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[C] Ubloo - Pt1
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Mhyn
Cryptien
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Masculin Capricorne (22déc-19jan)

PostPosted: Sun 8 May 2016 - 08:41    Post subject: [C] Ubloo - Pt1 Reply with quote

Salut, je me permet de refaire un post pour cette pasta qu'on a salement abandonné dans les inachevés après que j'ai terminé la traduction. Je viens de faire une relecture du texte, viré les coquilles et les tournures de phrase les plus évidemment douteuse, en bref je l'ai dépoussiéré et purifié, et maintenant je vous présente la version achevé de la traduction, yay ! Very Happy
Pour ce qu'il y a à savoir sur la pasta, c'est une pasta en 4 partie, je ne sais pas si j'aurai le temps de traduire les 3 autres parties vu que le bac est maintenant très très proche. Quoi qu'il en soit, voici la source


Ubloo

Dans une précédente vie, j'étais psychiatre. Ou attendez, laissez-moi reformuler ça. Avant que ma vie s'effondre, j'étais psychiatre, et un bon en plus. C'est dur de déterminer ce qui fait un bon psychiatre, mais j'ai commencé à travailler dans ce domaine très tôt. J'ai acqui pas mal d'expérience dans mes premières années de métier, et il n'a pas fallu longtemps avant que je n'ai presque plus de clients que je ne pouvais en gérer. Je ne dis pas qu'une personne suicidaire pourrait venir dans mon cabinet et retrouver le goût à la vie en une journée, mais mes clients me faisaient confiance, et sentaient que je les aidais réellement, je suis donc devenu très vivement recommandé, et mes tarifs étaient, je l'avoue plutôt élevés. Ceci étant dit, j'étais habitué à des patients de classe sociale aisée.

Je ne suis pas sûr de comment la famille Jennings m'a trouvé, mais je suppose que c'est leur précédent psychiatre qui m'a conseillé, comme c'est parfois le cas. Quelqu'un que tu es incapable d'aider pour une raison quelconque rentre dans ton cabinet alors tu lui fais quelques recommandations. Un jour, j'ai eu un appel de Mme. Gloria Jennings, une vraie propriétaire de domaine, très riche, qui voulait que je travaille avec son fils, Andrew. Apparemment, Andrew venait d'épuiser à peu près tous les psychiatres de cet Etat, et j'étais de ce fait leur dernière option.

Andrew était un toxicomane typique avec comme poison de prédilection l'héroïne, et tout le monde dans mon domaine vous le dira; ces personnes sont vraiment des plaies, quand il faut les aider. S'ils ne sont pas cleans et étourdis, alors ils sont défoncés et déraisonnés. Je ne voulais pas le prendre comme patient, mais Mme. Jennings m'offrait presque le double du prix à payer habituellement, alors je ne pouvais pas refuser. Ça a été la pire erreur de ma vie.

J'ai rencontré Andrew tôt un lundi matin. De mon expérience, il est plus aisé d'attraper ces types avant qu'ils n'aient la chance de se droguer. Dans le meilleur des cas, ils ne viennent même pas et vous gagnez une heure de libre. Mais Andrew était en avance de 15 minutes. Il avait vraiment l'air d'un héroïnomane. Des cernes sombres sous ses yeux verts, les cheveux ébouriffés, et une barbe négligée poussant sur son visage. Il avait l'air d'avoir la vingtaine. Il était grand et inexplicablement mince, et il portait des vêtements amples et simples qui ne faisaient que souligner sa maigre carrure. Je l'ai accueilli dans mon cabinet et lui ai proposé de s'asseoir. Il s'est assis et a commencé à frotter ses mains et à explorer mon bureau des yeux, en les bougeant d'une rapidité précipitée.

Afin de garder mon anonymat, je me désignerai par "Docteur A ".

« Alors, Andrew », commençais-je. « Je suis le Dr. A. Pourquoi tu ne me parlerais pas un peu pour commencer ? »
Il m'a regardé pour la première fois dans les yeux. Il a hésité un moment, puis a commencé à parler.

« Écoutez, ça fait genre la huitième ou neuvième fois que je fais ça, alors je vais aller droit au but. Ma mère a probablement dû vous dire que j'étais un drogué, et c'est vrai. Je prends de l'héroïne et de la cocaïne dès que j'en ai l'occasion. »
J'ouvrais ma bouche pour lui demander s'il avait déjà pris les deux en même temps, pour lui expliquer les dangers du mélange, mais il m'a devancé.

