Creepypasta from the Crypt Forum Index
 
 
 
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[C] Lalaloopsies

 
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Yggdarsil
Cryptien
Cryptien

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Joined: 29 Mar 2015
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PostPosted: Wed 22 Apr 2015 - 21:22    Post subject: [C] Lalaloopsies Reply with quote

(Il s'agit d'une ancienne creepy postée à l'origine sur Encre-Nocturne. Je comptais la réécrire, mais la tâche s'avère ardue)


Durant cet été, il m'a été donné de rencontrer une gamine qui était accroc à des poupées bizarres, des fillettes en plastique avec une tête de chibi et des yeux composés de boutons. Ce dernier point m'avait fait faire une grimace, ce qui m'avait valu quelques reproches de sa part.


En rentrant chez moi, je me suis demandé quelle était la société qui avait eu l'idée de faire jaillir ces horreurs. Ayant appris entre temps que ces espèces de jouets s'appelaient très élégamment « Lalaloopsy » (je doute que l'on puisse trouver plus niais), j'ai tapé ce nom dans la barre de recherche.

Le wiki expliquait que c'est MGA Entertainment qui est responsable de ce carnage. Le nom original, rapidement changé : Bitty Buttons. Autrement dit, les boutons devaient être mis en valeur, mais on a hésité et changé à peine trop tard. Le CEO (aucune idée de ce que c'est) de la marque explique : "Bitty Buttons a été créé pour apprendre aux enfants que chacun est unique, à sa propre façon. La nouvelle marque affiche l'idée que les vieilles choses peuvent devenir nouvelles à nouveau, tout peut être réutilisé et rien ne doit jamais se perdre."


D'après la compagnie, les poupées étaient "confectionnées pour encourager l'imagination des enfants et leur créativité" et "pour enseigner des leçons importantes de la vie, comme la diversité, l'individualité, et l'idée que tout sert à une seconde vie."

Bref, le discours banal du marketing pour justifier qu'on veut simplement se faire du pognon.
Tout de même intrigué par la dernière phrase, j'ai cherché le nom de l'orateur (Isaac Larian) sur internet.

N'ayant rien d'autre à faire, j'ai farfouillé un peu dans chaque O de Google pour tomber sur des images d'Isaac Newton, la biographie de Rousseau, ou un tableau de Bach. Pour voir jusqu'où on pouvait aller, j'ai regardé la 20ème page, la 30ème. À la 45ème page, un seul résultat s'affichait, en anglais : « My first website. Isaac Larian ». J'ai ouvert le lien dans un nouvel onglet. Juste après, le résultat a disparu, et d'autres sont apparus.


Je suis allé voir en bas de la page : un avertissement s'affichait, près du 44ème O de Google sélectionné : « Afin d'afficher les résultats les plus pertinents, nous avons omis quelques entrées qui sont très similaires aux 443 entrées actuelles. Si vous le souhaitez, vous pouvez relancer la recherche pour inclure les résultats omis. » Trop tard, juste à côté, la page était déjà chargée.


Un fond violet, un titre en bleu : My first website, souligné d'un sous-titre rouge : Issac Larian.
Le premier site d'un business man ? Pourtant il devait avoir autour de 59 ans, soit bien 46 ans au moment où il avait créé ce site, comme l'attestait le « June 2000 » en italique, en haut à droite.


Apparemment, le site faisait office de cours de business, je traduis :

« Je m'appelle Isaac Larian. À mes heures perdues, je fais de l'informatique sur internet. Ce domaine étant un peu émergeant, je tiens à féliciter celui qui aura trouvé cette page, et pour l'en récompenser, il pourra lire tout ce que j'y écris. Tout. »

S'ensuivaient des lignes sur la fondation d'une entreprise, la maîtrise durant un déficit, et l'image de marque s'apparentant à une « spécialité ». Bref, rien de vraiment intéressant. En descendant la page, on voyait qu'il racontait ses journées en mettant des exemples : « J'ai licencié un homme, dites-vous que ce n'est pas un crime. Les procédures ont suivi et il n'a pas réagi : c'est donc un acte juste, qui sauve l'entreprise et des milliers d'employés. » En fin de compte, c'était pratiquement nul.

