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Apocalypse, chapitre 4 - Orgeuil

 
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Kamus
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MessagePosté le: Sam 2 Juin 2018 - 16:42    Sujet du message: Apocalypse, chapitre 4 - Orgeuil Répondre en citant

3 semaines s’étaient écoulées depuis les événements de la défense. cela avait crée un énorme tumulte dans le pays, si bien que les médias en ont parlé durant des semaines. Nous n'avions plus eu de nouvelles du père jean depuis son accès de folie au pied de la grande arche. Comme pour s'excuser du comportement de celui ci, le Vatican nous avait déménage dans un autre hôtel, beaucoup plus spacieux et luxueux que le précédent. Mais, peu importe l'endroit et le niveau de confort, une chose était toujours présente : L'ennui profond que j'éprouvai entre chaque missions. tous les jours, je posais la même question au professeur Blondeau :


- Ont ils répondu à votre mail, professeur ?
- Non, toujours pas, répondait il, l'air blasé. Et je ne sais pas s'ils vont le faire.
- Pourtant, la question est légitime. Maintenant que les faits sont avérés, et qu'il est prouvé que les événements décris dans le parchemin que vous avez étudié sont en train de se produire, pourquoi le Vatican a t'il toujours besoin de nous ?
- C'est une bonne question, mon jeune ami. Mais je n'en ai pas la moindre id... Oh, attend, je vient justement de recevoir une réponse de leur part.


Le professeur Blondeau avait alors prit connaissance de la réponse du Vatican. A priori, ils avaient encore besoin de nous car ils n'avaient pas assez d'anneaux en bois d'Arche d'alliance. Seuls les nôtres étaient encore assez intacts pour récupérer les reliques des 7 péchés capitaux. Selon eux, ils en avaient produit des dizaines, assez pour pouvoir former plusieurs équipes sans pour autant trop endommager l'arche. Mais celles ci, au contact prolongé de l'arche et de tous les vices qu'elles contenait depuis qu'elle abritait les quelques reliques que nous avions trouvé, ont produit un effet néfastes sur les anneaux des agents. Elles devenaient de plus en plus noires, comme si elles avaient été en contact du feu, jusqu’à finalement tomber en cendre. Les agents présents, soumis à l'influence des reliques contenues dans l'arche d'alliance, qui visiblement n'était pas assez puissance pour contenir la totalité des effets des reliques, sans protection, devenaient complètements fous, jusqu’à ce qu'ils se fassent tuer ou qu'ils mettent fin eux même a leur jours. Ah, et pas question de transmettre un anneau. Celui ci tombait en cendre au moment même ou il quittait le doigt de son porteur. Ils avaient pu tester ce détail avec l'anneau de ce pauvre Enzo. Ils avaient donc besoin de nous pour collecter les reliques restante, avant qu'elles en fassent plus de dégâts encore. 


Le Vatican en avait profité pour nous donner également le lieu de notre prochaine mission. Le professeur et moi, nous allions nous envoler pour la Grèce. Sur place, je devrais faire la traduction pour le professeur, qui ne parlait pas le grec. Enfin mes talents de traducteurs étaient mit en valeur !


Pendant le vol, le professeur m'avait donné plus de détails concernant notre mission. Le Vatican avait suspecté un hôtel-club d'être le théâtre de l'apparition d'une relique du péché suite a certains commentaires apparus sur TripAdvisor. Ils nous avaient envoyés quelques exemples par mail :


