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Apocalypse, chapitre 12 : Conquête

 
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Kamus
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PostPosted: Mon 18 May 2020 - 17:14    Post subject: Apocalypse, chapitre 12 : Conquête Reply with quote

« Alors je vis que l’Agneau avait ouvert un des sceaux, et j’entendis l’un des quatre animaux qui disait d’une voix de tonnerre : Viens et vois. 
Je regardai donc, et je vis un cheval blanc, et celui qui était monté dessus avait un arc, et on lui donna une couronne, et il partit en vainqueur, pour remporter la victoire. 
 Et lorsque l’Agneau eut ouvert le second sceau, j’entendis le second animal qui disait : Viens, et vois. 
Et il sortit un autre cheval qui était roux ; et celui qui le montait reçut le pouvoir de bannir la paix de la terre, et de faire que les hommes se tuassent les uns les autres ; et on lui donna une grande épée. 
Et quand l’Agneau eut ouvert le troisième sceau, j’entendis le troisième animal, qui disait : Viens et vois. Et je regardai, et il parut un cheval noir, et celui qui était monté dessus avait une balance à la main. 
Et j’entendis une voix qui venait du milieu des quatre animaux, et qui disait : La mesure de froment vaudra un denier, et les trois mesures d’orge vaudront un denier ; mais ne gâte point ni l’huile ni le vin. 
Et quand l’Agneau eut ouvert le quatrième sceau, j’entendis la voix du quatrième animal, qui disait : Viens, et vois. 
Et je regardai, et je vis paraître un cheval de couleur pâle ; et celui qui était monté dessus se nommait la Mort, et l’Enfer le suivait ; et le pouvoir leur fut donné sur la quatrième partie de la terre, pour faire mourir les hommes par l’épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre. » 
Apocalypse selon Jean, 6:1-8 
   
 
 
 
Seul dans sa grande maison de campagne, le professeur Blondeau attendait. Cela faisait maintenant un mois qu'il n'avait plus eu de nouvelles d'Edgar, après les événements de New York. Il savait qu'il avait pris la bonne décision en décidant d'enfermer son jeune ami, mais cela ne l'empêchait pas de s'en vouloir. Il l'avait trahi, lui qui lui faisait confiance. Ironiquement, bien que ce soit Edgar qui soit le descendant de Judas, il trouvait que le rôle du traître livrant le christ lui convenait bien mieux dans cette situation.C'était déjà son troisième verre de vin blanc, et ce ne serait surement pas le dernier. Il restait assis sur son fauteuil, sans but, attendant un coup de fil, du Vatican, peut être. Quelque chose qui pourrait le sortir de sa torpeur. La fin du monde était toujours dans son esprit, et elle était loin d'avoir été stoppée. Edgar était toujours porté disparu, et, si c'était le descendant de Judas dont la venue était annoncée par le texte ancien qu'il avait décrypté, tout dépendait de lui.Le professeur a vidé d'une traite son troisième verre, et a fermé les yeux quelques instants. Après quelques instants, il les a ré ouvert, mais il n'était plus dans sa maison. Il était en plein milieu d'un jardin florissant, recouvert d'herbe verte à perte de vue. Il voyait des arbres fruitiers, portant de magnifique fruits d'une couleur rouge très vive. Il pouvait entendre le ruissellement de l'eau venant d'un petit ruisseau. Une eau si claire et limpide qu'il pouvait voir les poissons à travers.Il s'est approché d'un pommier, semblant attiré par l'aspect merveilleux d'une pomme accrochée à celui-ci. Il a tendu la main pour la prendre, mais une voix l'as arrêté.


"Je ne ferais pas ça si j'étais vous. Eve l'a fait, et en as payé le prix fort. Elle, et toute l'humanité avec."


Le professeur blondeau s'est retourné, pour découvrir un être divinement beau. Un homme, à l'aspect androgyne. Il avait de long cheveux blonds allant jusqu'aux épaules, et des yeux bleus très clairs. Il portait une toge blanche, et une épée à la ceinture.
Le professeur semblait troublé par l'apparition de cet inconnu. Était-il en plein rêve ? Ou était-ce l'alcool qui lui faisait avoir toute sorte d'hallucinations ?
Il a arrêté son geste et s'est tourné vers le bel inconnu.


"Qui êtes-vous ? Vous qui me parlez d'Eve... À la vue de ce jardin, serait-ce...
- Le Jardin d'éden, oui. Un homme de votre culture ne pouvait que deviner aisément quel était cet endroit.
- Mais comment diable suis-je arrivé ici ?
- Je vous ai amené ici pour discuter. N'ayez crainte, je vous renverrais chez vous après. Et pour ce qui est de mon identité, je mise une nouvelle fois sur votre sens de l'observation pour deviner. Cela devrait être facile pour vous."


