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La Prophète des possibilités (The Seer of Possibilities)

 
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Epinedesapin
Cryptien
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PostPosted: Sat 4 Jun 2016 - 22:26    Post subject: La Prophète des possibilités (The Seer of Possibilities) Reply with quote

Coucou c'est moi.



La Prophète des possibilités


Des fois, des êtres d'autres mondes trouvent des façons intéressantes pour essayer de vous contacter. Ils peuvent utiliser une planche Ouija, ou peut-être venir à vous dans un rêve, ou des fois ils parlent à travers une autre personne. Ils ont chacun leur propre style et préférences qui leur sont particuliers. Celui qui contacta Jack lui parla à travers son ordinateur, ou, plus précisément à travers un texte affiché sur l'écran. La première fois que ça s'est passé, Jack était assis devant son ordinateur, jouant au Solitaire. Une lumière rouge clignotante provenant du routeur lui indiqua que sa connexion internet était encore en panne. Ça arrivait au moins une fois par semaine, et Jack était habitué à ce service internet irrégulier. Alors qu'il bougeait les cartes, le jeu passa à un écran noir et le texte rouge apparut.


« Salut Jack, j'ai besoin d'une faveur de ta part. Tu es une personne très spéciale et je sais que tu vas m'aider. Je ne peux pas demander ceci à n'importe qui. J'ai vraiment besoin de ton aide. »


Jack s'est mit en pause pendant une seconde. La lumière du routeur était toujours en train de clignoter rouge. « Est-ce une sorte de blague? » Il ne pouvait s'empêcher de se le demander.


Quelques instants plus tard le message continua, « Oui Jack, je sais que c'est étrange pour toi. Mais je ne veux pas que tu t'inquiètes. C'est juste une petite faveur facile dont j'ai besoin. Je m'assurerai que tu sois récompensé. »


Maintenant presque paniqué, Jack chercha de ses mains le câble internet et l'arracha complètement du mur.


« Toujours là, Jack. Je ne veux pas gâcher plus de ton temps donc je vais te dire directement ce dont j'ai besoin. Demain quand tu vas au travail j'ai besoin que tu bouges la grosse plante en pot qui est à côté de l'ascenseur au rez-de-chaussée. Tout ce que tu as à faire est l'éloigner de huit centimètres environ du mur. Si tu le fais à 8H17 personne d'autre ne sera dans les environs. »


Jack resta assis, se refusant à répondre, toujours en train de se demander ce qui se passait.


L'écriture continua, « Enfin Jack, je te le demande à toi parce-que je SAIS que tu vas le faire. Tu ne me laisseras pas tomber. Tu es spécial. On parlera demain. »


Jack tira le cordon d'alimentation du mur et l'ordinateur s'éteignit. « Est-ce que ça s'est vraiment passé ? » pensa-t-il.


Toujours tremblant de l'expérience, il prit une douche chaude et se prépara à dormir, se convainquant qu'il eut soit un rêve fou ou alors que c'était juste une blague élaborée. Mais qui lui ferait ce genre de blague ? Il n'avait pas vraiment d'amis, ni d'ennemis.


Il se réveilla le matin suivant se sentant rafraîchi. Le travail commence à 8H30, et Jack n'était jamais en retard. Il s'est garé dans le parking à 8H10. Normalement il entrerait directement, mais le message lui a dit de bouger la plante à 8H17. Allait-il vraiment le faire ? Pendant la nuit, la peur de Jack s'était transformé en curiosité. Disons qu'il bougeait la plante, il ne ferait rien de mauvais ou d'illégal, non ? Dans l'esprit de Jack, la meilleure chose à faire était de bouger la plante. Il le ferait, rien n'arriverait, et il sera capable de mettre toute cette affaire folle derrière lui. Une minute avant 8H17 Jack descendit de sa voiture et marcha en direction de l'immeuble. Il entra dans le foyer au moment exact où il était supposé le faire. Le message était vrai, personne d'autre n'était dans les environs.


« Bizarre, » pensa Jack. L'immeuble était normalement occupé à cette heure du matin, mais cette accalmie temporaire avait été prédite avec précision.


