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[C1] J'ai découvert une licorne difforme dans les égouts

 
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Undetermined.B
Cryptien confirmé
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PostPosted: Sun 1 Sep 2019 - 21:20    Post subject: [C1] J'ai découvert une licorne difforme dans les égouts Reply with quote



 
Bonjour tout le monde, après de bonnes vacances d'été, je reprends du service ! Voici donc une traduction nosleep intitulée "I found a deformed unicorn in the sewers". Ce récit a récolté pas mal de critiques positives sur reddit, j'espère qu'il vous plaira les enfants ! Voici donc le lien original : https://www.reddit.com/r/nosleep/comments/bn3uob/i_found_a_deformed_unicorn_in_the_sewers/ 
 
 
Aussi, je vous ai annoté quelques petites choses en fin de pages que je pensais nécessaire de préciser. Bonne lecture ! 
 
 
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J'AI DÉCOUVERT UNE LICORNE DIFFORME DANS LES ÉGOUTS
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La première fois que j’ai rencontré la licorne, j’étais pourchassé. 

 
J’avais entraîné mon vélo sur un chemin rocailleux – freinant brusquement – et m’étais jeté derrière un large buisson. J’entendais le vrombissement menaçant du pickup noir s’éloignant peu à peu. Ils me cherchaient, Boy Gosset et son frère Clint. Depuis qu’ils avaient juré de me botter le cul après la classe, je savais qu’ils viendraient pour moi. À l’instant même où la cloche avait sonné la fin des cours, j’avais enfourché mon vélo et filé comme une fusée. 

 
Face contre terre, je pouvais entendre le craquement des pierres à mes côtés . Je les imaginais scrutant les fourrés, tel des oiseaux de proies à l’affût d’une souris. Ils n’avaient pas vu dans quelle direction j’étais allé, sinon, ils seraient déjà descendus dans le fossé, huant et braillant à propos de ce que j’allais prendre. 

 
Le moteur s’alluma et crépita en une complainte. J’entendis le véhicule rouler au loin jusqu’à ce que son bourdonnement devienne à peine perceptible. J’essayais de pousser un soupir de soulagement mais mon corps était bien trop occupé à hyper ventiler. Je suis resté immobile dans la boue. 

 
Maintenant que le camion avait disparu, une paix surnaturelle régnait. Il n’y avait pas de vent, pas de circulation, aucun bruit en-dehors de ma respiration agitée.   

 
Puis j’ai distingué quelque chose. Quelque part dans ce silence imperturbable, j’ai cru entendre quelqu’un pleurer.  

 
Près de moi, un ponceau* couvert de mousse jaillissait du sol. J’ai passé ma tête dedans et les pleurs devinrent plus forts. Il y avait suffisamment d’espace pour que je puisse entrer, j’abaissais donc la tête, balayais le rideau de feuillage et m’y glissais.  

 
Le tunnel était plongé dans les ténèbres. J’ai enclenché la lampe torche de mon téléphone et j’ai tracé précautionneusement mon chemin dans la boue. Plus je m’enfonçais, plus les pleurs prenaient l’allure d’une mélodie irréelle. Ça ne ressemblait à rien de ce que j’avais déjà pu entendre : elle exhalait une profonde tristesse, tintée d’une innocence mystique.   

 
La galerie s’ouvrait sur une grotte souterraine, illuminée par une mince fissure au plafond. L’intérieur était frais et humide, je pouvais y déceler le clapotis régulier de l’eau.  

 
En son sein, adossée contre un mur en briques, j’y ai découvert une jeune fille d’environ huit ans. 

 
« Bonjour ? Est-ce qu’il y a quelqu’un ici ? » Ai-je demandé, la voix vacillante. 

 
En dépit de la pénombre, je pouvais observer l’inhabituelle constitution de l’enfant. Elle avait un visage jeune et innocent, d’incroyables cheveux blonds argentés, ainsi que de pales yeux bleutés. Elle portait un t-shirt surdimensionné camouflant la majeure partie de son anatomie - si bien qu’en premier lieu, j’ai pensé qu’elle n’était qu’un torse et une tête. Toutefois, en y prêtant un peu plus attention, je distinguais que ses bras et ses jambes étaient déformés, des bouts de chaires estropiés. Son corps d’enfant semblait affubler de minuscules caricatures de véritables membres ; Elle ne pourrait jamais marcher avec de tels pieds ou agripper quelque chose avec ses mains. J’ignorais même la manière dont elle pouvait se tenir. 

 
Le plus perturbant dans tout cela, c’était cette corne d’environ quinze centimètres. Sous ses reflets opales, elle semblait aussi aiguisée qu’un poignard. Elle ne paraissait pas peser le moins du monde sur sa tête. C’était grotesque, dérangeant mais étrangement magnifique. 

 
Ensuite, elle m’a parlé : « Bonjour Matthew. Ça fait longtemps que j’attends de te rencontrer. » Elle avait la voix d’une enfant épuisée et ses mots étaient tintés d’un accent germanique. 

 
«  Co-comment est-ce que tu connais mon nom ? » Ai-je bredouillé. « Tu vas bien ? Tu es blessée ? Qu’est-ce que tu fais ici ? » 

 
« Je suis si fatiguée. » dit-elle, en insistant sur chaque mot. « S’il te plait, j’ai besoin de ton aide. » 

 
« Oui, tout ce que tu veux ! Dis-moi juste ce que je peux faire. Je peux appeler une ambulance, ou la police… » 

 
« Non ! Tu ne dois dire à personne que je suis ici ! » Suppliât-elle, brusquement agitée. « S’il te plait, je dois être un secret. Si tu dis un mot à mon sujet, mon monde va s’effondrer. Promets-moi que tu ne le diras à personne ! ». Elle a commencé à tanguer, si bien que j’ai cru qu’elle allait s’effondrer. 