En effet, quelque chose avait attiré l'œil du professeur : L'épée que l'homme portait à la ceinture. Il l'avait déjà aperçue quelque part... Dans des représentations, peut être ? Ou bien sur des sculptures ? Malgré tout son savoir, le professeur se faisait vieux. Il y avait de nombreux savoirs qui étaient maintenant perdus au fin fond de son subconscient.
L'homme, voyant l'embarras du professeur alors qu'il ne trouvait pas son identité, a croisé les bras, et l'a regardé d'un air abattu.


"Vraiment, vous me décevez. Peut-être que vous avez besoin d'un indice supplémentaire..."


À ces mots, il a décroisé les bras, puis deux paires d'ailes sont apparues derrière son dos. Des ailes d'un blanc immaculé. Au-dessus de sa tête est apparue un halo de lumière en forme de cercle. 
Cet homme était un ange. Et, avec ce qu'il venait de voir, le professeur savait enfin à qui il avait à faire. Il y avait de nombreux anges, mais rares étaient ceux représentés avec une épée. 
Le professeur est tombé à genoux.


"L'Archange Michel...
- Je vois que mon indice a été suffisant. Relevez-vous. Nous avons à parler d'affaires importantes."


D'un claquement de doigts, Michel as fait apparaître une table et des chaises. Sur celle-ci, des petits gâteaux et deux tasses de thé. D'un geste de la main, il a invité le professeur à s’asseoir, avant de prendre la parole.


"Servez-vous, ce thé noir Darjeeling est... Divin."


Le professeur a pris un petit gâteau fourré au miel, puis as bu une gorgée de thé, pendant que l'ange le regardait silencieusement. 


"C'est vrai que ce thé est délicieux !
- N'est-ce pas ? Le thé est pour moi une des meilleures inventions humaine. Rien que pour cela, l'humanité ne doit surtout pas disparaître. Mais il est temps de parler des choses sérieuses."


Le professeur, à ces mots, a avalé d'une traite le reste de son thé. Michel s'est assis en face de lui.


"Vous n'êtes pas sans savoir que le monde se trouve aux portes de sa destruction. L'Apocalypse se prépare et il est encore temps de l'arrêter.
- Oui, tout était sur les parchemins trouvés en Cisjordanie que j'ai décrypté...
- Je suis au courant. C'est moi qui ai mis ces parchemins sur votre route. J'en suis l'auteur.
- Vous ? Mais... Je ne comprends pas.
- C'est une longue histoire... Mais je vais essayer de vous l'expliquer simplement. "


Michel s'est alors levé, et a mis ses mains dans son dos, en faisant les cent pas pendant qu'il parlait.


"Au début, il n'y avait que Dieu, et les anges. Puis vint le jour ou il a créé l'humanité. Lucifer, jaloux des créations de son père, croyant que Dieu les aimaient plus que lui, voulut détruire cette création. C'est pour cela que notre père me chargea de le bannir des cieux. La bataille fut rude, mais j'ai finalement réussi, à la force de mon épée, à le vaincre.
Après cela, Dieu, pour préserver sa chère création, a bridé le pouvoir de tous les anges, et a donné à l'humanité son bien le plus précieux : Le libre arbitre. Enfin, il a laissé évoluer sa création, sans interférer lui-même, et en interdisant à ses anges d'intervenir dans les affaires des humains. Il a cependant autorisé, dans certaines conditions, certains anges à apparaître. C'est de ces apparitions que sont nées toutes les religions.
Mais, mon cher frère n'a jamais renoncé à détruire l'humanité. Il a profité de ces conditions imposées par Dieu pour apparaître, et mettre en place l'Apocalypse. Lors du passage d'un des Anges de Dieu sur terre, Jésus, il a réussi à corrompre un de ses plus fidèles disciples : Judas. 
Puis, il a béni, à sa façon, sa lignée, permettant à celle-ci de voir apparaître en son sein 4 personnages, qui, une fois réunis, déclencheront l'Apocalypse.
- Vous voulez parler de...
- Oui. Les 4 cavaliers de l'Apocalypse.
- Mais... Ce qui se passe au Japon, en Égypte...
- Les cavaliers Guerre et Famine sont déjà en route. Et Mort est éveillé depuis plus de 700 ans. C'est lui qui détient Edgar. C'est lui, qui essaie de faire pencher la balance en sa faveur.
- Que voulez-vous dire ?
- Comme je vous l'ai dit, Dieu est très attaché au libre arbitre de sa création. Il est bien sûr au courant pour l'Apocalypse. Surtout qu'elle est déjà arrivée une fois.
- Vous voulez parler du Déluge ?
- Tout juste. Cette fois-là Dieu a pris en pitié l'humanité et l'a sauvée à travers Noé. Mais, cette fois, il n'interviendra pas. Cette fois, tout repose entre les mains de L'antéchrist.
- L'Antéchrist ?
- Oui. Le dernier cavalier. Conquête. C'est la clé. Celui dont dépendra l'avenir du monde... Celui qui est en ce moment même influencé par le Cavalier apportant la Mort."