« Non, je les prends toujours séparément. Je ne suis pas un idiot », a-t-il dit.

« Je ne pense pas que tu sois un idiot », ai-je menti. « J'ai connu beaucoup de gens qui se droguaient à mon époque, fais-moi confiance. » Andrew n'avait pas arrêté de me regarder. Je bougeais inconfortablement dans mon siège et posais la question qui suivait évidemment. « Pourquoi te drogues-tu ? »

« Eh bien, les nuits où je ne veux pas dormir, je prends de la cocaïne, et les nuits où je ne veux pas rêver, je prends de l'héroïne. » En même temps qu'il prononçait ces mots, il se frottait les mains, et son regard fixe se dirigeait vers le sol

« Les nuits où vous ne voulez pas dormir, vous prenez de la cocaïne ? » lui demandais-je, pour être certain de ce qu'il avait dit.

« C'est ça, Docteur. » a-t-il dit tout en évitant le sol du regard.

« Et pourquoi ne veux-tu pas dormir, Andrew ? »

« Parce que je ne veux pas voir Ubloo. », répondait-il, regardant de nouveau vers moi, analysant ma réaction à ces mots.

« Excuse moi, mais, qui est Ubloo ? » (ça se prononce 'Oo-blue') demandais-je avec curiosité.

Andrew a soupiré. « Ubloo est un monstre que je vois parfois dans mes rêves et qui les contrôle. »

« Et comment est-ce que cet « Ubloo » contrôle tes rêves, Andrew ? »

« Eh bien, je ne sais pas si son nom est réellement Ubloo, ou si c'est comme ça qu'on l'appelle, mais c'est la seule chose qu'il sait dire. Et je sais qu'il les contrôle parce que jamais personne ne pourrait rêver de ces merdes qui arrivent dans mes rêves quand il est là, m'a-t-il dit. Il détachait finalement ses mains pour fermer ses poings de chaque côté.

Ça commençait à être intéressant, et j'ai décidé d'aller fouiller un peu plus loin dans cette voie-là, alors je lui posais cette question douloureuse ; « et de quelle sorte de choses as-tu rêvé ? »

« Écoutez, je ne suis pas fou. Ce n'est pas comme si j'allais juste me défoncer et commencer à rêver de ces trucs bizarres, avant j'étais un athlète de haut niveau, et à l'allure où j'avançais, j'allais être diplômé comme major de ma promotion, avant que ce truc vienne m'emmerder. » Il s'énervait visiblement.

« Je ne pense pas que tu sois fou», ai-je encore menti. « Si je le pensais, j'aurais abandonné et t'aurais dit de partir. Je suis un psychiatre Andrew, je sais reconnaître un fou quand j'en vois un. » Cela semblait le calmer ne serait-ce qu'un petit peu. « Mais tu dois comprendre que je dois tout savoir avant que je puisse faire un diagnostic pour savoir comment t'aider. Alors je te le redemande ; de quoi as-tu rêvé ? »

J'ai vu qu'il se calmait, et je savais que j'avais percé sa défense. « De choses terribles » , a-t-il dit. « Des gens et des trucs que j'aime, et les pires choses imaginables leur arrivant. » Il regardait par terre à nouveau.

« Quel genre de choses, Andrew ? »

« Une fois ... » Il dégluti péniblement. « Une fois, j'ai rêvé que j'étais bloqué à l’intérieur d'une cage, dans une cave que je n'avais jamais vue avant, et il y avait trois hommes masqués qui violaient et battaient ma mère. »

Cela m'a surpris, je tressaillais un peu et il l'a remarqué. J'étais en train de le perdre. « Continue, Andrew », disais-je d'une manière réconfortante, tout en masquant à la fois mon étonnement et mon intérêt.