 
« Oui, bien sûr, je te le promets. » Répondis-je. « Je t’apporterai ce dont tu as besoin. » 

 
« Merci. J’ai toujours su que tu serai mon gardien. Je n’ai pas mangé depuis si longtemps. J’ai si faim. Pitié, ramène-moi des ailes de poulet cru. Si tu le fais, je rendrai les choses meilleures. » 

 
« Des ailes de poulets ? Je peux faire ça. Je vais les chercher tout de suite ! Ce sera rapide du moment que je ne croise pas… » Je m’interrompis en me souvenant des frères et de leur abominable pickup noir.  

 
« Les Gossets ne t’ennuieront pas aujourd’hui. » Affirma-t-elle. « Je peux sentir leur rage ; après ce que tu leur as fait, leur colère brille comme du bacon. » 

 
« Minute, comment tu sais à propos des Gossets ? Et pourquoi es-tu ici ? Qui es-tu ? Es-tu allemande ? » J’avais un million de questions et je les ai déversées comme les balles d’une mitraillette. Plus que tout, je voulais l’interroger sur sa corne et sa difformité, mais j’étais effrayé de le faire. 

 
« S’il te plait, apportes-moi les ailes de poulet et je répondrai à toutes tes questions. » 

 
« Dans ce cas dis-moi ton nom ! Tu connais le mien, c’est injuste. » Je croisais les bras, en accord avec ma pensée. 

 
« Mon nom est Leben » déclara-t-elle. « Lebensunwertes Leben*, mais s’il te plait, ne m’appelle jamais par mon nom complet. » 

 
« C’est un très joli nom. Okay Leben, je reviendrai ! Ne bouge pas ! » 

 
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Je quittais la chambre souterraine, enfourchais mon vélo et pédalais jusqu’à la ville. Bien qu’elle m’ait assuré que les Gossets ne m’embêteraient pas, je restais en alerte. 

 
Les Gossets pouvaient être les deux pires individus de cette planète. Ils me tourmentaient quotidiennement depuis des années, passant des taquineries de l’école élémentaire jusqu’au passage à tabac au lycée. Je ne pouvais énumérer le nombre de tortures qu’ils m’avaient infligé. J’ai toujours été la victime facile, passive, incapable de rester sur mes positions. Je m’excusais s’ils se faisaient mal aux poings et ma faiblesse les endurcissaient. 

 
Mais finalement, j’ai pris les choses en main. 

 
Je voulais faire quelque chose de mauvais, qui leur laisserai des marques indélébiles ; Je voulais une revanche à grande échelle, la destruction de tout ce qui leur était chère ; Je voulais leur faire subir chaque humiliation indigne qu’ils m’avaient administrée.  

 
Cependant, plutôt que d’instaurer une guerre totale, je me suis concentré sur de petits actes de vandalisme : j’ai utilisé la clé de chez moi pour graver « FUCK LES GOSSETS » sur la portière conducteur du pickup noir. Je savais que ca leur ferait mal ; cette voiture faisait leur fierté et leur joie. J’aurais tout autant pu graver ça sur le front de leur mère.   

 
J’ai emprunté les petites routes jusqu’à l’épicerie tout en restant attentif. Je savais pourquoi ils en avaient après moi et je n’osais imaginer ce qu’ils me feraient si jamais ils venaient à me trouver.  

 
J’ai cadenassé mon vélo face au magasin, payé une portion familiale d’ailes de poulets crus et les ai empilés dans le sac arrière de ma bicyclette. J’ai fait un bref détour pour m’emparer d’une couverture et je suis retourné voir la fille en embarquant mon attirail.  

 
Je gagnais le tuyau, franchissais le tunnel boueux et pénétrais à nouveau dans la grotte. Leben était là, toujours perchée contre le mur en briques humide.  

 
« J’ai tes ailes de poulet ! » Son visage s’éclaira à l’entente de mes paroles. « Comment est-ce que tu veux les cuisiner ? Je n’en ai jamais fais avant mais je suis sûr que je peux m’en sortir. Je présume que j’aurais dû les faire cuire quand je suis allé chercher la couverture. Ah, oui, je t’ai apporté une couverture! » J’avais l’impression  de sortir milles phrases à la minute.  

 
« Merci à toi, mais non. Elles doivent être crues. Aussi… » Elle hésita, l’air embarrassée. « Je ne peux pas me nourrir sans ton aide. » 

 
« Tu veux que je te nourrisse avec des ailes de poulet crus ? » 

 
« Oui, s’il te plait. » 

 
« Mais tu ne vas pas être malade ? J’ai entendu dire que la salmonelle était vraiment horrible. Tu vas vomir pendant des jours ! » 

 
«  Non, tout se passera bien. Ma mère avait l’habitude de me nourrir comme ça il y a longtemps. » 

 
« Okay » Ai-je dis. « Si tu le dis.. » J’ai glissé la première aile visqueuse dans sa bouche et fût choqué par la vitesse à laquelle elle la dévora. C’était comme si la viande avait été aspirée. Elle ingéra rapidement la totalité des ailes, des os et de tout ce qu’il s’y trouvait. Je fis de mon mieux pour retenir un haut le cœur. Bientôt, il ne resta plus qu’une mousse de polyester imbibé de sang de poulet. 

