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[C] Mon film
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Fitz
Cryptien
Cryptien

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PostPosted: Sun 6 Mar 2016 - 03:21    Post subject: [C] Mon film Reply with quote

Avant que vous lisiez toute mon histoire, je tiens à préciser que je n’ai aucun regret. Mon film m’a permis d’avoir tout ce que j’ai toujours voulu, c’est-à-dire de la notoriété, de l’argent et des amis. Bref, si, en lisant ce qui va suivre, vous vous demandez si j’ai regretté quelque chose : la réponse est non. Même si j’avoue que j’aurais aimé que mon film ne me vole pas de choses précieuses.

Je me présente : Jérémie, 22 ans et passionné de cinéma. J’ai grandi avec des parents aimants et le meilleur grand frère du monde. Mon grand frère s’appelait Daniel, il avait 4 ans de plus que moi et il était très protecteur. Une fois, je m’étais fait racketter à la sortie du collège et je l’ai dit à mon frère. Si vous aviez vu son regard... mon Dieu. Je n’avais jamais vu mon frère énervé comme ça. Il m’a dit qu’il allait régler ça et il est parti. À ce jour, je n’ai toujours pas su ce qu’il avait fait aux personnes qui m’avaient racketté, mais je ne les ai jamais revues.
Je l’aimais beaucoup et je ne m’imaginais pas vivre sans lui. Malheureusement, il est décédé le 26 mai 2014 dans des circonstances étranges. Le légiste a conclu qu’il est mort d’une crise cardiaque, mais je pense, personnellement, qu’il a été assassiné par certaines personnes. Mais j’y reviendrai plus tard.

Il serait peut-être temps de commencer l’histoire.

Tout commence en juillet 2000. J’avais 6 ans et mon frère avait 10 ans. On s’amusait à filmer absolument tout dans le jardin de nos parents avec le caméscope de notre père. On enregistrait des plantes, des écureuils et même les gamins qui passaient en vélo dans la ruelle devant notre jardin. Puis, on a décidé de quitter le jardin et de s’aventurer dans ladite ruelle. Il n’y avait plus rien à filmer dans notre jardin et on commençait à s’ennuyer. Je pense que ne pas prévenir nos parents était une erreur, parce que, pendant qu’on marchait, on a vu une bande de chats errants en train de déchiqueter un oiseau. Ça m’a dégoûté, mais ça a amusé mon frère.
Il a commencé à faire des plans vraiment précis sur le volatile et il riait. Je lui ai dit d’arrêter de filmer ça, mais il refusait. Il faut croire qu’il aimait vraiment la vue. Puis, notre mère nous a pris sur le coup. Elle nous a tirés jusqu’à la maison et a commencé à nous engueuler. Je priais pour qu'elle ne regarde pas la vidéo. Évidemment, elle nous a confisqué la caméra et elle est partie voir notre père. Je voyais que mon frère stressait. Lui aussi priait pour que nos parents ne voient pas ce qu’il venait de filmer. Malheureusement, notre père cria son nom et il a dû s’expliquer. Mes parents lui ont demandé pourquoi il avait filmé ça et il n’avait rien à répondre. On n’a malheureusement plus jamais pu rejouer avec le caméscope de notre père.

Cependant, depuis cette journée, mon frère s'était découvert une grande passion pour le cinéma. J'étais content qu'on partage les mêmes centres d'intérêt, car j'avais envie de passer plus de temps avec lui. On inventait des scénarios de films d'action ou d'horreur, on créait des personnages, on invitait des amis à jouer avec nous. Bref, on voulait travailler dans l'industrie du cinéma. Mon frère m'avait dit qu'on créerait un film très populaire, un jour, et qu'on serait riches. Bizarrement, il avait eu raison sur ce point. Peut-être qu'il voyageait dans le temps.

On allait tout le temps au cinéma avec notre père. C'était vraiment la belle époque. Il nous payait l'entrée, nous achetait du pop-corn et on parlait du film pendant toute la soirée. Je dirais que si j'ai arrêté d'y aller avec lui, c'est parce que je préférais y aller avec Daniel. Il avait 14 ans à cette époque et il ne voulait plus y aller avec notre père. Il disait qu'il voulait y aller avec ses amis et seulement eux. Ça a déçu notre père, parce qu'il aimait aller au cinéma avec nous, mais il a accepté la décision et il ne nous a plus jamais emmenés voir un film. Ça m'a déçu aussi, car je devais choisir entre mon grand frère et mon père. Ça a été vraiment difficile, parce que c'était les deux personnes que j'aimais le plus dans ce monde, mais j'ai finalement choisi mon frère et ses amis.

Étrangement, les amis de mon frère étaient plus amusants que Daniel lui-même. Sûrement parce que je ne les voyais pas tous les jours et qu'ils ne prenaient pas un malin plaisir à me frapper. Moi et mon frère avions une relation classique : il me tapait et quand j'essayais de lui tenir tête, il me frappait plus fort. Évidemment, je n'aimais pas me faire taper et j'essayais de faire profil bas avec lui, mais il n'y avait rien à faire ! Il me tapait parce que je respirais ! J'ai commencé à me défendre réellement à l'âge de 13 ans et ça a marché. Les mauvais traitements ont diminué peu à peu avant de complètement disparaître. Aujourd'hui, quand je repense à lui durant sa crise d'adolescence, je pense qu'il se faisait tabasser à l'école, mais qu'il n'en parlait à personne. Il revenait à la maison avec des ecchymoses sur les bras et le dos et refusait de dire d'où ils venaient. Je suppose qu'il devait se défouler sur le plus faible de la famille. Enfin, je dis ça, mais ce n'est qu'une hypothèse ! L'origine des ecchymoses reste encore inconnue. Peut-être qu'il avait envie de reproduire les combats qu'il voyait au cinéma à l'école. C'est drôle qu'il ait emmené autant de mystères dans sa tombe.

Un soir, je suis allé au cinéma avec Daniel et un de ses amis. J'avais 14 ans et lui en avait 18 ans. Il voulait donc aller voir un film "porno" au cinéma.
Petit aparté : eh oui, un des cinémas de notre ville diffusait des films pornos, même s'ils étaient, évidemment, "cachés" du grand public. Par "cachés", je veux dire qu'on ne pouvait connaître leur existence que grâce au site Internet du cinéma.
J'ai pu accéder à la salle grâce à deux choses: le fait que les employés de ce ciné étaient tous des flemmards qui regardaient à peine les clients et parce que j'avais l'air d'être beaucoup plus âgé grâce à ma grande taille et à ma voix plutôt rauque pour mon âge.

J'avais hâte ! Sûrement parce que c'était le premier film X que j'allais voir au ciné. Pourtant, il n'y avait rien de bien là-dedans. J'allais voir un film de cul, tout en étant entouré de vieux pervers qui se branlaient dès qu'un sein apparaissait à l'écran. Ça a été une expérience dégueulasse. Imaginez-vous à ma place : vous entrez dans une salle avec une odeur de sperme omniprésente et envahie par des hommes de 40 ans. Je ne pensais vraiment pas que des gens oseraient se branler avec des inconnus à côté d'eux. J'avais peur.