« Elle m'appelait, et je pleurais, et à chaque fois qu'elle m'appelait ou criait à l'aide, un homme la frappait, et peu importe à quel point elle saignait, elle continuait de crier, et eux continuaient de la frapper et de la violer. »

À ce moment-là, je voulais l'interrompre et lui dire que les gens normaux ne rêvent pas de ça. Ce genre de rêves sont très rares, même parmi les plus gros psychopathes, et maintenant, je comprenais comment Andrew avait pu passer chez autant de psychiatres en seulement quelques années. Soit il était une bombe à retardement qui allait donner lieu au psychopathe le plus criminel de l'histoire, soit il avait un nouveau trouble du sommeil encore jamais vu dans mon milieu. Les avantages de diagnostiquer un nouveau trouble étaient largement compensés par les inconvénients d'encourager un enfant qui pourrait potentiellement faire passer Ted Bundy pour un enfant de chœur.

J'étais chamboulé, mais j'essayais de rester calme. Dans ces situations, il est important de ne pas se perdre dans les détails, et de déterminer les faits. « Comment sais-tu que ce rêve a été causé par Ubloo. ?» lui demandais-je.

« Parce qu'à la fin du rêve, je l'entendais toujours faire cet horrible bruit ; 'oo-blue !' » Il imitait le bruit aigu qu'un petit animal pourrait faire. 

« Et tu entends ce bruit à chaque fois ? C'est comme ça que tu sais qu'il 'contrôle' ton rêve ? »

« Je l'entends à chaque fois, mais parfois, je le vois aussi, mais seulement une seconde, puis je me réveille. »

« Je vois. Andrew, tu pourrais me dessiner Ubloo ? » Je lui glissais un bloc note et un stylo. Au début, il avait l'air confus, probablement parce que je croyais chacun de ses mots, mais il a pris le bloc note et a commencé à gribouiller. Je regardais ma montre, 20 minutes avaient passé. Pas mal. Ensuite, je regardais le ciel par la fenêtre, c'était une teinte de bleu clair. J'entendais le stylo taper sur la table, et le bloc note glisser vers ma direction. Je regardais la feuille et je serrais fortement mon cœur qui battait violemment.

La chose avait un long museau pendant, un peu comme la trompe d'un éléphant, avec une langue qui en sortait. Sa tête était dépourvue de traits, mis à part deux gros yeux totalement noirs, ovales et à la verticale. Il avait six pattes et un torse long et fin. Il avait le dos voûté, et les genoux de ses pattes du milieu, et de ses pattes arrières étaient un peu plus hauts que son corps. Il pouvait visiblement se faire très grand s'il en avait besoin. Ses pieds étaient cylindriques avec six appendices sortants, dans toutes les directions, chacun équidistant des autres. Les deux pattes de devant étaient considérablement plus longues, et avaient seulement deux doigts extrêmement longs à chaque main, les deux sur le dessus de la main, allant dans la même direction. C'était inquiétant à regarder. Il n'avait visiblement pas d'attributs dangereux ; pas de griffes ni de dents, et pourtant, je ne pouvais me retenir d'avoir des sueurs froides en l'examinant.

Je me sortais de mon état et regardais Andrew, qui m'observait en attendant avec appréhension. Je pensais avoir un diagnostic. « Alors Andrew, je pense savoir ce qui ne va pas. »

Il n'avait pourtant pas du tout l'air soulagé. « Oh ? » a-t-il dit d'un ton monotone.

« Oui, je pense que tu as eu des r- »

« Des rêves lucides, ouais, je croyais aussi », m'interrompait-il. Je restais immobile, bouche bée. « Vous pensez que j'ai fait un cauchemar traumatisant de ce truc, et maintenant à chaque fois que je fais un rêve lucide, mon subconscient l'introduit dans mon esprit, ce qui entraîne un scénario traumatisant à se dérouler devant moi. »

Rarement au cours de mes 10 ans d'expérience, j'ai été sans voix, scotché, bouche bée. Andrew me fixait, et je le regardais sourire avec arrogance.

