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Nous ne voulons pas mourir : Prologue + 14 août 2026

 
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Magnosa
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MessagePosté le: Ven 23 Mar 2018 - 17:52    Sujet du message: Nous ne voulons pas mourir : Prologue + 14 août 2026 Répondre en citant

En y réfléchissant, je me suis dit que pas mal de mes anciens textes pouvaient aller sur le Nécronomorial (en plus ils ont déjà été corrigés, donc ça fait ça de moins à faire, bien utile quand on est pris par le temps). Je vous propose ici le début de Nous ne voulons pas mourir, qui est plutôt long et peut donner lieu à un bon nombre de publications. La seule question que je me pose, si c'est publié, c'est si je publie le prologue seul (il me semble un peu court) ou avec la première entrée du journal, je vous invite à me dire ce que vous en pensez. Trêve de blabla, voilà le texte.


L’ordinateur démarra en grésillant. Il faut dire qu’il n’était plus de toute première jeunesse. Mais heureusement qu’il était là tout de même, j’aurais eu du mal à en trouver dans les circonstances actuelles. L’écran s’alluma après une vingtaine de secondes, et je pus bientôt entrer le mot de passe pour accéder à la seule session disponible. Par habitude, je regardai l’heure et la date affichées à droite de la barre des tâches : samedi 11 février, 23 heures 37 minutes. J’eu un petit sourire en coin. Cette fonction était déréglée depuis un moment, et personne ne prenait la peine d’y remédier, personne n’en voyait l’utilité. Dehors, le soleil laissait encore derrière lui une lueur rougeâtre. La nuit était quasiment tombée, mais on était bien loin de l’heure indiquée.

Je cliquai sur l’icône me permettant d’accéder au répertoire « Docs écrits », et, pendant le temps que prenait le chargement, j’écoutai le silence que seul le soufflement de l’unité centrale troublait. Ce silence pesant qui faisait désormais partie de notre quotidien, dés lors qu’on n’entendait pas des explosions, des ricochets de balle, des hurlements de terreur ou de colère ou des grognements sortis d’outre-tombe. Ce silence qui, malgré tout, était mille fois plus inquiétant que les bruits qui pouvaient nous épouvanter, ce silence qui nous écrasait littéralement et nous glaçait le sang. On avait l’impression que l’air lui-même était devenu notre ennemi, qu’il nous espionnait au compte d’on ne sait quelle horreur. Ce silence qui avait rendu fou plus d’un de nos compagnons.

La page s’ouvrit enfin, laissant apparaitre une multitude d’icônes de documents Word, certains n’ayant pas de titre très expressif comme « Article 1 », « Article 2 », etc. D’autres semblants un peu plus intéressants, comme « Règles de vie commune », « Ordre des tours de garde à venir » ou « Procédure à suivre en cas d’attaque ». On ne consultait plus beaucoup ce genre de document, la plupart étaient désormais connus par cœur de tous, seuls ceux réactualisés fréquemment méritaient attention. Certains montraient un caractère un peu plus privés, comme « À ma fille », « Pensées intimes d’un rescapé » ou encore « Pourquoi moi ? ». Ce répertoire contenait les mémoires de notre camp, de ceux qui vivaient toujours comme de certains qui avaient disparu. Rares étaient ceux qui n’avaient pas cédé à la tentation de s’asseoir une heure ou deux devant l’ordinateur et d’écrire sans s’arrêter ce qui leur passait par la tête, pour décompresser. Certains avaient préféré le support papier, mais tout avait rapidement été épuisé. Ceux qui n’écrivaient pas étaient ceux qui ne parlaient pas en général.

Tous les documents avaient été copiés sur une clé de mémoire d’un téraoctet. Ce n’était pas la plus puissante qui existait, depuis 2021 tout le monde avait au minimum deux téraoctets, mais c’était tout ce qu’on avait pu trouver. Et puis pour ce qu’on y mettait, c’était amplement suffisant. Mis à part les documents Word, il y avait un peu de musique, quelques films et des photos. C’était tout ce qui nous restait de notre vie d’avant. Le routeur internet était mort, et de toute façon, nous n’étions même pas certains qu’internet marche encore. Sur l’ordinateur, il y avait des programmes qui permettaient de lire nos documents, un démineur et un pac-man. On était bien loin de l’utilité que pouvait avoir un ordinateur il n’y a pas si longtemps.
Je cherchai dans les titres, et mon choix s’arrêta sur un document intitulé « Journal de bord ». Je l’ouvrai. La page mit un moment à s’ouvrir, il faut dire qu’elle était plutôt longue comparée aux autres. Les mots s’étalèrent enfin sous mes yeux, dans une police d’écriture plutôt pauvre, semblable à celle des machines à écrire du siècle passé. Le cadre qui contenait le nom des polices indiquait « Simplified Arabic Fixed ». Il y en avait d’autres à disposition, mais je trouvais que celle-ci convenait bien à un journal de ce genre. Je descendis tout en bas de la page et voulu commencer à écrire. Mais les mots ne vinrent pas. J’avais beau me triturer les méninges, je ne savais pas comment commencer mon texte.

Après quelques minutes passées à regarder fixement l’écran sans bouger, je remontai finalement la page jusqu’au début et commençai à me relire, espérant trouver de l’inspiration dans mes anciens écrits. Là figurait la date où j’avais commencé à écrire. Si peu de temps après que nous nous soyons retrouvés dans cette situation. Et pourtant, les débuts de notre jeu de survie n’étaient pas si terribles comparé à ce qu’il était devenu aujourd’hui. Il s’était passé tellement de choses… Nous avons été surpris plus d’une fois, et nous sommes moins nombreux qu’au début. Mais nous sommes encore là, bien vivants, restes agonisants d’une humanité décimée, déchue, qui a perdu son statut de sommet de la chaine alimentaire pour prendre celui d’une simple proie. Nous sommes peut-être les derniers rescapés. Nous sommes désespérés. Mais nous ne voulons pas mourir.
  