On s'est assis le plus loin possible de la masse. On avait des places biens, hormis le fait qu'il y avait quelqu'un derrière moi qui n'arrêtait pas de gesticuler et de parler tout seul. J'essayais de ne pas y faire attention. Puis, le film a commencé. C'était classique au début : un mec interviewait une fille. Apparemment, c'était une star.
Je ne vais pas vous mentir, j'avais vu pas mal de pornos avant celui-ci et je connaissais pas mal d'acteurs et d'actrices, mais bizarrement, ceux-là je ne les connaissais pas. Puis, à un moment, le mec a baissé son pantalon, a déshabillé la fille sauvagement et lui a fait l'amour. J'ai trouvé cela brusque, mais ça ne m'a pas tant surpris. J'aime quand c'est brusque et inattendu. Cependant, la fille regardait la caméra, les larmes aux yeux. Mon plaisir a commencé à diminuer. Je me suis dit que c'était bizarre. Normalement, les deux acteurs sont contents de baiser. J'avais envie d'en parler à mon frère, mais il semblait captiver.

Les choses bizarres ont commencé à ce moment. Sans crier gare, un homme nu, avec un masque de chèvre, est entré dans la pièce. Il avait un crayon et un couteau dans la main. Il a d'abord commencé à dessiner des fleurs et des smileys dans le dos du mec, qui se faisait la fille par-derrière. Puis, avec le couteau, il a commencé à couper là où il avait dessiné. Le mec criait extrêmement fort, mais pas de douleur. Il criait parce que ça lui faisait du bien ! J'allais partir, c'est là que j'ai entendu des tapes derrière moi.
Comme si quelqu'un frappait des parties de son corps avec sa paume. Je me suis retourné et j'ai vu le vieux derrière moi en train de se masturber !

Non ! C'était trop ! Je suis parti de la salle le plus vite possible. Une fois à l'extérieur, j'ai remarqué un truc choquant : la salle adjacente à celle du film "porno" diffusait un dessin animé pour gamins ! Je n'arrivais pas à y croire. Comment un cinéma pouvait mettre un film porno pour vieux dégueulasses à côté d'un film pour gamins insouciants ? Ce ciné était louche.
Mon frère et son ami sont sortis cinq minutes après moi. Je croyais que le film était fini, mais j'entendais des cris vraiment violents dans la salle. Apparemment, eux aussi avaient lâché. Je n'osais pas leur demander ce qu'ils avaient vu après mon départ.
" C'était bien ! '' a dit mon frère pendant qu'on marchait vers sa voiture.
Il est devenu vraiment bizarre après ça.

Il a commencé à me parler de tourner un film. Au début, je n’étais pas vraiment chaud à cette idée, car il m’avait déjà parlé de cette idée à de nombreuses reprises, mais le projet était abandonné à chaque fois parce qu’il n’avait plus la motivation de continuer. Alors, comme j’ai dit, je n’étais pas chaud, mais il a fini par me convaincre pour je-ne-sais quelle raison. J’imagine que j’avais juste envie de lui faire plaisir.
On a commencé le tournage le 1er juillet 2010 et j’avais 16 ans. Oui, commencer le tournage nous a pris deux ans pour des raisons complètement stupides.

Premièrement, on n’avait pas d’argent. On a donc décidé de faire des choses pas très morales pour en récolter. En gros, on a racketté des gens, on a vendu de la drogue et on prenait un peu d’argent à nos parents quand l’occasion se présentait. On avait aussi des petits jobs à côté. On était 8 au début, donc ça n’a pas été très long avant d’avoir la somme minimale pour commencer le tournage. Quand je dis que ça n’a pas été long, je veux dire que ça nous a pris deux ans pour récolter 18.000 euros. Pour être honnête, je n’étais pas pour l’idée de racketter, au début, mais ça a vraiment été nécessaire. C’est ce qui a été le plus lucratif.
Un soir, on se promenait dans un parc à la recherche de notre prochaine victime. Puis, on a vu deux vieux et une jeune adolescente avec eux. C’était parfait. Moi et Daniel, on s'est placés derrière eux au cas où ils tenteraient de fuir, deux étaient cachés à leur droite, deux autres à leur gauche et les deux derniers allaient les attaquer par l’avant. Daniel a donné le signal par sifflement et on s’est tous rué vers eux. La terreur dans leurs yeux était plutôt plaisante à regarder, mais je ne voulais pas leur faire de "mal". Je dis ça, parce qu’un des vieux se défendait vraiment bien. Il avait vraiment envie de protéger sa femme et sa petite fille d’une bande de jeunes adultes malveillants (je suppose).

Je ne savais pas vraiment quoi faire, parce qu’il était vraiment trop fort pour nous. Il arrivait à péter la gueule de 8 jeunes adultes juste avec ses poings ! Et je rappelle qu’on avait tous des lames. Alors, j’ai sorti ma lame et je l’ai plantée dans son dos. Il a poussé un hurlement de douleur alors que les deux autres étaient horrifiés. Mes amis et mon frère en ont profité pour le ruer de coups pendant que je retenais les deux autres du mieux que je pouvais. On a finalement pu leur voler tout ce qu’ils avaient, c’est-à-dire les bijoux de la vieille, le portefeuille du vieux et le portable de l’adolescente. J’ai repris ma lame et on est partis en courant. J’ai su plus tard que le vieux qu’on avait tabassé était mort. Je ne savais pas quoi en penser, mais j’avais très peur de voir la police débarquer chez moi. Heureusement, ils ne sont jamais venus. Logique étant donné qu'on portait des masques et qu'on avait des gants.

Deuxièmement, peu de personnes voulaient s’associer à nous. Peu de personnes souhaitaient travailler avec nous, parce qu’on voulait tourner film horreur-porno. Un snuffmovie, en gros. Vous vous demandez sûrement pourquoi on voulait tourner ce genre de film, eh bien la réponse est très simple : ça attire beaucoup de gens. Depuis qu’on avait vu le film "porno" au cinéma, Daniel avait été surpris par le nombre de personnes qui s’étaient déplacées uniquement pour voir ça. Alors, il a supposé que ça attirerait plus de gens s’ils n’avaient pas à payer quoi que ce soit, s’ils n’avaient pas à se déplacer et s’ils n’avaient pas besoin d’être entourés d’inconnus pendant leur petite branlette. Son plan m’avait surpris, car il était très futé.

Mais comme je l'ai dit précédemment, le plus dur a été de trouver des personnes consentantes pour être devant ou derrière la caméra. Ça nous énervait, mais on s’y attendait. Quelle personne normale allait accepter de tourner dans un tel film ? On ne voulait absolument pas simuler les actions du film. En gros, on voulait que les réactions des acteurs soient naturelles et ne fassent pas partie d’un script. En fait, trouver des personnes derrière la caméra était plutôt facile puisqu’ils n’allaient pas se faire mal. Cependant, on n’a pu trouver que 5 acteurs qui avaient accepté de faire des trucs assez malsains.

Puis, j’ai proposé à Daniel d’envoyer des gens de derrière la caméra devant la caméra sans leur dire et de dire à des potentiels acteurs qu’ils allaient tourner dans un film normal. Il s’est senti stupide de ne pas avoir pensé à cela plus tôt et a fait ce que j’ai dit. Il m’a surpris lors de cette journée. Je veux dire que je m’attendais plutôt à le voir rigoler au lieu de vraiment appliquer mes conseils. J’avais proposé cette idée pour rigoler, mais apparemment elle a vraiment été décisive pour la suite du tournage du film.
On engageait de jeunes adultes et on leur disait qu’ils allaient tourner dans un petit film porno amateur. On leur montrait un faux script que j’avais moi-même écrit et la plupart acceptaient l’offre et on leur faisait signer un contrat de confidentialité (ils ne devaient pas parler du film à qui que ce soit avant sa sortie). C’était évidemment malhonnête et illégal, mais on n’en avait rien à foutre. Ce film allait peut-être nous rendre riches ! Et comme dirait un certain Machiavel : la fin justifie les moyens.