« Je vous l'ai dit Dr. A, je ne suis pas un idiot. J'ai fait des recherches sur ce genre de choses quand c'est arrivé pour la première fois. C'est pour ça que j'ai commencé à me droguer. J'ai appris que les opioïdes pouvaient supprimer les rêves lucides, et au début, ça faisait son boulot, mais finalement, il continuait de se faufiler dans mes rêves, et plus j'en consommais et plus fort il se battait pour pouvoir revenir, alors j'ai essayé la cocaïne pour me garder éveillé, mais j'ai compris que ça rendait les choses encore pires. Je restais éveillé trop longtemps, et j'ai commencé à faire des micro-sommeils. Je ne savais pas si j'étais éveillé ou en train de rêver, et il a dû s'en rendre compte. Vous voyez, quand ça a commencé, je pouvais plus ou moins dire si c'était un rêve ou non. Ils ont tous cet effet de flou sur ma compréhension, mais quand je fais des micro-sommeils, les rêves sont incroyablement nets. Il a compris, Dr. A, il a compris que j'avais plus peur des rêves pendant les micro-sommeils, et il a d'une façon ou d'une autre, rendu tous les rêves aussi clairs depuis. »

Honnêtement, je ne savais pas quoi dire. Soit Andrew était complètement fou, soit il était tellement intelligent qu'il développait lui-même sa propre folie. Je lui posais la dernière question qu'il me restait.

« Quand as-tu rêvé pour la première fois d'Ubloo ? »

« C'était juste après la mort de mon père », a-t-il dit, son regard fixe se fixant encore une fois au sol. « Il s'est suicidé d'une balle dans la tête quand j'avais 17 ans. La nuit après ses funérailles, j'ai rêvé que je me tenais devant sa tombe, en regardant l'herbe. Tout était normal pendant un moment, puis j'ai entendu mon père. Je l'ai entendu crier depuis le sol, il criait à l'aide, il me demandait de le déterrer, mais je ne pouvais pas bouger. J'étais paralysé. Je me tenais là et l'écoutais frapper sur le couvercle de son cercueil, tellement fort que le sol battait, et je l'entendais crier de peur, mais je ne pouvais juste pas bouger. Puis je l'entendais finalement. 'Ubloo'. Puis je me suis réveillé. »

Je demeurais immobile, à le regarder pendant un bon moment. Son rejet de la possibilité que ce soit un rêve lucide était impressionnant, ce n'est pas rare pour un enfant de lier un épisode traumatisant de sa vie à quelque chose d'imaginaire, pour mieux comprendre ce qu'il se passe. Je commençais à reprendre du terrain.

« Quand as-tu vu Ubloo pour la première fois ? » Il a hésité pendant une demi-seconde, mais a fini par parler.

« Une fois, j'ai rêvé de mon chien, Buster. J'étais derrière une grande haie, et je n'étais qu'un enfant donc je ne pouvais pas l'escalader. Buster était de l'autre côté d'une autoroute. Il était simplement assis là, à me regarder, et je savais, d'une manière ou d'une autre, qu'il allait essayer de traverser pour venir me voir, et je savais qu'il n'y arriverait pas. Il a couru sur l'autoroute et s'est fait écraser par une voiture immédiatement. Je criais et pleurais, mais la voiture ne s'est pas arrêtée, elle continuait d'avancer. Buster était couché là, brisé et saignant. Il essayait de se relever, et de ramper droit devant, mais une autre voiture qui allait à toute vitesse l'écrasait encore. Et ça arrivait encore et encore. Je continuais de le regarder se faire écraser et déchiqueter en morceau par ces voitures, ça ne s'arrêtait jamais. C'était la première fois que je le voyais. Je l'ai entendu dans mon oreille, 'Ubloo !' , je me retournais et sa tête était à un centimètre de moi, ses gros yeux noirs qui me fixaient. Puis je me suis réveillé. »

Il tremblait maintenant, et on pouvait voir qu'il était prêt à craquer. Je devais arrêter de le travailler.

« Ok Andrew, je pense que c'est le bon moment pour s'arrêter aujourd'hui. » Je me levais et marchais jusqu'à mon bureau pour prendre mon bloc d'ordonnance.

Andrew ne bougeait pas, et clignait des yeux. « Vous allez… Vous allez me donner quelque chose pour que ça s'arrête ? »

« Pour l'instant, je vais te donner quelque chose pour arrêter tes rêves, le temps que je puisse déterminer d'où ils viennent. C'est important que tu aies une bonne nuit de sommeil, pour t'aider à reprendre tes esprits. Je t'aide à t'aider à m'aider, compris ? »
Il a encore cligné des yeux. « Oui, j'ai compris, merci. Ils ont un nouveau médicament pour supprimer les rêves ? »

« Eh bien, techniquement non. Mais il y a un nouveau médicament appelé cyproheptadine qui est utilisé pour le traitement des rhumes des foins, mais qui a pour effet secondaire de supprimer les rêves, plus précisément les cauchemars, surtout ceux provoqués par un trouble de stress post-traumatique.