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Avis publié : Il y a 5 jours
*Super séjour mais animateurs bizarres*
Super hôtel un peu isolé mais pas grave pour nous, 
Chambre très propre.
Restauration : parfaite et variée.
Plage de galets exceptionnelle et des transats toujours à disposition.
Petit bémol, l'équipe, qui était excellente au début, avait commencé à changer un peu avant notre départ.  Ils semblaient nous regarder avec Dédain, et ne répondaient plus à leur prénoms. Il exigeaient qu'on les appelle par des noms de Dieux grecs.
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Avis publié : Il y a 4 jours
Endroit sympa mais équipe Folle
L’hôtel et la vue est magnifique, mais l'équipe sur place est complètement barge ! Le directeur de l’hôtel, qui nous saluait chaudement quand il nous voyait au début de notre séjour, ne supportait plus qu'on lui adresse la parole vers la fin de notre séjour ! Pire, il espérait qu'on s'agenouille devant lui ! Complètement fou le type, avec sa couronne de branches bizarre ! Je ne reviendrais pas.
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Avis publié : Il y a 2 jours
N'y allez pas
Nous sommes arrivés le mardi, et nous somme repartis le soir même. L'équipe de l’hôtel forment une sorte de secte et les vacanciers n'y sont pas conviés. Des événements bizarres se produisent dans cet hôtel. Nous avons entendu des cris pendant la nuit, nous avons prit nos bagages et nous sommes enfuis. L'agence de voyage aura de nos nouvelles !
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En étudiant ces commentaires, on pouvait bien en déduire que quelque chose avait changé le personnel de l’hôtel du jour au lendemain. Cela ressemblait bien a l'influence d'un relique du péché. Selon le Vatican, il pourrait s'agir du péché d’Orgueil. C'est en effet ce que nous avions pensé également, le professeur et moi. Cela ne ressemblait pas à une manifestation de paresse, colère ou de Luxure.
Après avoir atterri a l'aéroport d’Athènes, une navette nous attendais pour nous conduire à l'hôtel, qui se situait dans la région du Péloponnèse. Il fallait environ 3h de route pour y arriver, ce qui nous laissait le temps d'admirer les splendides paysages grecs. J'aurait voulu avoir le temps de visiter tous les lieux historiques du pays, comme le temple d’Athéna à Athènes, le Parthénon, la ville de Sparte, le mont olympe... Mais nous avions une mission. Et, justement, arrivé à l’hôtel, nous avions constaté que le nom de celui ci était on ne peux plus adéquat : "L'Olympe". Il était situé dans une crique, et bien isolé, a des dizaines de kilomètres de la première ville. Tellement isolé que mon téléphone n'avait plus de réseau.


Notre chauffeur nous avait aidé à sortir nos valises du coffre, et s'était empressé de partir, affirmant que l'endroit semblait maudit et rempli de mauvaises ondes. Et il avait bien raison, car, une fois entré dans l'enceinte de l’hôtel, les portes s’étaient refermé derrière nous. Quatre hommes, qui semblaient être des animateurs au vu de leur costume, veillaient activement a ce que nous ne quittions plus l'endroit. Et ils avaient bien raison de vouloir nous en empêcher, car plus nous avancions dans l'enceinte de l’hôtel, plus des cris se faisaient entendre. Des cris de terreur. Des hurlements de douleur. Ils résonnaient a travers l’hôtel, jusqu’à nos oreilles.


Nos animateurs-geôliers nous avaient escorté de force jusqu’au ce qui ressemblait a une piste de danse. La bas nous attendait plusieurs individus, torse nus et portant un drap blanc autour d'eux, comme une toge.  Ils formaient une sorte de conseil, avec en son centre, un vieil homme, portant une barbe blanche, et qui portait une couronne d'épine sur la tête. 
Le professeur, l'ayant vue, m'avait tout de suite fait savoir qu'il s'agissait sans doute d'une relique du péché : La couronne d'épine. La sainte couronne, la couronne du christ. Celle que portait Jésus au moment de sa crucifixion. Les romains, pour ce moquer de lui et son prétendu statut de "Roi des juifs", lui avaient tressé cette couronne et lui avait placé sur la tête, enfonçant ses épines dans le cuir chevelu, le faisant saigner abondamment.


J'avait a peine eu le temps de notifier au professeur que ce n’était ni le lieu ni le moment pour un cours d'histoire, que les animateurs nous avaient tapé dans les cuisses à l'aide de matraques pour nous contraindre à nous agenouiller.


- A genoux devants vos créateurs, les maîtres de l'olympe ! avaient t'ils proclamés, avant de se retirer en saluant le conseil.
Le vieux avec la couronne sur la tête s'était levé. 
- Bienvenue dans le domaine des dieux, mortels. Je suis Zeus, maître de l'Olympe. Nous nous sommes réveillés il y a peu dans ce monde moderne qui considère notre existence comme des mythes. Mais bientôt, le monde entier nous reconnaîtra, et nous reprendrons la place qui est la notre depuis des temps immémoriaux. Le destin vous as porté ici dans l'unique but de nous servir. Votre vie nous appartient à jouissance. Ne l'oubliez pas.


Un autre homme, assis à la gauche de Zeus, s'était levé. comme les autres, il était entouré d'un drap blanc, mais avait encore un pantalon auquel était attaché une matraque.