Mais la page était très longue, et Isaac commençait à raconter de plus en plus sa vie banale : « Un nettoyage de printemps, m'a dit mon voisin, c'est comme gérer une petite entreprise mais on est le seul ouvrier, ainsi on visualise mieux les conditions... »


Un passage, en milieu de page, a attiré mon attention :

« Cette page est perdue dans l'immensité de l'internet en pleine expansion. Personne ne va tomber dessus. Alors autant tout dire. Je suis âgé, j'ai 46 ans, et je souffre de troubles psychologiques suite à un événement qui m'a choqué pendant mon enfance. J'ai souffert d'hallucinations auditives et de schizophrénie. Mon psy m'a demandé de tout lâcher, de tout écrire, de faire sortir tout ce qui me troublait. Alors je le fais, pas devant lui, mais je le fais. Pourtant je ne me sens pas mieux. Encore plus mal d'ailleurs. Mais je sens que je ne peux plus m'arrêter. Voici ce qui m'a le plus tracassé de toute ma vie. Je n'ai pas à faire remonter ce souvenir, car il est tout le temps là. Quand je suis seul, quand je suis avec quelqu'un, quand je dors, quand je fais la fête. Il reste et ne s'en va jamais. Alors j'essaye de le cacher. C'est comme cacher un écran de cinéma avec un mouchoir, mais c'est déjà mettre un obstacle. Mais là, je vais simplement enlever le petit mouchoir, et tout raconter.

Je suis Iranien. Durant mon enfance en Iran, je vivais dans une famille peu connectée au monde, et par conséquent assez restringente. Mes parents passaient leur temps à pendre leurs tympans près de la radio pour écouter l'actualité sur la guerre. Je m'ennuyais à longueur de journée. On pouvait se balader dans le village, mais pas au-delà. Jamais la nuit, au coucher, ou bien au lever du soleil.


Pourtant un jour, deux jeunes filles ont disparu. La première était une fille qui s'habillait « à l'américaine », gothique, les bras nus, avec des piercings. Ayant violé la religion de ce fait, on savait bien qu'elle ne serait plus là un jour ou l'autre. Ses parents sont pourtant restés inconsolables.


La deuxième était une petite fille de cinq ans, Randa, d'origine étrangère, qui vivait avec son oncle et sa tante ici. Elle avait la particularité d'être rousse et d'avoir des couettes. Pourtant, comme elle était jeune, depuis son arrivée elle avait eu la chance de ne jamais avoir été discriminée. C'était étonnant qu'elle disparaisse ainsi du jour au lendemain.

C'était un vendredi étouffant, mon père était à la radio, ma mère à la cuisine. J'ai dit : « Je sors », et je m'en suis allé. Je ne savais pas que lorsque je traverserais, ce même jour, cette porte dans l'autre sens, je ne serais plus le même.


Je suis allé jusqu'à la route centrale. Là-bas, il n'y avait que des vieux qui jouaient au tric-trac en buvant du café, ce n'était pas eux qui allaient me déranger. Je me suis rendu jusqu'à la limite du village, et je me suis mis à regarder la maison à deux ou trois kilomètres devant moi. Une maison en bois, à deux étages comme on en trouvait jamais à l'époque, qui traînait ici depuis 1945. On disait qu'un fou européen l'avait faite construire. Cela faisait plusieurs années que je m'étais mis en tête d'aller la visiter, malgré tout ce qu'on racontait sur elle. « La maison d'un fou rend fou » ne cessaient de répéter les vieux. Soudainement, j'ai pris ma décision. J'ai regardé à droite, à gauche, derrière : pas de vigile.

J'ai franchi la petite ligne de terre. J'ai passé la cabane du vigile, vide. J'ai ouvert la porte du grillage barbelé, et suis sorti. Personne ne m'avait vu. J'ai refermé délicatement le grillage à l'aide d'un bâton, que j'ai laissé devant pour pouvoir revenir.


J'étais sur la route par laquelle arrivaient les provisions. Il était midi. Le camion n'allait pas tarder. Le vigile non plus. J'ai couru, quitté la route, et sprinté vers la cabane, mes chaussures frottant le sol terreux et sec. Après cinq minutes de course moyenne, je me suis arrêté. De là où j'étais, on pouvait voir le camion de provisions arriver, un tout petit point noir, à l'Ouest. Si on voyait ma silhouette, j'étais cuit. Je me suis aplati par terre et ai rejoint un petit creux où me cacher.