Je continuais d'écrire la prescription en silence, mais je pouvais sentir le regard d'Andrew me visant. « Mais ça ne vient pas de PTSD (trouble de stress post-traumatique), c'est à cause d'Ubloo. »

« Je sais Andrew », lui ai-je menti encore une fois. « Mais ça marchera tout aussi bien pour éloigner Ubloo de tes rêves. »

Ça lui allait droit au cœur. Il était fou de joie et a bondi du sofa. Il n'arrêtait plus de me remercier et de me dire que j'étais le meilleur docteur de tous les temps, et qu'il sentait enfin que la chance lui souriait. Je ne pouvais m'empêcher de sourire. Je suppose que c'est la raison pour laquelle je suis coincé avec ce cabinet depuis si longtemps. Je l'accompagnais à la porte et lui serrais la main. Il me regardait droit dans les yeux, et il a souri pour la première fois depuis que je l'ai rencontré, puis j'ai quitté mon bureau.

C'était la dernière fois que j'ai vu Andrew Jennings vivant.

Une semaine a passé, et le lundi qui suivait, Andrew n'était pas venu. À ce moment-là, d'habitude, j'aurais lâché un soupir de soulagement, et j'aurai dit à ma secrétaire que je sortais pour prendre un café au bout de la rue, mais je ne pouvais m'empêcher de penser à Andrew. Je quittais mon bureau et disais à ma secrétaire que je sortais et qu'elle devait annuler mon prochain rendez-vous. Dans ma main, j'avais la facture d'Andrew Jennings de notre dernier rendez-vous, qui contenait son adresse dessus.
Il était dans un appartement que sa mère avait acheté, en dehors de la ville. C'était à environ 15 minutes de route depuis mon bureau.

J'ai réussi à entrer par la porte d'entrée du bâtiment pendant que quelqu'un en sortait, puis je trouvais le nom d'Andrew dans le répertoire. Son nom venait à peine d'être écrit, alors on pouvait penser que ça ne faisait pas longtemps qu'il habitait ici, en fait sa mère l'avait probablement installé ici pour qu'il soit plus près de mon bureau, pour faciliter la communication.
C'était le dernier appartement au premier étage. J'ai fait la longue et sinueuse route dans le couloir jusqu'à arriver à sa porte. Je m'arrêtais une seconde et réfléchissais à ce que j'étais en train de faire, mais ma curiosité l'a emporté sur ma raison, et je tapais trois fois.

Pas de réponse. Pas un bruit de mouvement à l'intérieur. Après avoir écouté pendant un bon moment, je tapais une fois de plus, plus fort.

« Andrew, c'est moi, Dr. A, tu peux ouvrir la porte s'il te plaît ? »

Toujours rien. J'essayais de tourner la poignée, et étonnement, elle se tournait complètement. Je pouvais sentir le poids de la porte glisser, elle était ouverte.

Je ne pourrais vous dire combien de temps je suis resté là, la main sur la poignée, à réfléchir. Je pensais à ce dont ça devait avoir l'air ; le docteur qui se permettait d'entrer dans l'appartement de son patient. Le docteur qui pouvait potentiellement trouver son patient bourré d'héroïne ou ayant potentiellement fait une overdose. Une overdose d'héroïne, ou peut-être une overdose de ce nouveau médicament qu'il lui avait prescrit, à un drogué avoué, il y a une semaine de ça. Mais ce qui était le pire, c'était de repenser à ces horribles rêves dont il m'a parlé, alors que seulement un morceau de bois nous séparait.

J'ai pris une grosse inspiration, et j'ai ouvert la porte.

La première chose que je remarquais était que les ombres étaient fondues, et il n'y avait aucune lumière allumée, à part une lampe à faible consommation dans le coin. Il y avait une odeur de renfermé et l'air était musqué, il y avait aussi des aiguilles, des cuillères et des sacs en plastiques vides posés sur la table.

