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Penpal

 
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Piaandy
Grammatikwaffe
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Féminin Scorpion (23oct-21nov) 鼠 Rat

PostPosted: Tue 9 Apr 2019 - 02:12    Post subject: Penpal Reply with quote

Il s'agit d'un texte écrit par un dénommé 1000Vultures sur r/nosleep. L'histoire est composée de 6 parties. Je n'ai traduit que la partie 1 et 2 pour l'instant


C’est une longue histoire alors je m’excuse d’avance. Je n’ai jamais eu l’occasion de raconter celle-ci entièrement en détail mais elle est vraie, et ça m’ait arrivé alors que j’avais à peu près 6 ans.

Si vous appuyez votre oreille contre un oreiller, dans une pièce silencieuse, vous pouvez entendre vos battements de coeur. Quand j’étais petit, le son des battements, étouffés, réguliers, sonnaient comme des bruits de pas légers, comme si on marchait sur un tapis. Toutes les nuits, alors que j’étais sur le point de m’endormir, je me mettais à entendre ces bruits de pas et ça me réveillait avec terreur instantanément.

Pendant toute mon enfance, j’ai habité avec ma mère dans un quartier assez agréable qui était en phase de transition : des familles de classe défavorisée s’installaient progressivement. Ma mère et moi faisions partie de cette catégorie de personnes. On vivait dans le genre de maisons qui étaient transportées en deux morceaux sur les autoroutes, mais ma mère en avait tout de même fait un endroit chaleureux. Il y avait de la forêt tout autour du quartier, où j’allais régulièrement pour jouer ou explorer en journée. Mais, pendant la nuit, elle prenait un air beaucoup plus sinistre. Ca, plus le fait que, à cause de la structure de la maison, il y avait un grand espace vide en dessous de celle-ci, ont fait que mon esprit était sans cesse peuplé de monstres imaginaires et de scénarios cauchemardesques et, ceux-ci envahissaient mes pensées quand j’étais réveillé par les bruits de pas.

Je parlai à ma mère de ces bruits de pas et elle me répondit que c’était juste mon imagination. J’insistai suffisamment pour qu’elle accepte de me nettoyer les oreilles avec une sorte de poire à lavement, juste pour me calmer, car je pensais que ça pourrait m’aider. Bien sûr, ce ne fut pas le cas. Excepté les bruits de pas et mon imagination, le seul truc bizarre qui m’arrivait de temps en temps, c’était que je me réveillais au rez-de-chaussée alors que je m’étais couché à l’étage. Mais ce n’était pas vraiment bizarre parce que je me levais régulièrement pour aller aux toilettes ou pour boire et que je me souvenais que je restais parfois en bas, par flemme de remonter. Ca m’arrivait une ou deux fois par semaine, mais ce n’était pas réellement terrifiant. Mais, une nuit, je ne me suis pas réveillé au rez-de-chaussée.

J’entendais les bruits de pas, mais ils étaient trop loin pour que ce soit ceux-ci qui m’aient réveillés. Et ce n’est pas le son des bruits de pas qui m’éveilla, ni un cauchemar, c’était parce que j’avais froid. Vraiment froid. Quand j’ouvris les yeux, je vis les étoiles. J’étais dans la forêt. Je m’assis tout en essayant de comprendre ce qui se passait. Je pensais que j’étais en train de rêver, mais ça paraissait étrange. Enfin, être dans la forêt l’était aussi. Il y avait une bouée de piscine dégonflée en face de moi, elle était en forme de requin. Ca n’a fait qu’accentuer le caractère surréaliste de la situation. Après un moment, je me rendis compte que je ne me réveillerais pas, parce que je n’étais pas endormi. Je me levai pour observer les alentours, mais je ne reconnaissais rien. Je jouais dans les bois très souvent alors je les connaissais très bien, mais si ce n’était pas les mêmes, comment je pourrais en sortir ? Je fis un pas et sentis une douleur aiguë dans mon pied qui me fit retomber là où j’étais assis. J’avais marché sur une grande épine. Grâce à la lumière de la lune, je pus voir qu’il y en avait absolument partout. Je regardai mon autre pied, mais il n’avait rien, tout comme le reste de mon corps. Je n’avais aucune autre égratignure sur moi et je n’étais pas sale non plus. Je pleurai pendant un petit moment et me remis debout.