J'ai patienté. Longtemps. Quand j'ai enfin relevé la tête, le camion était parti. Je suis sorti du creux et ai marché vers la maison. De près, elle semblait encore plus belle que je ne me l'imaginais. On aurait dit un des chalets suisses dont parlait ma grand-mère, qui avait beaucoup voyagé.


J'ai marché vers la porte, sur la petite estrade. Le sol de bois était magnifique. N'écoutant que mon courage, j'ai ouvert la porte. J’ai atterri dans un salon rempli de morceaux de tapis miteux. Des bouteilles de whisky bonifiaient derrière un bar, au fond. Un petit escalier à droite menait à l'étage supérieur. Je l'ai pris. Le bois résistait particulièrement bien malgré son âge.


Une salle vide, plongée dans la pénombre, m’a accueilli. J'ai pris peur. Quelque chose me conseillait de repartir, je ne savais pas quoi, mais cette chose me le hurlait au fond de moi-même. Mais je me suis ressaisi.


Une lampe à huile traînait à coté de moi, avec, à côté d'elle, ce qui semblait être un fond d'huile à brûler dans un galon. J'ai réussi à verser un peu d'huile dedans, sorti des allumettes de ma poche et donné la lumière. L'odeur dégagée par le lampe était immonde et la flamme faible, mais au moins, je pouvais un peu mieux voir la salle. Il y avait trois masses par terre. Je me suis approché, en me prenant une toile d'araignée. C'était un manteau qui enveloppait quelque chose. J'ai regardé la deuxième. Un deuxième manteau, enveloppant une deuxième chose.

Mon regard est retourné vers le premier manteau.

Le cri que j'aurais voulu pousser était si grand, qu'il n'est pas parvenu à sortir de ma gorge. Un cadavre, les yeux livides, en soutien-gorge en cuir noir, avec du fard violet sur les paupières et un piercing dans le nez, me regardait.


Terrorisé, j'ai regardé de l'autre côté. Un autre cadavre, avec deux jambes anormalement minces, enrobées d'un collant rose à pois blancs. Une jupe bleue à pois blancs. Un tête déformée, gonflée. Des cheveux roux, en couettes. Mais le pire, c'était les yeux. On les lui avait crevés, puis on avait cousu ses paupières ensemble en rajoutant un bouton bleu pour chacun.


J'ai jeté un coup d’œil vers la troisième masse. Elle bougeait. C'était quelqu'un, de dos, qui dormait, bien vivant. J'ai contourné le premier cadavre, au bord de l'évanouissement, puis pris la fuite en faisant le moins de bruit possible. En partant, j'avais touché une des deux couettes de la fille rousse. Je l'ai heurtée, comme de la pierre. Elle était figée.


Il reste un dernier détail, qui me revient sans cesse en flash-back. Juste avant de descendre l'escalier, il me semble revoir une image et un son. J'entends un mot. Un « Brats » très court. Mais dans mon flash-back, à ce moment-ci, il me semble voir les lèvres du premier cadavre bouger. Cet événement m'a terriblement choqué.


C'est bon, je l'ai raconté. Mais je ne suis pas satisfait. Je veux en faire plus. Le dire à tout le monde, de toutes les manières existantes. Sous toutes les formes. »

La page se finissait là.


Sous toutes les formes...

J'ai regardé l'adresse du site. Au moment où je la copiais, la page a disparu et a été remplacée par : Firefox ne peut trouver le serveur à l'adresse: http://e.%myirst%0website%0%issac%0%larian.web


L'adresse n'était pas celle-ci, elle était beaucoup plus longue. L'adresse était désormais définitivement perdue.


J'ai recherché une image de Lalaloopsy. En cherchant pas mal, je suis tombé sur une poupée rousse, avec un collant rose à pois blancs, et une jupe bleue à pois blancs également. Les boutons de ses yeux étaient bleus.


Je me suis souvenu de quelque chose. J'ai cherché de nouveau Isaac Larian. Un page : Isaac Larian, CEO de GMA, célèbre pour ses Bratz.

« Brats ».

Isaac l'avait dit. Il voulait se soulager. Par toutes les formes. Même treize ans après.


J'ai repensé à la poupée de la fillette. La prochaine fois, j'aurai une pensée émue envers cette petite rousse de cinq ans.