  

  
14 aout 2026

À ceux qui liront ces lignes. Je m’appelle Stefan Grim. Je suis un français d’origine anglaise, j’ai tout juste 31 ans. Je vis à New York depuis maintenant 6 ans. Ou plutôt je suis arrivé à New York il y a 6 ans, et j’y suis resté jusqu’à il y a peu. À la base je suis venu parce que c’était le rêve de ma petite amie Illyria (enfin tout le monde l’appelle Lili) et puis finalement je m’y suis habitué, j’avais trouvé un emploi d’informaticien à peine à trois rues de notre appartement, rejoins un club de tir à balles réelles (grâce au permis de port d’arme je pouvais garder mon revolver chez moi) et de jiu-jitsu, je m’étais fait de nouveaux amis, bref, la belle vie.

Mais il y a environ 3 mois il s’est passé quelque chose. Non en fait tout a commencé il y a 5 mois. Une histoire de fou me dirait-on si tout était resté comme je l’avais connu. On ne voit ça que dans les films. Et pourtant il y a 5 mois, le destin de l’humanité a été bouleversé à jamais. Au départ c’était quelque chose de banal, pendant des travaux chez lui un homme a trouvé un puits de pétrole et résultat tout le monde a accouru pour pouvoir l’exploiter. Ce qui fait qu’une semaine après on était en train de percer des trous pour pouvoir extraire l’or noir. Cependant ce n’est pas tout ce qu’ils ont trouvé sous terre. Une fois qu’ils eurent vidé la cavité (elle était relativement petite) ils ont essayé de creuser en-dessous, parce qu’il était évident que toutes les richesses n’avaient pas été exploitées, et il parait que ça sonnait creux de toute façon. Pauvres fous, ils n’auraient jamais dû aller plus loin.

Quand un trou suffisamment grand fut foré, ils sont tombés sur quelque chose qui n’avait rien à voir avec du pétrole. C’était un liquide visqueux, transparent, qui s’écoulait lentement par l’orifice creusé. Là ce sont les scientifiques qui ont rappliqué pour analyser ça. Leurs tests ont rapidement apporté un résultat, le liquide comportait des similitudes avec le placenta des mammifères, cela dit il y avait tout de même de grandes différences jamais vues auparavant. Mais ça a suffit pour qu’on s’intéresse à ce qu’il y avait dans le liquide. C’est à peu près à ce moment là, soit dit en passant, que des sectaires se sont manifestés en disant que c’était un signe de Dieu par rapport à je ne sais plus quoi. Ceux-là se servent vraiment de tout et de n’importe quoi… Bref.

Comme vous devez vous en douter, il y avait des formes de vie qui « dormaient » à l’intérieur de la grotte. Vu la tête des créatures, ça ne m’étonne pas qu’ils aient préféré étudier sur place plutôt que d’en extraire une du sous-sol. Curieusement, le fait que le niveau du liquide baissait ne semblait pas les affecter. Elles étaient toujours dans un genre de sommeil imperturbable. Tout allait encore à peu près bien à ce moment là, même si le monde était en ébullition. Certains avaient peur, d’autres étaient curieux, d’autres pensaient qu’on devrait faire sauter cette grotte, et d’autres étaient heureux qu’on ait découvert une nouvelle espèce. Je me demande si ce sont les premiers ou les troisièmes qui ont eu le plus raison.

Toujours est-il qu’après encore quelques semaines d’études qui n’ont pas mené à grand-chose, ces « choses » se sont réveillées brusquement, sans aucun signe avant-coureur. C’était il y a 3 mois. C’était le début des ennuis. On a vu leur sortie du trou en direct, il y avait en permanence des journalistes qui retransmettaient les avancées du travail des scientifiques à ce moment là. On a pu les voir se trainer lentement dehors, humant le monde nouveau qui s’offrait à elles. Pendant plusieurs heures elles ont tourné en rond, l’air perdu, restant à l’ombre et fuyant la lueur du soleil qui se déplaçait au fur et à mesure que la journée s’écoulait. Les journalistes faisaient sans cesse des gros plans commentés sur les différentes parties du corps de ces créatures inconnues, de leurs pattes imposantes, dont les épaules terminées en pointe se prolongeaient bien au-dessus de la tête, et dont les doigts, au nombre de 4, se terminaient par de grosses griffes crochues, jusqu’à leur gueule pour le moins effrayante, pourvue d’yeux minuscules, laissant voir deux larges fentes en guise de narines et une mâchoire puissante, garnie de dents acérées. Au crépuscule elles ont commencé à s’agiter un peu, à ce moment une partie des hommes sur place a commencé à se reculer et à les regarder d’un œil plus méfiant que curieux. Tout le monde ou presque devait être devant sa télé ou son ordinateur à ce moment là, l’humanité toute entière retenait son souffle pour savoir ce qui allait suivre.

