expression tout sauf humaine. Un rire d'aliéné s'échappait de sa gorge tandis qu'elle levait frénétiquement son bras pour l'abaisser en bruit de chair déchirée dans ce qui semblait être...être...un corps. Evan crut mourir devant un tel spectacle. Jessie levait et abaissait avec un amour brûlant un couteau qu'elle plantait à répétition dans le corps d'un humain. Elle semblait jouir, hurler littéralement de plaisir au fur et à mesure que le sang giclait. Evan voulut crier, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Seul dans sa tête résonnait le cri insensé de jubilation de Jessie...Avant de s'évanouir, il se vit dans le reflet de la lame que tenait Jessie. Ce qu'il vit lui fit perdre connaissance une seconde fois.


Evan fut réveillé par un bruit de klaxon, tout ce qui avait de plus normal un jour de semaine dans sa ville. Ses yeux s'ouvrirent progressivement à mesure qu'il sentait la lumière derrière ses paupières. Son esprit était brumeux, il savait que sa nuit avait agité. Mais par quoi ? Il se releva avec une difficulté à cause d'une douleur qui l'élançait au genou. Que lui était-il arrivé..? Jessie ? Où était Jessie ? Ses yeux s'ouvrirent grand, enfin conscients de la disparition de Jessie dans la nuit, et se posèrent avec affolement sur le lit pour découvrir...Une Jessie paisiblement endormie. Son coeur se calma directement. Le jeune homme se leva et se dirigea vers la salle de bain au fond du couloir, tout en évitant ces fichus miroirs accrochés au mur, fixés, ancrés dedans...Il aurait voulu tous les casser. Rentrant dans la salle de bain, il s'aspergea le visage d'eau pour essayer de se remémorer ce qui s'était passé et d'où provenait sa douleur. A la lumière de la salle de bain, il examina sa blessure. L'entaille était profonde, trop profonde, il faillit tourner de l'oeil en voyant la blessure. Et là, au milieu, le bout d'os.


Tout lui revint précipitamment en mémoire. Il faillit vomir ses tripes dans le lavabo blanc. Un long hurlement brisa le calme matinal. Levant ses yeux brusquement, il rencontra sa tête maladive dans le miroir lui faisant face. De lourdes cernes noirs encerclaient ses yeux injectés de sang. Il cria. Encore. Sa bouche se déforma en ce même sourire immonde involontaire qu'avait eu Jessie quand elle transperçait le corps humain sous sa lame trop aiguisée... Evan hurla et s'arracha une touffe de cheveux. Jessie avait tué quelqu'un. Ou était-ce lui, sous ce même sourire ?


Soudain, une Jessie apeurée ouvrit grand la porte de la salle de bain. Elle se précipita vers Evan en voyant son entaille au genou mais il la repoussa violemment. Sa tête alla cogner le bord de la baignoire, mais elle se releva l'instant d'après et serra un Evan terrifié dans ses bras.
"Evan ?! Que se passe-t-il ? Qu'as-tu ? Réponds-moi, tu me fais peur !"
Il lut dans le visage de sa bien-aimée une profonde inquiétude qui barrait son front de plis. Des larmes coulèrent toutes seules sur ses joues de soulagement, en voyant que sa Jessie était là, et non pas à couper des membres humains. Ce n'était qu'un mauvais rêve, juste un cauchemar...Alors comment expliquer cette entaille ? Et ce sang, tout ce sang, et encore ce sang, sur ses mains ?
"Je l'ai tué, je l'ai tué, je l'ai tué, je l'ai tué..."
Evan continua à répéter ces mots en se balançant d'avant en arrière, en retrouvant dans le reflet le visage du meurtrier, celui qu'il avait planté, encore et encore, cette lame dans ce corps. Celui qu'il avait entraperçu dans le reflet de cette lame.