Au moins, j'espère que Larian aura réussi à se soulager.




Corrigé par la Waffe.
________________
D'ailleurs, qu'est-ce qui vous dit que...
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PostPosted: Wed 22 Apr 2015 - 21:22    Post subject: Publicité

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Tripoda
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PostPosted: Wed 22 Apr 2015 - 22:24    Post subject: [C] Lalaloopsies Reply with quote

Cohérence de l'histoire : j'ai rien relevé de particulier.
Cohérence des actions du personnage : j'ai rien relevé de particulier.
Sentiment éveillé : franchement, pas mal... pour le début. La suite a tendance à partir un peu en sucette je trouve. Ou alors c'est juste une baisse d'attention de ma part, qui sait.
Mode de transmission : c'est largement justifié. J'apprécie particulièrement la description de comment le type découvre le site.
Style : le début, c'est bandant. À partir du milieu quand on entre dans le récit de l'homme d'affaires, je trouve que ça a tendance à ralentir un peu. Et puis la concordance des temps est pour le moins chaotique, il faudra revoir ça.
Lisibilité : quelques lignes à sauter.
Intérêt : ton point fort, c'est l'idée de base. Et les éléments sont très bien introduits. Cela dit, je trouve quand même que l'écriture a quelques faiblesses même si c'est dans l'ensemble agréable à lire.
Quoiqu'il en soit, l'idée est là, l'ambiance est bien posée, et c'est original.Je suis prêt à me prononcer pour sous réserve de quelques petites révisions...
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Aridow
Cryptien
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Masculin Verseau (20jan-19fev) 兔 Lapin

PostPosted: Thu 23 Apr 2015 - 15:00    Post subject: [C] Lalaloopsies Reply with quote

- Cohérence/vraisemblance de l'histoire : J'ai pas compris le délire avec "Brats". C'est comme si tu entres dans une maison et là... Chocapic ! Sinon, outre le fait qu'on a aucune info de plus sur la troisième masse, aucun problème.
- Cohérence des actions du ou des personnages : Ok.
- Sentiment éveillé chez le lecteur : J'ai vraiment accroché !
- Vraisemblance du moyen de transmission de l'histoire : Un blog en partie, sinon, aucun.
- Style d'écriture : Les temps ne sont pas toujours très bien utilisés.
- Lisibilité du texte : Ok.
- Intérêt de l'histoire : Histoire sympa et plutôt originale. Une photo de la poupée rousse n'aurait pas été de trop.

Pour.
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Signatures et avatar par Koto Inari/Inu Curry/ARiKEM

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Clint
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Masculin

PostPosted: Thu 23 Apr 2015 - 15:08    Post subject: [C] Lalaloopsies Reply with quote

Le CEO c'est le directeur général. Merci Clint en stmg.


- Cohérence/vraisemblance de l'histoire : même problème qu'Aridow, pourquoi le "cadavre" dit "Brats" ?
- Cohérence des actions du ou des personnages :  le moment où il se dit devenir fou etc j'ai trouvé ça un peu lourd sinon Okay
- Sentiment éveillé chez le lecteur : J'avais vraiment envie de finir, mais le milieu où il raconte un peu sa vie était un peu chiant
- Vraisemblance du moyen de transmission de l'histoire : Son blog 
- Style d'écriture : c'est un peu le bordel au niveau des temps et y a certains passages inutiles
- Lisibilité du texte : si tu pouvais un peu aérer, c'est assez lourd le gros pavé 
- Intérêt de l'histoire : j'ai bien aimé, les classiques ça fait pas de mal




Pour
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But they saw something that's real
And they see it when they're on drugs
The only thing is they see it
Not through the light of God, and the way I show you
I show you to see it through the light of God
And the understanding of God
Because when you see the face of God you will die
And there will be nothing left of you
Except the God-man, the God-woman
The heavenly man, the heavenly woman
The heavenly child
There will be terror under this day of night
There will be a song of jubilee waiting for your king
There will be nothing you will be looking for in this world
Except for your God
This is all a dream
A dream in death.

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Antinotice
Paladin
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Féminin Lion (24juil-23aoû)

PostPosted: Fri 24 Apr 2015 - 10:37    Post subject: [C] Lalaloopsies Reply with quote

Cohérence de l'histoire et des actions des personnages :  Je vois pas de gros problème.