Et puis enfin le dernier rayon de soleil a disparu. À ce moment l’enfer a débuté. Les créatures se sont mises à émettre des sons inquiétants et soudainement l’une d’elle a sauté sur l’homme le plus proche et lui a arraché la tête d’un coup de mâchoire. La moitié de l’humanité a dû vomir à ce moment là. Dés cet instant toutes les autres se sont mises en mouvement et ont commencé à massacrer tous les humains qu’elles avaient sous la main. La tentative désespérée du caméraman de fuir et ses commentaires horrifiés ne faisaient qu’amplifier l’horreur de la scène. Et puis la caméra a cessé de transmettre. Dans les heures qui suivaient on voyait tous les dirigeants de tous les pays du monde s’adresser à leurs peuples, essayant de les rassurer, et envoyant immédiatement des troupes armées sur les lieux de l’incident. Et sur deux trois chaines on voyait aussi les gourous des sectes s’adresser à tous, disant que c’était là le début de l’Apocalypse, et que la seule chance de salut était la conversion.

Quand j’y repense, ça me fait bien rire. Les militaires ont eu bien du mal, le cuir noir des bêtes est extrêmement épais, les balles standard ne faisaient que les énerver d’avantage. Il a fallu se servir de balles perforantes explosives pour commencer à tuer un peu de ces saletés. Même les véhicules blindés n’arrivaient pas à tirer leur épingle du jeu, les bêtes ne se laissaient pas intimider par leur puissance de feu et s’acharnaient dessus jusqu’à atteindre les conducteurs qu’elles réduisaient en charpie. Peu de temps a été nécessaire pour se rendre compte que les premières troupes envoyées étaient en nombre trop insuffisant pour lutter, alors on a envoyé des renforts. Beaucoup de renforts. L’idée était que si la qualité de l’armement était insuffisante pour réellement entamer les forces ennemies, alors la quantité devrait faire l’affaire.

Mais ils n’ont pas compté sur un détail : ces créatures ont prouvé à ce moment qu’elles n’étaient pas stupides. Très vite, elles ont fait croire aux soldats qu’ils remportaient la bataille et ont battu en retraite dans leur tanière, tête baissée. Mais au moment où les humains eurent posé le pied à l’intérieur, un nombre incalculable de ces choses a fondu sur eux, et au final ce sont les militaires qui ont battu en retraite. Le peu de militaires qui restait. À vrai dire il devait rester quelques divisions bien amoindries. Le reste des forces militaires présentes sur place avait été massacré. On avait l’air malins, nous, humains, qui nous croyions plus forts que tout. On en a pris cher pour notre grade.

La suite on la voit dans tous les scénarios de film post-apocalyptique. Les monstres ont prit l’Afrique, l’Europe et l’Asie en un mois, malgré les efforts des soldats, qui ont rejoint le nombre affolant de victimes. On ne sait pas trop comment, mais plus les bêtes prenaient du terrain, plus il en sortait de partout. Il devait y avoir des nids un peu partout sous la surface, et l’éveil du premier a du déclencher celui des autres. Le pire, à mon avis, ça a été la Russie. Les russes se sont barricadés dans leurs abris anti-nucléaires, à savoir le métro. Sauf que contre toute attente, c’est justement des profondeurs du métro que l’attaque est venue. Les pauvres s’étaient renfermés dans leur propre tombe.

Après ce scénario d’horreurs, les continents envahis ont été déclarés zone interdite. Pendant que les dirigeants américains et océaniens essayaient de trouver une solution à cette crise, on fabriquait en urgence des abris fortifiés pour les populations, tandis que cette même population essayait tant bien que mal de se préparer à une invasion possible. Ça n’aurait pas été possible il y a une quinzaine d’années tiens, les hommes auraient sûrement préféré faire des casses dans des magasins et voler la dernière merveille technologique pour laquelle ils gardaient leur argent depuis plusieurs mois. Ce sont sûrement les incidents survenus après le 21 décembre 2012 qui ont changé la mentalité des gens. Bref.

La vente d’armes et de cartouches a explosé. Il y en avait pour tous les goûts, du simple pistolet à la grosse mitrailleuse, en passant par le lance-flamme et le bazooka. Pour les balles, ce n’était pas bien difficile, des perforantes explosives. Les plus chanceux pouvaient espérer se procurer des prototypes militaires sur le marché noir, par exemple des armes à laser ou même des robots, mais l’emploi de ce genre de gadgets hyper modernes forçait l’utilisateur à un pari risqué, leur efficacité n’ayant jamais été démontrée sur les envahisseurs. Peut-être qu’un ou deux de ces joujoux auraient pu nous sauver la mise quelques fois, qui sait.

Par ailleurs, certains, bien avisés, fortifiaient leur cave et leur maison avec tout ce qu’ils trouvaient, allant jusqu’à piéger les alentours. Je suis assez fier de mon œuvre d’ailleurs, on a pris un vieux lotissement désert avec une cinquantaine de personnes et on l’a transformé en vrai bunker. On avait là 4 bâtiments assez grands pour tout le monde, murés de plusieurs couches de béton armé (heureusement qu’on avait parmi nous un ingénieur et plusieurs maçons bien équipés sinon on n’aurait jamais fini à temps je pense), entourés de plusieurs mètres de barbelés (une seule ouverture, prête à être refermée, avait été ménagée), et autour un petit champ de mines activables ou désactivables à volonté. Enfin aussi et surtout, les denrées non-périssables ont très vite disparu des rayons des magasins.

Voilà ce qui se passait à ce moment, sans que personne ne sache si c’était bien utile. Au bout d’un moment, les dirigeants ont pris la décision d’envoyer toutes les armes nucléaires qu’ils avaient à leur disposition sur les continents envahis, visant de préférence les cachettes des bombes qui s’y trouvaient afin de faire un maximum de dégât. Il n’était plus question de se soucier des quelques survivants, la survie de l’humanité en dépendait. On a pu sentir les explosions d’ici. Pendant un moment, on a attendu, et puis on a envoyé des éclaireurs voir si ça avait marché. Tout avait été dévasté. Mais, au désespoir de tous, toutes les créatures n’avaient pas été détruites, et il en sortait toujours plus des entrailles de la terre. On se disait qu’avec ça au moins, elles auraient un peu plus de mal à survivre.