Je ne savais pas de quel côté aller, alors je choisis juste une direction au hasard. Je résistai à l’envie d’appeler à l’aide car j’avais peur de qui, ou quoi, pourrait être dans les alentours.

Je marchai pendant ce qui me sembla être des heures.

J’essayai de marcher en ligne droite, mais j’étais un enfant et j’avais peur. Il n’y avait aucun bruit, même pas une chouette au loin. A un moment, j’entendis un bruit qui m’effraya. Ca ressemblait à un bébé qui pleurait. Maintenant, avec le recul, je pense que c’était juste un chat, mais sur le moment, je paniquai. Je me mis à courir tout en essayant d’éviter les buissons et les arbres effondrés. Je fis trop attention à là où je mettais les pieds, et pas assez à où ceux-ci me menaient parce que, pas longtemps après avoir entendu les pleurs, je vis quelque chose qui m’emplit de désespoir. C’était la bouée.

J’étais seulement à trois mètres de là où je m’étais réveillé.

Ce n’était pas de la magie ou une faille spatiale. J’étais juste perdu. Jusqu’à ce moment, je pensais plus à comment sortir de cette forêt qu’à comment j’étais arrivé là, mais, me retrouver au point de départ me fit perdre la tête. Je n’étais même plus sûr que c’était la forêt à côté de chez moi, j’avais juste espéré que ça soit le cas. Est-ce que j’avais tourné en rond autour de cet endroit, ou est-ce que j’avais juste fait demi-tour sans m’en rendre compte ? Comment j’allais sortir d’ici ? A cette époque, je pensais que l’étoile polaire était l’étoile la plus brillante. Alors je cherchai celle-ci et la suivis.

Au bout d’un moment, je me mis à reconnaître un peu les alentours et je vis « le fossé » (une sorte de fossé où mes amis et moi faisions régulièrement des batailles de boue). Je sus alors que j’étais presque sorti. Je marchais lentement depuis un moment parce que mes pieds me faisaient terriblement mal, mais j’étais tellement heureux d’être presque rentré que je me mis à courir. Quand je vis le toit de ma maison au-dessus d’une maison voisine, je laissai échapper un léger sanglot, et me mis à courir plus vite. Je voulais tellement rentrer. J’avais déjà décidé de ne rien dire parce que je n’avais aucune idée de comment je pourrais expliquer toute cette histoire. Je rentrerai juste dans la maison d’une façon ou d’une autre, je me laverai et irai me coucher. Mon coeur loupa un battement alors que j’arrivai au coin de ma rue et que je vis entièrement ma maison.

Toutes les lumières étaient allumées.

Je savais que ma mère était debout, et que je devrai expliquer (ou tout du moins, essayer) où j’étais passé, et je ne savais pas du tout par où je pourrais commencer. Je me mis à ralentir, jusqu’à ce que je sois totalement en train de marcher. Je vis sa silhouette à travers les rideaux, et, bien que j’étais inquiet sur comment je pourrais expliquer ce qui venait de se passer, je n’en avais plus rien à faire à ce moment-là. Je montai les escaliers du porche, mis ma main sur la poignée, et la tourna. Juste avant que j’ai fini de pousser la porte, deux bras m’enlacèrent et me tirèrent en arrière. Je cria aussi fort que je le pouvais : « MAMAN ! AIDE-MOI ! AU SECOURS ! MAMAN ! ». Le sentiment d’être presque en sécurité et d’ensuite être arraché à celle-ci me remplit d’une terreur qui était, encore aujourd’hui, indescriptible.