Moyen de transmission : Récit, et un blog.


Sentiments éveillés : Curiosité, et je trouve ça glauque et réaliste à la fois.


Lisibilité : Il y a des sautes à la ligne inutile, et en même temps des paragraphes qui sont assez compactes et pas très aérés. Aussi, "Chibi" Je sais que ça désigne des personnages style manga tout petits avec des grosses têtes, mais je pense pas que tout le monde le sache, donc peut-être utiliser un autre terme serait bien, ou au moins l'expliquer?


Style : Comme l'ont dit les autres, c'est le bordel avec les temps. 


Il y a quelques détails très inutiles,au début,  comme " . Je clique dessus, puis « ouvrir dans un nouvel onglet »." C'est pas hyper dérangeant, mais je trouve vraiment pas ça nécessaire.


Intérêt : On pourrait se dire " Mais ça peut pas faire peur une pasta avec des poupées comme ça, c'est comique!", mais personnellement, dés le début, j'ai eu aucun  problème à imaginer un truc flippant avec ces jouets, à cause de leurs yeux, qui me rappellent le film "Coraline" que j'ai jamais voulu voir tellement les yeux boutons me dérangeaient. J'aime bien les pastas comme ça, qui s’inspirent de quelque chose de banal et arrivent à en faire quelque chose de très intéressant. En général, les histoires avec des fous, surtout des schizophrènes,c'est toujours les mêmes. Là, ça change, on a un personnage qui reste tout de même un minimum censé, et je trouve ça bien plus glauque que "Olol j'suis trop fou dans ma tête, regardez comme je tue tout le monde."  En plus, sa folie est justifiée par un traumatisme. Bref, vous l'aurez compris, j'ai beaucoup apprécié cette pasta, et si effectivement il y a des choses à revoir, c'est sur la forme et non sur le fond. Pour




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with dark eyes quiet dark city child plays alone : the caged bear dances
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RedRaven
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PostPosted: Mon 4 May 2015 - 23:44    Post subject: [C] Lalaloopsies Reply with quote

Cohérence de l'histoire : Rien à signaler.
Cohérence des personnages : Idem. (Mis à part ce qui a déjà été souligné par les autres, pour le mot "Bratz", ça aurait peut-être été bien de donner une explication, ou je sais pas.)
Sentiment éveillé : Franchement, ça m'a bien plu, j'ai bien réussi à me foutre dans l'histoire, et je me suis dit plusieurs fois "Et si c'était vrai ?" Un bon point, donc.
Vraisemblance du moyen de transmission : Aucun problème.
Style : Bon.
Lisibilité : Bonne.
Intérêt : J'ai bien aimé ce style de pasta. De plus, tout est assez bien amené et c'est pas mal.

Je suis pour.

Aussi, je me permets de poster la correction ici, étant donné que je crois que c'est attendu pour demain :



Durant cet été, il m'a été donné de rencontrer une gamine qui était accroc à des poupées bizarres, des fillettes en plastique avec une tête de chibi et des yeux composés de boutons. Ce dernier point m'avait fait faire une grimace, ce qui m'avait valu quelques reproches de sa part.


En rentrant chez moi, je me suis demandé quelle était la société qui avait eu l'idée de faire jaillir ces horreurs. Ayant appris entre temps que ces espèces de jouets s'appelaient très élégamment « Lalaloopsy » (je doute que l'on puisse trouver plus niais), j'ai tapé ce nom dans la barre de recherche.

Le wiki expliquait que c'est MGA Entertainment qui est responsable de ce carnage. Le nom original, rapidement changé : Bitty Buttons. Autrement dit, les boutons devaient être mis en valeur, mais on a hésité et changé à peine trop tard. Le CEO (aucune idée de ce que c'est) de la marque explique : "Bitty Buttons a été créé pour apprendre aux enfants que chacun est unique, à sa propre façon. La nouvelle marque affiche l'idée que les vieilles choses peuvent devenir nouvelles à nouveau, tout peut être réutilisé et rien ne doit jamais se perdre."


D'après la compagnie, les poupées étaient "confectionnées pour encourager l'imagination des enfants et leur créativité" et "pour enseigner des leçons importantes de la vie, comme la diversité, l'individualité, et l'idée que tout sert à une seconde vie."