À ces mots, le professeur a pris sa tête entre ses mains. Il le savait depuis longtemps, mais il refusait de l'admettre. Son protégé était bien l'homme dont parlais les textes anciens.


"Edgar...
- Oui. Edgar est L'antéchrist. Il est aussi le dernier des cavaliers. Il sera celui qui déclencheras l'Apocalypse... sauf si on l'en empêche.
- Pourquoi n'êtes-vous pas allé lui parler de tout ça vous-même ? Je suis sûr qu'il comprendrait...
- C'est impossible. Comme je l'ai dit plus tôt, Dieu veux que le libre arbitre de l'Homme soit préservé. Il veut que ce soit leur choix qui déterminent leur avenir. Il a interdit à tous les anges d'interférer directement. Et Edgar est étroitement surveillé. Je ne pourrais pas l'approcher sans que mon père soit au courant.
- Que pouvons-nous faire alors ?
- Lucifer a déjà du placer ses pions. Même s’il ne peut pas influencer Edgar directement, il a dû manipuler les cavaliers pour qu'ils le fassent à sa place. En ce moment même, Damian, le cavalier de la Mort, doit être en train de l'inciter à faire le mauvais choix.
- Et vous ne pouvez pas aller détruire les autres cavaliers directement ?
- Ils sont bien trop puissants. Il me faudrait une armée pour cela, et il n'y a que peu d'anges qui souhaitent le salut de l'humanité, comme je le souhaite. Au contraire de mon frère, j'aime l'humanité. J'aime leur musique, leur danses. J'aime leur plats et leurs boissons. J'aime leur films et leur séries. Avez-vous vu Supernatural ? Ou Game of Thrones ?
- Je...
- Désolé, je me suis égaré. Ce que je veux dire, c'est que je refuse que le monde soit à nouveau détruit. Quand Dieu a créé le Déluge, afin de laver la terre de toutes les impuretés crées par les précédents cavaliers durant l'Apocalypse, de nombreux trésors ont disparu. Des morceaux de musique mémorables, des plats divins. Des êtres humains admirables. Je refuse de tout perdre une seconde fois. 
Si Lucifer a placé ses pions, j'ai aussi placé les miens. Vous en faites partie. Mettre en sécurité les reliques du péché a ralenti l'éveil des cavaliers, et je vous remercie pour ça. Cela m'a donné assez de temps pour mettre en place des plans de secours et, surtout, de trouver assez d'alliés pour le plan final.
- Qui est...
- C'est trop dangereux de compter sur le libre arbitre de l'humanité. On ne peut risquer de laisser Edgar éveiller son pouvoir. Je prends le risque de désobéir à mon père, j'espère qu'il me pardonnera. C'est la seule solution : Je vais tuer Edgar de mes propres mains."


Le professeur a levé la tête, indigné par ce que venait de dire l'Archange. Mais, après avoir réfléchi un moment, il ne voyait pas d'autres solutions. Il avait confiance en son jeune ami, mais le risque était trop grand. Il s'est levé, et a posé ses mains à plat sur la table.


"Comment voulez-vous procéder ?"


L'ange s'est approché du professeur, et a mis sa main sur son épaule.


"J'ai besoin de vous. Vous devez le piéger. Envoyez-lui un message. Dites-lui que vous devez lui parler. Que vous voulez vous excuser. Donnez-lui rendez-vous la ou a commencé votre périple. Il sera obligé d'y aller, car quelque chose va l'attirer vers cet endroit. Et, quand il sera là, avant qu'il ne soit devenu l'Antéchrist... Je le transpercerais de mon épée. L'avenir dépend de vous, professeur Blondeau. Ne me décevez pas."


Le professeur Blondeau a levé les yeux pour fixer l'ange, mais il n'était plus là. Le décor avait changé. Il était de retour dans son salon.
Mais il avait maintenant une mission, et il était plus déterminé que jamais. Il a pris son téléphone, et s'était mis, tant bien que mal, à rédiger son message.






*** 
 
 
 
 
En compagnie de son nouveau compagnon de route, Edgar dégustait son burger à toute vitesse. Après tout, il était au pays de l'extravagance et du gras. Damian le regardait manger, avec un grand sourire."Et bien, quel appétit. Tu peux en avoir autant que tu veux, c'est moi qui régale. Éclate-toi la panse, mon pote !" 