Je traversais le salon, sans voir aucun signe de vie. Il y avait un couloir à côté du mur sur lequel le canapé était appuyé. J'ai pris mon téléphone et  ai allumé la lampe torche. Je marchais dans le couloir doucement, j'avais le souffle court, et mes mains tremblaient. Il y avait une porte grande ouverte directement à ma gauche. Prudemment, je regardais le coin et pointais ma lampe torche à l'intérieur. C'était la salle de bains. Elle était modérément sale, mais j'avais vu pire. Il n'y avait aucun signe de lutte, de vomi dans les toilettes, ni rien qui pouvait indiquer une potentielle overdose.

Je lâchais un petit soupir de soulagement et retournais dans le couloir. Il ne restait qu'une porte à ouvrir. Droit devant. Elle était complètement fermée, toute blanche, avec une poignée argentée. Je me tenais dans le noir, avec ma lampe torche, je cherchais un interrupteur pour allumer la lumière. C'était de vieux appartements. L'interrupteur devait être dans la chambre d'Andrew, derrière cette porte.

Me rendant compte que ça n'allait pas en s'améliorant, et ravalant mon stress, je commençais à avancer doucement tout droit, en direction de la porte. Chaque pas avait l'air d'un kilomètre. Mes pieds étaient maladroits et mes jambes étaient lourdes. Il semblait qu'une heure s'était écoulée le temps que j'atteigne la porte. Je me tenais devant la porte d'un blanc brut, que je fixais. Je levais ma main et toquais légèrement sur le bois.

« Andrew ? » demandais-je. La porte a grincé et s'est entrouverte doucement vers l'intérieur. Je pouvais distinguer par la porte semi-ouverte la silhouette floue d'une personne, alors j'ai ouvert la porte complètement.

Andrew était au sol, assis et soutenu par les coins d'un mur, sa peau était pâle et blanche, ses yeux verts et brillants, ils fixaient la porte par laquelle je venais d'entrer.

J'étais immobile, et le regardais fixement, totalement choqué. C'était la première fois que je voyais un mort en dehors d'un cercueil. Il avait l'air tellement vide et sans vie. Je remarquais qu'il y avait du sang sur le tapis, et que ses ongles étaient coupés et saignants, quelques-uns avaient même été soulevés par un système de levier. J'ai tant bien que mal réussi à trouver l'interrupteur, et à l'allumer, c'est à ce moment que je l'ai vu.

« LA FIN EST LE COMMENCEMENT »

C'était gravé profondément dans le bois, près de lui. Je l'ai fixé assez longtemps pour voir ce que ça disait, quand une odeur m'a percuté. L'odeur la plus nauséabonde que j'ai eu l'occasion de sentir. Et c'est à ce moment-là que l'odeur s'installait et que je commençais à me sentir plus nauséeux que je ne l'ai jamais été auparavant.

J'ai couru jusqu'au couloir et vomi immédiatement. J'étais resté penché en vomissant, quand une vieille dame à quelques appartements de moi a ouvert sa porte et s'est exclamée en me voyant.

« APPELEZ LA POLICE ! » lui ai-je crié, vomissant une fois de plus. J'ai entendu sa porte se fermer bruyamment et j'essayais de progresser du couloir jusqu'au hall d'entrée, en m'arrêtant à peu près tous les 20 mètres pour respirer.

Quand les urgences sont venues, ils l'ont déclaré mort à la vue de cette scène. Ils doivent être habitués à ce genre de choses, parce qu'ils n'avaient pas l'air trop chamboulés par ce théâtre.

J'ai fait mon témoignage à la police et leur ai dit qu'il était un de mes patients, et que j'étais venu voir s'il allait bien. Ils n'avaient pas l'air de me soupçonner de quoi que ce soit et m'ont dit que s'ils avaient besoin de quoi que ce soit ils m'appelleraient. Je leur ai laissé ma carte de visite avant de regagner ma voiture. Au moment où je commençais à reculer, le crissement des pneus d'une voiture se faisait retentir dans le parking, et j'ai vu une femme sortir de sa voiture. C'était Mme. Jennings. Elle braillait et criait, et quelques policiers ont été forcés de la maîtriser.