Mon frère, avant que le tournage ne commence, m'a forcé à regarder beaucoup de snuffmovies. Il voulait que je sois habitué à la vue du sang et des morts. Au début, je n'étais pas consentant, mais, comme j'ai dit plus haut, il m'a forcé. J'ai donc dû regarder des gens se faire torturer/tuer/violer sur un écran. Vous avez déjà vu Orange Mécanique ? Si oui, eh bien, j'ai reçu le même traitement qu'Alex, mais les effets étaient inverses. J'ai fait énormément de cauchemars durant cette période et je dirais que c'est depuis ce moment que je suis devenu insensible à la souffrance des gens. Tous les jours, je voyais des gens se faire massacrer. Je les voyais me supplier de les aider et j'étais impuissant face à cela. Je savais que rien ne se passait en direct et que la plupart d'entre eux étaient des fakes, mais ça me touchait profondément. Au fur et à mesure que les jours passaient, j'ai commencé à comprendre que je ne pouvais sauver personne, je les ai donc regardés se faire tuer et, bizarrement, j'y ai pris goût. Je ne pourrais pas dire pourquoi, mais la vue du sang ne me dérangeait pas et était plutôt plaisante.

On était 22 à travailler sur le film. On n’avait pas encore fixé de nom à ce moment-là. On a tourné la toute première scène le 1er juillet 2010 et je me rappellerai toujours de cette journée.

Daniel est venu me réveiller à 6h30 du matin pour aller au studio. Je me suis levé laborieusement et nous y sommes allés. On est arrivés à 7h15 et deux "techniciens" étaient en train de monter le plateau. Je mets "techniciens" entre guillemets, parce qu’ils étaient en fait des acteurs cachés. Mon frère et moi avions élaboré un plan pour les mettre dans le film sans qu’ils le sachent. On les a salués et on les a aidés à monter le reste. Le plateau de tournage de la journée ressemblait à une espèce de cave abandonnée avec deux chaises placées au milieu. Je vous laisse deviner à qui étaient réservées les chaises. Il y avait aussi une porte dans le fond du plateau.

À 8h00, on avait fini et les autres qui étaient dans le coup avec nous sont arrivés. Les deux "techniciens" se demandaient pourquoi les acteurs n’étaient toujours pas arrivés. C’était le moment. Mon frère et moi nous sommes jetés sur l’un d’eux et deux autres personnes ont foncé sur l’autre. Ils ne comprenaient pas ce qui était en train de se passer et ils criaient. Je dois avouer que les cris me faisaient très mal aux oreilles, je me suis alors dépêché de mettre un bâillon dans la bouche de celui que Daniel tenait. Puis, je lui ai mis un sac sur la tête et l’ai jeté sur une des chaises. Des personnes ont attaché l’autre acteur à l’autre chaise et d’autres personnes sont venues nous aider à attacher le premier acteur. Ils n’arrêtaient pas de gémir et de gesticuler. J’avais peur qu’ils gâchent la scène en faisant tomber la chaise, mais Daniel avait eu l’idée de les visser au plancher. Décidément, mon frère était vraiment futé.

"Placez-vous !" a ordonné Daniel en allant se placer derrière une des caméras.

Tout le monde se dirigeait vers un endroit du plateau... sauf moi. Mon frère m’avait seulement dit d’observer et d’apprendre. J’étais un peu dégoûté de ne pas plus participer au film.

"Action !" a crié Daniel quand tout le monde a été à son poste.

La première scène du film allait être tournée et j’avais hâte de voir de quoi ça aurait l’air.

Frédéric, un homme de trente ans plutôt costaud qui avait accepté de tourner plusieurs scènes, est entré par la porte située derrière les deux chaises. Les deux acteurs étaient en train de gémir et c'est exactement ce qu'on voulait qu'ils fassent.
Frédéric était torse nu, il portait un pantalon marron et des souliers noirs. Il avait aussi une paire de ciseaux recouverte de faux sang dans la main. Il s'est approché lentement des deux prisonniers et s'est accroupi juste à côté de l'un d'eux. Il s'appelait Vincent. Frédéric était en train de sentir Vincent, comme un animal qui sent sa bouffe avant de la manger. Puis, en une fraction de seconde, il s'est placé derrière sa victime en retirant le sac de sa tête et a commencé à jouer avec ses cheveux. Vincent recommençait à gesticuler, mais Frédéric lui a ordonné sèchement d'arrêter. Ensuite, comme écrit dans le vrai script, il commençait à couper les cheveux de Vincent. Frédéric était clairement en train de profiter de ce moment. Il a porté plusieurs mèches de cheveux à ses narines et les a respirées de toutes ses forces. Puis il a décidé de les mettre dans sa bouche !

Tout le monde sur le plateau était étonné et légèrement dégoûté par cet acte, parce que ce n'était pas dans le scénario et aussi parce que les cheveux de Vincent étaient gras et recouverts de pellicules. Cependant, on a tous trouvé ce moment parfait pour cette scène ! On voulait rendre le spectateur mal à l'aise et manger des cheveux et en tirer du plaisir était très clairement quelque chose de malsain. Frédéric a eu beaucoup de mal à avaler les mèches de cheveux. Il avait beaucoup de spasmes, il n'arrêtait pas de faire des bruits étranges avec sa gorge, il allait parfois fourrer ses doigts au fond de sa gorge pour extraire quelques mèches et il a même un peu vomi sur le crâne de Vincent après avoir tout avalé.

Après tout ça, Daniel a crié "COUPEZ" et tout le monde s'est mis à applaudir la performance de nos acteurs. Ils avaient vraiment fait du bon travail. Cependant, on ne savait pas quoi faire des deux "prisonniers". Étant donné qu'on ne les avait pas tués dès la première scène, il fallait les garder en vie quelque part en attendant que leur scène finale arrive. On les a donc gardés dans une pièce sans fenêtre du studio et on les nourrissait deux fois par jour. Vincent est celui qui nous a causé le plus de problèmes, car sa scène finale était à la fin du film et il était le plus agité de la bande. On a donc dû le tabasser avec des barres de fer à de nombreuses reprises pour qu'il se calme. J'ai même porté un coup très violent sur sa tempe et ça a failli le tuer. Depuis ce jour, Daniel m'a interdit de retourner voir nos "prisonniers".

On a enchaîné les tournages et on a tout terminé au bout de presque un mois !

Avant de continuer l’histoire, je vais vous raconter le scénario et vous détailler la scène finale.

C’est une histoire de snuffmovie classique. Enfin, je dis classique pour aujourd’hui. À l’époque, il n’y avait pas énormément de films de ce genre sur Internet. Il y en avait quelques-uns, mais au moins 95% étaient des fakes. Le nôtre est réel ! C’est ce qui le rendait différent des autres. Le film parle du psychopathe Dave Smith (Frédéric dans la vraie vie) qui décide de changer de vie et de devenir quelqu’un de normal. Il décide de se trouver un travail, mais son côté horrible prend le dessus et il se surprend en train de commettre des meurtres, de la torture et des viols.

Le 22 septembre 2010, la scène finale du film avait été tournée et on allait commencer le montage.

Durant la scène finale, on voit Frédéric en train de parler à un des acteurs. L’acteur croyait qu’il allait juste parler à Frédéric durant la séquence et, qu’à la fin, ils allaient se réconcilier. En gros, il croyait qu’ils allaient régler un conflit que j’avais créé dans le faux script. Par contre, Frédéric avait reçu un scénario complètement différent. Frédéric devait, au début, parler calmement à Samuel (le comédien), puis commencer à hausser le ton jusqu'à lui hurler dessus.