La porte s’ouvrit et je fus rempli d’espoir pendant un moment. Mais ce n’était pas ma mère.

C’était un homme, et il était immense. Je me débattis en donnant des coups de pied aux tibias de la personne qui me tenait tout en essayant de m’éloigner de la personne qui venait de sortir de ma maison. J’étais terrifié et furieux en même temps.

« LAISSEZ-MOI PARTIR ! OU EST-CE QU’ELLE EST ? OU EST MA MAMAN ? QU’EST CE QUE VOUS LUI AVEZ FAIT ? »

Alors que ma gorge me brûlait à force de crier et que je reprenais mon souffle, j’entendis une voix que je reconnus aussitôt : « Mon chéri, s’il te plait, calme-toi. Je suis là ». La voix ressemblait à celle de ma mère.

Les bras qui me retenaient prisonnier se desserrèrent et me posèrent à terre, et, alors que l’homme en face de moi s’avançait, je remarquai ses vêtements. C’était un policier. Je tournai la tête pour voir d’où provenait la voix que j’avais entendu, et vis ma mère. Tout allait bien. Je commençai à pleurer, et nous rentrâmes tous à l’intérieur.

« Je suis tellement soulagée que tu sois rentré, mon amour. J’avais peur de ne jamais te revoir, dit-elle en pleurant.
- Je suis désolé, je ne sais pas ce qui s’est passé. Je voulais juste rentrer à la maison. Je suis désolé.
- Tout va bien, mais ne refais plus jamais ça. Je ne pense pas que moi ou mes tibias puissions le supporter de nouveau. »

Je lâcha un rire malgré mes pleurs et souria un peu :
« Je suis désolé de vous avoir donné des coups de pieds, mais vous n’aviez pas besoin de m’attraper comme ça.
- J’avais juste peur que tu ne t’enfuies encore.
- Comment ça ? repondis-je avec confusion
- On a trouvé ta lettre sur ton oreiller », dit-elle en me montrant la feuille que le policier fit glisser sur la table.

Je la pris et la lus. C’était une lettre expliquant ma « fugue ». J’y disais que je n’étais pas heureux, et que je ne voulais plus jamais revoir ma mère ou mes amis. Le policier échangea quelques mots avec ma mère sur le porche, pendant que je fixais la lettre. Je ne me souvenais pas en avoir écrit une. Je ne me souvenais de rien du tout. Mais, même s’il m’arrivait quelques fois d’aller aux toilettes pendant la nuit et de ne pas m’en rappeler, ou, même si j’avais pu aller dans la forêt tout seul, même si tout ça aurait pu être vrai, la seule chose que je savais était : « Ce n’est pas comme ça qu’on écrit mon prénom… Je n’ai pas écrit cette lettre. »


Il y a quelques jours, j’ai posté une histoire que j’avais appelé « Bruits de pas » ici. Il y a eu beaucoup de questions sur certains détails de mon enfance dont je ne me souvenais pas donc j’en ai parlé à ma mère. Irritée par toutes mes questions, elle a fini par me répondre : « Pourquoi tu ne leur parle pas tout simplement de ces foutus ballons si ça les intéresse tant ? ». Dès qu’elle dit ça, je me souvins instantanément de beaucoup de choses que j’avais oubliées. Cette histoire apportera un peu plus de détails que la première et je pense que vous devriez la lire en premier. Même si l’ordre n’est pas particulièrement important, lire la première partie vous permettra de mieux vous mettre à ma place parce que je me suis souvenu des bruits de pas en premier. Si vous avez des questions ou autre, n’hésitez pas à m’en parler et je ferai de mon mieux pour vous répondre. Aussi, les deux histoires sont assez longues alors essayez d’être attentifs. J’ai juste peur d’oublier quelques détails qui pourraient être importants.