« Bien ! Voyons voir ce qui va arriver, » se murmura Jack


Il marcha vers la grosse plante en pot bien placée entre les deux ascenseurs dans le hall de l'immeuble de 10 étages. On aurait dit que la plante était une fausse, une décoration devant laquelle les gens passent devant tous les jours sans vraiment la remarquer. Elle était plus lourde que Jack n'avait réalisé. Il a mis un peu de force dans son effort et tira la plante de 8 centimètres selon lui. Il recula et regarda la plante, et observa le hall autour de lui. Des gens entraient derrière lui maintenant et le hall était en train de se remplir. Personne ne sembla remarquer du tout que la plante était à un endroit légèrement différent . Jack passa le prochain ascenseur et attendit, attendit pour... quelque-chose. Mais rien n'arriva. Finalement Jack entra dans l'ascenseur et arriva dans son bureau au septième étage, à l'heure comme toujours.


Si vous demandiez aux collègues de Jack de le décrire, vous entendriez des mots comme poli, silencieux, respectueux et compétent. Et bien que ces mots étaient exacts, ils ne donnaient qu'une petite indication de la vérité, la vérité que Jack n'aimait pas vraiment la plupart des gens. Cela ne signifie pas qu'il les détestait, c'est juste qu'il ne portait pas beaucoup d'intérêt à apprendre à les connaître ou être leur ami, sauf pour une personne. Allie, la fille assise à 2 bureaux de lui, était la seule personne qu'il voulait mieux connaître. Avec son grand sourire, ses cheveux blonds, et son magnifique visage, Jack était très intéressé par le fait de connaître tout à son propos. Malgré son manque de succès auprès des femmes dans le passé, il était en train de faire un bon boulot pour mieux la connaître. Chaque matin alors qu'il passait son bureau, il s'arrêterait pour une petite discussion. Les discussions étaient d'une minute au début, puis deux minutes, puis plus encore. Jack était surpris qu'elle semblait vraiment bien l'aimer.


Pendant ce matin en particulier, leur conversation journalière dura seulement deux minutes. Pendant qu'ils échangeaient leurs salutations matinales et qu'ils parlaient de la folle sortie de nuit d'Allie, les portes de l'ascenseur s'ouvrirent derrière eux. En sortit en boitillant James Bentley, le patron de Jack et d'Allie.


La plainte bruyante de James pouvait être entendue à travers tout le bureau, « Mon satané pied ! »


« Que s'est-il passé, James ? » vinrent les questions indistinctement posées par tout le monde.


« C'est la satanée plante qu'ils ont dans le hall. Je suis rentré en plein dedans et je me suis tordu la cheville. »


« James, vous pouvez à peine marcher. Vous devez aller à l'hôpital, » vint la réponse concernée d'Allie.


« Je ne peux pas le faire maintenant. J'ai des réunions pendant toute la journée. Trop importantes pour les annuler. J'aurais juste à faire semblant d'aller bien. »


Jack, se sentant consterné, sortit du bureau d'Allie au milieu de la conversation et se laissa tomber dans sa chaise. C'était sa faute, il en était sûr. Comment avait-il pu être aussi stupide et négligent ? Enfin, il n'y a aucune utilité à s'en inquiéter maintenant. Une cheville tordue guérirait, tout irait bien.


À son arrivée à la maison, Jack est allé directement à son ordinateur et l'alluma. Juste après que son ordinateur fut complètement allumé, l'écran devint noir et un nouveau message apparut.
« Comment était ta journée, Jack ?


Il resta assis là, observant l'écran, ne savant pas comment répondre. Le message sur l'écran continua, « En fait, je sais comment était ta journée, mais qu'on ne dise jamais que je ne suis pas polie. Tu te demandes ce qu'il se passe. Tu veux savoir pourquoi James Bentley s'est tordu la cheville. Et bien Jack, cette réaction en chaîne n'a pas fini de se dérouler. Je n'ai pas envie de te dévoiler trop de choses trop tôt, mais ceci sera très clair dans ta tête dans pas longtemps. Ne t'inquiète de rien Jack. Tu seras récompensé. Tu es spécial. À demain. »


Jack se rassit dans sa chaise. Que se passait-il ? Qui lui envoyait des messages ? La curiosité de Jack était engagé à plein régimes, et il était presque un peu excité de voir ce qui allait arriver.


Le matin suivant au travail commença comme une journée normale. Jack remarqua que la plante avait été remise contre le mur, probablement par les femmes de ménage. James Bentley se montra peu de temps après le déjeuner, boitant dans le bureau sur son bon pied.


« Eh bien ce pied me tue, » Jack pouvait l'entendre dire, mais apparemment James avait encore une réunion qu'il ne voulait pas manquer. Ce n'est pas avant 15 heures que James le vit encore. James, qui semblait toujours préférer Allie aux autres, vint clopiner à son bureau.