On voyait bien que Samuel ne comprenait pas, car, dans son script, Frédéric devait se calmer au fur et à mesure de la discussion.
Mais dans le vrai script, Frédéric, après avoir hurlé sur Samuel de toutes ses forces, devait se jeter sur lui et le ruer de coups de poing au visage. Étant donné que Frédéric était beaucoup plus costaud que Samuel, il n’a eu aucun mal à lui casser la gueule. Ensuite, après qu’il ait bien amoché Samuel, Frédéric devait lui crever les yeux. Les deux étaient en train de hurler. L’un criait à cause de la douleur et l’autre pour le plaisir. Après, Frédéric devait s’emparer d’un couteau et devait lui planter dans la gorge. S’ensuivait alors un gros plan sur le visage du mort et un générique avec des faux noms. Samuel représentait le côté psychopathe du personnage principal. Donc, à la fin, Dave devient une personne normale. Une happy-end dans un snuffmovie !

Comme dit précédemment, on n’a pu engager que 5 acteurs qui savaient qu’ils allaient tourner dans un snuffmovie et 8 autres qui ne savaient pas dans quoi ils s’étaient embarqués. En plus, on a dû piéger et écrire des faux scripts pour les 5 acteurs consentants afin de pouvoir les tuer. Ça m'aurait étonné qu'ils acceptent de mourir devant la caméra. Et, pour éviter les soupçons des autres acteurs et des techniciens, on les faisait venir au plateau seulement une fois et on les empêchait de se voir entre eux. Par exemple, si un des techniciens/acteurs devait venir au studio pour installer la lumière, il ne sortirait plus du plateau jusqu’à ce que sa scène finale soit tournée. En d’autres termes, jusqu’à sa mort. Tous les acteurs, excepté Frédéric, et presque tous les techniciens; sont morts devant la caméra. Voici une liste de ceux étaient encore vivants à la fin du tournage :

-Jérémie (moi-même)
-Daniel
-Frédéric
-Rémi (une des 8 personnes initiales)
-Nicolas (une des 8 personnes initiales)
-Quentin (une des 8 personnes initiales)
-Oscar (une des 8 personnes initiales)
-Sébastien (une des 8 personnes initiales)
-Guillaume (une des 8 personnes initiales)
-Robert (Monteur vidéo)

Robert, un des amis de Daniel, s’est occupé du montage et je dois avouer que son apparence me dégoûtait. Il était grassouillet, avait de long cheveux gras attachés en queue de cheval et il suait tout le temps. Enfin, je dis ça, mais il était très gentil et il était EXTRÊMEMENT habile avec les montages. Il a tout terminé au bout d’une semaine et, apparemment, il avait très peu dormi. Je dis "apparemment", car c’est une supposition. De grosses cernes apparaissaient sous ses yeux depuis qu’il avait commencé le montage.
Après réflexion, je crois que Robert avait des cernes car il n’arrivait plus à dormir. Je suppose qu’après toutes les horreurs qu’il a dû voir en faisant le montage, le sommeil ne venait pas. Et comme on a tué certaines personnes de façon atroce, c’est compréhensible. Si j’étais quelqu’un avec une bonne santé mentale et que je devais travailler avec des psychopathes meurtriers, je n’arriverais sûrement pas à dormir. Même si je parle de "psychopathe meurtrier", je ne me considère pas comme tel. Je pense plutôt que ma façon de voir les choses est différente de la vôtre.

Au début, je ne lui faisais pas confiance. J’avais peur qu’il aille contacter la police et qu’on ne puisse pas terminer le film. Après tout, il travaillait pour nous, c’est-à-dire qu’il était notre employé. Et vu comment ont fini nos anciens employés, j’aurais trouvé ça normal qu’il ait eu peur pour sa vie et qu’il ait contacté la police. Malgré tout, il ne l’a pas fait et ça m’a un peu surpris. Sûrement parce que lui et Daniel étaient "amis". Vous comprendrez pourquoi je mets "amis" entre guillemets.

Tant qu’on est dans le sujet des morts choquantes, je vais vous décrire 3 morts qui m’ont marqué.

La première à mourir était une jeune adulte d’environ 19 ans en recherche désespérée d’attention. Alors, pour que des gens la remarquent, elle a décidé de tourner dans notre film. Évidemment, elle croyait qu’elle allait tourner dans un film porno et elle ne s’attendait pas du tout à ce qui l’attendait. Elle est arrivée au studio trois jours après le début du tournage. Dans son scénario, il était écrit qu’elle devait faire une fellation à Dave (Frédéric dans la vraie vie). Elle s’attendait sûrement à tomber sur un mec de son âge, mais quand elle a vu qu’elle devait sucer un homme de 30 ans, elle a regretté son choix et a voulu quitter le studio. On s'est arrangés pour qu'elle ne puisse pas.

Quelques amis se sont jetés sur elle et lui ont attaché les poignets. Ensuite, ils lui ont injecté une espèce de sédatif pour qu’elle arrête de se débattre. Puis, quand elle a été assez assommée, Frédéric a pris un malin plaisir à la découper en morceaux. Puisque c’était la première fois que je voyais une personne mourir d’une manière aussi horrible devant moi, je ne me sentais pas très bien. Mais puisque je ne voulais pas décevoir mon frère ou paraître faible devant mes amis, je suis resté et j’ai regardé les derniers instants de la vie d’une fille qui ne cherchait que de l’attention.

La deuxième mort qui m’a le plus marqué était celle de l’acteur qui s’était fait couper les cheveux par Frédéric lors de la première scène. On est revenus le chercher vers la fin du tournage. Il était l’avant-dernier à mourir. La scène commence avec un plan d’ensemble de la pièce (cave abandonnée) avec Vincent assis sur une chaise vissée au sol. La seule différence avec la première scène, c'est qu'il est seul. Frédéric rentre par la porte arrière et s’approche de lui. Il lui arrache ensuite le sac de la tête et lui lèche la joue droite passionnément. Cela dure environ 1 minute. Puis, il déchire le chandail de sa victime et attrape un couteau placé sur la chaise vide à côté de lui. Il commence ensuite à découper de gros morceaux de chair de sa victime et rigole. L’acteur ne pouvait pas crier, car il avait un bâillon dans la bouche. Ensuite, avant de l’achever, Frédéric lui coupe les deux mamelons et lui tranche la gorge.

La mort que je n'oublierai jamais est celle d’un dénommé Paul. Pour être honnête, le voir mourir m’a vraiment fait mal, car je l’appréciais vraiment. Quand on l’a rencontré pour lui parler du film, il était très drôle et très sympathique. Je le trouvais tellement sympa que je lui ai donné mon numéro et on se parlait au téléphone. On se voyait à l’extérieur et on était vraiment devenus potes. J’avais oublié le fait que c’était un acteur condamné à mourir dans mon film. Je n’ai pas parlé de cette amitié à mon frère, parce que j’avais peur qu’il me renvoie du tournage du film. Alors, comme je ne pouvais pas trahir mon frère en disant à Paul qu’il allait mourir dans le film, j’ai refait le script pour lui donner une mort rapide. Mais mon frère s’en est rendu compte et l’a réécrit. Et il n’y est pas allé de main morte...

Je me suis rendu au studio, mélancolique, et je me suis assis à ma place habituelle : une petite chaise à côté de la caméra qui faisait un plan d’ensemble. Généralement, c’était Daniel qui l’utilisait. Daniel était arrivé plus tôt que d’habitude et avait monté le plateau avec deux autres personnes. Paul allait mourir dans une cuisine.
Dans le script que j’avais écrit, Paul devait nettoyer le lavabo et Frédéric arriverait par-derrière et lui planterait une hache dans le dos avant de le décapiter. Elle était censée durer une minute. Malheureusement, comme je l’ai dit plus haut, Daniel a retouché cette scène d'A à Z.