« C'EST MON BÉBÉ ! MON DIEU, S'IL VOUS PLAÎT NON ! » criait-elle pendant qu'elle se débattait pour passer devant les policiers. Je regardais la scène autant que je pouvais le supporter puis je suis sorti du parking. J'ai appelé ma secrétaire et lui ai dit d'annuler tous mes rendez-vous pour la journée, je me suis arrêté à un magasin d'alcool et ai pris une bouteille de whisky, puis je suis rentré chez moi. Je restais assis en silence pendant pas mal de temps. J'ai finalement allumé la télé et commandé à manger, mais quand la nourriture est arrivée, je ne pouvais me résoudre à manger.

Il était déjà tard avant que je ne finisse la bouteille. Je me levais et titubais à travers le couloir jusqu'à ma chambre, je quittais mes chaussures d'un coup de talon et tombais tête la première dans mon matelas. Je restais allongé en pensant à Andrew ; à son pâle corps inerte et calé dans le coin, me fixant avec ses grands yeux verts ; à ses derniers mots : « la fin est le commencement » résonnant dans mon cerveau, j'essayais d'en comprendre le sens. Mes pensées devenaient plus lentes et mes paupières plus lourdes. « La fin est le commencement », cette phrase se répétait encore et encore dans ma tête. Je me sentais m'assoupir, quand je l'ai entendu. Venant de nulle part et de partout à la fois.

« Ubloo. »

Corrigé par la Waffe.



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Last edited by Mhyn on Tue 31 May 2016 - 23:11; edited 3 times in total
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PostPosted: Sun 8 May 2016 - 08:41    Post subject: Publicité

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Antinotice
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PostPosted: Tue 10 May 2016 - 19:16    Post subject: [C] Ubloo - Pt1 Reply with quote

Cohérence de l'histoire et des actions des personnages : Aucun problème !



Moyen de transmission : Témoignage ?


Sentiments éveillés : "Je veux la suite Bave !"


Lisibilité et style : Ok, quelques phrases me paraissent bizarres. Par exemple à un moment tu parles d'ombres dessinées, peut-être qu'il faudrait revoir un peu la traduction.


Intérêt : C'est génial, j'adore. Pour.
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Mhyn
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PostPosted: Tue 10 May 2016 - 22:02    Post subject: [C] Ubloo - Pt1 Reply with quote

Si ça te dérange pas de citer quelques phrases qui t'ont parus bizarre je me ferai un plaisir de les revoir
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Clint
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PostPosted: Wed 11 May 2016 - 00:28    Post subject: [C] Ubloo - Pt1 Reply with quote

ah bah c'est cool, je pensais que t'avais oublié.


Cohérence : ok


Sentiments : je l'avais lu en V.O (j'ai pas relu ta traduction), et j'ai franchement été pris par l'histoire, ça paraissait pas invraisemblable


Style/lisibilité : je sais pas trop, celui de la V.O est très bien mais j'ai pas lu tav


Intérêt : bah, c'est moi qui l'ai proposé tav


Pour


(Je sais, c'est que la première partie mais c'est un vote global)
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But they saw something that's real
And they see it when they're on drugs
The only thing is they see it
Not through the light of God, and the way I show you
I show you to see it through the light of God
And the understanding of God
Because when you see the face of God you will die
And there will be nothing left of you
Except the God-man, the God-woman
The heavenly man, the heavenly woman
The heavenly child
There will be terror under this day of night
There will be a song of jubilee waiting for your king
There will be nothing you will be looking for in this world
Except for your God
This is all a dream
A dream in death.

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Antinotice
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PostPosted: Wed 11 May 2016 - 17:41    Post subject: [C] Ubloo - Pt1 Reply with quote

Tiens, Mhyn, les phrases qui me dérangent :


- « Il détachait finalement ses mains pour fermer ses poings de chaque côté. » La phrase de base était encore plus bizarre, du coup je l'ai un peu changée en corrigeant, mais ça me paraît toujours bancal. 


- « Je regardais la feuille et je serrais fortement mon cœur battant violemment. »


- « et les genoux de ses pattes du milieu, et de ses pattes arrières étaient un peu plus hauts que son corps. » Comment c'est possible ?