« Allie, tu ne fais rien actuellement, si ? »


« Euh, non. Rien qui ne peut attendre demain je suppose. »


« Bien, peux-tu m'emmener voir mon médecin ? J'aurais sûrement dû y aller hier, mais je ne pouvais pas me libérer. La douleur est juste en train de me tuer et je ne pense pas pouvoir conduire moi-même, j'ai à peine pu venir ici ce matin et je ne pense pas que je puisse même appuyer sur l'accélérateur en ce moment. On peut prendre ma voiture si tu veux. »


« Ouais c'est bon James, ça ne me pose pas de problème de t'amener. » Se tournant vers Jack pour lui dire au revoir, « À demain, Jackie. » Elle mit son manteau et suivit lentement pendant qu'il se démenait dans les escaliers. Elle regarda en arrière et fit un haussement d'épaules dans la direction de Jack, avec un petit sourire pendant qu'elle s'en allait. Jack se sentit un peu plus seul qu'à la normale quand elle était partie.


C'était dix minutes plus tard qu'ils entendirent tous l'accident. Il était précédé par le bruit du klaxon bruyant d'un camion à 18 roues et des freins crissant. La collision en elle-même était un bruit sourd écœurant de deux gros objets métalliques se fracassant. Même au 7ème étage c'était fort. Les bureaucrates haletèrent et coururent aux fenêtres.


« Ce serait pas la voiture de James ? » demanda l'un d'eux.


« Difficile à dire d'ici, » répondit quelqu'un, « Elle est tellement endommagée. »


L'implication horrifiante de ce qui venait de se passer vint à Jack immédiatement.


« Non, non , non, » pensa-t-il. « Ça ne peut pas être réel. »


Tremblant tout du long, il courut à l'ascenseur et alla au rez-de-chaussée ensemble avec plusieurs autres du bureau. Certains pleuraient. Pendant qu'ils rejoignaient la foule grandissante autour de la scène de l'accident, Jack pouvait entendre le lointain son de sirènes d'urgence. En regardant derrière les badauds, il pouvait voir que le camion à 18 roues avait touché le flanc de la voiture de James, son conducteur avait été éjecté de la voiture sur le sol pavé où il était allongé immobile. James était assis dans le siège passager de sa voiture, immobile mais avec un air surpris sur son visage sanguinolent. Jack ne pouvait pas dire s'il était mort ou vivant. Le côté conducteur, où Allie était assise, avait pris le choc. La place qu'elle occupait avait été compactée à un tiers de sa taille originale. La tête d'Allie était ouverte et son corps tordu était cassé et battue. La foule était prise de stupeur. Larmes, cris, sirènes ; c'était tout ce que pouvait entendre Jack. Sans revenir à l'intérieur de l'immeuble, Jack courut à sa voiture et revint à la maison, énervé et triste.


Il fit le voyage jusqu'à la maison et à son ordinateur. La machine était là, il voulait l'allumer, mais il était effrayé de ce qu'il découvrirait. Était-il vraiment celui responsable de la mort d'Allie ? Toute la réaction en chaîne avait commencé avec lui. Il savait qu'il était celui à accuser. Jack posa le doigt sur le bouton d'allumage, mais recula sa main. Finalement, après quelques minutes, il trouva la force mentale pour l'allumer/ L'écran clignota et devint noir, et le texte familier apparut sur l'écran.


« Non Jack, ce n'est pas de ta faute. Je sais que tu t'accuses. Mais chaque personne meurt éventuellement, certaines juste plus tôt que d'autres. »


Jack observa l'écran. Il résista à l'envie de jeter le moniteur au sol.


Après un moment, l'écriture continua, « Jack, je vais te dire quelque-chose, et j'ai vraiment besoin que tu réfléchisses à tout ce que je vais te dire. Tu pensais que tu étais amoureux de Allie. La vérité est que tu voulais juste la baiser. Et pardonne mon langage, mais de temps en temps il vaut mieux être directe. Jack, elle n'était pas celle pour toi. Elle t'aurait rendue la vie misérable. Oui, tu aurais eu éventuellement le courage de lui demande de sortir avec toi. Elle était en fait vraiment intéressé par toi. Elle pensait que tu ferais un bon « projet ». Vraiment triste, pour elle, pas pour toi. Je veux que tu repenses à toutes les choses qu'elle t'as dite. Pourquoi son dernier petit copain l'a quittée ? »


« Parce-qu'elle l'avait trompé, » marmonna Jack dans sa respiration.