Il a ensuite donné une grande claque amicale dans le dos d'Edgar, le faisant presque s'étouffer. Peu après, une petite fille était venue à leur table. Elle était très maigre et portait des vêtements sales et troués. On pouvait voir toute sa détresse dans ses yeux. 
La petite fille, regardant la nourriture posée sur la table, a demandé un peu de celle-ci, afin qu'elle puisse manger et en apporter un peu à sa famille, faisant la manche à l'extérieur.
Edgar s'est arrêté de manger net. Son appétit s'était coupée à la vue de cette enfant. 
Damian avait sorti son portefeuille, et lui avait donné quelques billets en lui caressant la tête.


"Tient, prends cet argent et achète à manger pour toi et ta famille."


La petite fille a souri, puis s'est empressé de sortir pour montrer l'argent à sa famille. Damian s'est alors retourné vers Edgar.


"La misère est de plus en plus présente, même dans un si grand pays comme les États-Unis. Comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi les riches sont-ils toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvre ? Des fois, je voudrais juste que tout ceci s'arrête."


Edgar n'a pas répondu, se contentant d'acquiescer par politesse. Puis, voyant que le repas n'allait plus reprendre, ils sont tout les deux sortis du restaurant, reprenant leur route.
Damian l'a amené chez lui, dans une petite caravane, le long de la route. Ce qui avait troublé Edgar quand il l'avait vu la première fois, c'était les décorations d'intérieur de la caravane. Elle était très "Girly", alors que ce n'était pas du tout le style de Damian. Comme si cette caravane n'était pas la sienne.
Après avoir pris une bonne douche, Edgar a longuement questionné Damian. Il voulait avant tout savoir qui il était et pourquoi il avait sauvé. Et aussi, comment il avait fait pour tuer les gardes du Vatican de la sorte.


"Merci pour ton hospitalité, Damian. Ta maison est très... coquette.
- Oui... C'est, heu... Mon Ex-femme qui était chargée de la décoration. J'ai juste la flemme de la changer."


Damian s'est levé et a ouvert la porte du frigo, laissant apparaître un large stock de bière. Il en a attrapé une, puis en a présenté une autre à Edgar.


"Tu veux une p'tite bière, mon p'tit gars ?
- Non, merci, je ne bois pas d'Alcool. Par contre, je veux bien des réponses, si tu en as en stock.
- Tout ce que tu veux. Tu es mon invité, après tout."


Damian s'est assis sur son fauteuil, a décapsulé sa bière avec les dents, avant d'en prendre plusieurs gorgées.


"Poses tes questions, vas-y.
- D'abord... qui es-tu ?
- Moi, c'est Damian. Mais ça, tu le sais déjà.
- Oui, je veux dire... Pourquoi tu m'as sauvé ? Comment tu me connais ?
- Disons que quelqu'un de très haut placé m'a demandé de te protéger. Et que c'est lui qui m'a indiqué ou te trouver et m'a donné les moyens de le faire.
- Et qui est cette personne ?"


Damian, finissant sa bière, s'est levé sans répondre à la dernière question, laissant Edgar perplexe. Il a ouvert une seconde fois le frigo, avant de sortir une autre bière, la ré-ouvrant de la même manière que la précédente.


"Je ne sais pas qui il est. Il m'a juste donné une grosse somme d'argent contre ta protection. Il m'a aussi donné un anneau qui me donne certains pouvoirs."


Damian a alors montré sa main, ou l'on pouvait voir une bague noire, ornée d'un joyau rouge. Edgar n'était pas totalement convaincu par ses explications, mais après avoir vu ce qu'il avait vu, cette histoire lui paraissait plausible. Et surtout, il avait l'impression qu'il n'arriverait pas à soutirer d'autres informations à son hôte.
Edgar était resté quelque temps en compagnie de Damian, histoire de ne pas se faire repérer par le Vatican. Durant cette période, la majeure partie de son activité se résumait à regarder la télé, surtout les chaînes d'informations. Damian ne voulait regarder que ces chaînes-là qui, à longueur de journée, montraient toute l'étendue de la bêtise humaine. Meurtres, tueries, viols, famine ... De quoi dégoûter de l'espèce humaine.
Au bout d'une semaine, il avait demandé à Damian de l'accompagner faire des courses, devenant fou à force d'être confiné dans cette caravane. Durant leur sortie, ils avaient été témoin d'une scène, loin d'être rare dans ce pays.
Un homme de couleur fuyait des agresseurs blancs, le poursuivant sur un pick-up. Ils étaient armés et lui tiraient dessus. À bout de force, l'homme s'était arrêté et leur avait crié : 


"Attendez ! Ce n'est pas comme ça que cela devait se passer !", avant de se faire abattre comme un chien. Alors qu'ils remontaient dans leur pick-up en riant, Edgar avait regardé Damian, l'air dépité. Il lui avait répondu par un soupir.
"Tu sais, cela arrive très souvent ici. Le racisme est omniprésent. Et pas que dans un sens ! Et, surtout, c'est partout pareil. Mais je sais ce que tu te dis : J'aurais peut-être pu le sauver. Mais, au moins, il sera vengé."