Quand j’avais cinq ans, j’étais dans une école qui, de ce que j’ai compris, accordait beaucoup d’importance aux activités pédagogiques. Ca faisait partie d’un nouveau programme fait pour permettre aux enfants d’apprendre à leur propre rythme, et pour ce faire, l’école encourageait les profs à proposer des cours inventifs. Tous les profs étaient libres de créer leurs propres thématiques qui domineraient l’année scolaire pendant toutes les leçons. Les cours de maths, lecture, etc. seraient conçus dans l’esprit de la thématique. Celles-ci étaient appelés « Groupes ». Il y avait un groupe « Espace », un groupe « Mer », et le groupe dans lequel j’étais était « Communauté ».

Ici, en maternelle, on apprend pas grand chose, à part comment faire ses lacets, partager, etc. Donc la plupart de cette époque-là n’était pas particulièrement mémorable. Je me souviens juste de deux choses en particulier : j’étais le meilleur pour écrire mon prénom correctement, et le projet « Ballon ». Celui-ci était la pierre angulaire du groupe « Communauté » car c’était une bonne façon de montrer comment une communauté fonctionnait.

Vous avez déjà probablement entendu parler de ce genre de projet. Un vendredi (je me souviens que c’était un vendredi parce que j’étais très impatient de commencer ce projet et c’était bientôt le weekend) en début d’année, on est entrés dans la salle de classe le matin et nous avons vu que chaque bureau était surmonté d’un ballon gonflé à l’hélium. Sur les bureaux, des marqueurs, une feuille et une enveloppe nous attendaient. Le projet était d’écrire un mot sur le papier, le mettre dans l’enveloppe et l’attacher au ballon sur lequel nous pouvions faire un petit dessin si on voulait. La plupart des enfants se sont mis à se battre pour échanger leur ballon parce qu’ils voulaient une autre couleur, mais je commençai à réfléchir à ce que j’allais écrire.

Tous les messages devaient suivre certaines règles, mais on avait le droit à un peu de créativité tout de même. Mon message ressemblait un peu à ça : « Salut ! Tu as trouvé mon ballon ! Mon nom est ... et je suis dans l’école de … Tu peux garder le ballon, mais j’espère que tu me répondras ! J’aime Mighty Max, explorer, construire des forts, nager, et mes amis. Qu’est-ce que tu aime ? Réponds moi vite. Je joins un peu d’argent pour que tu puisse répondre ! ». Sur le billet, j’avais écrit « POUR LE TIMBRE » directement sur le front de George Washington. Ma mère m’avait dit que c’était inutile, mais je pensais que c’était du génie, alors je l’ai fait.

Le prof prit un polaroïd de chacun de nous avec notre ballon et nous le fit mettre dans l’enveloppe avec notre lettre. Il y avait aussi un autre message qui expliquait le projet plus en détail et remerciait d’avance les personnes qui acceptaient de répondre et d’envoyer une photo de leur ville ou de leur quartier. Le but du projet était de construire une sorte de communauté, sans avoir à quitter l’école, et d’établir un contact sans danger avec d’autres personnes. Ca semblait être une idée tellement amusante…

Dans les semaines qui ont suivies, des lettres ont commencé à arriver. La majorité étaient accompagnées de photos de monuments, et à chaque fois qu’une nouvelle lettre arrivait, le prof accrochait la photo sur un grand mur avec une carte qu’on avait mis pour pouvoir suivre d’où venait les lettres et jusqu’où le ballon avait voyagé. C’était une très bonne idée, parce que ça nous faisait venir à l’école avec impatience pour voir si on avait reçu une nouvelle lettre. Pendant tout le reste de l’année, on avait une journée par semaine pendant laquelle on pouvait écrire une lettre à notre correspondant ou au correspondant d’un autre élève si personne ne nous avait répondu. La mienne arriva en tout dernier. Quand j’arrivais dans la classe, je regardai sur mon bureau et, comme d’habitude, il n’y avait rien, mais, alors que je m’asseyais, la prof s’approcha de moi en me tendant une enveloppe. Je devais avoir l’air vraiment content parce qu’au moment où j’allais l’ouvrir, elle posa une main sur la mienne pour me stopper et dit : « S’il te plait, ne sois pas trop déçu ». Je ne compris pas tout de suite ce qu’elle voulait dire, pourquoi je serais déçu alors que ma lettre arrivait enfin ? Au début, j’étais assez surpris qu’elle sache ce qu’il y avait dans l’enveloppe, mais maintenant je me rends compte que les profs devaient sûrement vérifier le contenu avant pour s’assurer qu’il n’y avait rien d’obscène dedans. Mais quoi qu’il en soit, pourquoi je serais déçu ? Quand j’ouvris l’enveloppe, je compris.