 
J’ai attendu qu’elle termine son ultime bouchée avant de parler : « Leben, tu répondrai à quelques questions maintenant ? » 

 
Elle grimaça. « Je suis désolée Matthew, mais je suis si fatiguée. Si lasse. » Ses yeux papillonnèrent et sa voix déjà faible commença à s’estomper. « Je n’avais pas mangé depuis longtemps. J’ai besoin de temps pour retrouver des forces. S’il te plait, reviens demain et je te dirai tout. Je te le promets. » 

 
« D’accord. » Acquiesçai-je plus que déçu. « J’ai école, donc je serai de retour dans l’après-midi. » 

 
Sa fatigue se changea brutalement en une grande sériosité : « Ecoute-moi. Tu ne m’as pas découvert par accident. J’ai un avertissement pour toi, alors tu ferai mieux d’écouter attentivement. Demain, les Gossets te trouveront et ils te feront  mal. Ils te feront vraiment mal. Tu ne peux pas – tu ne dois pas – te cacher d’eux. Tu penseras que fuir retardera la douleur, mais tu devras y faire face. Lorsque la douleur sera à son maximum, ne demande pas l’aide des autres : viens à moi. Je suis la seule qui peut t’aider. » 

 
« Okay, ça ne me dit rien qui vaille. Je reviendrai demain, mais tu devras commencer à répondre à mes questions ! Je ne me sens pas à l’aise de laisser une enfant seule dans les égouts. » J’ai soigneusement enveloppé la couverture autour d’elle ; elle était si petite qu’elle la recouvrait entièrement. 

 
Avant de partir, je me suis retourné et j’ai constaté qu’elle s’apprêtait déjà à dormir. Je lui ai alors demandé « Est-ce que tu peux juste me dire ce que tu es ? » 

 
« Je suis une licorne » Dit-elle. 
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Je n’ai pas dormi cette nuit-là. Mon esprit était balayé par l’effroi et l’adrénaline nourrissait mon anxiété. Si Leben avait raison, ça signifiait que les Gossets allaient me faire du mal. Plus que jamais. J’avais déjà était brisé et frappé auparavant, mais visiblement, nous allions franchir une toute nouvelle phase dans l’atrocité. 

 
Mais si elle avait tort ? Pouvais-je lui faire confiance ? Elle savait des choses qu’elle n’aurait pas du savoir. Elle était coincée dans une grotte, d’autre part elle connaissait mon nom et elle était au courant pour les Gossets. Elle savait que j’avais fait quelque chose pour provoquer leur rage à mon encontre. Je sentais qu’il y avait quelque chose de tout à fait magique en elle, mais c’était un sentiment insaisissable que je ne pouvais appréhender. Elle ne cessait de tourner dans mon esprit : J’ignorais si elle était une enfant difforme, ou un monstre vivant dans les évacuations. Elle disait qu’elle était une licorne. Mais les licornes n’existaient pas - et elles avaient quatre jambes, pas des nageoires mutilées.  

 
J’aurais dû contacter la police, envoyer de l’aide, mais elle était tellement insistante sur le fait que je ne devais pas le faire. Et puis, j’avais promis. 

 
Le matin suivant, j’ai entamé ma marche funèbre en direction de l’école. La cloche a sonné dès que je suis arrivé. Le pickup noir des Gossets dominait le parking. On aurait dit que quelqu’un avait donné un coup de ponceuse sur la porte conducteur ; tout était rayé. Néanmoins, mon message n’était plus lisible. J’ai déglutis douloureusement et me suis rendu en classe. 

 
C’était l’heure du déjeuner et j’étais dans le couloir – près de mon casier – lorsque je les ai aperçus. La tension était palpable et personne ne me regardait dans les yeux. Ils savaient tous qu’une inévitable scène de cruauté s’apprêtait à se jouer. Quand les Gossets sont apparut, tout le monde s’est écarté. 

 
Ils avaient l’allure de footballeur déguenillés ; Tout deux portaient un blouson en denim grossier, tandis que leurs ventres reposaient sur une ceinture ridiculement ostentatoire. Le seul élément permettant de les différencier était le large chapeau de cowboy arboré par Boy Gosset – Clint, lui, portait un bandana représentant le drapeau conféré. Les deux souriaient de toutes leurs dents, une lueur meurtrière dans le regard. 

 
Il n’y eu pas de phrase d’introduction avant qu’ils ne commencent à me battre. 

 
Me vint l’illumination choquante que, jusqu’ici, ils avaient retenu leur coups. Chaque claque me prodiguais une nouvelle vision de la douleur. Je sentais certaines parties de mon corps – qui m’étaient jusque-là inconnues – se briser et craquer. Le sang déferlait sur mon visage, pénétrant à l’intérieur de ma bouche et de mes yeux. J’ai sentis l’un d’eux bloquer mes bras en arrière pendant que l’autre pulvérisait mon estomac à coups de poings. 

 
Je perdais la notion du temps à mesure que ma conscience s’évaporait. J’ai réussi à gagner un moment de clarté lorsque leurs assauts sans merci ont prit fin. J’étais au sol, face contre terre et crachant des gluaux de sang.  

 
« On en a pas finit avec toi petite merde. » menaça Clint. Son frère se pencha au-dessus de moi et cracha une boule de tabac à chiquer au visage. Je me suis assis, tentant vainement d’essuyer le sang de mes yeux. J’étais seul ; il n’y avait aucun spectateur face à cette atrocité. 

 
J’essayais de me tenir debout, mais mes genoux se heurtaient au sol. J’avais besoin de soin au plus vite. J’aurais dû me rendre aux urgences et voir un médecin, mais je me suis souvenu de ce que la licorne avait dit. « Lorsque la douleur sera à son maximum, ne demande pas l’aide des autres : viens à moi. Je suis la seule qui peut t’aider. » Je devais la rejoindre. 
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Le chemin était long jusqu’à la grotte ; chaque mètre faisait palpiter la douleur en moi, me renvoyant de manière explicite l’image des coups que j’avais endurés. Une profonde coupure sur mon front continuait de suinter, déversant une cascade de liquide sur mon visage. Je suis finalement arrivé au chemin rocailleux, peinant à mettre un pied devant l’autre. J’étais revenu à elle. 