Environ 15 minutes après mon arrivée, Frédéric est arrivé. Pour la première fois depuis le début du tournage, il m’a dégoûté. Je n’arrivais pas à croire qu’une personne aussi sympathique que Paul allait se faire tuer d’une façon aussi ridicule. En fait, c'était ce projet qui me dégoûtait. On avait peut-être déjà tué des gens aussi sympathiques que Paul. Je commençais à nous considérer comme des malades mentaux.

Quand j’ai entendu Paul entrer dans le studio, je me suis levé brusquement. Je devais voir une dernière fois son visage. Cependant, Daniel savait que j’allais faire ça. Il a donc envoyé deux mecs devant la porte pour l’attendre. Donc, quand Paul est entré, il s’est fait accueillir par un coup dans le visage et un autre dans le ventre. J’ai crié à ces deux personnes d’arrêter, mais Daniel m’a fait taire. C’est là qu’il m’a dit qu’il avait changé le scénario. Je ne comprenais pas, je voulais juste revoir une dernière fois mon ami. Mais ils lui avaient mis un bâillon dans la bouche et un sac sur la tête. Ils l’ont ensuite emmené dans la cuisine et ils l’ont laissé là. Je ne pouvais rien faire pour le sauver. Je suis donc resté assis sur ma chaise comme un con à regarder un de mes amis mourir.

Quand Daniel a crié "ACTION", Frédéric est arrivé dans la cuisine avec un couteau de boucher dans la main. Il s’est approché de Paul et lui a enlevé le sac de la tête. Quand j’ai vu son regard terrorisé croiser le mien, j’ai eu l’impression de m’être fait poignarder le cœur. Il s’est ensuite approché de son oreille et lui a chuchoté quelque chose dans l’oreille. Après ce chuchotement, des larmes ont commencé à couler de ses yeux. Je n’ai su qu’après sa mort ce que Frédéric lui avait dit.

Puis, Frédéric lui a attrapé le bras droit et a commencé à l’écorcher vif. Paul tentait de se débattre en frappant le bras de Frédéric avec son bras gauche, mais Frédéric a sorti un long clou rouillé de sa poche, a immobilisé le bras gauche de Paul contre le sol et a rentré le clou dans sa main. Le bâillon l’empêchait de crier, mais la douleur dans ses yeux était bien visible. Frédéric a continué d’écorcher le bras droit de Paul jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de peau. Quand ça a été fini, il a sorti un autre clou rouillé de sa poche et l'a rentré dans la main droite de Paul. Ensuite, il s'est défoulé le bras gauche de Paul. Je me sentais tellement mal...

Il a continué à le torturer pendant au moins 5 bonnes minutes avant de l’achever en lui écrasant la tête avec un extincteur accroché au mur. Je ne vous décrirai pas les autres méthodes qui ont été utilisées pour le torturer, parce que ça serait beaucoup trop long et que ça me dégoûte encore d'en parler. Oui, ça fera bientôt six ans que le tournage s’est terminé, mais j’ai l’impression que les plaies ne se fermeront jamais. Surtout après la mort de mon frère causée par ce film.

Mais nous ne sommes pas encore arrivés là.

Une personne si gentille, si sympathique, était morte d'une façon aussi horrible, et cela à cause de moi.

Peu de temps après la mort de Paul, je suis allé regarder le scénario écrit par Daniel pour voir ce que Frédéric lui avait dit avant de le tuer. Il était écrit:

« Ton pote Jérémie t'a traîné ici pour m'offrir l'honneur de te tuer. Je suis désolé pour toi, mais tu n'as jamais eu d'ami ici... et tu n'en auras pas."

Je ne saurais expliquer ce que j'ai ressenti à ce moment-là. J'ai juste eu l'impression d'avoir été poignardé. Mais bon, deux semaines plus tard, j'avais déjà effacé Paul de ma mémoire et j'étais passé à autre chose. Après tout, j'avais mon frère, et c'était la seule personne importante à mes yeux.


On a envoyé toutes les scènes à Robert et il a monté le tout. 52 minutes. 52 minutes à regarder des gens se faire torturer, tuer et violer.  Comme je l’ai déjà dit, le montage a probablement tué la santé mentale de Robert, car, depuis qu’il nous a présenté le produit final, il n’a plus vraiment été le même. Quand on se rencontrait en dehors des heures de travail, malgré son apparence répugnante et son allure de "geek", il était très sympa et très drôle. Après les longues séances à nettoyer le studio après les scènes sanglantes, il était là pour nous remonter le moral. Il ne rentrait jamais dans le studio. J’imagine qu’il ne se doutait pas de la barbarie de nos actes. Enfin, grâce à nous, il a pu voir de quoi certains humains étaient capables. Il avait l’air assez naïf si je puis dire.

Alors, on a créé le site www.snuff.com et on a publié la vidéo dessus. Vous saurez pourquoi le site est inaccessible plus tard. Je n’ai pas de screen ou de vidéo montrant la page d’accueil, mais je m’en rappelle par cœur. Au centre, il y avait la vidéo qui se lançait automatiquement. Les visiteurs avaient la possibilité de mettre en plein écran, d’augmenter la qualité, etc. Bref, tout ce qu'on peut faire sur une vidéo. Et, évidemment, pour se faire de l’argent, on a garni la page de toutes sortes de publicités. On s’est pas gênés avec les publicités, car on voulait faire du bénéfice. On y avait mis tellement d’efforts et tellement de travail. On avait enlevé le droit de vivre à tellement de personnes. On devait donc "honorer" leur mémoire en empochant le plus d’argent possible.

On a fait connaître le site en collant le lien dans des forums du deep web. Je passais énormément de temps à faire la promotion de mon film, car je voulais que le plus de personnes puissent voir ce qu’on avait accompli. J’ai pu faire la connaissance de quelques personnes qui m’avaient l’air sympathiques, mais sans plus. Avec tous les psychopathes du deep web, il vaut mieux garder ses distances.

Tous les jours, de plus en plus de personnes visitaient notre site. C’était pas mal de recevoir notre première paye après un mois d’activité. 1200 euros à diviser en 10. Donc, je me suis fait 120 euros après un mois. C’était pas mal, mais ça allait être long avant que ce soit rentable et j’avais peur que la police découvre le site et enquête sur nous. Enfin, je dis ça, mais je savais que ça viendrait tôt ou tard. On avait anticipé tout ça en utilisant des logiciels permettant de cacher notre IP et notre localisation géographique. Et Daniel avait créé un autre compte bancaire avec une fausse carte (donc un faux nom) pour pouvoir récupérer l’argent généré sans se faire attraper. Si la police arrivait à découvrir le nom de la personne qui gérait le compte qui récupérait tout l'argent du site, ça na prendrait pas beaucoup de temps avant qu'on se fasse attraper.

Puis, un jour, ça a explosé. Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais le site a littéralement explosé du jour au lendemain. Des dizaines de milliers de visites chaque jour. Ça allait beaucoup plus vite que prévu et c’était à la fois une bonne et une mauvaise chose. Une bonne chose, car ça allait générer énormément de revenus et ça allait devenir rentable beaucoup plus tôt que prévu. Une mauvais chose, car ça allait donner beaucoup trop de visibilité au site trop vite. Donc, mon film était beaucoup plus à risque de se faire détruire par la police. Mais bon, j’ai décidé d’être optimiste et d’attendre la fin du mois pour la paye. 18000 euros à diviser 10. J’avais donc 1800 euros dans les poches au bout d’un autre mois. C’était plus que le smic ! Je ne peux pas expliquer la sensation que ça fait de recevoir ce montant d’argent après tout ce travail.