- Le vieil homme ne m’intéresse pas, mais celui ci oui ! annonça t'il en me pointant du doigt. Il m'a l'air vigoureux, j'ai toujours besoin de chair fraîche pour mettre au point de nouveaux supplice. Qu'on emmène le jeu au Tartare. Quant au vieillard... Jetez le en pâture au chiens.


Le professeur Blondeau était alors devenu blanc comme un linge. Le sort qui lui était annoncé n'était guère enviable, surtout pour lui, qui avait la phobie des chiens. Les animateurs s'étaient aprochés de nous, obéissant à l'ordre que l'homme venait de donner, jusqu'à ce qu'une femme se lève.


- Arrêtez ! Ne les reconnaissez vous pas ? avait t'elle crié.
- Bien sûr que je les reconnais, Athena, avait répondu l'homme qui avait donne l'ordre de nous emmener. Ce sont mes futures victimes ! 
- Non, Hadès. Ce sont deux illustres héros. Ne reconnaissez vous pas Ulysse et son fils Télémaque ?


Le silence s'était installé, avant que celui qui prétendait être Zeus ne se lève.


- Bien sûr que je les reconnais. Comment oses tu douter de ton père, Athena ? Gardes, relachez nos héros. Dionysos, amenes les chez toi et offre leur ton meilleur vin. Vous êtes nos invités, héros.
Nous étions sauvés et en sécurité. Mais pour combien de temps ? Un homme, assis à la droite de Zeus, nous dévisageait. Il semblait éprouver une profonde rancœur contre nous, surtout contre le professeur. Il avait entre les mains un trident. Surement Poséidon, m’étais je dit.
Un des dieux présents au conseil, surement Dionysos, s'était alors levé et nous avait emmené au bar de l’hôtel. La bas, il nous avait servi un vin venant de sa réserve personnelle, puis avait prit quelques bouteilles, puis était parti rejoindre des animatrices avec. 


Depuis le bar, avions essayé, le professeur et moi, de prendre quelques repères. Le bar ou nous étions se situait au centre de l'hôtel, un peu en hauteur, avec une vue sur l'ensemble de celui ci. Nous avons pu constater avec horreur d'ou provenaient les cris qui animaient l’hôtel. Dans ce qui semblait être un terrain de foot, se trouvait une véritable salle de torture. Des pendus parsemaient les arbres qui entouraient le terrain. Il y avait des roues sur lesquelles étaient empalés des hommes dont les membres avaient étés brisés. Certains étaient encore vivants, et imploraient de les tuer. On pouvait voir des asticots dévorer la chair à vif de leur plaies. Dans le terrain, des hommes et des femmes se faisait torturer sur des tables de ping pong. Les mains et les pieds attachés, ils subissaient les sévices de leur bourreau, celui qui avait failli faire de moi une de ses victimes, Hadès. Un homme était cependant parvenu à se défaire de ses liens et avait tenté de fuir par la porte du terrain. Mais, a son grand regret, une fois arrivé aux portes l'attendait 3 molosses patibulaires. Des pitbull énormes, noirs, s’étaient chargés de déchiqueter le pauvre fuyard.


- Bon travail, Cerbère, avait crié Hadès, avant de se replonger dans ses séances de torture. Il était occupé a éventrer méthodiquement une femme, qui poussait des cris effroyables. Il prenait un soin tout particulier a ne pas laisser de sang couler, et à utiliser des outils chauffés à blanc. Et oui, ça serait dommage de voir mourir une de ses victimes trop tôt, sans avoir souffert un maximum avant.
Sur la plage se trouvait une femme, elle aussi vêtue d'une toge. Elle était entourée de jeunes hommes, qui semblait lui vouer un culte. Plus loin, Dionysos s'adonnait à des choses avec les animatrice que la pudeur m'interdit d'énoncer.


Zeus était toujours assis sur son trône, la couronne d'épine sur la tête. Il fallait absolument trouver un moyen de lui subtiliser. Par contre, nous ne parvenions pas à distinguer ou étaient passés Poséidon et notre sauveuse, Athéna. Enfin, elle devait se faire passer pour une déesse aux yeux des autres dieux. Elle devait surement être un agent du Vatican déjà sur place, sinon pourquoi nous aurait elle sauvé en racontant ces mensonges ? Je n'avais eu le temps de voir s'il elle aussi portait un anneau fait en bois de l'arche d'Alliance.
A coté du Bar se trouvait un panneau. En plus des consignes de l'Hôtel, se trouvait des photos pour présenter l'équipe ce celui ci. On pouvait maintenant découvrir les identités de ces Dieux auto proclamés.