Bref, le discours banal du marketing pour justifier qu'on veut simplement se faire du pognon.
Tout de même intrigué par la dernière phrase, j'ai cherché le nom de l'orateur (Isaac Larian) sur internet.

N'ayant rien d'autre à faire, j'ai farfouillé un peu dans chaque O de Google pour tomber sur des images d'Isaac Newton, la biographie de Rousseau, ou un tableau de Bach. Pour voir jusqu'où on pouvait aller, j'ai regardé la 20ème page, la 30ème. À la 45ème page, un seul résultat s'affichait, en anglais : « My first website. Isaac Larian ». J'ai ouvert le lien dans un nouvel onglet. Juste après, le résultat a disparu, et d'autres sont apparus.


Je suis allé voir en bas de la page : un avertissement s'affichait, près du 44ème O de Google sélectionné : « Afin d'afficher les résultats les plus pertinents, nous avons omis quelques entrées qui sont très similaires aux 443 entrées actuelles. Si vous le souhaitez, vous pouvez relancer la recherche pour inclure les résultats omis. » Trop tard, juste à côté, la page était déjà chargée.


Un fond violet, un titre en bleu : My first website, souligné d'un sous-titre rouge : Issac Larian.
Le premier site d'un business man ? Pourtant il devait avoir autour de 59 ans, soit bien 46 ans au moment où il avait créé ce site, comme l'attestait le « June 2000 » en italique, en haut à droite.


Apparemment, le site faisait office de cours de business, je traduis :

« Je m'appelle Isaac Larian. À mes heures perdues, je fais de l'informatique sur internet. Ce domaine étant un peu émergeant, je tiens à féliciter celui qui aura trouvé cette page, et pour l'en récompenser, il pourra lire tout ce que j'y écris. Tout. »

S'ensuivaient des lignes sur la fondation d'une entreprise, la maîtrise durant un déficit, et l'image de marque s'apparentant à une « spécialité ». Bref, rien de vraiment intéressant. En descendant la page, on voyait qu'il racontait ses journées en mettant des exemples : « J'ai licencié un homme, dites-vous que ce n'est pas un crime. Les procédures ont suivi et il n'a pas réagi : c'est donc un acte juste, qui sauve l'entreprise et des milliers d'employés. » En fin de compte, c'était pratiquement nul.

Mais la page était très longue, et Isaac commençait à raconter de plus en plus sa vie banale : « Un nettoyage de printemps, m'a dit mon voisin, c'est comme gérer une petite entreprise mais on est le seul ouvrier, ainsi on visualise mieux les conditions... »


Un passage, en milieu de page, a attiré mon attention :

« Cette page est perdue dans l'immensité de l'internet en pleine expansion. Personne ne va tomber dessus. Alors autant tout dire. Je suis âgé, j'ai 46 ans, et je souffre de troubles psychologiques suite à un événement qui m'a choqué pendant mon enfance. J'ai souffert d'hallucinations auditives et de schizophrénie. Mon psy m'a demandé de tout lâcher, de tout écrire, de faire sortir tout ce qui me troublait. Alors je le fais, pas devant lui, mais je le fais. Pourtant je ne me sens pas mieux. Encore plus mal d'ailleurs. Mais je sens que je ne peux plus m'arrêter. Voici ce qui m'a le plus tracassé de toute ma vie. Je n'ai pas à faire remonter ce souvenir, car il est tout le temps là. Quand je suis seul, quand je suis avec quelqu'un, quand je dors, quand je fais la fête. Il reste et ne s'en va jamais. Alors j'essaye de le cacher. C'est comme cacher un écran de cinéma avec un mouchoir, mais c'est déjà mettre un obstacle. Mais là, je vais simplement enlever le petit mouchoir, et tout raconter.

Je suis Iranien. Durant mon enfance en Iran, je vivais dans une famille peu connectée au monde, et par conséquent assez restringente. Mes parents passaient leur temps à pendre leurs tympans près de la radio pour écouter l'actualité sur la guerre. Je m'ennuyais à longueur de journée. On pouvait se balader dans le village, mais pas au-delà. Jamais la nuit, au coucher, ou bien au lever du soleil.


Pourtant un jour, deux jeunes filles ont disparu. La première était une fille qui s'habillait « à l'américaine », gothique, les bras nus, avec des piercings. Ayant violé la religion de ce fait, on savait bien qu'elle ne serait plus là un jour ou l'autre. Ses parents sont pourtant restés inconsolables.