Il n’y avait pas de lettre.

La seule chose qu’il y avait dedans était un polaroïd, mais je n’arrivais pas à comprendre ce qu’il y avait dessus. On aurait dit une sorte de désert, mais c’était trop flou pour en être sûr. Je pense que l’appareil avait dû être bougé pendant qu’il prenait la photo. Il n’y avait pas d’adresse indiquée alors je pouvais même pas répondre. J’étais anéanti.

L’année passa, et quasiment plus personne ne recevait de lettres. Après tout, pourquoi correspondre avec un maternelle pendant aussi longtemps ? Tout le monde, moi compris, avait fini par se désintéresser des lettres. Puis, je reçus une autre enveloppe.

J’étais super content de recevoir une lettre alors que quasiment tous les autres élèves n’en avaient plus. Ca semblait logique que je reçoive quelque chose d’autre puisqu’il n’y avait qu’une photo floue dans le premier courrier. C’était probablement pour se rattraper. Mais encore une fois, il n’y avait aucune lettre… Juste une autre photo.

Celle-là était plus nette, mais je ne comprenais toujours pas ce qu’il y avait dessus. La photo était inclinée vers le haut. On y voyait le sommet d’un bâtiment, et le reste de l’image était déformée par la lumière du soleil.

Les ballons n’allaient pas très loin, et vu qu’ils avaient tous été envoyés le même jour, la carte était devenue un peu encombrée, alors il fut décidé que les élèves qui ne correspondaient plus pouvaient ramener les photos chez eux. Mon meilleur ami, Josh, était le deuxième à recevoir le plus de photos cette année. Son correspondant était vraiment coopératif et lui avait envoyé des photos de tout son quartier et de ses alentours. Josh ramena chez lui quatre photos je crois.

J’en ramena environ cinquante chez moi.

Après un moment, j’arrêtai de regarder les photos. Je décidai quand même de les garder dans un de mes tiroirs qui contenait ma collection de cailloux, de cartes de baseball, de cartes de bande dessinée (les cartes Marvel Metal pour ceux qui connaissent) et des casquettes de baseball miniatures que je récupérais dans un distributeur de supermarché après les matchs juniors. Au fur et à mesure de l’année, je m’en suis désintéressé.

Ma mère m’avait acheté une petite machine à barbe à papa pour Noël cette année, et Josh en était vraiment jaloux. A tel point que ses parents lui en ont acheté une un peu mieux pour son anniversaire, qui était en fin d’année scolaire. Pendant l’été, on a eu l’idée de faire un stand pour vendre des barbes à papa pour se faire un peu d’argent. On pensait se faire une fortune en vendant des barbes à papa pour un dollar. Josh vivait dans un quartier différent, mais on a fini par décider que le mien serait mieux parce qu’il y avait beaucoup de gens qui s’occupaient de leur jardin. Les jardins dans mon quartier étaient légèrement plus grands. On a fait ça pendant cinq week-ends de suite jusqu’à ce que ma mère nous dise qu’il fallait qu’on arrête. Et j’ai compris pourquoi que récemment.

Au cinquième week-end, Josh et moi comptions notre argent. Nous avions tous les deux une machine alors on avait une caisse différente qu’on mettait ensuite en commun avant de diviser le tout en deux parts égales. On avait gagné seize dollars ce jour-là, et alors que Josh me donnait mon cinquième billet, un profond sentiment de surprise m’envahit.