- « La première chose que je remarquais était que les ombres étaient dessinées »
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Mhyn
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PostPosted: Thu 12 May 2016 - 19:30    Post subject: [C] Ubloo - Pt1 Reply with quote

La première t'as corrigé, la seconde c'est une erreur j'hésitais entre 2 phrases j'ai fais un mix sans faire exprès , image paint pour décrire la 3, et la 4 je vais essayer de faire qqch mais je vois pas trop
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Antinotice
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PostPosted: Thu 12 May 2016 - 20:55    Post subject: [C] Ubloo - Pt1 Reply with quote

Oh, super dessin. C'est tout de suite plus clair. Laughing
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Mhyn
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PostPosted: Thu 12 May 2016 - 22:01    Post subject: [C] Ubloo - Pt1 Reply with quote

J'ai toujours eu une passion pour l'art
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PostPosted: Sat 14 May 2016 - 01:00    Post subject: [C] Ubloo - Pt1 Reply with quote

Cohérence / Vraisemblance de l'histoire : R.A.S.

Cohérence des actions des personnages : R.A.S.

Sentiment éveillé chez le lecteur : Pas vraiment de peur mais j'ai été passionné par cette histoire. Après je trouve Ubloo plutôt dérangeant  Wink

Moyen de transmission : CFTC. Successful Troll

Style d'écriture / Lisibilité : Très bien. Je n'ai pas trouvé d'autres phrases dérangeante en plus de celles citées par Antinotice.

Intérêt : Une creepypasta vraiment bien écrit et agréable à lire, comme on n'en avait pas lu depuis longtemps. De plus elle est bourré de bonnes idées, le spy nous paraît vraiment vivant. Le personnage ne nous ai pas présenté seulement en surface.

Donc je suis POUR.
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Je suis une écervelée :3 Youhou!



Rose,
Pétale,
Pic d'argent,
Goutte rubis,
Rire cristallin,
Transcendant notre voie,
Il y a toujours un prix.


Blême,
Poème,
Griffonnant,
Une manie,
Sur peau de satin,
Virtuose pour soi,
Il y a toujours un prix.


Feu,
Peureux,
chatoyant,
Plus de sursis,
S'amuser sans fin,
Laisser vibrer sa foi,
Il y a toujours un prix.

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Mhyn
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PostPosted: Tue 31 May 2016 - 23:11    Post subject: [C] Ubloo - Pt1 Reply with quote

Antinotice wrote:


- « La première chose que je remarquais était que les ombres étaient dessinées »
J'ai corrigé par "La première chose que je remarquais était que les ombres étaient fondues"
C'est mieux ?
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Tripoda
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PostPosted: Sun 5 Jun 2016 - 10:54    Post subject: [C] Ubloo - Pt1 Reply with quote

Ce psychiatre est étonnamment crédible mais ce passage me fait bondir.

Quote:
« Elle m'appelait, et je pleurais, et à chaque fois qu'elle m'appelait ou criait à l'aide, un homme la frappait, et peu importe à quel point elle saignait, elle continuait de crier, et eux continuaient de la frapper et de la violer. »

À ce moment-là, je voulais l'interrompre et lui dire que les gens normaux ne rêvent pas de ça. Ce genre de rêves sont très rares, même parmi les plus gros psychopathes.


Je veux dire, ce mec est en train de dire que j'ai aussi du souci à me faire, m'voyez ? Quand bien même ça me semble être un cauchemar relativement commun, d'être mis dans une situation d'impuissance face à quelque chose d'horrible.
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Antinotice
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PostPosted: Sun 5 Jun 2016 - 11:34    Post subject: [C] Ubloo - Pt1 Reply with quote

Tiens, je pensais que je l'avais relevée cette phrase. J'avais trouvé ça incroyablement débile surtout que la plupart des gens font régulièrement des rêves nettement pires.
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Mhyn
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PostPosted: Sun 5 Jun 2016 - 22:30    Post subject: [C] Ubloo - Pt1 Reply with quote

Faut voir ça avec l'auteur pas avec moi Pfeuh
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Tripoda
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PostPosted: Mon 6 Jun 2016 - 19:07    Post subject: [C] Ubloo - Pt1 Reply with quote

Personne n'a prétendu que t'étais censé te sentir visé. fuck you
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Mhyn
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PostPosted: Mon 6 Jun 2016 - 22:05    Post subject: [C] Ubloo - Pt1 Reply with quote

Si
"Tiens, je pensais que je l'avais relevée cette phrase"
Elle faisait surement référence au post où elle relève les phrases avec une traduction bizarre. Pfeuh
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