Zeus était le directeur de l'Hotel, Monsieur Lakis.
Hadès, le chef de la sécurité de l'Hôtel, Andros Sakalios.
Poséidon, le maître nageur, Georgios Papaloukalis.
Dyonisos, le serveur, simplement appelé Isidoros.
Aphrodite, la responsable du SPA de l'hôtel, Demetra Michaelas.
Et enfin, Athéna, la chef animatrice, Elena dioutrakis.


Il y avait d'autres noms, mais nous ne les avions pas encore aperçus dans l'hôtel. Nous sommes arrivés à la conclusion qu'il y avait une sorte de Hiérarchie dans l'enceinte de celui ci. Les responsables, selon leur grades, étaient les dieux. Les simples animateurs était les gardes. Et le petit personnel, ainsi que les vacanciers, était les victimes et les esclaves des dieux. Heureusement pour nous, Athéna nous avait crée un nouveau statut, celui de Héros, qui nous permettait d’échapper au statut d’esclave, ou plutôt de victime, au vu du sort que nous avait promis Hadès.
Au bout de quelques minutes, Athéna était venue nous trouver. Je me suis levé et l'ai remercié pour son geste salvateur.


- Merci beaucoup pour ton aide, heureusement que tu était la, sinon à l'heure actuelle le professeur serait de la pâté pour chien, et moi, je serait surement pendu à un arbre ou attaché à une table de ping pong. Nous te devons une fière chandelle. Tu es ici depuis beaucoup de temps ? Le Vatican ne t'avais pas prévenu que ce serait le chaos ici ? 


Je lui avait tendu la main, pour la remercier. D'un geste rapide et violent, elle avait tendu la sienne, mais pour me la coller en pleine face, me faisant tomber à la renverse.


- Comment oses tu me tutoyer ? Je suis une déesse, reste à ta place, mortel. Ne me fais pas regretter de t'avoir sauvé de la rivière du Styx.
J'étais abasourdi. Elle aussi était sous l'influence de la relique. Mais pourquoi nous avait elle sauvé ?
- Je suis la déesse de la sagesse. Je vous ai sauvé car la cruauté d'Hadès me révulse. Je ne peux supporter d'avantage la vision de cadavres venant de son repère, le tartare. Tachez d'être dignes de la vie que je vous ai offert ici. Essayez de vous faire passer pour les héros que vous êtes sensé être, car je ne serais plus là pour vous aider à l'avenir.
Elle nous considéra une dernière fois avant de partir. 


Le professeur semblait pensif.


- Nous sommes embourbé dans une bien mauvaise affaire, mon jeune ami. Il va falloir trouver un moyen de récupérer la couronne, et nous enfuir d'ici le plus vite possible, avait t'il dit, en passant ses mains dans sa tignasse grise.
- Nous sommes en sécurité ici, tant que nous nous faisons passer pour Ulysse et Télémaque. Tous les dieux ont tellement peur de passer pour des faibles qu'ils font semblant de nous reconnaître. Attendons le bon moment pour nous emparer de la couronne et ensuite nous pourrons trouver un moyen de partir d'ici. 
- Ce n'est pas aussi simple, je le crains. Le temps joue contre nous.


A ces mots, il avait montré son anneau. Celui ci s'était un peu assombri, comme brûlé.


- Nous ne pouvons pas nous permettre de rester proche de la relique trop longtemps, sinon nous allons perdre nos anneaux, comme l'avait expliqué le Vatican dans son mail. Ces anneaux sont précieux, et il nous reste encore 3 autres reliques à récupérer. Tu comprends ? Il faut trouver un moyen de finir notre mission avant ce soir !


Plus facile à dire qu'à faire. Zeus était toujours entouré de "gardes" et d'autres dieux. Il restait assis sur son trône, sur la piste de danse, derrière une baie vitrée,  à la vue de tous. Comment l'approcher ? Je regardais dans tous les sens, espérant trouver une solution. Ne trouvant rien, je m’étais tourné vers le professeur, pour lui demander s'il avait trouvé quelque chose. Mais j'avais découvert avec effroi qu'il gisait par terre, inconscient. Je n'avais pas eu le temps de réaliser ce qu'il venait de se passer que j'avait ressenti une violente douleur à la tête. Sans savoir ce qui se passait, je sombrais, moi aussi, dans l’inconscience.