 
Elle se tenait au même endroit, enveloppée dans la couverture. Elle fut alarmée mais pas surprise quand elle me vit entrer en boitant. Je me suis effondré dans la flaque d’eau à coté d’elle, brisé et épuisé. 

 
« Je suis désolée. » dit-elle. « Mais tout ça en vaudra la peine, tu verras. Maintenant, sombre dans l’oubli et laisse l’eau te soigner. » 

 
J’ai marmonné quelque chose d’incompréhensible avant de perdre conscience.  

 
Je me suis réveillé bien plus tard. Mon esprit s’est immédiatement emplit des souvenirs de l’assaut. Je m’attendais à l’agonie promise, mais rien ne se produisit. Miraculeusement, je n’éprouvais pas de souffrance, je me sentais bien. Revitalisé, comme si j’avais dormi tout un week-end. Je me suis assis - déconcerté – et aperçut Leben en train de me regarder. 

 
« Qu-qu’est ce qui s’est passé ? » Ai-je demandé. 

 
« Tu es très spécial Matthew. Les eaux t’ont restauré.  

 
« Quoi ? Comment ? » Je m’assis. Mes vêtements étaient déchiquetés, sales, imprégnés d’eau d’égouts et je ne sais trop quoi. 

 
Je rassemblais mes pensées. Dans l’absolu, je préférais être sauf mais imbibé d’eau croupie plutôt qu’à demi-mort et sanguinolent. Mais ça semblait surréaliste. 

 
Je me souvins qu’elle avait juré de répondre à mes questions, je commençais donc par la principale : « Qui es-tu ? » 
« Je suis Leben » 

 
« Oui, je sais ça » Contrai-je « Où sont tes parents ? Qui t’as nommée ainsi ? » 

 
« Ma mère m’a donné ce prénom. Elle m’en avait choisi un autre, mais lorsqu’elle a vu mes membres trapus et informes – mes doigts soudés et mes pouces manquants – elle a changé d’avis. » 

 
«  Pourquoi aurait-elle fait ça ? » demandai-je. 

 
« Elle a grandit en des temps difficiles - et a apprit à connaître le monde via de mauvaises personnes. Lorsque j’étais encore dans son utérus, ma mère souffrait de terribles nausées matinales. C’était à cause moi. Elle prenait chaque jour des médicaments nommés « Thalidomide ». Cela devait l’aider, la faire se sentir mieux – et ça à marché – mais il y avait des effets secondaires. J’étais l’effet secondaire. » 

 
« Elle me haïssait. La seule fois où elle m’a tenue dans ses bras, c’est quand elle est venue me chercher affublée de ses vieux gants de jardinage. Elle était persuadée que me toucher la souillerait. J’étais reclus dans une chambre noire, à l’abri des regards indiscrets. Elle disait vouloir m’euthanasier, mais c’était après la guerre et ce n’était plus autorisé. » 

 
« Quelle guerre ? Quel âge as-tu ? » 

 
« Plus vieille que toi » 

 
« Non tu ne l’es pas, tu es juste une enfant. Où est ta mère maintenant ? » 

 
Elle grimaça en un froncement de sourcils. « J’en ai dis assez pour le moment.» 

 
« Mais j’ai encore une tonne de questions à te poser ! » 

 
« Ecoute-moi Matthew, j’ai une dernière chose à te dire : demain, fixe l’horizon. Tu devras suivre l’arc-en-ciel de flammes. La vengeance sera tienne. Tout ce que tu as à faire, c’est lui donner un coup de pouce. » 

 
« L’arc-en-ciel de flammes ? Qu’est-ce que ça signifie ? Et lui donner un coup de pouce ? » Questionnai-je. 

 
Elle resta muette. Ses yeux étaient déjà clos. 
-       -      - 

 
Je suis rentré chez moi à vélo. Je n’aurais du être qu’un tas d’os brisés sur un lit d’hôpital ; mais à la place, je me sentais bien. Je connaissais la légende selon laquelle les licornes détenaient le don de guérison, mais je n’aurais jamais pensé que celui-ci proviendrait d’une flaque d’eau croupie. J’ignorais ce qu’était un arc-en-ciel de flammes, mais si Leben m’avait dit de le trouver, je devais faire de mon mieux. 

 
J’ai fais un rêve saisissant cette nuit là. 

 
Il y avait une pièce bondée d’équipements médicaux. Les murs et le toit ressemblaient à une serre en ruine. Au milieu de la pièce se tenaient six femmes enceintes, uniformément réparties en cercle. Toutes étaient sanglées à une chaise, alimentées par bon nombres de tubes, et parées d’un voile sombre obstruant leurs visages. J’ignorais comment, mais je pressentais qu’elles étaient plongées dans le coma. L’une des femmes s’est éveillée et je lui ai injecté un barbiturique. J’ai attendu que la paix revienne. 

 
Une vaste étagère recouverte de bocaux translucides s’étendait à mes cotés. À l’intérieur de chaque bocaux se trouvait un nourrisson difforme, nageant dans du formol. Je savais qu’il s’agissait de notre collection d’échecs, mais que nous découvririons sous peu la bonne formule. Je voulais une licorne parfaite. Du moment que nous obtenions plus de Thalidomide. 