À ces mots, Damian avait pointé la paume de sa main, sur laquelle était la bague, dans la direction d'une des ordures sur le pick-up. D'un coup, celle-ci s'était écroulée, comme frappée par une force invisible. L'autre, assistant à la scène, avait commencé à crier : "Attendez ! Ce n'est pas ce qui était..." avant de lui aussi s'écrouler. Enfin, le conducteur avait lui aussi subi le même sort, en témoigne le son du klaxon qui retentissait, activé par le corps sans vie du conducteur le pressant.
Comme le lui avait dit Damian, durant les semaines qu'ils avaient passées ensemble, il avait pu assister à plusieurs scènes similaires. Des affaires de racisme, de viol, de meurtre... Il assistait chaque jour aux pires facettes que l'humanité pouvait montrer.
Jusqu'à ce qu'il reçoive un mail venant du professeur. Il voulait le revoir, pour lui présenter ses excuses. Afin de pas alerter le Vatican, il fallait qu'il se présente, seul, là où tout avait commencé : Au Portugal.
Sans rien dire, pendant la nuit, il a quitté la caravane en silence, en empruntant un peu d'argent à son hôte. Il lui était redevable, mais il savait que s’il lui avait parlé du message du professeur, Damian l'aurait empêché de partir. C'est sous une pluie battante qu'il a pris la direction de l'aéroport le plus proche.






*** 
 
 
 
 
Le rendez-vous fixé par le professeur était prévu pour dans quelques semaines, alors Edgar a pris un billet pour la France, afin de retourner chez lui voir ses parents. Ils les avaient quittés au tout début de son aventure avec le professeur. C'est eux qui lui avaient trouvé ce stage. Mais en rentrant chez lui, quelque chose avait changé.Ses parents étaient censés être athées, mais la maison était remplie d'objets religieux. Crucifix, chapelets, tableaux représentant le Christ et les anges. Une vraie maison de croyants.Ses parents l'avaient accueilli à bras ouverts, heureux de retrouver leur fils, bien qu'Edgar avait senti que quelque chose avait changé. Ces retrouvailles étaient certes touchantes, mais cela sonnait faux. Il les avait questionnés à propos de cette croyance nouvelle, ce à quoi ils avaient répondu qu'un ami leur avait montré à quel point la foi était bénéfique dans la vie, et que, depuis qu'ils étaient devenus croyants, chaque jours étaient une bénédiction pour eux.Durant cette période de retour aux sources, Edgar avait presque oublié tous les soucis qu'il avait vécus. Ses parents le gâtaient, lui cuisinant ses plats préférés, lui faisant passer des soirées jeux de sociétés mémorables, au coin du feu, avec ses amis d'enfance, invités pour l'occasion. À l'inverse de ce qu'il avait vu durant son séjour aux états-unis, il voyait chaque jours les bonnes facettes de l'humanité. Des personnes solidaires, s'entraidant, donnant aux pauvres et soutenant les personnes dans le besoin. Tout n'était qu'amour depuis qu'il était revenu chez lui. Mais il avait aussi pu constater des comportements bizarres venant de ses parents. Eux qui étaient très sévère avec lui avant son départ, étaient maintenant doux et compréhensifs. Ils n'osaient pas élever la voix contre lui ou le contredire.Comme s'ils avaient peur de lui.
Lors d'un repas dominical, alors que la télé était allumée, diffusant un documentaire barbant, Edgar avait pris la télécommande, et avait zappé sur une chaîne d'infos. Lui qui les regardait chaque jours dans la caravane de Damian, il n'avait pas vu les infos une seule fois depuis qu'il était de revenu.
Celles-ci n'annonçaient rien de bon. La guerre, qui s'était récemment propagée en Egypte, gagnait maintenant l'Europe. Des conflits avaient éclaté en Grèce et en Italie.
Après les récentes famines au Japon, d'autres avaient vu le jour à travers toute l'Asie, pour finalement arriver en Europe. La bonne nouvelle était que la situation au Japon se stabilisait.
C'était les seules infos qu'avait pu voir Edgar, avant que son père ne reprenne la télécommande, changeant de chaîne. C'était toujours une chaîne d'infos, mais cette fois ils parlaient d'un projet dont Edgar avait déjà entendu parler : La construction d'un gigantesque vaisseau spatial, payé par un milliardaire, était enfin terminé, et il allait très bientôt décoller à la conquête de l'Espace.
Le reste du repas s'était déroulé comme d'habitudes, les parents d'Edgar étant toujours aux petits soins pour leur fils.
La date du rendez-vous fixé par le professeur approchait, et Edgar avait salué ses parents avant de quitter une nouvelle fois le domicile familial.