Je m'étais réveillé dans un endroit sombre. Je me suis passé la main dans les cheveux, comme pour voir si tout allait bien. Je me suis alors aperçu que mes mains étaient liées, ainsi que mes chevilles. Je pouvais encore me déplacer, mais j'étais entravé dans mes mouvements. 
A coté de moi se trouvais le professeur. Lui, était attaché à une étagère en métal. Celle ci était chargées d'outils de jardinage et d'entretien. Nous devions être dans un local de service. Mais nous n'étions pas seuls. A coté de nous se trouvais le maître nageur. Poséidon. Celui qui nous regardait avec de la haine quand Athéna nous avait sauvé la mise en nous faisant passer pour Ulysse et son fils, Télémaque. Il avait allumé un petit barbecue en fer et faisant chauffer a blanc un morceau de fer pointu, celui utiliser pour manipuler la braise lors des séances de barbecue en été. Ils avait remarqué que je m'étais réveillé, et s'était tourné vers le professeur.


- Ulysse, Ulysse, Ulysse... quelle chance de te retrouver ici. J'ai tout fait pour t’empêcher de rentrer chez toi, à Ithaque, mais je me rends compte que ce châtiment n’étais pas assez fort pour venger mon fils, Polyphème. Mais, la providence t'a envoyé ici, en compagnie de ton fils. Quelle chance. 
Il avait enlevé morceau de métal du feu, dont la pointe était maintenant rougie par la chaleur.


- Maintenant, je vais infliger la même chose à ton fils. Je vais lui crever les yeux. Mais n'aie crainte, je demanderais à Morphée de le soigner. Comme mon fils, il vivra en tant qu'aveugle, et enfin, j'aurais ma vengeance.


Le professeur, qui avait un bâillon devant la bouche, me regardait, l'air désolé. Il n'était pas responsable de ce qui arrivait, mais il devait se sentir coupable. Je connaissais cette histoire. Dans l'odyssée d'Ulysse, il avait blessé le cyclope Polyphème, à l'aide d'un pieu, avant de s'enfuir. Mais celui ci était le fils de Poséidon, et, pour le punir de cet acte, avait maudit Ulysse, qui ne pourrait jamais rentrer chez lui, à Ithaque. Et maintenant, croyant que le professeur est Ulysse, et que je suis son fils, Télémaque, il veux me faire souffrir le même sort que le cyclope. Poséidon s'était approché de moi, armé de son pieux chauffé à blanc. Il me fallait maintenant un miracle pour ne pas finir aveugle. J'avais inspecté tous les recoins de la pièce en quête de ce fameux miracle... que j'avais fini par trouver.


A coté de moi se trouvait le Trident de Poséidon, posé négligemment contre le mur. Je m'en étais emparé, et l'avais brandi en direction de Poséidon, tant bien que mal, a cause de mes poignets liés. Heureusement pour moi, ce n’étais pas un simple jouet, mais bien une réplique de trident, surement fait pour la décoration de l'hôtel.
Bizarrement, Poséidon ne semblait pas impressionné. Il s’était même permit un petit sourire narquois. Il était gonflé d’orgueil.


- Qu’espères tu faire avec ça, mortel ? je suis Poséidon, le dieu de la Mer. Le maître des océans. JE SUIS UN DIEU. JE SUIS IMMORTEL !


Comme par réflexe, sans avoir une once de compassion pour la vie de cet homme influencé par la relique de l’orgueil, je plantais le trident dans les tripes de ce prétendu Dieu. Son sourire avait disparu. Il avait regardé le trident qui traversais son ventre, et le sang qui en jaillissait. Puis il m'avais regardé. Du sang coulait de sa bouche. Dans un dernier geste, il avait retiré le trident de son ventre, avant de le brandir en ma direction.


- Je suis un Dieu. Je ne peux pas mourir. Je ne peux... 


Puis il était tombé à la renverse, mort. Je venais de tuer un homme pour la première fois. J'avais vu tant de personnes mourir devant mes yeux depuis le début de cette aventure, mais c'était la première fois que je prenais la vie de quelqu'un. J'avais  bien assommé cet homme en Afghanistan, mais il s'en était sorti, selon les dires du Vatican. Non, là, en ce moment précis, j'avais perpétué un meurtre. Et, le pire dans tout ça, c'étais ma réaction. Alors que je devais être choqué par mon geste, un sourire s'était dessiné sur mon visage. Et cela me terrifiait.
J'avais détaché le professeur, qui semblait très inquiet.