« Parce-qu'elle l'avait trompé, Jack. La même chose qu'elle t'aurait faite. Elle t'aurait rendue heureux pour les deux premiers mois, et puis misérable pour les quatre prochaines années. Rôdant, se moquant de toi derrière ton dos, dépensant tout ton argent. Une fois que tu te serais finalement débarrassé d'elle, tu serais tellement blasé que tu ne rencontreras plus jamais personne. C'est la vérité Jack. Je vois toutes les possibilités futures, celles qui en viennent à se passer et celles qui ne se passent pas. Tu as vu comment elle est vraiment Jack, cela n'a pas encore fini de se dérouler. Il y a encore plus à venir. »


« Non ! Je t'emmerde ! Tu l'as tuée ! » hurla Jack, il jeta le moniteur depuis le bureau. L'écran s'écrasa sur le sol et produit des étincelles.


Jack n'eut presque pas de sommeil cette nuit, et le jour d'après il n'était pas sûr qu'il voulait aller au travail, mais les derniers mots qu'on lui avait dit avaient piqué sa curiosité, et sa colère avait quelque peu baissé. Aucun travail ne fut fait en ce jour au bureau. L'entreprise amena des psychologues spécialisés dans le deuil, les gens partagèrent leurs pensées, ils pleurèrent, ils se firent des câlins. James avait en fait survécu à l'incident, mais il était dans le coma. Les médecins pensèrent qu'il pourrait guérir éventuellement, mais personne n'en était vraiment sûr.


Tard dans l'après-midi, Jack fut approché par Diego Salbara, le chef de la division. Diego fut direct et franc, et il offrit la position de James à Jack. Techniquement ce serait une promotion temporaire, mais James ne serait pas de retour de si tôt. Diego lui promit que la promotion pourrait être faite permanente une fois qu'assez de temps serait passé.


« Gardons ça secret pour le moment, » lui dit Diego. « Je sais que ça peut paraître rapide, mais le projet Lancaster sur lequel James était en train de travailler ne peut pas être arrêté. Il est trop important pour l'entreprise. J'ai besoin de quelqu'un aux commandes tout de suite, ça ne peut pas attendre. »


Pris de stupeur, Jack accepta la promotion. Il quitta le travail avec un étrange mélange de sentiments, pas vraiment sûr de comment il se sentait à propos de tout. Sur le chemin de la maison, il dit un stop au magasin d'appareils électroniques et acheta un nouveau moniteur. Il le ramena à la maison et alluma l'ordinateur. Une fois encore l'écriture vint sur l'écran.


« Jack, je veux être la première à te féliciter ! Je suis fière de ce que tu as accomplie. »


Jack fixa l'écran.


« Jack, je dois demander ton pardon parce-que je ne me suis pas encore présentée. Je m'appelle la Prophète. Comme je te l'ai dit avant, je vois ce qui sera, et je vois ce qui peut être. C'est un don très puissant que j'ai. Mais tu sais quoi, Jack ? Malgré ma puissance, je ne peux toujours pas faire quelque-chose de corporel ou physique. Je peux prédire, je peux voir, et avec assez d'effort, je peux même communiquer. Mais je n'ai pas de corps, c'est quelque-chose qui m'a été pris il y a très longtemps. C'est pourquoi j'ai besoin de toi Jack. C'est vraiment très simple, fais juste de simple tâches pour moi, de temps en temps. »


Jack devenait de plus en plus curieux.


« Et Jack, avant que tu me donnes une réponse, je veux que tu saches deux choses. D'abord, je ne te mentirai jamais. Deuxièmement, je ne te demanderai jamais de faire quelque-chose qui, directement, est immoral ou illégal. Oui, de mauvaises choses peuvent arriver, et parfois des gens vont mourir. Mais ils vont mourir un jour de toute façon, non Jack ? Et le mal sera toujours compensé par quelque-chose de bien t'arrivant. »


Jack grimaça à la dernière idée, mais il combattit l'envie d'éteindre l'ordinateur. La Prophète avait juste. Tout le monde meurt éventuellement, pourquoi pas laisser quelque-chose de bien en sortir ? Et on ne lui mentirait jamais ? S'il savait sur le coup qu'Allie allait mourir, il n'aurait jamais fait la faveur originelle. Mais il pensa plus, et il réalisa que la Prophète ne lui avait pas menti, mais avait juste divulguer des informations. Toujours que Jack se demandait s'il pouvait faire confiance à la Prophète.