Jessie essaya de redonner raison à Evan, en prenant son visage dans ses deux mains pâles, en essayant de sonder son regard. Le jeune homme capta enfin le regard redevenu calme de sa bien-aimée. Alors, il se laissa aller contre elle et pleura comme il n'avait jamais pleuré ! La journée passa, Evant toujours hanté par ses mains maculées de sang et la lame flamboyante détaillée dans ses souvenirs. Dans l'après-midi, Jessie alluma la minuscule télévision présente dans la chambre d'Evan pour rompre le silence pesant. Parfois, elle lui lançait des regards qu'il ne pouvait ignorer, et le temps d'un instant il s'horripilait à avoir pensé un instant que Jessie était le meurtrier. Il l'était, seulement lui. Soudain, en relevant la tête, il vit aux infos l'annonce d'un meurtre commis cette nuit non loin d'ici, et que le meurtrier était activement recherché. Il ne parla plus le reste de l'après-midi, se renfermant dans son mutisme maladif, à se se balancer d'avant en arrière.


Ce soir là, Evan ne trouva pas du tout le sommeil. Malgré l'étreinte chaude et rassurante de Jessie, il continuait doucement à se frotter les mains jusqu'à qu'ils ne les sentent plus. Un moment, ses yeux se fermèrent le temps d'un instant, bien trop épuisés après deux nuits agitées. La minute d'après, il fut tout de suite réveillé par un bruit visqueux et une odeur poisseuse qu'il lui rappelait la nuit précédente et le sang qu'il avait fait couler. Il se leva et courut jusqu'aux bruits qui lui étaient parvenus. Encore une fois, il ne découvrit non pas les murs de chez lui, mais une ruelle mal éclairée aux pavés de taille irrégulière. Il aurait préféré se pendre au lampadaire plutôt que de voir ce qui se passait sous ses yeux. La même silhouette que l'autre nuit. Le même éclat, la même lame. Le sang recouvrait le sol foncé, la scène à peine éclairée par le lampadaire trop éloigné pour révéler l'identité du meurtrier. Il courut, son genou toujours ensanglantée vers le meurtrier décapitant lentement sa victime qui émettait encore quelques gargarismes d'agonie. Et là, il le vit. Ce sourire. Toujours. Son sourire immonde. Il hurla, essayant de défendre la victime déjà aux bords de la mort, mais le meurtrier ne lui en laissa pas le temps. Il planta avec un plaisir vicieux sa lame dans l'entaille déjà assez profonde d'Evan et retourna son couteau en faisant un tour complet dans la chair du jeune homme. Celui-ci s'effondra en sentant la lame transpercer de long en large son genou, jusqu'à l'autre extrémité. Quelque chose se brisa dans son genou en un craquèlement bien distinct qui lui fit tourner de l'oeil. Avant de tomber, il aperçut de longs cheveux bruns flottaient derrière la silhouette du meurtrier, les mêmes cheveux que...Il sombra, la tête tombant sur ces pavés recouverts du sang encore chaud de la victime décapitée.


Le lendemain, Evan se réveilla dans son lit, sentant la douce chaleur de Jessie à ses côtés. Il se jeta sur elle, fou à lier, en lui tordant le cou de ses deux mains encore ce jour-là maculé de sang. La pauvre Jessie ouvrit ses grands yeux bruns en sentant l'étau se refermer sur sa gorge. Evan hurlait à n'en plus finir, à s'exploser les cordes vocales, à mourir noyé de son propre sang, empoisonné par ses visions, ces visions où son genou était déboîté et détruit, où la tête de la victime roulait sur ces pavés irréguliers. Jessie essaya de se défendre en vain, le visage rouge coupé de circulations sanguines. A ce moment, le temps s'arrêta, et c'est là qu'Evan sortit la longue lame de sa poche encore dégoulinante de sang tiède. Il planta furieusement le corps tout entier Jessie en martelant d'une voix inhumaine "Tu l'as tué, tu l'as tué, tu l'as, tu l'as tué, tu les as tous tués !". La pauvre essaya d'émettre un son, mais seul le sang sortait à flot de sa bouche, tandis que ses yeux se révulsaient peu à peu. Il la planta, encore et encore, jusqu'à que son ventre ne forme plus qu'une bouillie de sang mêlée à de la chair découpée. Il ferma les yeux un instant, puis les rouvrit.