 
Je me suis dirigé vers le frigo et j’ai saisis un large plat d’ailes de poulet crus. L’heure du dîner avait sonné… 
Je me suis réveillé, tentant de retrouver mes esprits, mais cette vision m’assaillait. Je revoyais encore chaque détails. Merde, à quoi venais-je d’assister ? 
-       -      - 

 
À midi pétante, je chevauchais de nouveau mon vélo, scannant l’horizon. Je fis le tour de la ville, pas totalement sûr de ce que je cherchais, mais confiant en ma capacité à le reconnaître une fois que je le verrai.  

 
J’étais en périphérie de la ville lorsqu’il est apparût. A l’inverse d’un somptueux spectre multicolore, il ne comptait qu’une seule teinte, celle de l’urine. L’arc se courbait dans le ciel, semblant s’enraciner à quelques kilomètres de ma position. Je me demandais si d’autres pouvaient le voir. 

 
J’ai orienté mon vélo dans cette direction et j’ai pédalé. Contrairement à un véritable arc-en-ciel, celui-ci ne s’éloignait pas. Plus j’approchais, plus il grossissait ; il possédait un emplacement précis et je n’en étais plus très loin. L’odeur du souffre s’amplifiait, comme un millier d’œufs pourris. 

 
Au bout de l’arc-en-ciel sulfureux se dessinait un pickup noir. C’était indéniable. Il s’agissait des Gossets. J’ai planqué mon vélo derrière un arbre et j’ai tenté de repérer les lieux : le véhicule était garé au sommet d’une grande colline surplombant une carrière rocheuse. En face, une pente escamotée déboulait sur une pile de gravât cent mètres plus bas.  

 
J’observais attentivement, mais je ne voyais les Gossets nulle part. J’avais entendu dire qu’ils trainaient souvent dans le coin, alors je gardais l’œil ouvert. Je savais qu’ils ne devaient pas être loin. 

 
Etait-ce ce à quoi Leben faisait référence ? Etait-ce ma vengeance ? Qu’est ce que j’espérais vraiment faire ici ? Puis, je me suis remémoré les paroles de Leben : « Tout ce que tu as à faire, c’est lui donner un coup de pouce » 

 
Ca m’a frappé comme une claque en plein visage : J’étais ici pour pousser le camion dans la carrière. Ca leur apprendrait à ces bâtards. Graver des obscénités n’était rien en comparaison. Cette fois, ce serait une guerre totale.  

 
Je me glissai précautionneusement en direction du truck. Les Gossets n’avaient toujours pas montré signe de vie. J’ai déverrouillé la portière conducteur, la cabine était vide. J’ai bondis à l’intérieur, abaissé le frein à main et j’ai placé le levier de vitesse en position neutre. Mon cœur s’est emballé, je me suis précipité à l’arrière du camion et je l’ai poussé de toutes mes forces. Cela m’a demandé un effort monumental mais quand il a commencé à bouger, il prit de la vitesse et dégringola la vallée à toute allure.  

 
C’est à ce moment là que surgirent deux figures à travers la vitre arrière. Les Gossets étaient endormis sur la banquette, derrière la canopée. Ils frappaient leurs visages et leurs mains contre le verre dans une tentative désespérée de s’en sortir avant que le véhicule ne chute du haut de la falaise. J’ai entendu un énorme crash quelques secondes plus tard. 

 
J’ai couru au bord du précipice en regardant vers le bas. Le camion était plié comme une vulgaire cannette. Il n’y avait aucune chance pour qu’ils aient survécu ; réduis à un amas de viscères coulantes. 

 
Mais qu’est-ce que j’avais fait ? Je n’avais aucune idée de ce qui allait se produire ! Je les avais tués. Est-ce que quelqu’un m’avait vu ? Non, il n’y avait personne autour. L’arc-en-ciel de flammes avait disparut et l’odeur de souffre s’en était allée. 

 
Je me suis enfuit aussi vite que mes jambes chancelantes me le permettaient. Je devais voir cette licorne. 
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J’ai sollicité mes muscles au-delà de leurs limites en pédalant comme un possédé. La pluie tombait à foison maintenant ; elle bombardait mon visage et laissait de nombreuses traces éphémères sur la route. Je me suis approché du ponceau, constatant que l’averse commençait à le remplir.  

 
Je me suis enfoncé dans le tunnel et je suis entré dans la grotte. Leben tenait sa position habituelle, pourtant, elle semblait différente. Son expression exténuée s’était changée en un immense sourire.  

 
« Leben, je crois que quelque chose de terrible est arrivé » m’exclamai-je. 

 
« Non Matthew, tu as fait le nécessaire. Ils méritaient tout deux de mourir pour ce qu’ils t’avaient fait subir. » Annonça-t-elle.  Un frisson me parcouru l’échine. Je ne pouvais croire que ces mots sortaient tout droit de la bouche d’une enfant souriante. 

 
« Attends, quoi ? De quoi tu parles ? Tu savais ce qui allait arriver ? »  

 
« Tout est inscrit dans les étoiles. Parfois, les mauvaises personnes doivent mourir pour leur transgression. » 

 
« Transgression ? Qu’est-ce que ça signifie au juste ? » 

 
«  Ma mère m’a conduit ici Matthew, il y a des années. La dernière fois que j’ai aperçut le ciel, c’est quand elle m’a sortit du coffre de sa voiture.  Elle m’a emmené dans cette chambre, toujours munie de ses gants de jardinage. Elle m’a déposé dans cette même position et m’a abandonné à mon sort. » 

 
« Je suis désolé » répondis-je. 

 
« Ne le soit pas. Avant de partir, elle a dû ressentir l’étreinte de la culpabilité, parce qu’elle à fait demi-tour pour me donner un baiser. Le seul et unique qu’elle m’ait accordé. Mais elle était mauvaise et avait commit des transgressions, alors je l’ai poignardé dans le cœur avec ma corne. » 

 
« Qu’est-ce que tu dis ? » 

 
« Elle est morte ici pour ce qu’elle m’avait fait. Et pendant des années, je l’ai admiré pourrir. Elle est sous ce tas de feuilles derrière toi. » Je me retourné et j’ai observé une bosse suspecte que je n’avais jamais remarqué auparavant. 