Cependant, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à tout l’argent que je pourrais me faire si je me débarrassais des autres. 18000 euros par mois. Ça me ferait donc 216000 euros par an. Évidemment, je ne pouvais pas faire ça, parce que mon frère était dans le lot. Mais j’avais peur. J’avais peur, parce que je venais d’avoir cette pensée, et je pense que je suis le moins dérangé mentalement dans le groupe. Je savais que les autres y pensaient quand je les voyais. Je savais qu’ils souhaitaient secrètement la mort de tout le monde pour récupérer les gains. Je pouvais vivre avec cette pensée et elle ne me faisait pas spécialement peur. Souhaiter secrètement la mort d’une ou plusieurs personnes est normale. Cependant, ce qui m’inquiétait, c’était de voir quelqu’un faire ce que son esprit lui ordonnait : tuer tout le monde.

Les mois ont passé et j’avais plus de 20000 euros dans les poches. On se faisait tellement de fric ! Par tellement de fric, je veux dire environ 25000 euros à diviser en 10. Et le nombre de visiteurs ne faisaient qu’augmenter. Ce qui est étrange étant donné qu’il n’y avait qu’un film sur le site. Était-il si bon que ça ? Je l’ignore, mais tout ce que je sais, c’est que ça marchait et je comptais en profiter le plus possible. Daniel m’avait parlé de tourner une suite, mais je n’étais pas sûr de vouloir le faire. C’était une expérience intéressante et enrichissante, mais je n’avais vraiment pas envie de revivre tout ce que j’avais vu.

Puis est venu le jour où on a retrouvé Rémi mort chez lui. Il nous avait aidés à faire le film et il prenait 1/10 des bénéfices mensuels. Normalement, ça ne m’aurait pas inquiété, ni même touché de savoir qu’il était mort (on s’était perdus de vue de toute façon). Cependant, il a été retrouvé mort chez lui... la gorge tranchée. Ce qui veut dire qu’il a été assassiné. J’ai fait part de mes inquiétudes à Daniel et il m’a dit de ne pas m’en faire et que c’était probablement une coïncidence. Je voulais le croire. Je voulais tellement le croire. Mais quand Guillaume et Oscar ont aussi été retrouvés morts (l’un d’eux s’est pendu et l’autre s’est fait écraser par une voiture), je savais que quelqu’un parmi nous était en train de nous supprimer pour tout récupérer.

Je vivais dans la peur. Je ne sortais jamais de chez moi, je fermais mes fenêtres à clé et je ne parlais à personne, excepté mon frère. C’était la seule personne en qui j’avais confiance. J’avoue que c’est assez stupide étant donné que c’était le suspect numéro un dans cette affaire, parce que c’est lui qui devait récupérer l’argent et le diviser. Et aussi, il sortait beaucoup pendant la nuit et il ne me disait jamais où il allait. Enfin, je dis ça, mais je connais mon frère et je sais qu’il ne tuerait jamais ses amis et son propre frère. D’ailleurs, j’ai oublié de le préciser, mais un mois après avoir créé le site Internet avec mon film, Daniel et moi avons emménagé dans un petit appartement. On avait prévu de créer un petit studio de cinéma et de créer notre propre entreprise. Il était ambitieux et je l’admirais pour ça.

Tous les mois, quelqu’un mourrait et j’étais pratiquement convaincu qu’il s’agissait de Frédéric. J’en ai parlé à Daniel, qui s’est finalement convaincu lui aussi qu’il y avait un assassin parmi nous, et il a été d’accord avec ma théorie. Malheureusement, à chaque fois qu’on l’appelait pour lui parler, il ne nous répondait pas. Absolument impossible de le contacter. J’essayais de convaincre Daniel de ne pas sortir la nuit, mais il y allait quand même en me disant qu’il avait des affaires à régler. Nous n’étions plus que 4 à récupérer l’argent de mon film : moi, mon frère, Frédéric et Robert.

Est arrivé le jour où Daniel et moi étions les seuls à recevoir encore les revenus. Il y avait de moins en moins de visiteurs (normal vu qu’on ne publiait plus rien depuis des mois), mais on recevait encore assez d’argent pour pouvoir en vivre. Un jour, Daniel m’a dit qu’on allait  devoir engager de nouvelles personnes pour pouvoir tourner la suite de mon film toujours sans nom. J’ai accepté à contrecœur, mais je lui ai demandé d’attendre un peu, car je ne me sentais pas en sécurité. Depuis quelques jours, j’avais l’impression que quelqu’un m’observait par la fenêtre de ma chambre.

Et un jour, j’ai appris le décès de mon frère, Daniel, alors qu’il était en train de s’amuser dans une boîte de nuit et avec quelques amis qu’il s’était fait et dont il ne m’avait jamais parlé. Selon les témoins, après avoir bu quelques verres, il se serait effondré par terre en se tenant la poitrine. Le légiste a conclu qu’il s’agissait d’un infarctus du myocarde (crise cardiaque) et je me suis retrouvé tout seul. Tout le monde pensait que c’était une mort accidentelle, mais je savais que quelqu’un l’avait assassiné. Ça ne pouvait pas être une coïncidence. Je savais que Robert ou Frédéric l’avaient tué. Et je savais aussi que j’étais probablement le prochain. J’ai passé tout le mois suivant la mort de Daniel à faire mon deuil et à rencontrer des membres de famile que je ne conaissais même pas. S'ils avaient su ce que le "petit Daniel" avait fait avant de mourir...Mon deuil fini, j’ai fermé le site.

Mon film m’avait apporté tellement de biens et m’en avait enlevé tellement en même temps, je devais le supprimer. Je savais que ça mettrait en colère l’assassin et qu’il viendrait pour moi. Et c’est ce que je voulais. Je devais venger mon frère. Il voulait tellement accomplir ses rêves avec moi et un connard l’en avait empêché. C’était mon devoir de découvrir qui il était et de lui enlever la vie comme il avait enlevé celle de Daniel.

Un soir, alors que j’avais du mal à dormir, j’ai entendu quelque chose en train de se faire crocheter. Mon sang s'est figé dans mes veines et je me suis mis à suer comme je n’avais jamais sué. J'ai levé ma tête et lentement j'ai regardé en direction de la fenêtre très discrètement. Quelqu’un essayait de l’ouvrir. C’était lui. C’était la personne qui avait assassiné mon frère. C’était la personne que je devais tuer. Je n’ai pas eu besoin de regarder plus de 3 secondes pour reconnaître son ventre d’obèse. C’était Robert.

Environ 30 secondes après avoir regardé, il avait réussi à ouvrir cette fenêtre et venait d’entrer dans ma chambre. Je ne savais pas quand viendrait le bon moment, mais je savais qu’il viendrait. Tout ce qui m’inquiétait, c’était de ne pas savoir comment il s’y prendrait. Allait-il m’égorger, m’étrangler, me poignarder, m’empoisonner ? Je n’en avais pas la moindre idée. Puis, j’ai pu entendre ses pas. Il s’approchait lentement de moi, sûrement pour ne pas me réveiller. C’était une bonne chose de remarquer cela, car ça voulait dire que je pouvais jouer sur le facteur de la surprise. L’attaquer au moment où il s’y attendait le moins.

Il était à un mètre de moi et j’ai pu l’entendre parler : " Tu as été imprudent. Tu n’as rien remarqué même après la mort de ton frère et des autres ? Que tu es bête..."