Cependant, un jour, on a perdu le contact avec l’Océanie. Il n’y avait aucune preuve, mais tous savaient que les bêtes avaient trouvé un moyen de traverser l’eau. Soit dit en passant, vous vous demandez peut être comment je sais tout ça alors que je n’étais qu’un petit informaticien new yorkais. C’est justement grâce à ça que je le sais. Quand j’étais plus jeune j’étais un excellent hacker, et ma foi je n’ai pas perdu la main. J’ai trouvé les informations directement sur le site de l’armée américaine. Le gouvernement avait autre chose à faire que de surveiller les intrusions, ce qui m’a grandement facilité la tâche. Voilà pour la petite histoire. Je disais donc, ce n’était plus qu’une question de temps avant que l’Amérique ne soit à son tour touchée. Et il y a un mois et une semaine, elles sont arrivées.

J’ai eu la chance de ma vie ce jour là. Avec des amis qui avaient participé à la construction de notre mini bunker, on était allés chercher encore un stock d’armes, de munitions, de nourriture et de quoi fortifier encore et même des pièges que l’on allait pouvoir ajouter à ceux qu’on avait déjà posés. Bon c’est vrai qu’à ce moment presque tout avait été écoulé, ce qui fait qu’on est repartis avec des denrées non périssables pour à peine deux semaines, 10 barils de fuel, 2 lance-flammes, 40 boites de cartouches perforantes explosives (nous on appelle ça des jacks, en référence à Jack Bauer qui sauve le monde et sa fille en 24 heures sans manger ni pisser ni dormir… Quoi il faut bien rire un peu !) et des pièges à loup, on a rien trouvé de mieux. On n’était pas loin de la sortie quand une sirène s’est mise à hurler dans toute la ville.

Tout ce qu’on avait pu voir sur le net est apparu sous nos yeux. C’est bien plus flippant de voir ça en vrai. Elles ont déboulé du métro je pense, comme en Russie, en tuant tout le monde sur leur passage. Ce qui nous a surpris, c’est qu’elles sont arrivées en pleine journée, alors qu’on croyait qu’elles ne supportaient pas la lumière du soleil. Elles ont dû s’y habituer. Leur vitesse d’adaptation est vraiment impressionnante. Certaines de celles qui sont apparues ici étaient un peu différentes de celles qu’on avait vues à la télé. Elles avaient plutôt l’allure de gros chiens avec une gueule un peu plus allongée, des griffes énormes par rapport à celles des bestioles originales et deux pattes de plus. Quand on y réfléchit, c’est sûrement celles-là qui ont creusé des galeries pour permettre le passage de toutes les créatures entre les continents.

J’ai appuyé sur l’accélérateur de la camionnette et on a filé d’ici aussi vite que possible, voyant un terrifiant spectacle se jouer derrière nous. Les Originales grimpaient sur les façades des bâtiments, rentraient et sortaient par les fenêtres, couvertes de sang, chassant les humains qu’ils trouvaient et déchirant leurs corps. Les chiens, eux, restaient dans la rue et massacraient les piétons et ceux qui étaient dans leurs voitures. Ils couraient bien plus vite que ceux qui s’enfuyaient, et il suffisait d’un coup de griffe pour qu’un morceau de corps vole à travers la rue.

Lili, qui était venue avec nous, ne pouvait détacher ses yeux de la scène. Je les lui ai cachés, et j’ai bien fait je pense, car quelques secondes après un des chiens a sauté sur une mère portant son bébé dans les bras et tentant de fuir, et a littéralement explosé les deux corps avant de plonger sa gueule dedans. Lili n’aurait pas supporté de voir ça. Je dois avouer que même à moi, ça m’a donné la nausée. Je me suis retourné et ai essayé de ne pas imaginer l’entrée des bêtes dans un hôpital, coté maternité, ou dans une école. Tant bien que mal on a réussi à mettre de la distance entre les créatures et nous. Si on avait été coincés un peu plus loin dans la ville, on ne serait plus là à l’heure qu’il est.

Notre bunker est à deux heures de la ville, on avait donc du temps pour nous préparer. Il était évident qu’à ce moment là commençait une ère de terreur dans laquelle la moindre erreur serait fatale. Personne ne disait un mot dans la camionnette, tout le monde essayait de charger les armes qu’on avait emportées au cas où sans trop trembler. La peur se lisait sur tous les visages, et quand l’un d’entre eux regardait un autre, c’était dans le vain espoir de voir une expression assurée, confiante, qui suffirait pour rasséréner les autres. Mais évidemment personne n’en était capable. Lili se rongeait les ongles, plongée dans de noires pensées.

Je reprendrai mon récit plus tard, il y a urgence…
 

 
 
  
17 août 2026

Je n’ai pas pu reprendre l’écriture aussi vite que prévu, nous avons été assaillis par un groupe de bêtes assez hargneuses, il devait y en avoir une vingtaine. Le premier jour on a réussi à en tuer huit, après elles sont parties se cacher dans une baraque abandonnée pas loin. On a été réveillés très tôt le deuxième jour par l’explosion d’une des mines, quand on est sortis l’une d’elles était déjà empêtrée dans les barbelés. Ces saletés sont méfiantes, elles essayent de se débrouiller pour éviter les mines. Si celle qui a fait exploser la mine n’avait pas fait un faux-pas, elles seraient peut être rentrées. On a tué le reste par la suite, et puis le troisième jour on a remplacé la mine et réarrangé les barbelés. 5 hommes montaient la garde pendant que 3 s’affairaient à ces tâches. J’étais de ceux qui montaient la garde. Heureusement on n’a pas été plus attaqués.