 
« Mais ça devait arriver. Tout comme ce qui est arrivé aux frères Gosset. » Allégua-t-elle. 

 
« Non ! Ce que j’ai fait était un accident. Je voulais juste foutre leur voiture en l’air ! » 

 
« Je sais à propos de ton rêve, Matthew. Tu étais dans la serre destinée aux mères porteuses. Il s’agit des prémices de ton avenir. Vois-tu, nos destins sont liés – et ensemble, nous nous vengeront de ceux qui nous on traités de monstre. » 
La pluie se déversait au-dehors et menaçait de remplir la grotte. Si la pluie continuait, tout serait submergé, Leben comprit. 

 
« Non ! » Hurlai-je. « Je ne veux rien avoir à faire avec ça ! » Je me suis détourné de Leben, et j’ai quitté la caverne pour affronter la tempête qui sévissait à l’extérieur. Je suis monté sur mon vélo et je suis retourné à mon domicile.  

 
Je l’ai laissé mourir. Cette enfant qui n’en était pas vraiment une. 
-       -      - 

 
La culpabilité que je ressentais rongeait chacune de mes pensées. Ce que j’avais fait – ou échouer à faire – était totalement inimaginable.  Une semaine s’était écoulée avant que je ne regagne l’entrée du tunnel, mais quand je suis arrivé, tout avait été inondé par deux mètres d’eau. 

 
Je pouvais simplement supposer que la licorne était piégée au fond de la grotte. 

 
J’ai laissé un message anonyme sur une ligne de police, comme quoi une petite fille était morte dans les égouts. Quelques jours plus tard, un corps à été retrouvé. Toutefois, ce n’était pas une petite fille récemment décédée qu’ils avaient repêché, c’était un squelette en décomposition. Le journal local expliquait que c’était une femme dans la trentaine, portant des gants de jardinage. La mort avait été jugée suspecte. 
Un mois plus tard, tout ce à quoi je pouvais penser concernait cette licorne. J’aurais pu la sauver, mais je ne l’ai pas fait. 

 
Elle ne méritait pas de mourir, pas comme les Gossets. Je devais assister à une assemblée en leur honneur, supporter tout ces discours à la con et encaisser toutes ces prières imméritées à l’attention de ces connards. J’étais satisfait de leur mort. Je m’étais tout d’abord sentit coupable, mais au final, je suis revenu sur mes positions. Je commençai à penser que Leben avait raison. Peut-être que nous devions punir les méchants pour leur transgression. Voir mes camarades bouleversés par la mort des pires individus de cette planète m’avait fait réaliser qu’il y avait beaucoup de mauvaises personnes au-dehors. 

 
Leben avait raison à propos de beaucoup de choses. Peut-être aurais-je dû rester avec elle. 

 
Après la commémoration, j’ai fait un détour sur le chemin escarpé. La fosse avait était balisée en tant que scène de crime  
Une fois sur place, j’ai humé une odeur de souffre. En scrutant l’horizon, j’en ai aperçut la source : il y avait un arc-en-ciel de flammes au loin. J’ai sauté sur mon vélo, faisant de ce répugnant arc d’urine ma destination. 

 
L’arc-en-ciel terminait sa course dans une zone isolée et abandonnée de la ville. Au centre se trouvait une pépinière délabrée.  
En entrant, je fus immédiatement frappé par la familiarité des lieux. C’était la serre de mon rêve. C’était ici que je prenais soin des mères porteuses et remplissait mes jarres de leurs échecs. C’est ici que j’œuvrais pour l’avenir que la licorne avait vu dans les étoiles. C’est ici que je punissais les méchants pour leur transgression. 

 
En pénétrant dans le bâtiment, j’ai réalisé que m’a destinée m’attendait ici. 

 
 


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Note d'information


Lebensunwertes Leben :  « Lebensunwertes Leben » peut se traduire par « vie indigne de la vie ». Il s’agissait d’une désignation nazi attribuée aux êtres qui, selon leur régime, ne possédaient aucun droit de vie. L’état décida finalement de leur euthanasie générale, entrainant alors l’holocauste. Ce terme incluait également les personnes handicapé et victime de difformité. 

 

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PostPosted: Sun 1 Sep 2019 - 21:20    Post subject: Publicité

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Adiboy
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PostPosted: Fri 6 Sep 2019 - 17:30    Post subject: [C1] J'ai découvert une licorne difforme dans les égouts Reply with quote

Il est temps pour Adiboy de reprendre du service !


- Cohérence/vraisemblance de l'histoire : Je trouve étrange que personne ne réagisse à la brutalisation de Matthew. Je veux bien que les passants aux alentours se montrent lâches, mais pas au point d'abandonner quelqu'un se faisant battre à mort !


- Cohérence des actions du ou des personnages : C'est ok.


- Sentiment éveillé chez le lecteur : J'ai été très intrigué par l'histoire.


- Lisibilité du texte : Alors, avant qu'un grammar nazi vienne exorciser cette traduction, je te conseille de corriger tes nombreuses fautes d'orthographe avec BonPatron.


- Style d'écriture : Hum... Il y a du passé simple. Mais sinon ça passe.