Et là, à la place de la tête de Jessie morte, il vit sa propre tête, du sang sortant de sa propre bouche. Il voulut crier, mais seul du sang dégoulina de ses lèvres. Il tourna la tête vers le miroir accroché au mur, et là, il la vit, non, ce n'etait pas Jessie, c'était ... C'était lui, son corps qui gisait, le ventre mutilé, le visage méconnaissable. Ses yeux d'aliénés étaient vides, vides de vie, voilés par la mort. Et devant, sa Jessie, le poignardant une dernière fois dans le crâne. Son sourire immonde collé aux lèvres, dans ce miroir. 
Jessie se pencha vert lui, lui chuchote "Ta folie t'as tué Evan".

Il clignait des yeux pour la dernière fois et regarde vers le miroir, il n'y avait pas de Jessie, il n'y en a jamais eu, juste son corps tué par sa solitude et dans son dernier souffle, il distingua une dernière chose qu'il avait oublié... une odeur de désinfectant...
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PostPosted: Sun 17 Aug 2014 - 22:55    Post subject: Publicité

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Tripoda
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PostPosted: Wed 20 Aug 2014 - 10:18    Post subject: Une odeur de désinfectant Reply with quote

cohérence histoire: Plutôt ok. Cela dit, je trouve ce détail de l'odeur de désinfectant étrangement superflu. Il ne fait jamais vraiment partie de l'histoire.

cohérence actions: Plutôt ok. Mais je comprends décidément pas pourquoi les djeuns donnent spontanément des prénoms anglo-saxons à leurs personnages. Ça ne les rend pas plus cool, vous savez.

sentiment éveillé: "il écrit plutôt pas mal mais il devrait mieux se relire par endroits." C'est ce que je me suis dit. À aucun moment, je n'ai su perdre de vue que je lisais une œuvre de fiction. C'est un gros problème.

vraisemblance transmission: il n'y a pas l'ombre d'une possibilité de transmission là-dedans, c'est une pure nouvelle littéraire et c'est pleinement assumé comme tel...

style: ...ce qui veut dire que le style employé est, sauf ton respect, complètement à côté de la plaque. C'est "beau", c'est "soigné", mais à aucun moment on ne peut se demander "c'est vrai ou pas?". En résumé c'est vraiment très loin d'être une creepypasta.

lisibilité: RAS

intérêt: C'est une histoire plutôt sympa et émouvante, assez bien construite, même si personnellement je trouve les sentiments un peu forcés. Mais t'as fait il me semble un gros HS. Ce n'est pas parce que le personnage tue des gens que ça peut porter le nom de pasta.




Verdict: il y a des tas d'autres endroits sur les internets où ton œuvre pourra être appréciée à sa juste valeur. Ici, pour moi, c'est non.
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Vixon
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PostPosted: Wed 20 Aug 2014 - 16:17    Post subject: Une odeur de désinfectant Reply with quote

" C'est une histoire plutôt sympa et émouvante, assez bien construite, même si personnellement je trouve les sentiments un peu forcés. Mais t'as fait il me semble un gros HS. Ce n'est pas parce que le personnage tue des gens que ça peut porter le nom de pasta." 

Il ne tue personne en l’occurrence, a part lui meme
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Tabbender
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Masculin Cancer (21juin-23juil) 羊 Chèvre

PostPosted: Wed 20 Aug 2014 - 16:55    Post subject: Une odeur de désinfectant Reply with quote

-cohérence/vraisemblance de l'histoire : Ca va, c'est un peu louche mais bon, on suit un fou donc...

-cohérence des actions du ou des personnages : Idem

-sentiment éveillé chez le lecteur : Ca fait pas vraiment peur mais on a envie de connaître la suite quand même, c'est assez bien fait je trouve.

-vraisemblance du moyen de transmission de l'histoire : Là par contre...

-style d'écriture : Ok

-lisibilité du texte : Ca va, même si y'a pas mal de fautes au début.