Je vais pouvoir continuer ce que j’étais en train d’écrire l’autre jour. Après avoir parcouru la distance qui nous séparait de notre logis, on a rentré la camionnette, fermé l’ouverture dans les barbelés, activé les mines et on s’est barricadés à l’intérieur. Les autres, nous voyant arriver en trombe, ont tout de suite compris et ont commencé à charger les armes, à distribuer les positions et à donner les directives. Nous étions au total 48, chaque fenêtre des 4 bâtiments était couverte et on avait en plus trois gars sur les toits. Je m’occupais de la fenêtre est du troisième bâtiment au rez-de-chaussée. En somme j’étais en première ligne.

On est restés pendant 3 jours les yeux fixés sur l’horizon, se relayant de temps en temps avec ceux qui pouvaient se reposer, et on a attendu l’assaut. Chaque minute semblait aussi longue qu’une année, et le moindre mouvement au loin nous faisait réagir au quart de tour. Autant dire qu’on a gâché des munitions avant leur arrivée. La peur était palpable autour de nous, je pense que si elle était visible au moyen d’une aura, cette aura aurait empli le bunker entier et les alentours. On avait limite l’impression de les sentir derrière nous et qu’au moindre de nos mouvements elles nous sauteraient dessus et nous arracheraient la tête.

On était loin d’imaginer qu’on serait encore plus tétanisés à l’approche de nos ennemis. Lorsque la première créature est apparue dans mon champ de vision, j’ai cru que mon cœur allait s’arrêter définitivement. Mes yeux ne pouvaient plus se détacher de cette face hideuse qui humait dans notre direction l’odeur de chair fraîche qui devait se dégager de nous. D’autres sont apparues progressivement, jusqu’à emplir l’horizon. Tétanisé, je ne pouvais ni bouger un membre, ni hurler, ni appuyer sur la gâchette de mon arme. Je me suis juste pissé dessus comme une proie qui se sait condamnée face à son prédateur. Elles se rapprochaient lentement, leurs petits yeux qui ne distinguaient probablement pas grand-chose rivés sur nous, la gueule légèrement ouverte, laissant apparaitre leurs crocs tranchants. J’ai vu ma vie défiler devant mes yeux, et j’ai senti bien en avance la mort se pencher sur moi.

Et puis une détonation a retenti, avec une déflagration conséquente : les créatures étaient arrivées aux mines et, ne les ayant pas repérées, en avaient fait sauter une, tuant trois d’entre elles. Surprises, elles se sont arrêtées, considérant le nouveau danger potentiel. Au même moment, les autres ont ouvert le feu sur elles. Je me suis réveillé soudainement et ai fait de même, essayant d’en tuer le plus possible avec peu de jacks, même si c’était difficile. Prises au dépourvu, elles ont vivement battu en retraite, nous laissant croire qu’on allait avoir la paix pour un petit moment. On en avait tué en tout une bonne cinquantaine, tout le monde avait abandonné son poste pour les canarder. C’était idiot évidemment, si elles étaient arrivées sur deux fronts en même temps, ça aurait causé notre perte.

La journée suivante, on n’a pas subi de représailles, elles ne se sont même pas manifestées. Mais on savait qu’elles étaient restées non loin et qu’elles n’étaient pas en train de passer leur chemin. C’était certes oppressant, cependant notre victoire de la veille nous avait redonné espoir. Une fois encore, on n’a pas compté sur leur intelligence terriblement élevée pour des créatures non-humanoïdes et apparues il y a peu. Le surlendemain de la première attaque, elles sont revenues sur le même front. On n’a pas attendu pour les mitrailler, mais curieusement elles n’en avaient cure, et continuaient d’avancer obstinément. Leur comportement n’a pas changé lorsqu’elles ont atteint le champ de mine et en ont fait sauter plusieurs. Les autres sont venus nous prêter main forte comme la première fois, et le nombre de créatures abattues s’accroissait rapidement. On avait de plus en plus l’espoir de pouvoir vaincre les bêtes dans notre pauvre bunker.

Notre sentiment de puissance a été de courte durée. Derrière nous un cri a retenti. C’était une des rares femmes qui étaient avec nous qui nous criait de revenir, car les créatures attaquaient sur le front opposé. Horrifiés, ceux qui avaient abandonné leur poste s’y sont rués. On a ainsi eu beaucoup plus de mal que la première fois à les repousser, et beaucoup de mines ont explosé, au point que lorsqu’elles ont de nouveau battu en retraite, elles n’étaient pas loin des barbelés. On a pu en abattre une centaine sur le front ouest et un peu moins sur l’est. Mais c’est vraiment peu, plus on en abattait, plus il y en avait qui passaient au-dessus des cadavres et continuaient l’assaut. L’espoir nous a lâché aussi vite qu’il nous était venu.

On a essuyé plusieurs autres attaques par la suite, elles ont essayé diverses stratégies, mais on a réussi à les repousser pour l’instant. Cela dit, 11 d’entre nous y ont perdu la vie, car parfois les attaques se faisaient quand on replaçait les barbelés ou installait d’autres mines. J’ai trouvé le vieux poste informatique sur lequel j’écris il y a une semaine, au début je ne savais pas quoi en faire, et puis j’ai décidé d’écrire ce témoignage, au cas où quelqu’un serait amené à trouver ce pc après notre mort. J’espère qu’il ne sera pas détruit.