« Travaille avec moi Jack, ensemble nous ferons arriver des choses incroyables. Je te demande juste de faire quelques petites tâches de temps à autre. Oh, mais ces petites tâches auront de grandes conséquences ! Elles seront magnifiques Jack, et elles termineront toujours avec une récompense pour toi. C'est la beauté de mon art, une simple tâche produit quelque-chose de mal et quelque-chose de bien. Oh, une dernière chose Jack, je peux voir que tu as du mal avec cette décision. Si j'arrêtai de te parler maintenant, ça te prendrait deux semaines pour te décider à me joindre. Mais tu sais quoi Jack, tu me REJOINDRAIS. C'est vrai, tu vas me dire oui. Alors à la place d'attendre, pourquoi ne me dis tu pas oui maintenant ? Commençons Jack. Et quand tout ça sera fini, tu me remercieras. Je te le promets. »


Jack considéra ce que la Prophète venait de dire. Son sentiment initial de révolte disparaissait lentement. Il fit une pause, et puis pour la première fois, il plaça ses doigts sur le clavier et répondit directement à la Prophète. « Que veux tu que je fasse maintenant ? »




Alors que les années passaient, Jack fit toutes les faveurs que la Prophète lui demandait, et comme la Prophète avait promis, Jack était récompensé pour ses actions à chaque fois. Les récompenses venaient souvent dans des façons inattendues et intéressantes. Une de ses plus mémorables expériences pour Jack arriva deux ans après qu'il ait accepté pour la première fois d'aider la Prophète.


« Jack, j'ai besoin que tu ailles au centre-ville demain, » demanda la Prophète. « Entre dans le magasin « Garmin's Liquor » à exactement midi trente-sept. Un homme te posera une question. La réponse que tu donneras est « vingt-sept ».


Comme toujours, les instructions de la Prophète étaient simples et directes, mais pourtant mystérieuses. Le jour suivant, comme demandé, Jack entra dans le magasin. En face de lui, un ouvrier de chantier costaud était au comptoir en train de remplir un ticket de loterie.


L'homme se gratta la tête et regarda autour de lui, se concentrant sur Jack, « Hey mon pote ! J'ai besoin d'un autre nombre. T'en as un pour moi ? »


Jack sourit, « Vingt-sept. »


« Vraiment ? Je pensais jouer trente-cinq. Mais tu sais quoi ? J'aime bien ta bouille, va pour vingt-sept ! »


Sur ce, l'homme compléta son ticket et le paya. « À la revoyure ! » dit-il heureux et il tapota Jack sur l'épaule sur sa route vers la sortie.


Jack essaya de ne pas penser à ce qui pouvait arriver à cet homme. « Laisse juste les choses se passer, Jack. Tu ne devineras jamais comment les choses vont finir, alors laisse toi surprendre, » la Prophète l'avait conseillé. Toujours est-il qu'il est impossible de ne pas se demander à propos de ces choses de temps en temps. Il le savait, considérant comment la Prophète faisait fonctionner ses plans, il n'y avait aucune façon possible qu'il ait vraiment aidé cet homme. Mais lui donner un ticket perdant ? C'était trop simple pour la Prophète. Et il ne pouvait pas s'imaginer qu'il lui donne vraiment un ticket gagnant. Donc c'était comme ça que Jack fut surpris, quand deux semaines plus tard, il rencontra encore le même homme, cette fois à l'épicerie.


« Hé mon pote ! C'est toi ! Je me rappelle de toi ! Regarde, j'ai gagné ! » En effet, l'homme ressemblait à un millionnaire. Portant de nouveaux habits, une nouvelle montre en or, et un grand sourire niais, l'homme accourut vers Jack.


« Je ne pensais pas que je te verrai encore, mais je suis content que tu sois là. Je n'aurais jamais gagner sans toi. Hey, laisse moi te payer ces courses pour toi. Non attends, ce n'est pas assez bon pour toi, tu es mon porte-bonheur. Toujours bien traiter les gens, c'est ce que dit ma maman. »


Fouillant dans sa poche, l'homme prit son carnet de chèques et écrit promptement à Jack un chèque de dix mille dollars. « C'est le moins que je puisse faire pour mon porte-bonheur. »


Après avoir remercié l'homme, et s'être senti un peu confus par toute la chose, Jack alla vite à son ordinateur. Après l'avoir allumé, l'écriture de la Prophète apparut sur l'écran. « Eh bien, Jack, comment on se sent en étant plus riche de dix mille dollars ? »


« Ça fait du bien. Mais je ne peux pas m'empêcher de me demander, nous n'avons jamais aidé personne avant. Pourquoi on commence maintenant ? » Jack posa cette question avec une pointe de culpabilité. Il n'avait jamais aimé admettre que les gens étaient blessés par ses actions, mais dans cette affaire sa curiosité surpassait toute sensation de culpabilité.