*** 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
Le professeur lui avait donné rendez-vous là où ils étaient venu chercher le père Jean la première fois : Au monastère da Batalha. Edgar se disait que même si le professeur ne lui avait pas donné rendez-vous là-bas, il y serait retourné quand même. Il ne savait pas pourquoi, mais quelque chose l'appelait là-bas. Il se sentait attiré par cet endroit.Une fois sur place, il a retrouvé le professeur, qui se trouvait devant les portes du monastère. Il ne savait pas quelle attitude adopter. D'un côté, il était ravi de revoir son ami, mais de l'autre, cet ami l'avait trahi. Edgar avait fait le premier pas."Professeur... Nous revoilà revenus là où tout a commencé... Qui aurait cru ce jour là qu'on allait vivre une telle aventure ?"

Le professeur ne répondait pas. Il restait debout, devant la porte du monastère, la tête baissée. Edgar a continué à avancer.


"J'ai beaucoup hésité à venir... Mais, je pense que votre message était sincère. Vous aviez vos raisons, et n'importe qui en aurait fait autant... Oublions cette histoire... Vous n'avez pas besoin de vous excuser. Payez-moi juste une bière locale... Une Super Bock, j'en ai entendu que du bien...
- Je suis désolé...
- Pas besoin d'excuses, mon ami..."


Edgar avait de nouveau avancé vers le professeur. Mais quelque chose n'allait pas : Le visage de ce dernier était fermé, sans expressions, et il avait déjà vu le professeur dans cet état-là : Quand il l'avait trahi, après leur passage à New York.
Le professeur a relevé la tête. Une larme coulait sur son visage.


"Mon jeune ami... Je suis désolé."


À ces mots, un grand bruit s'était fait entendre, venant du toit du monastère : Une multitude d'être ailés s'élevaient au-dessus de celui-ci. Des Anges, menés par un ange aux cheveux longs, blonds. Il se distinguait des autres anges par ses doubles paires d'ailes. Il tenait une grande épée, pointée dans sa direction, et lui avait crié :


"Quel est ton choix ? Apporteras tu la destruction ou le salut de l'Humanité ?
- Mon choix ? Je ne comprends pas...
- Mensonges ! Je ne laisserais pas l'Apocalypse se produire à nouveau. Le libre arbitre ne cesse de causer votre perte. Je me dois de mettre un terme à tout cela."


L'ange a ensuite prit son envol et s'est dirigé à toute vitesse vers Edgar, qui n'avait rien pour se défendre. Il a fermé les yeux, attendant ce funeste destin qui semblait lui faire du pied depuis le début de cette aventure.
Mais, rien n'était arrivé, à part un bruit métallique venant de devant lui. Ré-ouvrant les yeux, il avait aperçu une silhouette familière. Une silhouette qu'il n'avait plus vu depuis les événements survenus à Israël lors de la conférence pour la paix.
Marion se tenait devant lui, et avait bloqué le coup d'épée de l'ange, le sauvant d'une mort certaine. Elle avait cependant beaucoup changé. Ce n'est plus la petite fille chétive qu'il avait rencontré, mais c'était devenu une guerrière, le visage teinté de rouge, armée d'une grande épée. Après avoir repoussé l'ange, elle s'était retournée et lui avait fait un clin d'œil, avant de retourner à son duel contre l'ange.


Les autres anges avaient tentés d'aider leur leader, mais d'autre alliés s'étaient joints à la bataille. Une armée de morts vivants étaient venus en renfort, s'opposant aux à eux. Ces derniers n'avaient aucun mal à les détruire, mais leur nombre leur demandaient beaucoup d'efforts. Edgar s'était bien demandé d'où venaient cette armée macabre, et avait scruté l'horizon, avant de reconnaître une autre personne familière. Damian était la, chevauchant son cheval pâle. Ils faisaient des gestes de la main, relevant les squelettes du cimetière du monastère, les faisant se joindre à la bataille. Edgar avait remarqué quelque chose de troublant cependant : Damian ne portait plus aucune bague. 