- Je... Je suis désolé professeur. Mais j'étais obligé de le faire. Il m'aurais percé les yeux, sans aucun état d'âme. Il l'aurait fait. J'étais obligé de me défense... Il m'y a obligé. Oui, il m'y a obligé.
- Je le sais bien, mon pauvre ami, m'avais répondu le professeur.  Ce n'est pas cela qui m'inquiète. C'est.... Enfin, oublions ça. Sortons et trouvons un moyen de récupérer la couronne.


Je semblait presque noter de la peur lorsqu'il me regardait. Mais il y avait plus important à penser. Comment allions nous prendre la couronne de Zeus avant la fin de la journée, et, surtout, avant que le cadavre de Poséidon soit retrouvé ?


La solution m'étais venue à la vue d'un jeune homme, affalé sur un transat, au bord de la piscine, qui fumait un joint de la longueur d'une fourchette. J'avais reconnu son visage, qui était sur le panneau d'information. C'était l'infirmer de l'hôtel, Alan Parisis. On s'était approché de lui, puis nous nous étions agenouillé devant lui.


- Salut à Toi, Ô grand Dieu. Je suis Télémaque, et voici mon père, Ulysse, avais je dit en désignant le Professeur.
- Bonjour à toi, fils d'Ulysse. Je suis Morphée, Dieu des rêves. Quelle est la raison de ta présence ? Avait il répondu, en tirant sur son joint d'une façon désinvolte.
- Mon père éprouve des difficulté à s'endormir, nous implorons humblement ton aide, Ô grand Dieu des rêves. Aurais tu quelque chose pour lui ?


Il s'était levé de son transat, sans un mot. Nous l'avions suivi dans l'infirmerie de L'Hôtel. La bas, il nous avais montré son stock de médicaments, et de drogues. Puis il était reparti vers son transat, surement pour finir son énorme joint.


Je m'étais tourné vers le professeur.


- Il doit bien y avoir quelque chose ici qui pourrais nous aider à mettre hors jeu les dieux et les gardes en même temps. Peut être de quoi faire une bombe ? 
- Je ne sais absolument pas faire de bombes, malheureusement. Pourquoi pas une drogue ? Mais comment leur administrer ? Je vois mal Zeus fumer un des joints de Morphée, avait t'il répondu.
- Je crois que j'ai une idée, professeur.


Au milieu des drogues de Morphée se trouvait une bonbonne contenant du protoxyde d'azote. Du Gaz Hilarant ! De quoi mettre hors d'état de nuire plusieurs personnes, à condition d’inonder une pièce fermée de ce Gaz. Mais comment le faire respirer a tous les Dieu risquer d'en Inhaler également ? La réponse se trouvait dans le local de service ou se trouvait le corps de Poséidon. Il y avait une grosse boite en plastique, qui contenant du matériel de plongée. J'avais vidé la boite, et l'avais peinte en noir, pour éviter que l'on puisse voir à l’intérieur, car elle était a la base transparente. J'avais mit la bonbonne a l’intérieur, et je m’étais muni d'un élastique, il servirait quand le moment serait venu.


A l’extérieur, j'avais repéré a coté de la boite au lettre un homme, lui aussi vêtu d'un drap, et qui avait des plumes d'oiseau dans les cheveux. Lui aussi était présent sur le panneau qui présentait l'équipe de l'Hôtel. Il s'agissait de Androis Miniakis, le responsable du courrier. J’espérais avoir deviné son alter ego divin, et je l'avais interpellé.


- Bonjour, Ô grand Hermès, messager des dieux. J'ai une requête pour toi. Lors de nos aventures, nous avons trouvé un cadeau à la hauteur des dieux de L'Olympe, et nous souhaitons l'offrir aux Dieux ici présents. Peux tu leur faire passer le message ? Rendez vous dans la salle du trône, à 21h00 précises.
Heureusement, je ne m’étais pas trompé, le facteur de l'hôtel se prenait bien pour Hermès. A 20h59, j'avais attaché l'élastique a la bonbonne de gaz hilarant, de sorte que le gaz soit doucement relâché dans la boite. Puis je l'avais fermée hermétiquement à l'aide de ruban adhésif. A partir de ce moment là, il fallait être très rapide, sinon la boite allait gonfler, et cela aurait été suspect. Nous sommes donc entré dans la pièce à 21h00 précises, tous les dieux nous attendaient, réunis en cercle. une bonne partie des animateur étaient également présents. J'avais placé la boite noire aux pieds de Zeus.