La deuxième était une petite fille de cinq ans, Randa, d'origine étrangère, qui vivait avec son oncle et sa tante ici. Elle avait la particularité d'être rousse et d'avoir des couettes. Pourtant, comme elle était jeune, depuis son arrivée elle avait eu la chance de ne jamais avoir été discriminée. C'était étonnant qu'elle disparaisse ainsi du jour au lendemain.

C'était un vendredi étouffant, mon père était à la radio, ma mère à la cuisine. J'ai dit : « Je sors », et je m'en suis allé. Je ne savais pas que lorsque je traverserais, ce même jour, cette porte dans l'autre sens, je ne serais plus le même.


Je suis allé jusqu'à la route centrale. Là-bas, il n'y avait que des vieux qui jouaient au tric-trac en buvant du café, ce n'était pas eux qui allaient me déranger. Je me suis rendu jusqu'à la limite du village, et je me suis mis à regarder la maison à deux ou trois kilomètres devant moi. Une maison en bois, à deux étages comme on en trouvait jamais à l'époque, qui traînait ici depuis 1945. On disait qu'un fou européen l'avait faite construire. Cela faisait plusieurs années que je m'étais mis en tête d'aller la visiter, malgré tout ce qu'on racontait sur elle. « La maison d'un fou rend fou » ne cessaient de répéter les vieux. Soudainement, j'ai pris ma décision. J'ai regardé à droite, à gauche, derrière : pas de vigile.

J'ai franchi la petite ligne de terre. J'ai passé la cabane du vigile, vide. J'ai ouvert la porte du grillage barbelé, et suis sorti. Personne ne m'avait vu. J'ai refermé délicatement le grillage à l'aide d'un bâton, que j'ai laissé devant pour pouvoir revenir.


J'étais sur la route par laquelle arrivaient les provisions. Il était midi. Le camion n'allait pas tarder. Le vigile non plus. J'ai couru, quitté la route, et sprinté vers la cabane, mes chaussures frottant le sol terreux et sec. Après cinq minutes de course moyenne, je me suis arrêté. De là où j'étais, on pouvait voir le camion de provisions arriver, un tout petit point noir, à l'Ouest. Si on voyait ma silhouette, j'étais cuit. Je me suis aplati par terre et ai rejoint un petit creux où me cacher.

J'ai patienté. Longtemps. Quand j'ai enfin relevé la tête, le camion était parti. Je suis sorti du creux et ai marché vers la maison. De près, elle semblait encore plus belle que je ne me l'imaginais. On aurait dit un des chalets suisses dont parlait ma grand-mère, qui avait beaucoup voyagé.


J'ai marché vers la porte, sur la petite estrade. Le sol de bois était magnifique. N'écoutant que mon courage, j'ai ouvert la porte. J’ai atterri dans un salon rempli de morceaux de tapis miteux. Des bouteilles de whisky bonifiaient derrière un bar, au fond. Un petit escalier à droite menait à l'étage supérieur. Je l'ai pris. Le bois résistait particulièrement bien malgré son âge.


Une salle vide, plongée dans la pénombre, m’a accueilli. J'ai pris peur. Quelque chose me conseillait de repartir, je ne savais pas quoi, mais cette chose me le hurlait au fond de moi-même. Mais je me suis ressaisi.


Une lampe à huile traînait à coté de moi, avec, à côté d'elle, ce qui semblait être un fond d'huile à brûler dans un galon. J'ai réussi à verser un peu d'huile dedans, sorti des allumettes de ma poche et donné la lumière. L'odeur dégagée par le lampe était immonde et la flamme faible, mais au moins, je pouvais un peu mieux voir la salle. Il y avait trois masses par terre. Je me suis approché, en me prenant une toile d'araignée. C'était un manteau qui enveloppait quelque chose. J'ai regardé la deuxième. Un deuxième manteau, enveloppant une deuxième chose.

Mon regard est retourné vers le premier manteau.

Le cri que j'aurais voulu pousser était si grand, qu'il n'est pas parvenu à sortir de ma gorge. Un cadavre, les yeux livides, en soutien-gorge en cuir noir, avec du fard violet sur les paupières et un piercing dans le nez, me regardait.