- Intérêt du texte : J'aime bien l'idée d'une licorne mal formée. Mélanger le merveilleux à l'horreur est toujours une excellente idée, je trouve. Le côté "prophétique" de l'histoire est également amusant, on dirait le préquel d'un récit bien plus vaste. Bref, je pense que des lecteurs du nécronomorial pourront aimer. Pour. Cependant, je te sollicite encore vivement de corriger ton texte. (Il n'y a pas de raison que les pauvres correcteurs fassent tout eux-mêmes. De plus, tout les critiqueurs ne seront peut-être pas aussi coulant que moi sur cet élément)
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Undetermined.B
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PostPosted: Fri 6 Sep 2019 - 18:11    Post subject: [C1] J'ai découvert une licorne difforme dans les égouts Reply with quote

Hello Adi ! Merci pour ta critique (le premier ! je t'aime pour ça désormais)


Alors, pour répondre à ta petite interrogation concernant la scène du "tabassage" de notre protagoniste par les frères Gossets, je pense que c'est très simple. Malheureusement, le harcèlement scolaire existe partout dans le monde. Ces gars, en dépit de leur QI proche du néant, terrorisent l'école et pourraient aller bien plus loin que de simples coups s'ils le voulaient. Et ça, à en juger par le passé communs des personnages, tout le monde doit le savoir - d'où leur mutisme / inertie face à cette scène. 


Et pour les fautes...Bah... Disons simplement que j'étais au bord de la mort en terminant et que j'ai complètement zappé   Yes  (et c'est pas faute d'avoir lancé un appel au secours sur Discord en quête d'une relecture ! Appel qui s'est soldé par ce que je nomme "le silence de la flemme". Et oui chers camarades, je vous dénonce tel la balance que je suis).
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AngeNoire_MissTriskell
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PostPosted: Sun 8 Sep 2019 - 12:41    Post subject: [C1] J'ai découvert une licorne difforme dans les égouts Reply with quote

Pourquoi tu joue la balance Undeter ?  Scared
Bon j'ai dit que je le faisais, alors voici donc ma critique : 




* Cohérence : alors de mon côté je n'ai pas trouvé la partie du passage à tabac de Matthew spécialement incohérente. Moi je dirais que tout va bien dans le texte. 


* Style/Lisibilité : tu as bien traduit et le texte ce lis facilement. 


* Sentiments éveillés : alors je suis OBLIGÉE de souligner les fameuses "phrases magiques" c'est-à-dire : "leur colère brille comme du bacon" et "il ne comptait qu’une seule teinte, celle de l'urine". Deux phrases qui m'ont bien fait rire ^^ Autrement j'étais très curieuse de savoir la fin, au final j'ai ressenti une pointe de déception parce que je m'attendais à un peu plus pour la fin, mais sinon ça va. 


* Intérêt : là dessus je suis assez d'accord avec Adi, on dirait le préquel d'une histoire encore plus grande (d'ailleurs vu que la fin peut un peu laisser le lecteur sur sa faim, ils auraient dû faire une suite).


Quoi qu'il en soit je suis POUR  Very Happy
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Undetermined.B
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PostPosted: Sun 8 Sep 2019 - 12:52    Post subject: [C1] J'ai découvert une licorne difforme dans les égouts Reply with quote

AngeNoire_MissTriskell wrote:
Pourquoi tu joue la balance Undeter ?  Scared


Parque ce que j'adore ça héhé  Evil Laugh  Mais comme tu es la seule à avoir répondu, tu n'es pas compté dans ma liste de "I dénonce you because I am a collabo"


Mais après je suis d'accord avec toi sur l'impression de "rester sur sa faim", j'irai jeter un œil de temps à autre sur reddit (histoire de voir si l'auteur s'est finalement décidé à écrire une suite).


Bref, merci d'avoir "trikiter" ma trad madame la voyante !
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AngeNoire_MissTriskell
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PostPosted: Sun 8 Sep 2019 - 14:14    Post subject: [C1] J'ai découvert une licorne difforme dans les égouts Reply with quote

De rien pour la "trikite"  Okay


La Voyante est ravie de ne pas être sur ta liste 
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Litanie
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PostPosted: Tue 10 Sep 2019 - 18:23    Post subject: [C1] J'ai découvert une licorne difforme dans les égouts Reply with quote

- Cohérence/vraisemblance de l'histoire et des personnages : j'aime bien, il dit "bonjour il y a quelqu'un ?" alors qu'il vent de voir qu'il y avait quelqu'un au fond de la grotte. Et il fait rapidement confiance le bonhomme : il voit une licorne difforme qui connait son nom, mais osef, il part pas en courant, il l'aide quand même et il revient la voir.
Et j'ai dû louper un truc, je comprends pas pourquoi il lui demande si elle est allemande. Mais en tout cas, son nom est incroyablement bien employé dans ce contexte. (Et dans le côté "je suis con", il lui dit que son nom est très joli, alors que ça veut littéralement dire vie indigne de vie, et s'il lui demande si elle est allemande, j'en déduis que lui aussi et qu'il devrait savoir ce que ça veut dire )
Mais ce sont des détails, l'ensemble est cohérent.


- Sentiment éveillé chez le lecteur : beaucoup de curiosité, j'étais vraiment intriguée par ce qui se passait.

- Lisibilité/Style d'écriture : alors déjà, t'as mis un astérisque à côté de ponceau, mais tu l'as jamais défini Laughing
Il y a pas mal de faute, mais j'ai pas de soucis particulier avec la traduction.