Sur le dollar, il y avait marqué « POUR LE TIMBRE ».

Josh remarqua ma surprise et me demanda s’il avait fait une erreur de calcul. Je lui racontai l’histoire du dollar et il dit : « C’est super cool, mec ! ». En y réfléchissant, je me dis que c’était le cas. L’idée que ce dollar me soit revenu après être passé entre tant de mains m’estomaquait.

Je courus à l’intérieur pour le dire à ma mère, mais ma joie mêlée au fait qu’elle était occupée au téléphone rendit mon histoire incompréhensible et elle répondit simplement en disant : « Wow ! C’est chouette ! »

Frustré, je retournai à l’extérieur et dit à Josh que je devais lui montrer quelque chose. De retour dans ma chambre, j’ouvris le tiroir et sortis le tas d’enveloppes pour lui montrer quelques photos. Je commençai avec la première photo, et on en regarda une dizaine avant que ça commence à ennuyer Josh et qu’il propose qu’on aille jouer dans le fossé (un fossé de terre en bas de la rue de ma maison) avant que sa mère vienne le chercher, et c’est ce qu’on fit.

On fit une « guerre de boue » pendant un moment, mais elle fut interrompue à plusieurs reprises par des bruits dans la forêt à côté. Il y avait des ratons laveurs et des chats de gouttière qui vivaient par ici, mais c’était trop bruyant pour que ce soit eux. On tenta de deviner ce que c’était tout en essayant d’effrayer l’autre. Ma dernière supposition est que c’était une mère, mais Josh arrêtait pas d’insister que c’était un robot à cause du bruit que ça faisait. Juste avant que nous partions, il prit un air sérieux et me regarda dans les yeux et dit : « T’as entendu toi aussi ? Ca ressemblait à un robot. Toi aussi t’as entendu, hein ? ». J’avais entendu, et puisque ça faisait un bruit mécanique, j’approuvai que c’était certainement un robot. Je ne comprends que maintenant ce que j’avais entendu.

Quand on rentra, la mère de Josh l’attendait dans la cuisine avec ma mère. Josh dit à sa mère qu’on avait entendu un robot. Nos mères se mirent à rire et Josh rentra chez lui. Ma mère et moi dînâmes et ensuite, j’allai me coucher.

Je ne restai pas longtemps dans mon lit avant de commencer à flipper et décider que, vu les évènements d’aujourd’hui, j’allai re-examiner les enveloppes. Je pris la première et la posa sur le sol puis mis le polaroïd flou par dessus. Je mis la deuxième enveloppe juste à côté et plaça le polaroïd où on voyait le sommet d’un bâtiment par dessus. Je fis de même avec toutes les autres photos jusqu’à obtenir une grille de cinq photos par dix. On m’avait toujours appris à faire attention aux choses que je collectionnais, même si je n’étais pas sûr qu’ils aient de la valeur.

Je remarquai que les photos commençaient à prendre sens. Il y avait un arbre avec un oiseau dessus, un signe de limitation de vitesse, une ligne électrique, un groupe de personnes entrant dans un bâtiment. Et là, je vis quelque chose qui m’effraya. A tel point que, même aujourd’hui en l’écrivant, je me souviens encore distinctement m’être senti étourdi, et incapable de dire autre chose que :
« Pourquoi je suis sur cette photo ? »

Dans la photo où on voyait un groupe de gens entrant dans un bâtiment, je me vis tenir la main de ma mère, à l’arrière du groupe. On était au bord de la photo, mais c’était incontestablement nous. Et, alors que mes yeux survolaient la grille de photos, je devins incroyablement anxieux. C’était un sentiment assez étrange, ce n’était pas de la peur, c’est le sentiment qu’on a quand on a des ennuis. Je ne sais pas trop pourquoi j’étais envahi par ce sentiment, mais j’étais là, assis dans ma chambre, avec l’impression que j’avais fait quelque chose de mal. Et ce sentiment ne fit que s’intensifier alors que je regardais le reste des photos une fois le choc passé.