Ce soir, nous avons un répit de courte durée. Un certain nombre de bestioles a passé son chemin et continue à avancer dans les terres, mais il en reste quand même beaucoup installées non loin. Plus le temps passe, plus elles s’approchent du bunker. Je pense qu’on ne pourra pas durer encore longtemps. Nous avons besoin d’aide.



18 aout 2026

Je viens de m’apercevoir que l’électricité extérieure était coupée. C’est bête, c’est quelque chose qui aurait dû immédiatement me venir à l’esprit. On est sur les générateurs intérieurs depuis un mois et deux semaines donc. Il nous reste un mois et demi environ, au-delà de ça ils vont couper. On doit trouver une solution pour les recharger, sinon le système de commande des mines va aussi tomber en panne et nous ne pourrons plus sortir. Et moi je ne pourrai plus écrire sur le poste. Et puis aussi on ne pourra plus faire cuir notre nourriture, il faudra la manger crue. Sans l’électricité nous ne sommes pas grand-chose.

Je ne réalisais pas la chance qu’on avait en fait. Les bâtiments qu’on utilise sont encore solides et en bon état, ils disposent tous d’un générateur intérieur ce qui fait qu’on a encore l’électricité, et il y a très certainement des batteries cachées dans les caves. Les générateurs sont dans de petites cabanes collées aux bâtisses. Je viens de penser… Si on n’utilise qu’un seul bâtiment et qu’on coupe l’électricité dans les autres, on aura peut être du courant plus longtemps ? Il faut que j’en discute avec tous les autres. Je reviendrai dans un moment.



24 aout 2026

Je n’ai pas eu le temps de revenir plus tôt. Il m’a fallu un moment pour réunir tout le monde, et pendant deux jours nous n’avons fait que parler de ça. Il y avait ceux qui pensaient que si on réduisait notre consommation de courant, on réduisait aussi nos chances de survies, et les économes qui pensaient comme moi. Finalement on a eu le dernier mot, parce que ceux qui étaient contre l’arrêt de 3 des 4 générateurs n’avaient en fait jamais vraiment réfléchi à la question, et leurs arguments n’étaient donc pas solides. Après cela il a fallu choisir quel bâtiment tout le monde occuperait, on a pris celui du Nord-Ouest vu que c’est de ces deux directions que vient la majorité des attaques. On a transporté les effets de tout le monde dans ce bâtiment, et ensuite on a réfléchi à comment couvrir le reste des bâtiments vu que plus personne ne serait dedans. Après mûre réflexion on a décidé de laisser en permanence deux personnes sur le toit des bâtisses inoccupées, avec un lance-flamme pour chaque groupe histoire de maintenir les bêtes à distance le temps que plus de monde arrive pour défendre.

Ça a plutôt bien marché vu que le surlendemain un autre groupe de créatures est venu attaquer une zone non-défendue, et qu’on a réussi à les tuer assez facilement. Cela dit, elles n’étaient qu’une dizaine, c’est curieux il y en a moins ces temps-ci. Ça ne fait bien qu’un mois et trois semaines, mais plus le temps avance moins on se fait attaquer. C’est toujours éprouvant et on risque toujours nos vies, mais ça n’a rien à voir avec les premières batailles. Peut être qu’elles préparent quelque chose, et qu’on va se faire surprendre en beauté. C’est vrai que leur intelligence est assez développée…

Bref après j’ai pu me reposer hier, pendant la nuit ça a été mon tour de garde sur le bâtiment sud, j’étais avec Frank, un grand gaillard d’1m90, probablement 90 ou 100 kilos, qui parle très peu et se contente de tirer sur les ennemis quand il y en a et de fumer des cigarettes quand il n’y en a pas. Mais lorsqu’il parle, on l’écoute, car c’est un ancien militaire (il a facilement 45 ans) décoré plusieurs fois. Donc niveau stratégie et tactique il nous aide pas mal.

Pendant que j’étais avec lui, il n’a rien dit, comme à son habitude, et il a fumé pendant un bon moment. On dirait qu’il a fait une provision de clopes et de briquets. Mais à une heure avancée il s’est arrêté et a agrippé sa kalachnikov, en regardant autour de lui. Nerveux, j’ai regardé aussi, mais je n’ai rien vu. Presque rien vu. Il y a juste eu deux yeux. Je n’avais jamais vu ça chez aucune créature, que ce soient les originelles ou les chiens. Mais mon cœur a quand même manqué un battement. Nos regards ne se sont croisés qu’une fraction de seconde, mais ça a été suffisant. J’ai vu dans ce regard une haine incommensurable, une faim terrible mais par-dessus tout, et c’est ça qui m’a fait flipper, j’ai senti dans ce regard une malice qui dépasse l’entendement, quelque chose qui vous met mal à l’aise rien que de l’envisager. Juste après ça les deux yeux ont disparu et je crois avoir entendu un très léger bruissement de là où je les avais vus, mais j’ai peut être rêvé. Deux minutes après ça Frank s’est détendu et a recommencé à fumer, et on est rentrés une bonne demi-heure après.