-intérêt de l'histoire : C'est pas mal mais j'ai pas bien compris le rôle de l'odeur de désinfectant, tu en parles pendant tout le texte mais j'ai l'impression que c'est plus un détail sans importance ni lien avec l'histoire...


Globalement c'est pas mal, même si c'est vrai que le problème que soulève Tripo est juste : ça fait pas peur.
Perso je suis plutôt pour la publication, car si on devait bloquer tout ce qui fait pas peur le blog serait pas très rempli ( ), mais pense quand même à soulever l'aspect horrifique si tu modifies le texte.
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You cannot grasp the true form of my Mastersword ! My life for Hyrule !





Le Tabbender's Challenge, vaincu une seule fois depuis 2014 (GG à The Dude ).
http://www.creepypastafromthecrypt.com/t3099-Tabbender-s-Challenge.htm
495 graze it easy m⑨


ティト・ディック「ディックマン」、赤ちゃん!
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Darklapin
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PostPosted: Wed 20 Aug 2014 - 23:23    Post subject: Une odeur de désinfectant Reply with quote

"c'est l'histoire d'une patate... une patate triste... elle vivait au millieux des autres patates de son sac, et pourtant elle était seule. si seule... aucune autre patate ne voulait lui parler. Elle se montrait gentille... attirante... mais aucune patate ne voulait d'elle. alors, après des années de solitude et de tristesse, la patate arrêta de chercher, et décida d'observer les autres patates entre elles. elle les observa longuement, en détail. jusqu’à connaitre chacune d'elle par coeur. chaque morceau, chaque forme, chaque caractère... et elle se rendit compte qu'en fait, elle ne les aimait pas. elle n'aimait pas les patates. en fait elle haïssait les patates. elle avait été triste toute sa vie à causes d'elles, alors qu'en fait elles ne valent rien. haïr... haine... oui, de la haine contre toute les patates. une haine noir, brûlante, dévorante. sombre. Une haine d'être elle même une patate. alors elle prit un masque de carrotte, un seleri-rémoulade dans une main, et se tourna vers le reste du sac:
- maintenant je suis prete. j'ai souffert pour vous, à vous de souffir"


CECI N'EST PAS UNE PASTA...      MERCI !!








edit:  Bienvenue dans le forum de CREEPYpasta le moins couillu du monde.
Quote:
 Perso je suis plutôt pour la publication, car si on devait bloquer tout ce qui fait pas peur le blog serait pas très rempli ( 
 ), mais pense quand même à soulever l'aspect horrifique si tu modifies le texte.

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"Quand on veut écrire sur les femmes, il faut tremper sa plume dans l'arc-en-ciel et secouer sur sa ligne la poussière des ailes du papillon." - Denis Diderot

"la maturité de l'homme, c'est d'avoir retrouvé le serieux qu'on avait au jeu quand on était enfant" - Nietzsche
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Magnosa
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PostPosted: Wed 20 Aug 2014 - 23:41    Post subject: Une odeur de désinfectant Reply with quote

Tabb, on ne bloque pas ce qui ne fait pas peur, on bloque ce qui est hors-sujet, les nouvelles le sont, on l'a suffisamment répété. Inutile de tergiverser davantage.
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Celui qui trouvera en lui-même assez de patience et de courage pour scruter toute sa vie les ténèbres sera le premier à y apercevoir un éclat de lumière.




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PostPosted: Sat 23 Aug 2014 - 02:37    Post subject: Une odeur de désinfectant Reply with quote

Cohérence de l'histoire: j'ai pas tout saisi, il y avait des moments où je ne comprenais pas, j'ai eu l'impression qu'on sautait du coq à l'âne.

Cohérence des actions: encore là, c'était flou, mais comme Tabbender l'a dit, on fait affaires à un mongol, donc c'est logique que ce soit flou (j'imagine, du moins...).

Sentiment éveillé chez le lecteur: pas grand chose à part une pointe de dégoût lors de la description du genou démantelé.

Vraisemblance du moyen de transmission de l'histoire: ...pouet.