« Oh Jack, nous n'avons aidé personne. Oui, l'homme est heureux maintenant, mais il aura perdu chaque penny en deux ans. Tu l'as vu par toi même, il donne son argent à n'importe qui. Vieux amis, connaissances perdues, ils vont tous lui demander de l'argent. Et il y aura aussi des mauvais investissements. Le stress de tout perdre va causer le départ de sa femme. Elle prendra aussi les enfants. Il sera seul et ruiné, un homme qui pourrait avoir beaucoup mieux vécu s'il n'avait pas gagné. Tu n'as pas besoin de te sentir mal Jack, c'est la stupidité et l'avidité de l'homme lui même qui lui feront ça. »


Jack sentit un peu de regret, mais la rationalisation de la Prophète, et se concentrer sur sa propre récompense, le met toujours de bonne humeur à la fin.


Au travers des années, deux tâches ne furent jamais semblables. Des fois les effets de ses actions étaient directes et faciles à voir, d'autres fois elles causaient une réaction en chaîne tellement complexe qu'il ne pouvait simplement pas la suivre.


« Va à l'immeuble de l'administration du comté, parque toi dans la place numéro 43 à 16H47, » vint une fois cette requête. Jack fit ainsi, et deux mois plus tard il rencontra Donna, avec qui il tomba amoureux et finit par se marier. Il n'aurait pas deviné que les deux événements étaient liés s'il n'avait pas demandé à la Prophète.


« Jack, quand tu t'es garé sur cette place, tu as causé la personne qui se serait garée ici à se garer à un autre endroit, mais elle rentra dans dans une autre voiture près de la place. Elle a à peine fait une rayure, mais elle appela quand même son assureur, lui causant de partir de son bureau tard. Il rata son train pour la maison, et pendant qu'il attendait pour le train du soir, il fut agressé et poignardé, il n'en se remettra jamais vraiment. Les agresseurs prirent ses cartes de crédit et les utilisèrent... et Jack, je pourrais continuer avec ça, mais il y a encore vingt-trois personnes impliquées. Parfois ces faveurs seront très compliquées, mais disons juste que ton action causa Donna à être à l'endroit exact pour te rencontrer. »


La relation de Jack avec la Prophète grandit. Restant pourtant très mystérieuse, la Prophète divulgua assez d'informations sur le temps pour que Jack puisse avoir une compréhension générale de l'histoire de la Prophète. D'après des références historiques, Jack sut que la Prophète avait un millier d'années. Quand elle était toujours vivante, la Prophète était une voyante puissante et une artiste, qui prédisait des événements futurs à travers des peintures. Un roi stupide, qui interpréta mal les prédictions de la Prophète et perdit sa bataille comme résultat, fit exécuté la Prophète. N'étant plus encombrée par les sens physiques, et existant dans un vide isolé, les habilités de la Prophète s'agrandirent exponentiellement. Finalement apprenant à communiquer avec les vivants, la Prophète commença à entrer en contact avec ceux qui voulaient répondre, y compris Jack. En tout, c'était la meilleure amitié qu'un puisse avoir avec une personne morte. Et Jack était reconnaissant envers la Prophète aussi. Il avait un bon boulot, une belle maison, une femme magnifique, et les gens le respectaient. Il était heureux, ce qui est quelque-chose qu'il n'avait jamais vraiment ressenti avant que la Prophète ne le contacte.


Douze ans avaient passés au total, douze bonnes années pour Jack. Tâche complétée après tâche complétée, habituellement une fois par mois. Jack, assis dans le bureau de sa grande maison rurale, fut contactée par la Prophète une fois encore.


« Salut Jack, j'ai une faveur à te demander. Celle-ci est la plus facile, tu n'as même pas à te lever. Appelle Riago's Pizza dans exactement deux minutes, laisse le téléphone sonner trois fois, puis tu peux raccrocher. »
Jack sourit, bien et facile. Il ne se demandait plus à propos de comment ces tâches se dérouleraient. Il avait confiance en la Prophète et fit simplement comme il lui était demandé de faire. Jack appela, exactement deux minutes plus tard.


La quiétude de la maisonnée fut cassée 30 minutes plus tard par la sonnerie de la porte. « C'est étrange, » pensa Jack. Ni lui ni Donna n'attendaient quelqu'un. Jack regarda à travers le judas et vit un livreur de pizza. Le logo sur sa casquette disait « Riago's Pizza ».


Jack ouvrit la porte. « Voici votre pizza, » dit le garçon pendant qu'il la remettait dans les mains de Jack.


« Mais je n'ai pas commandé ça, » répliqua Jack.