Le professeur était à terre, recroquevillé. Autour d'eux, la bataille faisait rage, mais les anges avaient largement l'avantage. Marion était en train de perdre son duel avec le chef des anges, bien qu'elle montrait une adresse exemplaire dans le maniement de son épée.
Un autre individu avait peu après rejoint la bataille. Il n'avait pas d'armée, et semblait ne pas vouloir engager le combat. Cependant, en concentrant son regard sur un ange, celui-ci semblait perdre une bonne partie de son énergie, assez pour se faire déborder par les morts. Avec sa venue, le combat devenait un peu plus équitables entre les deux partis.
La bataille était à son sommet. Marion repoussait tant bien que mal les assauts répétés de l'Ange, qui semblait déborder de puissance. Avec ces deux paires d'ailes, Edgar avait aisément deviné qu'il s'agissait surement d'un Archange. Le fait qu'elle puisse tenir si longtemps face à cet être céleste l'impressionnait. Après quelques minutes de combat, un cheval, d'une couleur rousse, était venu en aide à Marion, qui l'avait chevauché, avant de repartir au combat. Ce destrier à la couleur flamboyante avait permis d'équilibrer un peu le combat entre ces deux guerriers extraordinaires.
De son côté, Damian avait lui aussi une botte secrète. Voyant que son armée de morts ne faisait pas le poids, il avait entrepris d'enrôler dans son armée des guerriers beaucoup plus puissants : Les anges tombés au combat. Ces actions lui prenaient plus de temps, et avaient l'air de lui coûter beaucoup d'énergie. Mais le jeu en valait surement la chandelle, car ces anges corrompus revenus d'entre les morts était des armes exceptionnelles, s'attaquant avec rage à leurs anciens compagnons.
Le dernier individu s'était lui aussi finalement jeté dans la bataille. Edgar avait pu alors constater qu'il s'agissait d'un homme, asiatique. Ce qui le caractérisait le plus était son corps, totalement famélique. Il était lui aussi sur un cheval, noir comme la nuit. Il ne portait aucune arme, ne se battait pas, mais, la ou il passait, les anges semblaient ralentir leur mouvement. Même si, précédemment, il ne semblait pouvoir agir que sur une seule cible, en se rapprochant, il semblait pouvoir ralentir plusieurs cibles à la fois. 
Alors que les anges perdaient de plus en plus de forces, et que la bataille tournait en faveur des mystérieux cavaliers, l'Archange avait suspendu momentanément son combat avec Marion, et s'était envolé dans le ciel. De la-haut, il avait fait un signe de la main.
Puis, d'innombrables anges avaient fait leur apparition, plongeant dans la bataille. 


Le combat était devenu de nouveau inégal, en faveur des anges, qui se battaient avec une ferveur renouvelée, alors que le camps des cavaliers reculait, sous le poids du nombre des assaillants. C'est alors qu'un bruit de pas s'était fait entendre au loin.
Marion, le sourire aux lèvres, avait levé son épée, puis l'avait pointée en direction des anges. Derrière elle arrivait tout une armée de militaires, armés de fusils d'assaut. Ils avaient tous les yeux injectés de sang. Ces yeux, Edgar les avaient déjà vus : Ils ressemblaient aux personnes sous l'influence de la relique du péché de la colère, a Jérusalem.
Ils avaient alors prit part au combat, s'élançant avec rage dans la bataille contre les anges.


Nombreux étaient morts très rapidement, mais étaient relevés presque immédiatement par Damian, et repartaient au combat.
Edgar ne pouvait qu'assister, impuissant, à la scène surréaliste qui se passait autour de lui. C'était un combat Dantesque qui avait lieu. Un combat pour le sort de l'humanité. Mais il en avait marre de tout ça. Il en avait ras le bol de tous ces secrets. Il ne savait pas pourquoi il était la, ni pourquoi tout le monde semblait lui accorder une attention toute particulière. Étais ce le fait d'être le descendant de Judas qui l'avait amené a être la cible d'un ange ? Ou y avait t'il une raison plus profonde ?
Edgar s'est approché du professeur, et l'a secoué, pour lui faire reprendre ses esprits. Des larmes coulaient sur ses joues.


"Professeur... par pitié. Dites-moi la vérité. J'en ai assez de tous ces mensonges. Dites-moi pourquoi tout cela arrive. Dites-moi qui je suis !
- Mon jeune ami... Je suis désolé. Je t'ai une nouvelle fois trahi... Je suis désolé. Cet être ailé est l'Archange Michel. Il est là pour tuer l'Antéchrist avant qu'il ne décide de détruire le monde..."


Edgar s'est reculé, choqué par ce qu'il venait d'apprendre. Il était l'Antéchrist. Le Mal absolu. Il a pris sa tête dans ses mains, pleurant de colère. Le professeur a alors avancé vers lui, le prenant dans ses bras.


"Je te connais, Edgar. Tu n'es pas malfaisant. Tu es quelqu'un de gentil, compatissant. J'ai été ravi de t'avoir auprès de moi dans cette aventure. Je sais que tu vas faire le bon choix... Tu peux encore sauver l'humanité."