Et on en arrive à aujourd’hui. J’ai découvert quelque chose qui nous a tous mis mal à l’aise. Dans le bâtiment sud il y a une petite trappe, que personne n’avait vue, probablement parce que quelqu’un avait mis sa couchette dessus et à cause de la poussière. J’ai préféré ne pas l’ouvrir, mais je l’ai immédiatement signalé à ceux qui n’étaient pas loin. On a voulu résoudre ça rapidement. Lili, qui était avec moi, a demandé si on n’avait rien pour savoir au moins si c’était une cave ou un sous-terrain, et on s’est rappelé le détecteur thermique. Ça fait partie des affaires que Frank nous avait dit de prendre quand on a commencé à préparer le bunker. Il y a un placard entier de compteurs, détecteurs et autres outils bizarres mais bien utiles. On l’a mis au-dessus de la trappe et on l’a allumé. Et malheureusement c’est bien un sous-terrain qu’on a sous les pieds. Et qui dit sous-terrain dit risque d’invasion un jour ou l’autre. On ne sait pas jusqu’où il va, mais ce qui est sûr c’est qu’il relie le bâtiment sud et le bâtiment est (il y a une autre trappe), et continue loin vers le nord est. Ça ne m’étonnerait pas qu’il aille jusqu’aux villes voisines.

On ne s’est pas posé de question, on a mis tout ce qu’il y avait de plus lourd sur les deux trappes et on a barricadé les portes. Ce n’est pas aussi sûr que les barbelés et le champ de mine, mais on n’a rien de mieux. On a averti les autres ensuite, en leur disant que ça allait, que ce qu’on avait fait suffirait, mais on voyait dans leur regard qu’ils n’étaient pas dupes. Enfin toujours on a été plus rassurant que quelqu’un qui aurait dit « c’est fini on va tous crever ». Quelques uns d’entre nous ont commencé à dire qu’ils espéraient que les restes de l’armée nous trouvent, qu’on soit évacués vers une zone sûre, que ce cauchemar s’arrête une bonne fois pour toute. Il ne faut pas longtemps pour briser l’esprit d’un homme et le faire réagir comme un enfant. Ceux qui sont restés lucides n’ont rien dit, conscients que ce pourrait être dangereux de briser l’espoir de ceux qui ont besoin de se rattacher à quelque chose pour se sentir en sécurité. Je suis lucide, mais je ne peux m’empêcher d’espérer qu’on nous trouve effectivement, et qu’on n’ait plus jamais à entendre parler des créatures. Le monde des hommes me manque.



27 aout 2026

Il s’est passé quelque chose d’affreux peu après que je me sois arrêté d’écrire. C’est… Ça commence… Ceux qui ne sont pas assez forts pour surmonter ça… C’était un jeune d’à peine 19 ans je crois… Il faisait des études de droit dans l’Ohio, il était venu dans un petit village à 10 kilomètres d’ici pour revoir un peu sa famille… Ils ont du tous mourir pendant l’invasion, en tout cas il est arrivé ici seul. Hier on ne sait pas trop ce qui l’a pris, il a pris une kalachnikov et s’est enfui dehors en hurlant, a passé les barbelés, le champ de mines qui était alors désactivé et a continué toujours tout droit, jusqu’à disparaître de notre champ de vision. On a bien essayé de le raisonner quand on a vu qu’il avait un problème, mais rien n’y a fait, il semblait ne pas nous entendre. Après ça, on a entendu quelques coups de feu pendant 5 minutes, et puis le silence est retombé. Le pauvre garçon doit être mort. Quelle folie…

Et ça nous guette tous. Qui dit que demain, je ne vais pas succomber à un accès de folie, prendre une arme et suivre son chemin, ou pire, abattre tous les autres avant de me suicider, ou encore faire sauter les bunkers, ou encore… Mon dieu quelle horreur, j’ai du mal à réaliser. C’est vrai que nous ne sommes que des restes d’une humanité désormais décimée, sans espoir, que notre espèce ne domine plus le monde, que nous avons trouvé nos prédateurs. C’est vrai que nous sommes seuls, en train de tenter de survivre sans raison précise, alors qu’on sait très bien qu’on n’est plus très loin de la fin. C’est vrai que… Je devrais arrêter de dire tout ça, je suis en train de m’enfoncer dans mon pessimisme. Ce n’est pas bon de faire ça dans ce genre de situation.

J’y pense, c’est peut être bien à cause des trappes qu’on a découvertes qu’il a perdu la boule. Avoir ça diminue grandement notre sensation de sécurité, forcément j’ai envie de dire. Les bâtiments sont condamnés, mais il est évident que ça ne suffira pas en cas d’attaque massive. Maintenant, quand on monte la garde, on a toujours un œil qui se tourne derrière nous, vers les portes des bâtiments. Je dois avouer que maintenant j’ai peur de ces portes. J’ai peur de les voir sortir de leurs gonds et laisser place à des créatures assoiffées de notre sang. Ce serait notre mort assurée. C’est l’heure de mon tour de garde, je reprendrai l’écriture plus tard.

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MessagePosté le: Ven 23 Mar 2018 - 17:52    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 24 Mar 2018 - 10:07    Sujet du message: Nous ne voulons pas mourir : Prologue + 14 août 2026 Répondre en citant

Cohérence de l'histoire et des personnages : On ne sait pas où se trouve le puit de pétrole, j'ai pour ma part penser qu'il se trouvait aux USA avant que ca n'entraîne un soucis de cohérence... Ensuite, le mec est informaticien, classe moyenne, comment il finance tout son equipement et materiel ? De plus, il n'y a pas eu d'attaque quand il commence les fortifications alors trouvé un lotissement abandonné ça me parait gros... On parle ensuite des événements du 21 décembre 2012... heu... quels événements ?

Sentiments éveillés : un peu d'intérêt.

Style/lisibilité : "à en trouver un" au tout début du texte me parait mieux.