« Écoutez, j'en ai rien à battre si vous l'avez commandé ou pas. M. Riago m'a dit de l'emmener ici, alors c'est ce que je fais, » dit le livreur, alors qu'il paraissait de plus en plus énervé.


Jack observa le garçon en face de lui. Il paraissait avoir environ dix-sept ans, mais la chose la plus remarquable à propos de lui était sa taille, il était énorme. Probablement 1 mètre 90, et très musclé.


« C'est déjà payé par carte bancaire, prenez là juste, parce-que je ne la ramène pas. » Le garçon tendit la main pour son pourboire


« Je, je n'ai pas de monnaie sur moi, ». Jack disait la vérité.


« Ça m'est égal, » vint la réplique dégoûté. Le garçon regarda derrière Jack dans la maison, puis se retourna et marcha lentement vers sa voiture, regardant derrière son épaule pendant qu'il marchait.


Jack ferma la porte et amena la pizza au salon, où Donna regardait la télé. Après avoir expliqué ce qui s'est passé, il s'est excusé pour aller à son bureau, promettant de revenir bientôt.


Donna ouvrit la boîte à pizza et prit une part. « Reviens vite chéri, cette pizza a tous tes ingrédients préférés dessus. » Donna gloussa et en mordit une bouchée.


Arrivant à son ordinateur, les mots de la Prophète apparurent sur l'écran. « Confus, Jack ? Ne le sois pas. Ton voisin du bas de la rue a commandé la pizza. M. Riago a dit à ce garçon l'adresse correcte, mais une sonnerie de téléphone lui a rendu difficile l'écoute de l'adresse. Mais donne lui le mérite d'avoir trouver la bonne rue au moins. »


« Donc ma récompense est une pizza ? » écrit Jack, un peu confus.


« Oui Jack, ta récompense est une pizza, et aussi une chance de passer un peu de temps avec ta femme. Descends, partage la pizza, amuse toi. Quand tu as finis, fais l'amour à Donna. Ce n'est pas l'une de tes tâches, c'est juste un conseil que je pense tu devrais suivre. Oh, au fait, tes voisins qui ont commandé la pizza se disputent en ce moment même, sur le fait stupide que la pizza n'est pas arrivée. Certaines des choses sur lesquelles se disputent les gens m'étonnent vraiment. Leur dispute deviendra violente, mais tu n'as pas à te soucier de ça. Va, amuse toi bien. »


Jack suivit le conseil de la Prophète, se câlina avec Donna pendant qu'ils appréciaient leur repas, puis lui fit l'amour sur le grand et confortable canapé du salon. Donna s'endormit sur le sofa peu après 23H. Jack était là allongé, cette dernière faveur, elle paraissait juste curieuse. Enlevant doucement son bras de dessous Donna, Jack quitta le salon et alla en haut. S'asseyant devant l'ordinateur, Jack écrit, « Tu es là ? »
« Oui, Jack, je suis en fait tout le temps là. Je t'attendais. Ce livreur. C'est un vrai spécimen, non ? »


Jack regarda l'écran d'un air narquois.


La Prophète continua, « C'est un employé horrible. Il a été embauché il y a trois jours et M. Riago veut déjà le virer, mais comme spécimen physique, il est fort, rapide, et TRÈS observateur. Par exemple, il a remarqué que tu n'as pas fermé à clé la porte d'entrée après qu'il ait livré ta pizza. »


« Quoi ? » dit Jack fortement alors qu'il commençait à se lever.


« Assieds-toi Jack. J'ai besoin de te dire quelque-chose d'important, et fermer la porte à clé maintenant ne changera rien à ta situation. »


Jack se rassit lentement devant l'ordinateur, regardant derrière lui.


« Tu vois Jack, c'est vrai que je ne t'ai jamais menti. Tout ce que je t'ai jamais dit est 100% honnête. Mais oui, j'ai gardé certains faits. Tu vois, je t'ai dit que chaque tâche causait quelque-chose de mal à arriver à quelqu'un d'autre et quelque-chose de bien pour toi, mais il y a une troisième chose. Il y a un but ultime que chaque tâche aidait à faire avancer. Tu te souviens d'Allie ? Bien sûr que oui. Ce que tu ne te rappelles sûrement pas est qu'elle payait les études de son frère. Quand elle est morte, il a dû abandonner. Il allait être un grand psychologue, mais maintenant il travaille dans une usine à la place. C'est vraiment trop dommage pour notre livreur de pizza, il aurait pu en avoir vraiment besoin il y a quelques années, mais ce bon thérapeute n'était pas là pour lui, à la place il eut un charlatan freudien. Et tu te rappelles notre gagnant à la loterie ? Oui tu t'en rappelles. Il était un voisin à notre livreur, après qu'il ait perdu tout son argent bien sûr. Il a battu le garçon sans prendre conscience de son acte après que le garçon se soit jeté sur sa voiture dans la rue. Une expérience bien traumatisante pour notre jeune gars. Et sa mère s'en est foutu de son accident, ne l'a pas protégé du tout. Elle ne pouvait pas, pas après avoir utilisé toutes les drogues données par son petit ami, qui était l'un des agresseurs qui a volé cet assureur retardé. Il a acheté les drogues avec l'argent fait du vol. Vois tu maintenant l'ampleur de mon art ? »