- Intérêt de l'histoire : alors, j'ai vraiment beaucoup aimé, mais j'avoue que ça me chagrine que ça soit exploité comme ça. J'aurais vraiment aimé voir une pasta sur l'utilisation du Thalidomide pendant la grossesse et la naissance de nourrisson malformé et d'un nourrisson qui ressemblerait à une licorne. Vraiment, le fiat d'expliquer la naissance de la licorne par le Thalidomide, je trouve ça absolument génial et hyper original. Voilà.
Mais quoiqu'il en soit, le texte est très bien, la fin ouverte me gêne pas plus que ça, ça ajoute un peu à l'horreur de la situation. Donc pour.
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D'une fille incroyablement belle. »
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Undetermined.B
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PostPosted: Tue 10 Sep 2019 - 19:20    Post subject: [C1] J'ai découvert une licorne difforme dans les égouts Reply with quote

Oh coucou Litanie ! Merci d'avoir trikiter ma traduction toi aussi !
Litanie wrote:
- Cohérence/vraisemblance de l'histoire et des personnages : j'aime bien, il dit "bonjour il y a quelqu'un ?" alors qu'il vent de voir qu'il y avait quelqu'un au fond de la grotte. Et il fait rapidement confiance le bonhomme : il voit une licorne difforme qui connait son nom, mais osef, il part pas en courant, il l'aide quand même et il revient la voir.
Et j'ai dû louper un truc, je comprends pas pourquoi il lui demande si elle est allemande. Mais en tout cas, son nom est incroyablement bien employé dans ce contexte. (Et dans le côté "je suis con", il lui dit que son nom est très joli, alors que ça veut littéralement dire vie indigne de vie, et s'il lui demande si elle est allemande, j'en déduis que lui aussi et qu'il devrait savoir ce que ça veut dire )
Mais ce sont des détails, l'ensemble est cohérent.




Alors oui, effectivement très cher Litanie tu as loupé la phrase : Elle avait la voix d’une enfant épuisée et ses mots étaient tintés d’un accent germanique. 

Et le narrateur est un peu un dindon naïf, faut se le dire. 


Litanie wrote:
- Lisibilité/Style d'écriture : alors déjà, t'as mis un astérisque à côté de ponceau, mais tu l'as jamais défini Laughing
Il y a pas mal de faute, mais j'ai pas de soucis particulier avec la traduction.





Laisses moi te raconter l'histoire de "Undeter et le Ponceau magique". Il était une fois une petite Undeter qui ne savait point ce que signifiait ce mot. De rage (oui je suis violente quand je comprend pas un truc), elle demanda donc à son ami - le fameux magicien "Google image" - de quoi il s'agissait. Désormais pourvu d'un nouveau mot dans son vocabulaire, elle se dit toutefois que les gens du forum était potentiellement aussi con qu'elle. Tel Superman, elle tenta alors de joindre un lien image à la fin de son texte (tout en le notifiant par une magnifique petite étoile). Seulement, le méchant DarkvaXooit (ce con) en décida autrement. Undeter ragea, pleura, frappa son ordinateur contre les murs, mais en vain. Le terrible lien ne pouvait être établit. Elle abandonna donc comme une grosse schlag, sans même corriger ses erreurs (parce que wesh, elle était au bord de la mort déjà quoi).


Fin. 

 
Le bisou Litanie merci pour ta critique 

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Gordjack
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PostPosted: Thu 12 Sep 2019 - 15:17    Post subject: [C1] J'ai découvert une licorne difforme dans les égouts Reply with quote

- Cohérence : même points que mes VDD, le narrateur est un peu naïf, quand même. Sinon, ça passe.


- Sentiment(s) éveillé (s) : Je m'attendais à tout autre chose, mais pas à une version eco+ de Soraka squattant des égouts. Plus sérieusement, j'ai été surpris dans le bon sens.


- Lisibilité/style d'écriture : Mon Bescherelle a failli être victime de combustion spontanée. Il y a tout un tas de fautes largement évitables pour toi, et la concordance des temps est passée à tabac. Cela dit, si j'avais capté ta demande de relecture, j'aurais potentiellement pu l'arranger avant. Dans tous les cas, la Waffe est là pour ça.


- Intérêt : D'un côté, je trouve que le tout est un peu brouillon et mal exploité. J'ai difficilement compris, et encore, je ne suis pas sûr que les "explications" du texte suffisent à éviter les vagues de "g pas compri" en commentaire. Mais de l'autre côté, c'est plutôt original, et le sujet est tourné d'une façon assez inattendue. Pour !


Je déclare cette traduction acceptée !
________________


Hossana meus, fortuna deus,
Protego Bescherelle in sanctus.


Hic veni da mihi, mortem iterum,
Insania ad noctis, Grammarheim in caelum.

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Undetermined.B
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PostPosted: Thu 12 Sep 2019 - 15:28    Post subject: [C1] J'ai découvert une licorne difforme dans les égouts Reply with quote

Gordjack wrote:
- Lisibilité/style d'écriture : Mon Bescherelle a failli être victime de combustion spontanée. Il y a tout un tas de fautes largement évitables pour toi, et la concordance des temps est passée à tabac. Cela dit, si j'avais capté ta demande de relecture, j'aurais potentiellement pu l'arranger avant. Dans tous les cas, la Waffe est là pour ça.





Je me doutais bien que si tu tombais là-dessus, tes yeux fondraient immédiatement (Le saint Bescherelle m'a banni dans l'enfer des SEGPA). Mais promis, je ferais plus attention le prochain coup Wink 


Du reste, on est tous d'accord pour dire que l'auteur aurait largement dû développer certaines intrigues de l’histoire (quitte à la découper en 2 parties) mais que l'originalité dont il a fait preuve plait beaucoup. Et en ce qui concerne les potentiels vagues de "j'ai pas compris", si besoin, j'irai jeter un œil régulièrement au début pour répondre aux questions si nécessaire.

Merci pour la validation Ô grand représentant du Bescherelle de l'éternel ! 
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PostPosted: Today at 13:59    Post subject: [C1] J'ai découvert une licorne difforme dans les égouts

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