J’étais sur chaque photo.

Aucune n’était un gros plan. Aucune d’entre elles n’était uniquement de moi. Mais j’étais sur chacune d’entre elles, sur le côté, en bas de la photo. Certaines d’entre elles n’avaient qu’une minuscule partie de mon visage au coin de la photo, mais quoi qu’il en soit, j’étais là. J’étais toujours là.

Je ne savais pas quoi faire. Votre esprit fonctionne d’une façon assez marrante quand vous êtes un enfant, mais il y avait une grande partie de moi qui avait peur d’avoir des ennuis juste pour être encore réveillé. Puisque j’avais l’impression d’avoir fait quelque chose de mal, je décidai d’attendre encore jusqu’à demain.

Le jour suivant, ma mère était en congé et passa la majorité de la matinée à nettoyer la maison. Je regardais des dessins animés, et attendit le bon moment pour lui montrer les polaroïds. Quand elle sortit pour aller récupérer le courrier, je pris quelques photos et les mit sur la table en face de moi puis m’assit en attendant le retour de ma mère. Quand elle revint, elle était déjà en train d’ouvrir le courrier et de jeter la publicité dans la poubelle et je dis :
« Maman, est ce que tu peux venir ici une seconde ? J’ai ces photos et…
- Laisse-moi juste une minute, chéri. Je dois marquer ça sur le calendrier. »
Après une ou deux minutes, elle vint et s’arrêta derrière moi en me demandant ce que je voulais. Je pouvais l’entendre ranger le courrier derrière mais je regardai les polaroïds et je lui en parlai. Alors que je lui expliquais et lui montrais les photos, ses « hun hun » et « ok » se firent de plus en plus rares, et elle devint soudainement complètement silencieuse et faisait qu’un peu de bruit avec le courrier. Le bruit suivant que j’entendis d’elle était sa respiration comme si elle était dans une pièce où il n’y avait plus d’air. Enfin, ses halètements s’arrêtèrent et elle lâcha le courrier restant sur la table et courut chercher le téléphone dans la cuisine.

« Maman ! Je suis désolé, je ne savais pas ! Ne m’en veux pas ! »

Avec le téléphone contre son oreille, elle faisait des va et vient et criait dedans. Je fouillais nerveusement dans le courrier qui était à côté des polaroïds. Quelque chose dépassait de l’enveloppe du dessus et je tirai dessus anxieusement.

C’était un autre polaroïd.

Confus, je crus qu’un de mes polaroïds s’était glissé dans le tas quand elle avait jeté le courrier, mais quand je le tournai et le regardai, je réalisai que je n’avais jamais vu celui-là. A mon grand désarroi, c’était moi, mais celui-là était un plan beaucoup plus rapproché. J’étais entouré d’arbres et souriant. Mais je remarquai qu’il n’y avait pas que moi. Josh était aussi là. C’était une photo de nous deux qui datait d’hier.

Je me mis à crier pour que ma mère qui était toujours en train d’hurler au téléphone m’entende. Je criais jusqu’à ce qu’elle me réponde : « Quoi ?! » et je lui demandai simplement : « Avec qui tu es au téléphone ? »

« Je suis en train de parler à la police, chéri.
- Mais pourquoi ? Je suis désolé. Je voulais rien faire de mal...»

Elle me répondit avec une phrase que je n’avais jamais compris jusqu’à ce que je repense à mon enfance. Elle attrapa l’enveloppe sur la table et la photo de Josh et moi glissa par terre. Elle me montra le revers de l’enveloppe mais je n’arrivais pas à détacher mon regard d’elle alors que son visage devenait livide. Avec les larmes aux yeux, elle me dit qu’elle devait appeler la police parce qu’il n’y avait pas de cachet de poste.




Histoire entière ici : http://creepypasta.fandom.com/wiki/Penpal
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Protego Bescherelle in sanctus
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