Ça m’inquiétait. Savait-il que j’étais réveillé ? Cependant, malgré ma crainte, je faisais toujours semblant d’être endormi et je gardais un visage neutre.

Puis, il a continué : "Tu ne te rendras même pas compte de ce qui t’arrive. Tu as de la chance. Les autres ont vu la mort arriver, mais toi tu ne te doutes de rien. Allez, finissons-en."

J’ai à peine ouvert mes yeux, juste assez pour le voir se rapprocher avec la lame d’un couteau à la main droite. Je me préparais. Dès qu’il s’arrêterait, j'allais me jeter sur son bras pour attraper le couteau et je le tuerais avec ma propre arme. J’avais du mal à contenir mon excitation. Ça lui a pris environ dix secondes pour se rapprocher de moi et je peux vous dire que je n’ai jamais pensé que dix secondes pouvaient être aussi longues.

Et il s’est arrêté...

Pour me donner du courage, je me suis mis à crier en même temps que je me jetais sur lui. Je n’avais jamais senti autant d’adrénaline dans mon corps et je peux vous dire que cette adrénaline m’a été très utile. Sans elle, je n’aurais jamais eu le courage de faire ça. Apparemment, Robert ne se doutait de rien, car il avait eu du mal à s’en remettre et, aussi, lui prendre le couteau des mains a été plus facile que prévu. Le couteau dans les mains, l’assassin de mon frère par terre juste devant moi. Plus rien ne pouvait m’arrêter... excepté la personne qui se tenait derrière.

J’ai senti la lame entrer dans mon dos et c’était horrible. Ce bout de métal était en train de se frotter à ma colonne vertébrale. J’étais paralysé. Je ne pouvais pas me défendre tandis qu’il faisait tourner la lame dans la plaie. J’ai entendu un rire et je l'ai reconnu : Frédéric.

Je ne l’ai pas dit, mais j’avais aussi peur qu’il ait un complice. À mon avis, c’était la pire chose qui puisse m’arriver. J’avais eu de la chance jusque-là, mais malheureusement, tout allait beaucoup trop bien. J'ai lâché mon couteau et j'ai poussé un dernier cri, pour faire comprendre à tout le monde que j’avais essayé, mais que j’avais échoué. C’était aussi un cri de pardon pour mon frère et tous les autres qui étaient morts à cause de mon film. Je n’avais pas réussi à les venger.

Finalement, Frédéric a retiré la lame et je suis tombé sur le ventre, quasiment inconscient. Je ne pensais pas qu’un coup de couteau dans le dos pourrait me mettre K.O à ce point. J’espérais avoir assez de force pour lui planter mon couteau dans le corps, mais toute mon adrénaline et mon énergie se sont volatilisées au moment où cette putain de lame est entrée en moi. Je faisais le mort, en espérant qu’ils me laissent tranquille. Ils ont commencé à discuter. Je ne me rapelle pas de tous les mots exacts, mais, en gros, c'était quelque chose dans ce style:

"Merci. Il m’aurait tué si tu n’avais pas été là."

"Il n’y a pas de problème. Tu crois qu’il est mort ? Je dirais que oui. Il est parfaitement immobile."

"Peut-être, mais découpons-le un peu. On n’est jamais trop prudents. Il fait peut-être semblant."

"Tu as raison... mais avant ça..."

Je ne vais pas mentir, je n’ai pas bien compris ce qui s’est passé, mais de ce que j’ai pu voir, Frédéric venait de plaquer Robert contre le mur. Étant donné qu’ils avaient le dos tourné, j’en ai profité pour me mettre à genoux malgré la douleur lancinante. Puis, j’ai entendu quelque chose tomber par terre... un liquide. Au début, j’ai cru que c’était du sang qui s’écoulait de mon dos, mais en fait, ça venait du cou de Robert. Frédéric venait de lui planter la lame dans la gorge !

Je voulais rester en vie ! Je voulais continuer à vivre pour moi, et pour mon frère et tous les autres. J’utilisais mes dernières forces pour me lever, attraper un chandelier qui traînait sur une tablette à côté de moi et le fracasser sur le crâne de Frédéric qui était encore occupé à tuer Robert. Ce premier coup l’avait probablement tué vu que j’avais réussi à lui ouvrir le crâne, mais ce n’était pas assez ! J’abattais le chandelier encore et encore sur son crâne de merde. Des gouttes de sang et des morceaux de cervelle et d’os volaient partout autour de moi. Je continuais de frapper même s’il ne restait plus qu’un tas d’os mouillés par terre. Je lâchais le chandelier et je hurlais le plus fort possible. J’avais réussi. 

Je m’écroulais par terre. Je devais utiliser le peu d’énergie qu’il me restait pour attraper le téléphone... et appeler la police. Je composais le 17 et je dis à mon répondant mon adresse et qu’il y avait des morts. Elle voulait en savoir plus, mais je raccrochais et je profitais du seul moment paisible que j’avais eu depuis le début des morts. Je pouvais entendre un souffle rauque et je me suis rendu compte que Robert était encore en vie. Je levais légèrement la tête je remarquais qu’il n’avait aucune chance de survie. Toute la lame était dans sa gorge et il était cloué au mur. Du sang s’écoulait de se sa gorge et il tentait de retirer le couteau de son corps. J'ai ri avant de m'évanouir en pensant à Daniel et tous ceux qu'on avait envoyé à l'abbatoir.

Je me suis réveillé dans un hôpital et une infirmière était à côté de moi. Je tentais de bouger, mais elle s'est retournée vers moi et m'a dit de ne pas bouger. Apparemment, ça ne ferait qu’empirer mon état. J’avais envie de parler, mais impossible. Aucune force. Je n’avais de toute façon pas envie de parler. Le lendemain, des flics sont venus me parler. Ils voulaient savoir ce qui s’était passé cette nuit-là. Je leur ai un peu menti... J’ai expliqué ce qui s’est passé durant la nuit, mais je n’ai pas évoqué mon film, ni Daniel, ni n’importe qui étant impliqué dans le projet, et j’ai aussi dit que je n’avais aucune idée de pourquoi ils avaient tenté de m’assassiner. Cependant, je ne pense pas qu'ils aient gobé toute mon histoire. 

En fait, j’avais peur que Robert ait survécu à sa blessure. C’est peut-être stupide d’avoir pensé ça, mais je pense que ce n’est pas impossible. Imaginez s’il avait survécu et qu’il avait parlé... Ça aurait été la fin de ma vie. Heureusement qu’il est décédé avant que les flics n’arrivent. J’ai reçu beaucoup d’amour de la part de mes parents et la police a conclu que c’était un acte de légitime défense, même s'ils continuaient à me surveiller et à m'interroger à l'occasion. Ils n’ont jamais pu connaître le mobile, et tant mieux.

Je suis retourné vivre chez mes parents, j’ai continué mes études (en marketing, cette fois-ci) et j’ai dépensé gentiment tout l’argent qui venait de mon film. Tout ce qui me reste qui peut me rappeler cette expérience, c’est ma mémoire et ce fichier nommé monfilm.mp4 sur mon ordinateur portable. Un fichier que je n’ouvrirai plus jamais, mais que je ne supprimerai jamais. Daniel y tenait tellement à ce projet. Ce serait le déshonorer de le supprimer.

Pour tout vous dire, je ne m’appelle pas Jérémie, et mon frère ne s’appelait pas Daniel. En fait, tous les noms que vous avez lus sont des faux. Pour ma sécurité, évidemment. Je partage mon histoire anonymement pour ne pas me faire emmerder dans la vraie vie. Je suis un nouvel homme et je pense que partager ce que j’ai sur le cœur me permettra de passer à autre chose.