- Ô Zeus, Dieu du tonnerre, maître de l'Olympe, Dieux des Dieux. Durant nos périples, nous avons mit la main sur la légendaire boîte de Pandore. Nous estimons que seuls vous êtes dignes d'en être les propriétaires. Mais attention, selon la légende elle abriterait une immense puissance. Seul les plus puissants des dieux pourront l'ouvrir sans en souffrir de terrible conséquences. 


Les Dieux regardaient la boite avec insistance. On voyait bien qu'ils avaient une terrible envie de l'ouvrir. Je regardait le professeur et lui faisait signe qu'il était temps de sortir de la salle de danse. Je me tournait vers les Dieux.


- Nous, pauvres mortels, ne sont pas dignes de poser nos yeux sur le contenu de la boîte. Nous allons, si vous le permettez, nous retirer.
Zeus, d'un signe de la main, nous avait fait signe de partir. Ils étaient tous autour de la boite, qui commençait un peu à gonfler. Le professeur et moi étions sortis, et avions refermée la baie vitrée derrière nous. 


Gonflés d’orgueil par la relique, je savais qu'en disant que seuls les plus puissants pourraient ouvrir la boite, ils n'auraient qu'une envie : L'ouvrir. Et je ne m’étais pas trompé. Peu après notre sortie, nous avions entendu un "plop", qui semblait être le couvercle de la boite qui s'envolait, libérant le gaz hilarant contenu dans la boite. A travers la baie vitrée, je pouvais apercevoir les dieux tousser et suffoquer. Mais, comme voulant se défier les uns les autres, aucun ne sortait pour prendre une bouffée d'air frais. Quant aux gardes, aucun ne voulait quitter son poste, craignant la colère des Dieux.
Nous avions attendu quelques minutes, puis nous avions ouvert la baie vitrée, laissant le gaz s'échapper. Comme prévu, les Dieux et les gardes étaient tous les dans vapes, complètement anesthésiés par le gaz. Nous avions pu récupérer sans problème la couronne d'épines.


Une fois en sa possession, Nous étions sorties de l'enceinte de l'Hotel, en évitant soigneusement les gardes et les molosses d'Hadès. Nous avions emprunté des vélos à l’accueil de l’hôtel, et nous nous étions éloigné de celui ci le plus possible, jusqu'à avoir de nouveau accès au réseau téléphonique, de là nous avions contacté le Vatican, qui avait dépêché une délégations pour nous récupérer. Ils avaient également amené l'arche, et nous avions pu y déposer la couronne.


Une fois de retour à l'Hotel, j'avais enfin pu me remettre de mes émotions. J'avais tué un homme ce jour là, et même la tête froide, je ne pouvais pas m’empêcher de sourire en y repensant, alors que n'importe qui aurait pleuré. Le professeur, quant à lui, n'étais pas rentré avec moi à l'Hotel. Il m'avais demandé de l'attendre ici, qu'il devait se réunir avec le Pape en personne, et qu'il m'informerait de la suite des événements.


Quand à moi, retour à la case départ. Je m'allongeais sur mon lit, armé de ma nouvelle arme pour contrer l'ennui : Un livre.


Et quel livre ? 


L’Odyssée d'Homère.
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MessagePosté le: Sam 2 Juin 2018 - 16:42    Sujet du message: Publicité

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Lalya
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MessagePosté le: Sam 2 Juin 2018 - 18:02    Sujet du message: Apocalypse, chapitre 4 - Orgeuil Répondre en citant

Cohérence de l'histoire et des personnages : C'est ok, le bricolage de la boite à un côté Mc Giver mais ça passe.

Sentiments éveillés : de la curiosité.

Style/lisibilité : quelques fautes ainsi que des répétitions.

Intérêt : c'est tout bon, donc pour.
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I'll be nicer if you'll be smarter.

If brokenness is a form of art, this must be my masterpiece.

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She was not fragile like a flower, she was fragile like a bomb.
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Kamus
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MessagePosté le: Mar 12 Juin 2018 - 17:25    Sujet du message: Apocalypse, chapitre 4 - Orgeuil Répondre en citant

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:46    Sujet du message: Apocalypse, chapitre 4 - Orgeuil

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