Style d'écriture: j'aime bien ton style et ton vocabulaire rendrait jaloux plus d'un Very Happy

Lisibilité du texte: quelques fautes au premier paragraphe. J'imagine que ce n'est que des fautes de frappe, ça arrive à tout le monde.

Intérêt de l'histoire: bof, j'ai pas aimé vraiment... J'ai pas embarqué, mais cette pasta a quand même du potentiel.

Je déteste dire cela, mais c'est un non pour moi. Je sais que ça a du te prendre du temps pour pondre cette pasta, mais je n'ai pas embarqué. Par contre, j'y voit du potentiel. Tu pourrais peut-être essayer de changer quelques détails et peut-être avoir plus de succès Very Happy
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suicune21
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PostPosted: Sat 23 Aug 2014 - 11:15    Post subject: Une odeur de désinfectant Reply with quote

j'ai pas trop d'avis car j'ai pas lu en entier (non ce n'est pas de la peur)mais pour moi y'a qu'une explication au fait qu'il sent l'odeur partout: il se lave jamais  :trollface:
je dirait contre
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Tripoda
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PostPosted: Sat 23 Aug 2014 - 11:21    Post subject: Une odeur de désinfectant Reply with quote

N'oubliez pas de développer votre avis avec au minimum les critères standard, sans quoi votre vote n'est pas pris en compte.
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Darklapin
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PostPosted: Sun 24 Aug 2014 - 00:48    Post subject: Une odeur de désinfectant Reply with quote

il faut que je refasse un exemple de creepypatate ?
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Tripoda
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PostPosted: Sun 24 Aug 2014 - 10:45    Post subject: Une odeur de désinfectant Reply with quote

Non, pour toi c'est bon puisque tu contredis un des critères (et pas des moindres). Mais quelle violence...
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Jiszero
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Masculin Taureau (20avr-20mai)

PostPosted: Sun 24 Aug 2014 - 10:51    Post subject: Une odeur de désinfectant Reply with quote

Ça ira Lapin (en tous cas si tu peux m'en envoyer une en MP, ce serait pas de refus )

Donc:

Cohérence de l'histoire: Pas de problème
Cohérence des actions du personnage: C'est plus un sociopathe un peu con qu'un véritable fou, m'enfin...
Sentiment éveillé: Aucun, désolé mais c'est plus une œuvre psychologique qu'un texte horrifique
Vraisemblance du moyen de transmission: Voilà voilà
Style: C'est pas une creepypasta en soit, rien ne va, que ce soit la narration, le sujet et j'en passe
Lisibilité: Quelques fautes (j'ai parfois eu l'impression que tu écrivait en T9 car certains mots sont complètement changés par d'autres, je donnerais un exemple plus bas)
Intérêt: Sachant que ce n'est pas une creepypasta, je n'en voit pas pour ce site (ou blog, niquez vous) mais c'est probablement publiable sur d'autres sites (ou blogs, niquez vous) d'écriture
Vixon wrote:

Une violente solitude s'abattit sur lit

J’espère qu'il a des lattes solides...

Bref je suis CONTRE
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De l'humour ? Une belle mise en page ? Une utilité ? Ce qu'il faut pas entendre, j'vous jure... www.creepypastafromthecrypt.com/t2635-Le-Tripoda-Banned.htm

"Vziouuu boum boum vziou zla wooiiiinnngggg"
-Ratatat-


Les pasta ça va ça vient c'est comme l'argent faut pas s'en faire et mon cul, les pasta ça va et ça vient et ça revient pas comme ça bien sûr qui faut s'en faire


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Magnosa
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Masculin Lion (24juil-23aoû) 猪 Cochon

PostPosted: Sun 24 Aug 2014 - 12:00    Post subject: Une odeur de désinfectant Reply with quote

Je la déplace dans les rejetées. Faudrait vraiment qu'on demande à Teru et Vidar de se booster un peu pour leur site, ils passent à côté de quelques bons textes à glander comme ils font.
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Celui qui trouvera en lui-même assez de patience et de courage pour scruter toute sa vie les ténèbres sera le premier à y apercevoir un éclat de lumière.




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