Terrorisé, j'ai regardé de l'autre côté. Un autre cadavre, avec deux jambes anormalement minces, enrobées d'un collant rose à pois blancs. Une jupe bleue à pois blancs. Un tête déformée, gonflée. Des cheveux roux, en couettes. Mais le pire, c'était les yeux. On les lui avait crevés, puis on avait cousu ses paupières ensemble en rajoutant un bouton bleu pour chacun.


J'ai jeté un coup d’œil vers la troisième masse. Elle bougeait. C'était quelqu'un, de dos, qui dormait, bien vivant. J'ai contourné le premier cadavre, au bord de l'évanouissement, puis pris la fuite en faisant le moins de bruit possible. En partant, j'avais touché une des deux couettes de la fille rousse. Je l'ai heurtée, comme de la pierre. Elle était figée.


Il reste un dernier détail, qui me revient sans cesse en flash-back. Juste avant de descendre l'escalier, il me semble revoir une image et un son. J'entends un mot. Un « Brats » très court. Mais dans mon flash-back, à ce moment-ci, il me semble voir les lèvres du premier cadavre bouger. Cet événement m'a terriblement choqué.


C'est bon, je l'ai raconté. Mais je ne suis pas satisfait. Je veux en faire plus. Le dire à tout le monde, de toutes les manières existantes. Sous toutes les formes. »

La page se finissait là.


Sous toutes les formes...

J'ai regardé l'adresse du site. Au moment où je la copiais, la page a disparu et a été remplacée par : Firefox ne peut trouver le serveur à l'adresse: http://e.%myirst%0website%0%issac%0%larian.web


L'adresse n'était pas celle-ci, elle était beaucoup plus longue. L'adresse était désormais définitivement perdue.


J'ai recherché une image de Lalaloopsy. En cherchant pas mal, je suis tombé sur une poupée rousse, avec un collant rose à pois blancs, et une jupe bleue à pois blancs également. Les boutons de ses yeux étaient bleus.


Je me suis souvenu de quelque chose. J'ai cherché de nouveau Isaac Larian. Un page : Isaac Larian, CEO de GMA, célèbre pour ses Bratz.

« Brats ».

Isaac l'avait dit. Il voulait se soulager. Par toutes les formes. Même treize ans après.


J'ai repensé à la poupée de la fillette. La prochaine fois, j'aurai une pensée émue envers cette petite rousse de cinq ans.


Au moins, j'espère que Larian aura réussi à se soulager.


En espérant qu'il ne reste plus de fautes.
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Aluhtin
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PostPosted: Tue 5 May 2015 - 06:11    Post subject: [C] Lalaloopsies Reply with quote

Laisse faire les waffes, après ils n'auront plus de boulot si tu leur pique tout Successful Troll


Cohérence de l'histoire et des actions des personnages :  Cohérence bonne, il n'y a rien à signaler.


Moyen de transmission : Un récit sur un blog, c'est bon.


Sentiments éveillés : Un peu perplexe, j'ai cherché à me mettre plus sérieusement dans l'histoire mais je me suis empressé de terminer de lire.


Lisibilité : Je vois des fautes, un texte pas très aéré ce qui facilite pas la lecture, un simple coup de peigne fin et c'est réglé, m'est avis.


Style : Beaucoup de passages inutiles, qui pourraient faire fuir le lecteur plutôt que de le retenir.


Intérêt : Le mec reste censé, il sait rationaliser calmement en expliquant son histoire malgré qu'il est atteint de traumatisme, ça pourrait se qualifier comme un "Je raconte mon histoire, prenez moi pour un fou, les jugeotes j'en ai rien à faire, je témoigne juste ce que j'ai vu" et puis c'est pas si improbable que ça, faut dire!


Pour!
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RedRaven
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PostPosted: Tue 5 May 2015 - 06:17    Post subject: [C] Lalaloopsies Reply with quote

Si je l'ai corrigé, c'est justement parce qu'aucun Waffe ne s'en chargeait et que Tripo voulait ça pour aujourd'hui.
[/HS]
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Tripoda
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PostPosted: Tue 5 May 2015 - 21:28    Post subject: [C] Lalaloopsies Reply with quote

Yah, merci. http://creepypastafromthecrypt.blogspot.com/2015/05/lalaloopsies.html
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