Edgar avait serré le professeur dans ses bras. Il pensait à tout ce qu'il avait vécu lors de ces aventures, a ce qu'il avait enduré, mais aussi aux personnes qu'il avait rencontrées. Il avait repensé à toutes les mauvaises choses qu'il avait vues lors de son séjour de l'autre côté de l'Atlantique. Mais aussi a toutes ces bonnes choses vécues en compagnie de ses parents.
Il fallait maintenant qu'il fasse un choix. L'humanité méritait-elle vraiment d'être sauvée ?
Le professeur serrait toujours Edgar dans ses bras.


"Pardonnes moi, mon ami..."


Cet homme, qui venait de le trahir, pour la deuxième fois, lui demandait de le pardonner...
Edgar avait fermé les yeux, avait réfléchi quelques secondes, puis les avait ré-ouvert, affichant une détermination renaissante. 
Son choix était fait.
Il avait porté sa bouche aux oreilles du professeur, et lui avait murmuré :


"Je vous pardonne, professeur."


À ces mots, le professeur avait levé la tête, pleurant, et crachant du sang par la bouche.
Edgar s'était relevé. Son bras transperçais le corps du professeur Blondeau. On pouvait lire le désespoir dans les yeux de ce dernier, avant qu'il ne rende son dernier soupir.
Edgar avait ensuite retiré son bras du corps du professeur. Celui-ci était ensanglanté, mais on pouvait noter une fumée émaner de lui. Un tatouage se dessinait sur l'avant-bras d'Edgar, celui d'un arc. 
Au milieu de la cour se trouvait la statue qui avait tant fasciné Edgar lors de sa première visite. Celle d'un homme sur un cheval. Après l'apparition du tatouage, cette statue s'était mise à se fissurer. Le cavalier tombait en morceaux, alors que le cheval semblait prendre vie. 
Un cheval blanc, majestueux. Celui-ci, une fois extirpé de la pierre, avait galopé jusqu'à Edgar. Entre ses dents se trouvait une couronne, qu'il avait placé sur la tête de ce dernier.
Derrière lui, les personnes qui l'avaient défendus semblaient prendre l'avantage depuis l'apparition du tatouage sur son bras. Ils jouissaient d'une puissance ainsi que d’une vigueur renouvelée. L'archange Michel, assistant au spectacle, était tombé à genoux.


"Le 4ᵉ sceau a été ouvert. Tout est perdu... Père, une nouvelle fois, le libre arbitre, que vous chérissez tant, a mené la création vers sa destruction."


Ce moment d'égarement avait permis au cavalier de la guerre de lui trancher la tête d'un coup d'épée. Les anges restants n'avait pas fait long feu après la perte de leur chef. La victoire appartenait à Edgar et à ses nouveaux compagnons.
Edgar contemplait le corps sans vie du professeur. C'était de sa faute. S'il ne l'avait pas trahi, il aurait surement choisi de préserver l'humanité. 
Alors qu'il se dirigeait vers son cheval, un bruyant rire se faisait entendre, semblant venir de sous la terre. Puis, ce rire avait laissé la place à ces mots :


« Lève-toi, ô cavalier de l'apocalypse apportant la victoire. Chevauche ton destrier, blanc comme la lumière de ta gloire éternelle, et apporte le désespoir sur cette Terre. » 


Montant sur son cheval, il s'était alors mis en route vers son destin. Alors qu'il s'éloignait du champ de bataille, des trompettes s'étaient mises à retentir dans le ciel.
________________
Well...What can i say ?

You guys...



...are the best.


Last edited by Kamus on Sun 7 Jun 2020 - 13:18; edited 1 time in total
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PostPosted: Mon 18 May 2020 - 17:14    Post subject: Publicité

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Gordjack
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PostPosted: Sun 24 May 2020 - 21:03    Post subject: Apocalypse, chapitre 12 : Conquête Reply with quote

Ce chapitre sied à mon sens, dans la mesure où il apporte toutes les réponses nécessaires avant l'apothéose finale, posant les bases du dernier acte.
En vertu de mon balekouillisme d'administrateur, je mets donc un pour sans passer les critères qui n'apporteront rien de plus que ce que j'ai déjà dit sur les précédents chapitres.
________________


Hossana meus, fortuna deus,
Protego Bescherelle in sanctus.


Hic veni da mihi, mortem iterum,
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Wasite
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PostPosted: Tue 26 May 2020 - 18:26    Post subject: Apocalypse, chapitre 12 : Conquête Reply with quote

Suite attendue d'une série populaire et pas l'air d'avoir de critiques. Donc acceptée
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