Maintenant, pourquoi est-ce que j’ai appelé ce film "mon film" pendant tout mon récit alors que j’ai très peu participé au tournage ? Je n’ai fait qu’écrire le script après tout. Si ce film devait appartenir à quelqu’un, c’est bien à mon frère. Eh bien, étant donné que je suis la seule personne encore en vie qui a participé à la production du film, je pense qu’il m’appartient. Et aussi, ça aurait été lourd d’appeler ça "le film de mon frère" pendant toute l’histoire, vous ne trouvez pas ? Mon film, c’est clair, précis et efficace.

Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me lire.

Au revoir.

Màj : Je suis un peu à court de liquide... et je ne sais pas quoi faire. Mes parents refusent de me donner de l’argent. Il faut que je sois indépendant, disent-ils. Foutaises ! Et je n’arrive pas à me trouver un job. C’est vraiment la merde... J’ai ce fichier sur mon ordinateur que j’hésite à mettre en ligne. Ça va me permettre de sortir du trou financier... Votre avis ?

Corrigé par la Waffe.
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Last edited by Fitz on Tue 2 Aug 2016 - 18:25; edited 35 times in total
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PostPosted: Sun 6 Mar 2016 - 03:21    Post subject: Publicité

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Antinotice
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PostPosted: Mon 7 Mar 2016 - 23:44    Post subject: [C] Mon film Reply with quote

Le début est prometteur, même si je remarque que ça devient récurent dans les pastas la fascination pour la torture d'animaux, et qui souvent finit par un meurtre sur une personne. Les premières fois c'est dérangeant, et ça parait plus subtil et bien pensé que les JtK et cie, mais au bout d'un certain nombre de pastas reprenant l'idée, je reconnais que ça ne me fait plus aucun effet. Enfin, si, je continue de trouver ça triste et dégueulasse, mais c'est pas exactement l'effet recherché. 
(Mais je répète, le début est prometteur.)
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Fitz
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PostPosted: Fri 18 Mar 2016 - 21:56    Post subject: [C] Mon film Reply with quote

Bon, est-ce que quelqu'un peut me dire ce qu'il en pense pour l'instant. Ce serait gentil. Smile
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Antinotice
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PostPosted: Fri 18 Mar 2016 - 23:27    Post subject: [C] Mon film Reply with quote

J'aime beaucoup la tournure que ça prend, et tous les détails, les anecdotes, ça donne vraiment envie d'y croire ! 
J'ai hâte de lire la suite. Yes
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PostPosted: Thu 24 Mar 2016 - 23:58    Post subject: [C] Mon film Reply with quote

Voilà ! Le tournage a commencé ! Svp dites ce que vous en pensez. Je dirais qu'on a fait à peu près 1/4 voire 1/5 de toute l'histoire.
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PostPosted: Fri 25 Mar 2016 - 09:31    Post subject: [C] Mon film Reply with quote

C'est ultra malsain, et assez bien écrit. Pour l'instant on a pas tout alors c'est difficile de voir une progression, ce sera vraiment plus plaisant à lire quand il ne manquera pas des morceaux. Ca me fait déjà beaucoup moins penser au film dont je t'ai parlé, il y a beaucoup plus de personnes impliquées et puis c'est pas du tout du même point de vue. 
J'ai hâte de lire la suite en tout cas, pour l'instant c'est sympa et pour une fois j'ai envie d'un texte long !
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PostPosted: Sat 26 Mar 2016 - 17:23    Post subject: [C] Mon film Reply with quote

ça s'annonce grandiose! C'est délicieusement malsain et assez bien écrit, le truc des chats et de l'oiseau spoil un peu mais c'est pas énorme. La partie du tournage est pleine de trous mais jusque là c'est très prometteur. GG Okay
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Fitz
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PostPosted: Sat 26 Mar 2016 - 22:38    Post subject: [C] Mon film Reply with quote

Merci pour les avis ^^. Je compte tourner les scènes de Daniel sous peu. Merci encore pour les avis, j'avais peur qu'on me dise que ce soit trop gore pour rien. 
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Mantazur
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PostPosted: Thu 31 Mar 2016 - 09:24    Post subject: [C] Mon film Reply with quote

Franchement j'ai adoré !
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Fitz
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PostPosted: Wed 20 Jul 2016 - 00:00    Post subject: [C] Mon film Reply with quote

C'est dur d'écrire après tout ce temps, mais j'ai avancé un peu l'histoire pour ceux qui sont intéressés. On approche de la fin. Je dirais qu'on est rendus au 3/4. Voilà.
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Antinotice
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PostPosted: Wed 20 Jul 2016 - 10:32    Post subject: [C] Mon film Reply with quote

C'est toujours aussi bien. Love
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PostPosted: Wed 20 Jul 2016 - 13:12    Post subject: [C] Mon film Reply with quote

J'adore pour l'instant ^^

Vraiment dérangeant, j'ai hâte de voir la suite ^^
Bonne chance pour finir
(Lucie)
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Bonjour Bonsoir ^^,
Si nous mettons nos creepypastas (nous sommes trois personnes sur un compte, d'où le "nous") c'est avant tout pour avoir des avis les concernant avant de les poster en vidéo youtube.

Nous vous invitons donc également à aller voir notre Chaîne, Game Of Fear ^^

Ps : Kelie parle en rouge, Lucie en bleu et Alice en Jaune sur CB, et sur les topics les noms seront entre parenthèses ^^
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Fitz
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PostPosted: Sat 23 Jul 2016 - 04:49    Post subject: [C] Mon film Reply with quote

Ce fut long...mais c'est fini...
Il y a des trucs à améliorer, c'est sûr. Alors, dites ce que vous en pensez. Moi faut que j'aille dormir.
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PostPosted: Sat 23 Jul 2016 - 10:00    Post subject: [C] Mon film Reply with quote

Cohérence de l'histoire et des actions des personnages : Je me rappelle pas de tous les détails, vu que j'ai lu au fur et à mesure que t'écrivais, mais y a rien d'incohérent qui m'a marquée. Enfin, si, il y a un truc qui m'a semblé bizarre, c'est quand il parle de déclarer les gains. C'est pas illégal un film comme ça ?

Moyen de transmission : Témoignage pour en venir à une question qui fait de l'effet, c'est ok.

Sentiments éveillés : Franchement j'ai adoré, et même si c'est très long, à aucun moment on ne s'ennuie.

Lisibilité et style : Bons.

Intérêt : J'aime vraiment beaucoup, et pour moi c'est évident que ça a sa place sur le site. Par contre, ce serait peut-être bien de la publier en deux parties, non ? Pour.
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Fitz
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PostPosted: Sat 23 Jul 2016 - 19:54    Post subject: [C] Mon film Reply with quote

Antinotice wrote:

Enfin, si, il y a un truc qui m'a semblé bizarre, c'est quand il parle de déclarer les gains. C'est pas illégal un film comme ça ?

Bah, j'imagine que oui, mais l'État va pas te demander c'est quoi le lien de ton site et ils vont pas faire un tour dessus pour se faire plaisir. Enfin, je pense pas. Ils veulent juste récupérer une bonne partie de ce que tu gagnes. Ce qu'il y a sur le site, ils en ont rien à foutre. Et de toute façon, ils n'auraient aucune preuve pour prouver que tout est réel.


Antinotice wrote:

Par contre, ce serait peut-être bien de la publier en deux parties, non ?
Ce sera aux grands admins de décider ceci, mais je pense que ce serait préférable vu la longueur...pas de blagues...PAS DE BLAGUES

Sinon, merci pour ton avis Very Happy
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