Jack s'assit, lançant un regard furieux au moniteur. Il voulait se lever, pour aller voir Donna, mais il était trop effrayé pour bouger.


La Prophète continua, « Jack, tu as fait plus d'une centaine de tâches pour moi, et chacune a servi à un objectif ultime, détruire psychologiquement ce garçon, le transformer en monstre, et l'amener ici ce soir. Tu ne le vois pas Jack ? Ceci a impliqué des dizaines de milliers de gens, et des milliards de possibilités. Si tu avais raté même une seule de tes tâches, toute la chaîne se serait effondrée. Ce fut orchestré par moi, et mis en scène par toi. Ensemble nous avons fait quelque-chose de magnifique, c'est un chef-d’œuvre de manipulation humaine. Notre chef-d’œuvre. Et tout commence et finit par toi, deux points parfaits dans le temps. Ce soir, mauvaise adresse, pas de pourboire, ce pauvre garçon a enfin craqué. Il est en bas en ce moment même. Il coupe la gorge de Donna, à ce moment exact.


Jack pouvait entendre des cris étouffés venant du salon, suivi par un bruit gargouillant.


« Non ! » Jack hurla et se leva, commençant à courir en bas.


« Jack, arrête toi ! » La voix déboussola Jack. C'était à l'intérieur de sa tête. Pour la première fois la Prophète lui parlait directement. C'était une voix plaisante, féminine. « Tu ne peux rien faire, elle est déjà partie. Il viendra pour toi sous peu, et tu ne peux pas l'arrêter.


« Mais pourquoi ? » pleurnicha Jack avec des larmes se concentrant dans ses yeux.


« Ce n'est pas un chef-d’œuvre artistique si ça ne commence et finit avec toi, Jack. » Sa voix était reposant. « Je veux que tu apprécies le fait que je te parle directement. Cela requiert toute mon énergie, et comme résultat, je devrai me reposer plusieurs années durant avant que je puisse contacter n'importe qui. S'il te plaît ne te sens pas mal à propos de ça, Jack. Je veux que tu prennes un moment et que tu apprécies notre accomplissement autant que je le fais. » La voix s'arrêta brièvement, puis continua. « Tu sais quoi Jack ? Si je ne t'avais jamais contacté, tu aurais vécu quatre-vingt-cinq ans. Quatre-vingt-cinq longues et amères années. Et quand tu mourus , personne n'aurait été à ton enterrement. Je t'ai donné douze grandes années pleines de sens. Tu étais heureux, et ensemble nous avons fait quelque-chose de magnifique, quelque-chose d'unique. »


Jack marqua une pause une minute et considéra ses douze années de joie, et ses larmes de chagrin se mélangèrent avec des larmes de joie. Il se retourna et regarda l'ordinateur, pendant que derrière lui le colosse massif du livreur dément apparut à la porte, un couteau sanglant dans sa main gauche .


Sur l'écran, les derniers mots de la Prophète apparurent, « Tu n'as rien à me dire, Jack ? »


Jack sécha ses larmes, et s'imprégna de tout ce que venait de dire la Prophète.


Pendant que le colosse commença à marcher vers lui, Jack prononça son dernier mot, « Merci. »


Auteur : Creepy Thomas O.
Traducteur : Epinedesapin
Source : http://creepypasta.wikia.com/wiki/The_Seer_of_Possibilities
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Tripoda
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PostPosted: Sun 5 Jun 2016 - 01:38    Post subject: La Prophète des possibilités (The Seer of Possibilities) Reply with quote

Quote:
Mais chaque personne meurt éventuellement

Des gens vont en enfer pour ce genre d'erreur de trad, tu le sais ?



Sinon, bah, que dire. C'est sympathique j'imagine ? Mais c'est une nouvelle littéraire indubitablement. Hors-sujet, désolé...
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