Intérêt : Plot Armor. Le mec a une petite vie banale et en quelques mois il trouve une cinquantaine de personnes avec qui s'allier, sans aucuns problèmes, pas de soucis pour trouver un lotissement abandonné, pas de problème à avoir les moyens de le fortifier, les armes, la nourriture. Parfois ça passe, mais là je trouve la proportion trop grande donc ça sera un contre désolé.
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MessagePosté le: Sam 24 Mar 2018 - 22:38    Sujet du message: Nous ne voulons pas mourir : Prologue + 14 août 2026 Répondre en citant

Précision quant au Plot Armor et au 21 décembre 2012 (qui est expliqué dans les parties suivantes) : il ne s'agit pas de notre univers, dans le leur, une grande catastrophe a eu lieu à cette date (rien de surnaturel, du terrorisme) ; en ce qui concerne le Plot Armor, la fin du roman l'explique, les détails comme ça sont volontairement exagérés. Si tu préfères, les évènements doivent se produire de cette manière. Dernière chose : le narrateur n'est pas le personnage principal de l'histoire. Au point où j'en suis dans l'écriture, il n'est même pas encore apparu.

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MessagePosté le: Sam 24 Mar 2018 - 23:20    Sujet du message: Nous ne voulons pas mourir : Prologue + 14 août 2026 Répondre en citant

Ça règle les incohérences mais est-ce que les lecteurs attendront la suite pour laisser une chance au texte, la question est là à présent... Je ne crois pas avoir assez de recul pour appréhender ce paramètre sur le Nécro... Du coup je préfère m'abstenir de voter...
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MessagePosté le: Sam 24 Mar 2018 - 23:26    Sujet du message: Nous ne voulons pas mourir : Prologue + 14 août 2026 Répondre en citant

Ah après je t'ai pas dit de changer ton vote, c'est pour que les prochaines personnes pouvant se poser les questions que tu t'es posées aient la réponse. Effectivement, est-ce que les lecteurs attendraient, ça je ne le sais pas vraiment.
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MessagePosté le: Dim 25 Mar 2018 - 10:18    Sujet du message: Nous ne voulons pas mourir : Prologue + 14 août 2026 Répondre en citant

Comme les incohérences relevées sont justifiées par la suite, ce n'est plus des incohérences. Étant donné que c'était ces points là qui avaient motivé mon vote il me semble tout à fait normal de ne pas maintenir un contre. (Et je ne me sens en rien obligé de changer mon vote si c'est ce que tu craint.)
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MessagePosté le: Mar 12 Juin 2018 - 17:15    Sujet du message: Nous ne voulons pas mourir : Prologue + 14 août 2026 Répondre en citant

des votes ici ?
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Well...What can i say ?

You guys...



...are the best.
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MessagePosté le: Sam 7 Juil 2018 - 16:35    Sujet du message: Nous ne voulons pas mourir : Prologue + 14 août 2026 Répondre en citant

Cohérence: Rien qui me choque, le côté immeuble abandonné me parait crédible dans la mesure où il doit en avoir à NY.


Sentiment: "Ils ont creusés trop profondément et avec trop d'avidité". Sérieusement, un récit sympa. Mais frustrant, car je le trouve assez incomplet au final. 


Plaisir de lecture: Présent, mais j'ai l'impression d'avoir lu une exposition plutôt qu'une nouvelle ou un chapitre de nouvelle. Le prologue et le journal me laisse surtout sur ma faim, plus perplexe qu'hypé pour la suite.


Je ne vais pas voter non plus, attendant la suite en proposition.     
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MessagePosté le: Dim 29 Juil 2018 - 20:58    Sujet du message: Nous ne voulons pas mourir : Prologue + 14 août 2026 Répondre en citant

Ma foi, si vous voulez la suite, je vais en mettre un peu plus dans le même sujet. J'ai rajouté des entrées jusqu'au 27 août pour commencer. Ce sera un certain temps sous forme de journal, pour vous dire, je n'ai pas encore atteint le moment où je reprendrai le récit à la troisième personne.
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MessagePosté le: Lun 30 Juil 2018 - 08:47    Sujet du message: Nous ne voulons pas mourir : Prologue + 14 août 2026 Répondre en citant

La suite est plutôt sympa et prenante, mais tu en es où dans l'écriture ? Enfin de ce que j'ai compris ce n'est pas terminé mais la suite est en cours ?
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MessagePosté le: Lun 30 Juil 2018 - 09:06    Sujet du message: Nous ne voulons pas mourir : Prologue + 14 août 2026 Répondre en citant

Effectivement, j'en suis beaucoup plus loin, mais si je m'en réfère à mon objectif, je suis bien loin d'avoir fini.
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MessagePosté le: Lun 30 Juil 2018 - 09:51    Sujet du message: Nous ne voulons pas mourir : Prologue + 14 août 2026 Répondre en citant

Le problème des séries qui ne sont pas terminée c'est qu'on est pas sûr d'avoir la fin un jour et en tant que lecteur c'est souvent très frustrant... Je vais tout de même te faire confiance pour mener ton projet jusqu'au bout, ça sera un pour donc.
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MessagePosté le: Lun 30 Juil 2018 - 12:40    Sujet du message: Nous ne voulons pas mourir : Prologue + 14 août 2026 Répondre en citant

Je vais préciser un truc histoire qu'il n'y ait pas de surprise, la "fin" que je compte publier sur internet ne sera pas la fin de l'histoire, ce sera un peu comme s'il y avait deux volumes, ça me permettra aussi de voir si les gens sont intéressés par une suite ou non.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:36    Sujet du message: Nous ne voulons pas mourir : Prologue + 14 août 2026

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